L'Histoire éclaire le présent - Vos commentaires - Herodote.net

L'Histoire éclaire le présent

Vos commentaires

Amis d'Herodote.net, nous présentons ci-après une sélection de vos derniers commentaires. Instructifs, corrosifs, émouvants...

 

edzodu (07-06-201817:49:23)

Montrer du doigt aujourd’hui la S.N.C.F accusée de sa dette de plus de 50 milliards est un peut fort de café. Et nos dirigeants politiques (tous partis confondus), qui complaisamment se cachent derrière ce doigt accusateur, devraient taper leur coulpe d’avoir, comme la cigale chantant tout l’été, oublié qu’un hiver rigoureux... Car cette dette (partie des constructions LGV) n’est pas à mettre au passif de la S.N.C.F mais bien à celui des cigales qui nous ont gouvernés de 1970 à 2017. Ne pas oublier, aussi les modifications des tracés initiaux de ces lignes, qui pour complaisances multiples et autres pressions diverses ont alourdi de plusieurs millions leurs coûts.
Il ne fait aucun doute que « ladite dette » sera résorbée (du moins, on l’espère) par un prélèvement indolore sur les contribuables, les consommateurs français ou autres empruntant les transports ferroviaires français. C’est d’ailleurs l’annonce qu’en a fait notre Premier ministre il y a quelques jours.
Quant au statut « privilégié » des cheminots, j’en conteste le jugement, car pour l’avoir vécu, je peux affirmer qu’il n’a rien de supérieur à ce qui est attribué dans plusieurs entreprises du secteur privé. Et si un cheminot bénéficie du titre de transport, ils sont depuis son embauche largement payés par la faiblesse de sa rémunération au fil des années de sa vie au chemin de fer.
Lire dans une "incertaine presse" qu’un cheminot touche encore la prime de charbon relève, comme l’on dit aujourd’hui d’un « fake news ». Croire, aussi, pour entretenir l’animosité qu’un cheminot est un « privilégié » lorsqu’il travaille de 21 heures à 4 heures du matin en disant qu’il est payé double est une ânerie, mais qui fait plaisir à entendre et pour ceux qui veulent bien entretenir cette « animosité productive », qui dresse une partie de la population contre une autre au bénéfice de ceux qui ne seront jamais perdants dans cette affaire.

 

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Jacques VILLAIN (31-03-2018 12:09:32)

La physique d’Aristote a été vivement critiquée par Galilée, et plus récemment par Duhem. « On peut être un grand logicien, mais peu apte à savoir utiliser la logique”, dit à son propos un personnage du "Dialogue sur les deux grands systèmes du monde" (1632). Plus récemment, dans ses "Etudes sur Léonard de Vinci" (1906) Duhem accuse Aristote de « pousser l'invraisemblance jusqu'au ridicule ». Carlo Rovelli est plus indulgent dans "Par delà le visible" (2015).
J’ai essayé de m’assurer qu’Aristote avait bien commis les erreurs dont on l’accuse. La lecture des textes originaux (la Physique, la Métaphysique, le Ciel) ou de leur traduction (http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Aristote/table.htm) ne m’a pas permis de me faire une idée claire. Ces longues discussions sur le vide, l’infini, le mouvement ne me semblent pas correspondre à l'intérêt de l’homme du vingt-et-unième siècle, contrairement à bien des textes de Platon qui restent profondément actuels.

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Rémy Volpi (29-03-2018 22:33:50)

La perception qu'ont les Français du français ressortit au tragicomique. C'est que d'un côté il y a une infime minorité de connaisseurs - ils prononcent culture avec la bouche en cul-de-poule - apte à orthographier sans ciller "cocquecigrue" et imperturbable face au fait que "rationalité" prenne un "n" et rationnel deux "n". Et de l'autre côté, on trouve une imposante majorité - prompte à sortir son révolver à l'évocation du mot culture - , qui en écrivant confond allégrement un participe passé avec l'infinitif, qui écrit sans état d'âme "véhicule en bonne état": pour s'en convaincre si besoin était, il suffit de lire les annonces d'un célèbre site de vente gratuit. Dans le même registre on entend prononcer "déj'ner" pour un mot qui s'écrit déjeuner, donc sans possibilité d'élision. Le tragique, c'est qu'il ne s'agit pas de fautes d'orthographe anodines ou fortuites, mais bien d'une grave incompréhension de notre système linguistique, de sa logique. Un peu comme si un comptable était incapable de faire une addition. Mais le tragique du tragique, c'est que non seulement personne ne s'en offusque, mais que tout absorbé dans la contemplation extatique et narcissique de son nombril, on tend à se réfugier dans quelque fantasme de grandeur passée. Le principe de réalité ne manquera pas de se rappeler à notre bon souvenir.

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Jean LOIGNON (22-03-2018 21:02:30)

Parmi les figures de militants de la Commune, j'aimerais évoquer celle de Zéphyrin Camélinat, dont la vie longue (1840-1932) résume une bonne part de l'histoire du mouvement ouvrier français. Ce paysan bourguignon de l'Yonne "monta " à Paris sous le Second Empire, attiré par les grands chantiers hausmannien. Il devint ciseleur bronzier et son habileté le fit envoyer à Londres lors de l'Exposition universelle de 1862. Il en profita pour nouer des liens avec les fondateurs de l'AIT, la "première Internationale". Il participa à la Commune de Paris comme combattant, puis comme responsable des Postes et de la Monnaie. Cette fonction le mettait en contact avec des stocks de métaux précieux mais il s'acquitta de ces fonctions avec la plus scrupuleuse honnêteté. Condamné, il s'exila en Angleterre jusqu'en 1880. Il rentra en France et oeuvra pour l'unification des socialistes français. Devenu un commerçant aisé, il joua un rôle gestionnaire dans le journal L'Humanité fondé par Jaurès. C'est parce qu'il choisit au Congrès de Tours de se joindre à la tendance communiste majoritaire et qu'il lui remit ses actions que le journal devient l'organe du PCF. Il sera un des derniers communards et sa vie restera un exemple de fidélité à travers les mutations du mouvement ouvrier.

