16 mars 2025. La tornade Donald Trump fait chavirer l'Amérique et l'Europe. Moins de deux mois après son retour à la Maison Blanche, le président renverse des conventions diplomatiques vieilles de plusieurs siècles et bouscule dans son propre pays des institutions centenaires. Faut-il y voir comme les historiens Robert Paxton et Stéphane Audoin-Rouzeau le fascisme du XXIe siècle ? Si oui, quelles conséquences en tirer ?...
« L’existentialisme est un humanisme, » opinait doctement Jean-Paul Sartre. Aux antipodes du philosophe, l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau, spécialiste de la Grande Guerre, se demande quant à lui si le « trumpisme » est un fascisme (La Croix, 6 mars 2025). La question a déjà été posée par un autre historien, le vénérable Robert Paxton (92 ans), auteur de La France de Vichy (1973), et celui-ci y a répondu par l'affirmative.
Pour Stéphane Audoin-Rouzeau, « il existe une singularité du fascisme qui le distingue de manière irréductible d’autres formes d’extrême droite : sa dimension subversive et révolutionnaire, surtout à son début. C’est le cas du fascisme italien, comme de sa mutation nazie. Et c’est exactement ce que l’on voit à l’œuvre en ce moment outre-Atlantique. »
Moins de deux mois après son accession à la Maison-Blanche, Donald Trump a déjà subverti ce qui restait des mœurs diplomatiques héritées de l’ancienne Europe.
À l’intérieur, avec le concours de son second Elon Musk, il renverse sans précaution de grandes administrations et congédie de fidèles serviteurs de l’État. Il fait entrer la télé-réalité dans le champ politique en signant en public ses premiers décrets le jour de l’investiture ou en humiliant le président ukrainien sous l’œil des caméras du monde entier.
Pour Stéphane Audoin-Rouzeau, « trois autres éléments semblent soutenir la comparaison avec les fascismes historiques. La subversion de la langue tout d’abord. Un discours trumpien se met en place, où la vérité n’a plus aucune importance, où certains mots sont interdits, d’autres créés de toutes pièces. La révolution des élites ensuite, par les nominations aux postes fédéraux les plus importants de responsables inféodés à Trump et complètement incompétents. Le fait, enfin, que la société américaine donne pour l’instant le sentiment de se rendre, comme tétanisée. »
Si ce diagnostic est avéré, alors, déclare l’historien, il n’est plus temps de discuter avec Donald Trump et tenter de l’amadouer ou le faire évoluer... Une conclusion difficile à admettre car elle reviendrait à considérer que l’Europe est désormais prise en tenaille entre deux brigands, le président américain et le président russe !
Les racines du fascisme
Le concept de fascisme (dico) a un siècle d’existence. Il est très lié à la Grande Guerre et surtout à la révolution bolchévique de novembre 1917.
Dans l’Italie de l’après-guerre, l’agitateur Benito Mussolini se présente en révolutionnaire et se dispose comme Lénine à renverser l’ordre ancien, disqualifié par les horreurs de la Grande Guerre. Il reprend les méthodes des bolchéviques mais c’est pour les retourner contre la gauche internationaliste.
Lui-même ancien leader du parti socialiste converti au nationalisme, Mussolini ambitionne de sortir l’Italie de l’humiliation dans laquelle l’ont plongée les traités de paix et l’ériger en grande nation conquérante, en digne héritière de la Rome antique (Make Italia Great Again, pourrait-on dire en plagiant le slogan de campagne de Donald Trump !).
Il fonde une ligue paramilitaire, les Faisceaux italiens de combat, et engage ses militants à combattre et réprimer l’agitation ouvrière à coup de bâton et d’huile de ricin. Ainsi les fascistes apparaissent-ils comme des garants de l'ordre face aux menaces révolutionnaires ! Ils bénéficient à ce titre de l'indulgence des forces de l'ordre et de la justice et sont regardés avec bienveillance par le patronat italien.