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Maurice (09-03-2018 23:31:16)

C'est bien la première fois que je suis déçu par un article de Herodote. Il est regrettable de voir rapporter toute les charges dont les hommes dans leurs turpitudes ont chargé le loup sans réserves à part une légère relative aux "témoignages de seconds couteaux". Il y a belle lurette que les historiens ont dédouané le loup de toute responsabilité dans l'affaire du Gévaudan. Facile à certaines époques d'étriper les gens et de faire passer ça sur le compte du loup. Ça aurait été bien quand même de ne pas se contenter de colporter. Il aurait été honnête de dire que les bergers étaient indemnisés à juste titre des attaques du loup. De rappeler que dans certains pays le "pastoralisme" comme dit l'auteur s'accommode de la présence du loup. Quant au loup attaquant l'homme ... Des exemples dont les "témoignages" ont été validés ? Et on en tire quoi de cette "étude" conclue sur une plaisanterie à deux balles ? Enfin, me voilà donc classé dans les fanatiques défenseurs du loup indirectement responsable de la disparition d'espèces botaniques rarissimes (j'ai appris quelque chose là au moins). Un peu apocalyptique le témoignage non ? Cela me rappelle le travail de Viollet-Leduc qui dans son étude du massif du Mont-Blanc et de l'établissement de la première carte, réclamait " l'éradication des chèvres, ces bêtes du diable, qui arrachent l'herbe et favorisent la dégradation des alpages, au profit des moutons qui eux coupent l'herbe" - ce qui est vrai. En conclusion, je pense que le loup a sa place tout comme l'ours et le lynx dans notre faune. Que cela doit évidemment être controlé. Je ne suis membre d'aucune association "verte" mais je déteste qu'on essaie de me faire croire encore à l'histoire du petit chaperon rouge.

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Sonate (22-01-2018 12:22:23)

Article particulièrement remarquable par la multiplicité des angles traités : la vie, l'oeuvre, l'environnement artistique, la société, l'histoire, l'histoire religieuse... Bref, tout ce qui concourt à situer le peintre dans son temps, et contribue à la comprendre et l'apprécier. Passionnant.
Bravo sans réserves à l'auteur.

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Jacques VILLAIN (07-01-2018 19:45:31)

André Larané est dur, mais il est vrai que Vuillard parfois utilise l’article défini abusivement.
Premier exemple, page 69 : [En mars 1938] « On amnistie LES assassins de Dollfuß. »
Deuxième exemple, page 97 : « Pendant la matinée du 12 mars [1938], LES Autrichiens attendirent l’arrivée des nazis fébrilement, dans une allégresse indécente. »
Non, les assassins de Dollfuß ne furent pas tous amnistiés. L'auteur du coup de feu mortel et 6 de ses complices avaient été condamnés à mort par la justice autrichienne et exécutés.
Quant à l’allégresse des Autrichiens le 12 mars 1938... Ce jour même les nazis procédèrent à des arrestations massives et les écoles de Viennent furent massivement transformées en prison pendant plusieurs mois! Parmi les captifs se trouvait mon beau-père, Ferdinand Rechberger.


TABARLY (29-12-2017 17:00:58)

Mon père était aussi à "Rawa". Il a évoqué la mort d'un homme bien. Son nom m'est resté gravé en mémoire : Monsieur DRAPEAU. Littéralement assassiné par un garde. Tiré à bout portant. Alors aurait été facile de le capturer.
La liste des noms de victimes est consultable sur le site http://www.rawa-ruska.net
Mon père a fini par être "rapatrié" en Allemagne (il se marrait en évoquant cette bizarrerie bureaucratique). Rentré en France, on lui confia deux prisonniers allemands.
Mon père a fait évader l'un des deux.
Rentré en Allemagne cet ex prisonnier a fait un beau bébé...que j'ai épousé, pas mal d'années plus tard.


Sonnye (21-12-2017 13:19:29)

Je suis déçue par la fin de cet article, le dernier paragraphe.
En effet, au début vous avez l'air de rechercher l'objectivité, notamment quand vous évoquez le titre du journal Le Monde qui réduit le monde à l'Occident et sa périphérie.
Seulement vous faites pareil quand au dernier paragraphe vous affirmez (implicite) que le reste de la planète doit changer de comportement vis à vis des femmes et doit s'inscrire dans le modèle de vos "valeurs" si peu universelles.
Je ne pense pas que le traitement que réserve l’Amérique du nord aux femmes soit un exemple de vertu.
Je ne pense pas du tout que le modèle occidental permette à la femme d'un jour retrouver l'égalité et la dignité. On voit bien aujourd'hui que la femme occidentale subit des violences bien plus perverses, notamment psychologique entraînant la dévalorisation de l'être. La précarité de la femme aujourd'hui en Occident est très inquiétante, de plus en plus isolée, souvent seule, avec des enfants, devant subvenir à leurs besoins.
Je ne vais pas developper car je pourrais passer des mois.