Aux élections législatives de mai 1921, Mussolini est élu avec 34 partisans sur les listes des « blocs nationaux ». Il choisit alors de siéger à l’extrême-droite de l’hémicycle pour marquer son hostilité à l'internationalisme socialiste.
De la sorte, ce parti révolutionnaire, qui prétend abolir l’ordre ancien, se trouve appelé à côtoyer les monarchistes, les catholiques et les conservateurs auxquels tout l’oppose ! Il va s'ensuivre jusqu'à nos jours une confusion dommageable entre les deux rameaux de l’extrême-droite : les partisans de la « table rase » et les partisans de la tradition...
En dépit de ce que le Parti national fasciste demeure très minoritaire dans le corps électoral, le roi Victor-Emmanuel III appelle Mussolini à la tête du gouvernement dès le 22 octobre 1922 dans l’espoir qu’il calme ses troupes tout en remettant de l’ordre dans le pays. En s'appuyant sur ses milices paramilitaires, les « Chemises noires », le Duce va dès lors installer progressivement un pouvoir didactorial...
Dix ans plus tard, le 30 janvier 1933, le Reichspräsident Paul von Hindenburg appelle le Führer du Parti national-socialiste à la Chancellerie (la direction du gouvernement allemand).
Adolf Hitler est un émule et un admirateur de Benito Mussolini. Il a fondé à son image un parti nationaliste qui se veut révolutionnaire et à l’écoute des classes populaires ; ce n'est pas pour rien qu'il se dit national-socialiste. Comme Lénine, Mussolini et plusieurs autres leaders européens et moyen-orientaux de cette après-guerre douloureuse (Moustafa Kémal en Turquie, Réza chah Pahlévi en Perse), Hitler ambitionne de renverser l’ordre ancien et fonder un État « totalitaire » (dico).
Von Papen et les conservateurs espèrent se servir du Führer nazi pour enrayer la menace communiste. Pleins d'illusions, ils croient pouvoir le garder en main. Mais depuis les élections législatives du 6 novembre 1932 qui lui ont valu 33,1% des suffrages au lieu de 37,3% en juillet, son parti est en perte de vitesse. Il a perdu deux millions de voix sur un total de 17 millions en quatre mois.
Soulignons que ni Mussolini, ni Hitler n’ont obtenu la majorité des suffrages avant leur accession au pouvoir, qui en 1922, qui en 1933. Loin de là ! Ils ont dû leur succès à la prétendue « finesse » de la classe politique, des milieux d'affaires et des conservateurs, qui croyaient pouvoir les manipuler à loisir.
Les citoyens de base avaient quant à eux manifesté dans leur majorité plus de lucidité et de bon sens que les « élites ». En va-t-il de même en ce XXIe siècle ? La question est en débat.
En attendant, pendant la guerre d’Espagne (1936-1939), les partisans communistes de Staline vont utiliser par commodité les termes « fascisme » et « fasciste » pour désigner le IIIe Reich allemand et l’Italie mussolinienne, alliés contre eux. Il va s’ensuivre une confusion entre ces deux partis totalitaires, le fascisme italien et le nazisme allemand, en dépit de ce que le premier rejette viscéralement le racisme et l’antisémitisme du second.
Et Donald Trump dans tout ça ?
Comme les dictateurs européens de l'entre-deux-guerres, Donald Trump n'est pas un conservateur mais un révolutionnaire prompt à ébranler les normes, censurer les mots, virer les fonctionnaires soupçonnés de s'opposer à ses volontés et ses caprices. Il a mis au pas son parti, le parti républicain. Quant au parti d'opposition, le parti démocrate, il ne s'est pas encore remis de sa défaite et ressemble selon l'expression de notre ami Greg Cook à une poule décapitée.
Pour l'heure, le président a les mains libres et ses manoeuvres font écho aux avertissements sidérants de Madeleine Albright dans Fascism : A Warning (Harper Collins, 2018). À propos du premier mandat de Donald Trump, la Secrétaire d'État de Bill Clinton (1997-2001) écrivait : « Nous n’avons pas eu de chef de l’exécutif à l’ère moderne dont les déclarations et les actions soient si contraires aux idéaux démocratiques. » (« We have not had a chief executive in the modern era whose statements and actions are so at odds with democratic ideals »).
Mais il y a un point capital qui oppose le 47e président américain aux fondateurs du fascisme : à la différence de ceux-ci, il a été élu de façon régulière par une majorité de citoyens.
Les électeurs américains lui ont donné quitus pour combattre certains excès de la gouvernance démocrate antérieure en matière d'immigration ou de moeurs. Il ne s'en prive pas au risque d'aller lui-même trop loin dans l'autre sens... Selon Associated Press, le Pentagone a ainsi retiré de la circulation une photo du bombardier Enola Gay en raison du mot gay qui aujourd'hui rappelle davantage la mouvance homosexuelle qu'un poème de Baudelaire !
Donald Trump a été élu pour un mandat de quatre ans à la tête d'un pays très hétérogène sur le plan ethnique et social. Il doit composer avec un État doté de multiples pouvoirs et contre-pouvoirs : le Sénat, la Chambre des représentants, la Cour Suprême et les États, sans parler d'Hollywood, de Wall Street et des milieux financiers. Qui plus est, le président sera jugé sur son bilan dans dix-huit mois, en novembre 2026, lors des traditionnelles élections de mi-mandat (midterm elections) ; la Chambre des représentants sera complètement renouvelée comme tous les deux ans cependant que le Sénat sera renouvelé pour un tiers ; trente-six États choisiront aussi leur gouverneur.
En dépit des multiples crises qu'ont pu connaître les États-Unis dans les deux siècles passés, on comprend dans ces conditions qu'il ne se soit jamais trouvé quelqu'un pour défier la Constitution et les institutions. La seule tentative que l'on connaisse est l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, à l'instigation de... Donald Trump, et elle a échoué piteusement.
Pour une touche d'optimisme, disons-nous que l'accession de Donald Trump à la Maison Blanche a au moins un bon côté : elle montre aux électeurs américains et à nous-mêmes que l'alternance politique reste possible aux États-Unis.
Les manières brusques du président Trump auraient-elles déjà contaminé ses partenaires, alliés et rivaux européens ? En réaction à la menace américaine de taxer à 25% l’acier et l’aluminium européens, la Commission européenne a annoncé des droits de 50 % sur… le bourbon et autres spiritueux américains, là où on eut attendu des taxes sur les composants électroniques américains ou encore sur les recettes publicitaires des GAFAM (géants de l’internet).
Donald Trump a riposté à son tour ce jeudi 13 mars en menaçant d'imposer 200 % de droits de douane « aux vins, champagnes et autres produits alcoolisés venant de France et d'autres pays de l'Union européenne ». Heureusement que Trump respecte le président Macron et ne manque pas de lui téléphoner un jour sur deux comme s’en font gloire les médias français ! Qu’en eut-il été s’il l’avait méprisé autant qu’il méprise Zelensky ?...













Vos réactions à cet article
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Christian (28-04-2025 11:32:24)
Jeudi dernier, le président américain Donald Trump a adressé à son homologue russe Vladimir Poutine le message suivant: "Je ne suis pas satisfait des frappes russes sur Kiev. Ce n'était pas néce... Lire la suite
Christian (09-04-2025 07:03:29)
Un juge fédéral a sommé la Maison Blanche de rétablir le plein accès de l’agence Associated Press (AP) au bureau ovale et à l’avion présidentiel, jugeant inconstitutionnelle son exclusion e... Lire la suite
Guy (07-04-2025 13:25:47)
Le fait que Trump ait été élu démocratiquement ne change rien aux questions que soulèvent ses décrets depuis son investiture. Si on y ajoute son profilage psychologique on a légitimement le droit de s’inquiéter. Se demander s’il peut être fasciste pourrait paraître provoquant s’il ne faisait écho aux propos du général Mark Milley, le chef d’état major des armées sous ses ordre lors de son premier mandat, qui le décrit comme « fasciste jusqu’à la moelle ». Mais ne nous arrêtons pas aux étiquettes qui souvent empêche l’analyse.