Cela étant, vous restez bien plus objectif que tous les médias d'informations et historique et pour cela je vous remercie et je vous soutiens.


Edgard Thouy (14-12-2017 17:17:17)

J'aime cette liberté de ton, quitte à écorner l'image de la neutralité et la mesure de l'historien. Ce site est vivant plus qu'académique. Souvent synthétique, il donne un point de vue, et non une vue exhaustive. Donc, merci de l'article, y compris la liberté de ton.


Michel Legat (21-07-2017 14:09:05)

De ce film, je retiendrai un immense raffut de toutes sortes surmonté, pour en faire plus encore, d'une musique abrutissante. L'on ne ressent aucun empathie pour l'un ou l'autre des personnages qui vont et viennent dans une action assez mal définie dans le temps. Le lieu, oui : Dunkerque avec la mer et les airs autour de Dunkerque. On le sait uniquement par un prospectus lancé, au début de l'action, par les Allemands (invisibles) et déclarant : "Vous êtes cernés". Là où devait exister une extraordinaire pression tant morale que physique, c'est quasiment le vide : une plage qui s'étire, avec quelques longues "files d'attente", "comme à la Préf, un jour d'affluence pour cause de régularisation de papiers" ! Pas d'émotion véritable lors des piqués des Stukas. Rien qui serre les tripes car tout est éparpillé.
L'histoire est loin d'être le but du sujet. Dunkerque fut plus que cela. Les Français aussi s'y battirent très bien et face à des Allemands bien visibles. Ici, la France : un soldat malin comme un signe qui a piqué la plaque d'un mort anglais. Fichu bouffeur de grenouilles !
En somme : "Beaucoup de bruit pour rien". Et 9,60 euro perdus pour le savoir mais non remboursables.
Pour le plaisir, je vais revoir "Week-end à Zuydcoote" avec les bonnes bouilles de Bébel, Marielle et les autres. Et relire l'excellent ouvrage de Robert Merle. Car l'on oublie trop souvent de dire d'où sont extraits les meilleurs films.

Ghirardi Patrice (21-07-2017 12:05:52)

Après l'avoir vu, nous confirmons la critique d'André Larané: ce n'est pas un bon film. La musique obsédante et inutilement angoissante (les images étant censées se suffire à elles-mêmes) gâche le peu de plaisir qu'on pourrait à la rigueur prendre à visionner une film de guerre. Ma mère vivait à Dunkerque pendant toute cette période. La ville, certes en partie détruite, n'était pas "déserte" pour autant. Ma mère et ma tante ravitaillaient en thé chaud et en sandwiches les soldats anglais et français qui se battaient dans les rues contre les nids de mitrailleuses allemandes. Le film manque de souffle et ne reflète pas l'importance historique de l'événement.


michel (22-03-2017 17:18:56)

Magnifique article dont les tableaux illustrés sont une merveille de sélection , surtout pour celui qui n'aura pas la chance, comme moi, de pouvoir visiter l'exposition.
Un grand Merci à l'auteur et à Hérodote !
À renouveler à l'occasion d'autres expos !


Edgard Thouy (04-03-2017 17:07:41)

Très bel article, documenté mais aussi remarquablement construit de sorte que la clarté se partage avec une vue d'ensemble de l'évolution. Les problèmes et difficultés associés sont mentionnés à chaque fois, de manière affirmée en dehors d'un esprit polémique. L'agriculture se trouve resituée dans l'évolution de l'homme comme des techniques.
Bravo et merci.


YBlanc (2017-02-28 23:07)

Un panorama historique très intéressant. J'ai eu grand plaisir à le lire.
Si je me permets une ou deux observations, je dirais ceci. Décidement, l'Histoire se raconte trop souvent à travers la déformation de nos combats de l'heure; j'ai eu l'impression que cet article n'était pas écrit par une historienne ni une anthropologue ni une sociologue,... mais par une féministe qui voulait enfoncer une fois de plus le clou. Le petit paragraphe de la fin sur le voile renforçait cette impression; l'habillement, les artefacts n'ont-ils pas un sens moins superficiel ? Ne doit-on pas aussi les analyser selon le genre (masculin ou féminin), la classe sociale, l'activité professionnelle ... Conclure ainsi sur le « voile » porté par les femmes, n'est-ce pas céder à la facilité pour attirer le regard du lecteur par un thème à la mode ?
Malgré cela, merci beaucoup pour cet article.


Hugo (04-02-2017 22:00:12)

Bonsoir,
Est-ce de la méchanceté gratuite ou de l'ignorance de l'époque, de vouloir faire passer Marcel Barbu pour un "farfelu" au même titre que Louis Ducatel (qui ne s"est jamais caché d'utiliser la campagne électorale pour faire la publicité de ses tuyaux coudés? C'est d'ailleurs à cause de son incongruité que l'élection présidentielle est devenue élection-à-3-tours, avec l'instauration des "Parrainages de gens sérieux")?

Pour être un peu plus gais, rappelons les commentaires de l'Humanité au lendemain du scrutin d'octobre 1962. En gros titre à la Une à la première page: "Forte opposition à la dictature, des millions de Français ont dit Non". Les chiffres sont en bas... de la page 17. Le journal avait fait campagne avec le slogan "Comment les Français seraient-ils capables de choisir le Président?". Nombre de mes amis se promenaient avec un dossard "Je suis un imbécile, je suis capable de choisir un député, mais surement pas un Président".

Concernant l'irruption du "falot" Louis-Napoléon B... dans la compétition de 1848, mon professeur d'Histoire en classe de seconde, un certain Jean Palou, spécialiste reconnu de "La Peur dans l'Histoire" et autres mouvements de foules, m'a souvent répété "Si la Télévision avait existé à cette époque, £amarine aurait écrasé tous les autres candidats de manière indiscutable". Au moins sommes bien d'accord là-dessus.

Aujourd'hui, quel candidat se soucie vraiment de déclencher la sympathie et l'enthousiasme, plutôt que les calculs byzantins? Dostoievski disait "La destinée des reptiles est de se dévorer l'un-l'autre"...


capitaine marbot (04-12-201616:14:25)

Très bon article. J'y rajouterai cependant, si vous m'y autorisez, un versant philosophique. La gauche se réclame aux origines, du philosophe anglais du 17ème : Locke (Rousseau viendra ensuite enrichir cette vision). Pour eux, l'homme est plutôt bon de nature, on peut donc accorder le maximum de libertés, voire ne pas avoir de chef ! C'est l’origine du libéralisme, sociétal puis économique. Quant à la droite, elle s'inspire des idées de Hobbes, qui n'ayant pas confiance en l'être humain, et pour éviter la lutte de tous contre tous, va instaurer des règles et un chef puissant. Donc liberté d'un côté, régulation-autorité de l'autre. L'orientation du PS actuelle, avec un Hollande (et un Macron) très libéral, fait que la gauche réintègre son lit initial... A droite, la vision la plus hobbesienne serait un Dupont Aignan. Enfin, il y a de nombreux partis trans-genre (selon le clivage originel) comme l'orientation d'un Fillon conservateur pour le sociétal mais libéral pour l'économie. Voilà, c'est juste une idée pour apporter ma pierre au débat. Bonne continuation pour Hérodote !

 


Jacques (20-10-201608:54:39)

Je suis un abonné récent et je regrette vivement de ne pas m'être abonné plus tôt. Je prends vraiment un grand plaisir à parfaire mes connaissances et parfois à aider mes petits-enfants à faire de même grâce à Herodote.net. Je me permets de vous suggérer un thème intéressant : celui de l'abbé Jean Meslier, curé d'Etrepigny sour les règnes de Louis XIV et XV, considéré par beaucoup comme le père... de l'athéisme et l'un des précuseurs inconnu du siècle des Lumières, voire pour d'autres comme l'un des précurseurs... du socialisme. Quand les révolutionnaires bolchéviques prirent le pouvoir, ils s'empressèrent de supprimer de la colonne érigée dans le Jardin Alexandre à Moscou, les noms glorifiant les Tsars pour les remplacer par ceux qu'ils considéraient comme les précurseurs du Socialisme. Parmi ceux-ci l'abbé Jean Meslier. Il est l'auteur d'une phrase célèbre :
« Il me souvient d'un souhait que faisait, autrefois, un homme qui n'avait ni science ni étude mais qui, selon les apparences, ne manquait pas de bon sens... Il souhaitait que tous les grands de la terre, et que tous les nobles fussent pendus et étranglés avec des boyaux de prêtre... » Il poursuivait : « Cette expression exprime assez en peu de mots, tout ce que ces sortes de gens-là mériteraient... Ce n'est point du tout la passion qui m'inspire ces sentiments-là, ce n'est que l'inclination et l'amour que j'ai pour la justice et pour la vérité que je vois d'un côté si indignement opprimée et l'aversion que j'ai naturellement du vice et de l'iniquité, que je vois d'un autre côté insolemment régner partout... ». Cet homme mérite d'être connu par les temps qui courent.
Merci encore pour le remarquable travail de vos collaborateurs.


Emmanuel Garcia (29-03-201608:32:23)

Todd "rarement pris en défaut par le cours des évènements" ... Faut le dire vite ! Au moment du printemps arabe, Todd nous expliquait doctement dans "Allah n'y est pour rien" que l'islamisme c'était fini, parce que la merveilleuse transition démographique faisait converger tout le monde vers le "rendez-vous des civilisations" (titre d'un autre de ses livres). Le problème dans les rendez-vous, c'est qu'il y a parfois des lapins : un an plus tard les islamistes étaient au pouvoir ou à l'assaut du pouvoir à peu près partout. Je me souviens aussi de Todd déclarant textuellement : "la France n'est menacée par rien du tout". En janvier 2015 on nous a assassiné une dizaine de personnes, dont deux symboles de l'esprit de 68 (Wolinski et Cabu), et l'un des rares économistes à ferrailler contre le libéralisme (Bernard Maris).Evidemment Todd condamne. Mais il trouve le moyen d'être moins indigné par ce crime que par la manifestation qui a protesté contre le crime ! Faut le faire ... Dans "Qui est Charlie" Todd démontre scientifiquement, cartes et tableaux à l'appui, ce que tout le monde pouvait constater d'un simple coup d'œil sur la manifestation : une France était massivement là (celle des blancs et des instruits), une France était massivement absente (celle des banlieues et des immigrés).Evidemment c'est un problème. Mais on ne le règle pas en faisant appel à des analyses pseudo-scientifiques. La science, c'est bien le problème de Todd : il croit la détenir, puisqu'il a découvert l'explication ultime de tout, les structures anthropologiques. Dans ses ouvrages il aime se gausser des "catholiques zombies", ceux qui ne savent même plus qu'ils sont catholiques, mais restent marqués par les structures anthropologiques des régions catholiques. On peut lui retourner le compliment, puisqu'il est lui-même devenu une sorte de "marxiste zombie", proclamant son antimarxisme, mais convaincu tout comme Marx d'avoir découvert la clé du développement historique. Todd a beaucoup apporté, en particulier en affirmant la place centrale des questions démographiques. Mais à trop vouloir avoir raison contre tout le monde, on finit par perdre les pédales.