Sa présence, physique d’abord,
Trump a un charisme évident et un gouaille de tribun d’où se dégage une force tranquille, rassurante (pour sa cible électorale) de type paternelle (Staline n’était-il pas surnommé « le petit père du peuple »?). Médiatique surtout, Trump sait avec une science parfaite saturer quotidiennement l’espace médiatique par des propos à l’outrance calculée et faire disparaître ses opposants de la scène. Ceci lui a permis d’être élu « sans violence ». Depuis que Dieu lui a murmuré à l’oreille en la faisant érafler par une balle destinée à le tuer, Trump nous a révélé son mysticisme, il a bien été choisi par le « Seigneur » qui lui a confié une mission. Avec Trump nul besoin de lire entre les lignes il joue carte sur table. Dans son clip sur Gaza il apparaît sous forme d’une statue d’or coiffée d’une couronne royale. Comme il s’aime bien il a même rajouté « longue vie au roi » . Ceci nous laisse un indice fort. Car en s’appuyant sur l’espérance de vie d’un américain de sa classe sociale on s’aperçoit que cela dépasserait la fin de son deuxième mandat ! Il n’y est pas encore mais il y rêve tellement fort …
Christian (04-04-2025 08:47:35)
Même si l’économie n’est pas une science exacte, on peut s’interroger sur la curieuse méthode employée par Donald Trump pour établir la liste des pays qui vont subir des droits de douane su... Lire la suite
Christian (03-04-2025 10:00:50)
Il paraît que Donald Trump est un grand admirateur de William McKinley, adepte du protectionnisme et président des Etats-Unis de 1897 à 1901, qui réussit notamment à s’emparer de Cuba, de Porto... Lire la suite
Christian (01-04-2025 17:32:59)
L'internationale réactionnaire est en marche. De Trump à Poutine et de Meloni à Salvini, en passant par Musk et Wilders, tout le monde vole au secours de Marine Le Pen. Erdogan et Nétanyahou n'ont... Lire la suite
Christian (30-03-2025 08:28:41)
Ce n'est pas seulement le fascisme qui menace les Etats-Unis, mais carrément le retour au dix-neuvième siècle dans le domaine social. C'est ainsi que la Floride examine actuellement un projet de lo... Lire la suite
Christian (29-03-2025 06:27:22)
Selon les Echos, l’ambassade des Etats-Unis aurait adressé à plusieurs entreprises françaises un courrier leur demandant de respecter les nouvelles règles édictées par Donald Trump, qui bannis... Lire la suite
Christian (28-03-2025 10:32:37)
Non content d'afficher ses sympathies pour les partis d'extrême droite et les autocrates du monde entier, voilà que le vice-président américain Vance débarque au Groenland... Sans doute se prend-... Lire la suite
Christian (27-03-2025 06:28:23)
Donald Trump présente de nombreux points communs avec William McKinley, qui fut président des Etats-Unis de 1897 à 1901. C’était un protectionniste résolu qui souhaitait «lever la majeure part... Lire la suite
Christian (25-03-2025 10:42:16)
On peut rajouter à la liste des dirigeants manifestant des tendances fascistoïdes le premier ministre indien Narendra Modi, grand ami de Vladimir Poutine. Non content de s'en prendre régulièrement... Lire la suite
Hiram (23-03-2025 09:59:06)
"Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu'il s'appelle anti-fascisme"
P .P Pasolini Lettres luthériennes
Yves Blanc (22-03-2025 22:48:17)
J'ai beaucoup aimé vos reflexions et votre mise en perspective. J'aimerais introduire une nuance ou plutôt une consideration qui ne me semble pas assez présente dans votre developpement historique... Lire la suite
Bertand (22-03-2025 22:18:08)
Je ne vois pas plus de rapport entre Donald Trump et le "fascisme" qu'entre le pape et le bolchevisme, Erdogan et le boudhisme ou Kim Jung 1 et les mormons. Il faut faire attention avec l'emploi de ti... Lire la suite
Christian (22-03-2025 07:35:44)
Ils ne sont peut-être pas tout à fait fascistes, mais Orban en Hongrie, Erdogan en Turquie, Nétanyahou en Israël, Milei en Argentine et Trump aux Etats-Unis ne cessent de s’en prendre aux contre... Lire la suite
Laubarth (20-03-2025 12:00:39)
Pour compléter mon propos, j'ajouterais que comparaison n'est pas raison. Le trumpisme présente bien les caractéristiques du fascisme, mais dans une époque où l'outrance et la disruption sont de ... Lire la suite
Laubarth (20-03-2025 11:51:22)
Les démocrates ont poussé une large fraction du peuple américain modéré dans les bras de Trump par leurs inepties idéologiques. Sauront-ils en prendre conscience ? Rien n'est moins sûr, tant l'... Lire la suite
Jacques Groleau (19-03-2025 16:37:44)
Je ne crois pas que M Trump puisse être comparé à des politiques qui n'ont pas été élus (Mussolini, Hitler, Lénine, Staline, Franco, Salazar...) M Trump agit comme "un éléphant dans un magasi... Lire la suite
Jean M (19-03-2025 11:48:43)
La vieillesse est un naufrage , dixit DE GAULLE , et certains naufragés ont nié jusqu'au bout la montée rapide du thermomètre et du niveau des océans. A part FRANCO tous les chefs fascistes sont ... Lire la suite
Jean LOIGNON (18-03-2025 09:34:54)
Je me permets de renvoyer à cette chronique du Québécois Boucar DIOUF, paru dans la Presse : un regard frontalier (ô combien !) sur Trump et son entourage : https://www.lapresse.ca/actualites/chro... Lire la suite
Marcorel (17-03-2025 18:42:58)
Et voilà pourquoi votre fille est muette .... TRUMP est il un dictateur ? A t'il été élu non démocratiquement ? Va t'il conserver le pouvoir au delà de son mandat ? Voila les questions simples ... Lire la suite
Coche (17-03-2025 17:45:35)
Contrairement à Donald Trump, élu de façon régulière par une majorité de citoyens, l'Union Européenne et tous ses traités nous ont été imposés de manière hypocrites et arbitraires, par tou... Lire la suite
yuki (17-03-2025 14:45:51)
Article plutôt léger. Ceux qui voudraient mesurer le projet autocratique de Trump liront plutôt avec profit "Comprendre la politique européenne de Donald Trump: le plan Yarvin pour l’Ukraine"... Lire la suite
Clairette (17-03-2025 13:12:43)
Je ne sais pas s’il y a un quelconque intérêt à savoir si Trump est ou non fasciste : le seul constat des catastrophes à l’échelle mondiale que ses décisions stupides engendrent déjà, suf... Lire la suite
Antigone (17-03-2025 10:02:37)
La question qui semble plutôt se poser est : Donald Trump peut-il sauver les Européens du fascisme, comme il a sauvé, du moins momentanément, les Américains ? Car, s’il y a un retour du fascism... Lire la suite
TREELS (17-03-2025 08:27:39)
Les méthodes fascistes s'étaient peu à peu infiltrées dans le système des "démocraties" occidentales qui n'en sont plus. Le fascisme, quels que soient les oripeaux qu'il emprunte, Wok, LGBT, Ant... Lire la suite
Jonas (17-03-2025 07:48:53)
Aujourd'hui, lorsque l'on a plus rien à dire et a proposer, on traite l'autre de fasciste ou d'extrême droite. C'est quoi le fascisme? - Culte de la personnalité. - Suppression des partis pol... Lire la suite
Jean Dionnot-Enkiri (16-03-2025 22:13:46)