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j. De Sens (13-02-201613:04:45))

Que cherche-t-on? Nolens volens, la langue française avec son architecture grammaticale compliquée n'est plus au diapason des exigences des masses humaines utilisant intensivement des moyens de communiquer ultra rapides requérant une écriture réduite a minima.Efficacité. L'anglais, en raison de la puissance de ses locuteurs originels mais aussi par sa simplicité , encore accentuée par ses locuteurs provisoires (comme le bas latin et nos langues dérivées ont épuré Cicéron ou comme le germanique et le français ont accouché de l'anglais simple) s'est définitivement imposé au monde comme langue internationale unique.

Il est évident que le petit rabotage des accents circonflexes ne va pas étendre le français sur le lit de Procuste pour l'aligner aux nouveaux standards de l'utilisation internationale.

Alors, quelle ambition pour notre langue? Comme pour nos produits de luxe qui classent notre pays dans le monde, de même sera notre langue : à défaut d'être celle des masses, elle doit être celle de l'élite et des intellectuels. C'est là sa seule chance de survie, en beauté. Alors, ne gâchons pas ce précieux capital par des mesures misérables abaissant pour des cancres un niveau que leurs pères avaient tous atteint faisant la fierté de notre société et de notre pays.

Béa (08-02-201618:23:57)

Concernant la réforme de 1990, j'ai un avis mais je ne suis pas sûre (c'est presque une antiphrase!) d'être représentative en la matière. En effet je trouve qu'un assouplissement s'impose et ne vois pas la nécessité de maintenir une orthographe si compliquée qu'elle en devient élitiste. Quand on compare, par exemple, avec l'espagnol, qui ne présente quasiment pas de difficulté écrite, je trouve nos élèves bien mal lotis! Peut-être aimerais-je surtout, très égoïstement, être une enseignante heureuse et ne pas corriger sempiternellement les mêmes fautes, à raison de 3 ou 4 par mot, alors que l'intelligence et les idées sont là...

DURAND Richard (08-02-201608:31:58)

Certes il n'était pas particulièrement urgent de modifier les manuels scolaires à ce point . Peut-être aurait-on pu simplement mettre des annotations en bas de page pour indiquer ce que l'académie acceptait . Les puristes et les anciens, comme moi, auront du mal à intégrer ces évolutions mais la langue française n'a jamais cessé d'évoluer et il suffit de lire des textes des 18ème ou 19ème (ce qui n'est pas si vieux) pour s'en convaincre . L'orthographe change mais aussi la grammaire et même le sens des mots . Alors...?

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tracylemont (29-02-201600:45:14)

Enfant, dans les années 50, j'allais régulièrement en vacances en Limousin, chez une de mes tantes maternelles qui avait épousé un Corrézien pure souche. Fils de petit paysan, mon oncle Henri avait gardé l'habitude d'engraisser un porc, de la race "cul noir" qui fit la réputation de la petite ville de Saint-Yriex, dans une soue attenante à la maison. Si bien que j'eus, plusieurs années de suite, comme compagnon de jeux, ce quadrupède grognant, aux yeux pétillants de malice et au caractère pas si mauvais qu'on veut bien le dire. En effet, la pauvre bête supportait avec patience, bien que quelquefois avec un rien de brusquerie, tous les mauvais traitements que je lui infligeais, en particulier les tirages de queue! Je me souviens de l'un d'entre eux qui adorait mes petites bottes en caoutchouc, à tel point qu'il m'en volât une un jour, que nous n'avons jamais retrouvée. Sans doute l'avait-il mangée! Je n'assistais jamais, heureusement, au sacrifice du cochon, celui-ci ayant lieu en automne ou en début d'hiver, époque où j'allais à l'école dans ma Picardie natale. Mais, de retour en Limousin pour les vacances estivales, je trouvais un nouveau compagnon et mangeais de bon appétit, sans une once de remord, les conserves, pâtés et autre salaisons qui restaient du précédent! Je connus mon dernier cochon en 1965, à l'âge de 15 ans; mon oncle en abandonna ensuite l'élevage, le jugeant trop peu rentable en regard des efforts qu'il lui coutait. J'étais loin de m'imaginer que j'assistais à la fin d'une époque, tout occupé que j'étais de la découverte d'autres "compagnes" de jeux!

rolandre (29-02-201611:06:15)

Nous sommes en Savoie dans les années 50. Au cœur de l’hiver on tuait le cochon. Il avait été engraissé tout au long de l’année au maïs et aux betteraves, avec fréquemment des compléments de pommes de terre et petit lait . Nous, les enfants n’aimions pas entendre crier le cochon que l’on tue, mais cela fait partie de notre culture, des traditions de la campagne.
Le cochon, suspendu par les deux pattes arrières sous un préau, s’égosillait de sa voix rauque.
Papa, qui n’aurait jamais tué une poule ou un lapin, faisait appel à son beau-frère Alphonse qui, avec son grand couteau aiguisé, était en charge de saigner le cochon. Il revêtait pour cela un grand tablier jardinier bleu et, d’un coup sec lui tranchait la gorge. On récupérait alors le sang pour en faire du boudin. C’était la spécialité de Philibert qui mélangeait le sang à la crème et au lait, y ajoutait oignons, épices, et les cuisait dans la chaudière. Parfois, il incorporait des épinards et, pour certains, un peu de « gnole » en disant : « Repère les bien, ceux-ci sont pour nous ». Tôt le matin on avait allumé le feu sous la chaudière et rempli de plusieurs seaux d’eau son réservoir en fonte qui était recouvert d’un lourd couvercle bombé, muni d’une poignée centrale.
Vidé de son sang, le cochon était allongé dans une sorte de longue baignoire en bois que l’on remplissait d’eau bouillante. On raclait alors sa peau pour en extraire la soie (réutilisée en pinceaux ou en brosses). Il était ensuite suspendu à nouveau par les deux pattes arrière et débité en morceaux. Alphonse était un expert pour réaliser cela. Les jambons et jambonneaux, les palettes, travers, longe et autres filets étaient alors conservés aux saloirs. Les morceaux pour la fricassée de midi étaient réservés. On faisait les « diots », nom donné aux saucisses de porc en Savoie, les diots de choux étaient un mélange de porc et de choux du jardin blanchis et hachés. Le boudin comme les saucisses étaient réalisés dans les boyaux du porc qui auparavant avaient été longuement lavés au robinet du bassin. Traditionnellement quand on tuait le cochon la journée se terminait par un repas festif apportant la démonstration que dans le cochon tout est bon mais aussi en récompense du travail fourni par tous les intervenants.

HORATIO (07-03-201615:00:06)

J'aurais aimé que cet article consacré au cochon, précise quelles sont les cultures qui bannissent le cochon de de leur alimentation et pourquoi.
J'ai lu, il y a longtemps, que les archéologues israéliens, en examinant les "fosses d'aisances" d'anciennes cultures (il paraît que c'est une "mine d'or" pour déterminer le mode de vie de ces cultures !) auraient trouvé que certaines cultures du Proche Orient (Aujourd'hui Israël, Palestine...) auraient brusquement cessé de manger du cochon à un moment déterminé, alors que leurs "voisines", à la même époque, continuaient à le manger. Un peu comme pour se "distinguer" des "mangeurs de cochon".
Un commentaire ici semble dire que le goût de la viande de porc ressemble au goût de la viande humaine. Comment diable sait-on cela ? Il y a bien sûr des cas d'anthropophagie criminelle dans nos pays. Il y a aussi le cas de cette équipe de football dont l'avion s'est écrasé dans les Andes et dont les survivants n'ont dû leur survie qu'au fait qu'ils ont mangé leurs compagnons morts dans l'accident.
Il paraît aussi que des soldats japonais auraient mangé des prisonniers de guerre pendant la guerre du Pacifique (1942-1945). Non par "famine" mais comme "torture psychologique" pour les survivants.
La ressemblance de goût avec la chair humaine me paraît une bonne raison, par le passé, de refuser de consommer du porc. Mais comment le vérifier ?

Herodote.net répond :
Selon l'historien Michel Pastoureau, c'est peut-être effectivement pour se démarquer de leurs ennemis (Cananéens...) que les Hébreux auraient proscrit le porc...
Et sur la similitude de goût entre le porc et l'homme, le même historien évoque bien le témoignage de quelques cannibales involontaires comme les footballeurs perdus dans les Andes.

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Gérard M (23-02-201614:13:22)

Cet article est remarquable pour la vision synthétique de l'état du monde tel qu'il est envisageable sur la base de l'évolution démographique.
Pour autant, je doute que nos responsables politiques en soient conscient derrière leur bien-pensance ou bien, même s'ils étaient lucides, on ne peut imaginer qu'ils agissent incapables qu'ils sont de résoudre la crise migratoire laquelle ne peut que mal se terminer.

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Henri Birken (11-01-201611:01:16)

Enfin un commentaire sensé. Le Président de la République actuel à force de commémorer rappelle ceux de la III° ou IV° république qui n'avaient rien d'autre à faire que de déposer des gerbes devant des plaques ou des monuments. Mais lui, en principe il a d'autres devoirs.
Qui le lui rappellera ?

Bruno Modica (10-01-201617:09:25)

Bien que l'on puisse être en partie d'accord sur certains points de cet article l'ensemble me parait pour le moins relever de la prise de position partisane et comporte à tous le moins de grosses approximations... Notamment ce point précis : nous dissocier des désordres moyen-orientaux et notamment de la rivalité ethnique entre Arabes, Perses, Kurdes et Turcs, qui ne nous concerne en rien et à laquelle nous ne pouvons rien. Un programme à l'exact opposé de celui dans lequel nous sommes aujourd'hui engagés."
Je crois que ce n'est pas l'objet de ce site de faire une évaluation à chaud de la politique étrangère de la France qui n'a jamais été repliée sur elle-même... Cela ressemble trop à certaines positions isolationnistes pour susciter l'adhésion... En gros, si je voulais lire de l'Eric Zemmour, j'achèterai le livre directement... Mais ici nous sommes très très loin de l'objet principal du site Hérodote... Comme président d'une association d'historien je me vois mal conseiller ce site si on y trouve encore des billets partisans...

Herodote.net répond :
Merci pour votre commentaire mais en ce qui concerne la politique moyen-orientale de notre pays, en quoi serait-il interdit de l'évaluer, surtout quand elle se traduit par une alliance mortifère avec les wahhabites et le risque d'impliquer la France et ses armes dans des crimes de guerre au Yémen ?
Les étudiants et intellectuels américains ne se sont-ils pas soulevés (à juste titre) contre l'engagement de leur pays au Vietnam ? Les citoyens français ne devaient-ils pas aussi se dresser contre l'expédition de Suez en 1956 ? Et l'historien Jacques Bainville n'a-t-il pas très justement contesté à chaud le traité de Versailles (sans résultat hélas) ?...

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PHD1 (19-10-201520:30:22)

Je me demandais ce matin (dans un com qui n'apparait pas...) ce qui permettait de dire que ces hommes "exploitent de façon raisonnée les ressources naturelles animales et minérales"... Je ne croyais pas si bien dire ! Un article du Monde sur une étude récente nous dit bien autre chose... Le mammouth victime de la surchasse

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Mga (09-01-201619:34:49)

A la question de HB: "Pourquoi cette haine de Martin Luther à l'encontre de la révolte des paysans ?"

Je réponds:
Cela est à mon sens plutôt bien mis en valeur dans le livre "Histoire de la révolution française, Tome premier" de Louis Blanc.
Martin Luther, conscient lui-même des excès de sa doctrine, présage la suite du soulèvement contre l’Église (dans la continuité de Jan Hus): le soulèvement contre toute autorité, même royale.
C'est ainsi qu'il fit la distinction entre l'Homme spirituel, et l'Homme physique:
"Que sert à l'âme, disait-il, que le corps se porte bien, qu'il soit libre et vivace, qu'il mange, qu'il boive, qu'il agisse à son gré: n'est-ce point là le partage même des esclaves du crime? Et, d'un autre côté, quel obstacle opposent à l'âme la mauvaise santé, la captivité ou la faim, ou la soif, ou le mal extérieur, quel qu'il soit? Est-ce que les hommes les plus pieux, les plus libres par la pureté de la conscience ne sont pas sujets à tout cela?"

Ainsi selon Luther, l’âme est totalement dissociée du corps, ce qui permet la distinction suivante: là où l'Homme spirituel est en droit de réclamer sa liberté d’interprétation des saintes écritures et de combattre l'imposture de l’Église, l'Homme physique est quant à lui soumis aux lois de l’autorité humaine.
Ceci afin de se prémunir contre l'anarchie.

Mais comme disait Bossuer: "Luther, en affirmant que le chrétien n'était sujet à aucun homme nourrissait l'esprit d'indépendance dans les peuples et donnait des vues dangereuses à leurs conducteurs"

Après le concile de Worms, Luther fut enlevé et caché (pour sa protection) dans le château de la Wartbourg sur ordre de l’électeur de Saxe.
Et c'est en tant que "Chevalier Georges" qu'il en repartit, afin de calmer la gronde s’élevant contre les princes dans toutes l'Allemagne, suite logique de la contestation de l’Église.

Ceci ne faisait pas partie de la doctrine de Luther. Selon Louis Blanc, c’était aux noms des doctrines rivales de Storck et Munzer que les paysans avaient pris les armes.

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duCrouton (15-10-2015 21:36:31)

Je déplore l'abolition de cette peine qui était la seule réponse juste à certains crimes. Il est des situations où l'Etat doit assumer ses responsabilités, jusqu'à mettre en jeu des vies humaines - à titre collectif , lors d'une guerre, et cela peut aussi arriver à titre individuel.

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Richard (11-10-2015 18:36:36)

L'immigration n'est pas nouvelle, elle date bien de 100'000 ans lorsque l'homo sapiens a quitté l'Afrique (déjà) et s'est répandu dans l'Europe. Il a rencontré Neandertal avec qui il a entretenu des relations, entre autres, intimes. Et c'est grâce à cela que homo sapiens européens a survécu à la grande catastrophe écologique de l'époque, la glaciation de Würm de 120'000 - 10'000 ans avant notre ère. Comme la plus courte période entre deux glaciation est de 40'000 ans il nous reste peut-être plus que 30'000 ans à la prochaine et nous avons intérêt de nous dépêcher pour nous mélanger avec les homo sapiens venus d'autres continents. Ce sera peut-être un enrichissement génétique indispensable à notre survie.

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xerxes (26-09-2015 21:57:54)

Mille mercis à Marie-Françoise Ousset pour son excellent texte qui met un peu de baume au coeur de ceux, dont je suis, qui considèrent que Louis XIV est non seulement un très grand roi, mais qu'il a porté la gloire de la France aux sommets. Sous son règne, notre Pays était envié, respecté, copié, admiré du monde entier. Aujourd'hui, devenus colonie du tiers monde, nous avons un service public se ridiculise en confiant à de petites gens au petit savoir de petites émissions destinées à divertir de petits bobos qui se croient autorisés à nous donner des leçons de morale en nous exposant leurs inculture. Quant au chapitre des "dépenses", mises en avant par des gens qui sont en train de ruiner notre Pays, Madame Ousset a très bien fait de noter les 36000 ouvriers qui gagnaient leur vie et perpétuaient un savoir faire unique au monde grâce à ce chantier qui préparait la gloire de la France. Pour terminer sur la médiocrité, à mon goût, du service public actuel, je voudrais rappeler que, le 31 octobre 1961 à 20 heures, la seule chaîne de télévision existante diffusait "Les Perses" d'Eschyle avec une mise ne scène et une musique somptueuses !

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papinot (28-09-2015 17:12:26)

Si nous approuvons les croisades, nous sommes obligés d'admettre une certaine légitimité aux horreurs commises par les musulmans à l'heure actuelle ! grave dilemme... auquel je ne puis adhérer.

Herodote.net répond :
Les croisades n'ont aucune similitude avec l'entreprise atuelle de l'État islamique. Elles étaient perçues par les contemporains comme une action défensive : protéger les pèlerins et les lieux saints de fait menacés par les offensives turques.
Les croisades n'ont pas donné lieu à des persécutions contre les populations civiles (en-dehors des opérations de guerre et des sièges de villes) ni à aucune tentative de conversion forcée. Rien à voir donc avec les massacres délibérés de chrétiens et de yézidis, aujourd'hui au Moyen-Orient.
Au demeurant, il n'est pas plus pertinent aujourd'hui de les approuver que de les condamner. C'est un phénomène historique aux causes et aux effets multiples, qui a existé en un temps lointain et qu'on ne peut juger avec nos préjugés du XXIe siècle...

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Thaddée (23-09-2015 17:09:55)

Mon père PEROTTI Francis Joseph Albert décédé le 17 mars 1986 a été interné à Rawa Ruska. Il y était en 1943 et a résisté dans le camp avec le commandant Louis (Emile LEGE),il s'en est évadé ensuite et a rejoint un réseau de la résistance polonaise à Lvow, Lviv en ukrainien. Mon pére a été hébergé par une famille de résistants polonais dans laquelle il a connu ma mère Aniela Bernaczeck.
Mon père faisait partie de L'UNEG. Mon père s'est évadé à sept reprises pendant les 5 années de sa captivité. Il s'est évadé de l'infirmerie de la citadelle de Lvow en se glissant dans des balles de linge placées dans un panier en osier, mis ensuite dans une camionnette allant les amener à la blanchisserie en ville.
Quelqu'un peut-il me fournir des témoignages...? Des compagnons d'infortune ont pu parler de mon père à un proche...
Merci pour tout le travail de mémoire réalisé. Mon père m'a conté beaucoup d'anecdoctes sur sa captivité, je les tiens à la disposition du site.
Salutations.

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JL TAXIL (12-09-2015 23:43:18)

Article clair et bien écrit.
On est à la place de ce professeur, de ses difficultés et son engagement honnête et déterminé. Je n'ai pas compris que la civilisation égyptienne ne soit pas évoquée au chapitre Moyen Orient. Après des dizaines de millénaires et voie de passage de l'Afrique vers d'autres contrées, une synthèse socio-culturelle exceptionnelle s'y est produite et a perduré durant 3000 ans env. compris les trois siècles ptolémaïques, liens avec Rome et le Moyen Orient. Le Christ est contemporain d'Auguste et l'Eglise chrétienne s'est largement structurée, et sur les mythes égyptiens, grecs et judaïques et sur l'organisation politique romaine. Enfin, c'est plus facile à dire qu'à enseigner.
Bonne route à M. Kaczmarek!

valerie mennuni (11-09-2015 22:17:31)

Merci de rappeler ce que nous, profs d'histoire, enseignons réellement, loin des idées fausses véhiculées par les médias et les effets d'annonces officielles. De l'Education civique, nous en faisons déjà à tous les niveaux du collège et les thèmes annoncés (laïcité, principes et valeurs de la République etc) ne sont pas nouveaux ! Le concept de "morale républicaine" me gêne davantage.
Rappelons toute la pression qui entoure notre discipline, qui depuis la IIIe République en particulier, n'a cessé d'être le vecteur d'une idéologie. La construction du roman national, en trichant avec la réalité ne date pas d'hier (cf César et SA Guerre des Gaules). On se souviendra aussi des discussions à l'Assemblée pour faire adopter des lois mémorielles ou pour imposer l'enseignement des "bienfaits" de la colonisation ayant suscité un tollé chez les historiens. Une affaire à suivre donc...

Marguerite (22-09-2015 09:49:45)

Bel effort pour justifier des démarches qui ne sont pas du tout de l'âge des enfants de collège... "esprit critique, questionnement des connaissances historiques" tournent en réalité à l'étude rapide de trois documents choisis à dessein... dans l'ennui quasi-général des élèves qui, la plupart du temps, se montrent enthousiastes à ce que l'auteur nomme de façon méprisante "un récit anecdotique de connaissances joliment emballées". Les élèves ont au collège entre 11 et 15 ans, les problématiques de légitimation critique des connaissances ne les concernent qu'exceptionnellement. Ne l'oublions, restons modestes et cessons de nous faire plaisir.

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Mazers (10-09-2015 02:13:05)

La linguistique, à elle-seule, n'est pas en mesure de nous indiquer la nature des peuplements anté-historiques.

Les caractéristiques physiques, apparentes ou non, qui distinguent les diverses races de l'espèce humaine, ainsi que par ailleurs la génétique, sont à cet égard d'un plus grand secours.

Il est vraisemblable en effet que les peuples indo-européens relèvent du mythe, pour autant cette conclusion de la linguistique, ne clôt pas le débat sur l'origine et le substrat des populations antérieures.

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