Article totalement paranoïaque ! Trump n'appartient pas au système et il s'attaque à l'état profond ! Il défend l'Amérique et les américains et il ne se sent pas en charge de l'Europe ! Il n... Lire la suite
Georges PN (16-03-2025 22:11:56)
J'explose de rire en lisant ce texte puant l'anti-trumpisme de notre ami André. J'arrête la lecture au passage de "l'humilation" de VZ. Cher André, voyez, non les 4 mn de cette séquence, mais est... Lire la suite
Bernard (16-03-2025 20:31:30)
Je ne sais pas si « le trumpisme est un fascisme » (sic), mais je constate que l'Union européenne - avec son totalitarisme multiforme et sournois : livres prohibés, films déprogrammés, manifesta... Lire la suite
JGBXL (16-03-2025 19:13:37)
"l’Europe est désormais prise en tenaille entre deux brigands", l'image est des plus tendancieuse. D'abord parce qu'elle peut être une référence déguisée à un JC sur une croix entre deux larr... Lire la suite
ESKENAZI (16-03-2025 18:43:22)
Où sont ,chez Trump, les milices paramilitaires propres au fascisme. Le fascisme n' est 'il pas plutôt chez les militants du wokisme auquel Trump veut à raison s'attaquer ? Quels sont les actes "... Lire la suite
Guido (16-03-2025 17:39:01)
Très bonne synthèse sur l’événement Trump. Comme complément je renvoie à la lecture d’un livre qui vient de paraître : l’ère des affrontements !
SORINI (16-03-2025 17:16:44)
Bonjour M. Larané, Vous n'avez pas un peu l'impression de hurler avec les loups au sujet de Trump ? Il licencie des fonctionnaires ok , sans doute qu'ils ne servaient à rien, il instaure des dr... Lire la suite
Bernard (16-03-2025 17:10:55)
Le Trumpisme présente toutes les caractéristiques du Fascisme : - nationalisme (= la haine des autres, le Patriotisme étant l'amour des siens) - Force plutôt que le Droit et la Justice - apolo... Lire la suite
Gramoune (16-03-2025 16:27:46)
Je trouve cet article de M. Larané d'une stupidité totale, et indigne d'une personne se prétendant "historien", pour un journaliste, ce serait "accrocheur", mais limité dans le temps présent. D... Lire la suite
Françoise (16-03-2025 16:23:57)
Autant que je sache, ce qui caractérise le fascisme, c'est l'existence de groupes paramilitaires bien encadrés au service du parti et qui terrorise la population. A ce propos, je me souviens d'un t... Lire la suite
Lorg (16-03-2025 16:16:19)
Je réponds OUI !
mais doublé dune pathologie : TRUMP est un malade mental que la psychiatrie pourra mieux définir que moi !
Je risquerai : Parano ET bipolaire !
PHERSU (16-03-2025 15:10:27)
" Ne dit-on pas que ses partisans AURAIENT interdit les photos du bombardier Enola Gay en raison du mot gay qui aujourd'hui rappelle davantage la mouvance homosexuelle qu'un poème de Baudelaire ? " ... Lire la suite
lb.dutignet (16-03-2025 13:25:14)
Débattre sur les termes "fascisme " ou " nazisme " paraît une perte de temps . En Histoire , un vocable fait référence à une époque et un espace précis .Donc souligner des similitudes , des re... Lire la suite
Virginie_L (16-03-2025 13:05:39)
Merci, article intéressant. Mais où il y a quelques omissions je trouve. Trump a une personnalité extravagante, certes, mais il n'a pas instauré de culte de la personnalité. Deuxièmeme... Lire la suite
CLN (16-03-2025 12:50:51)
Je reste très, très, très surpris de trouver l'icône de X à côté de l'impression et du partage. Horsmis cela, je demande si l'excellente analyse des faits de la première partie et sa déducti... Lire la suite
Yves Montenay (16-03-2025 12:44:32)
On pourrait ajouter un quatrième parti de la même génération et délibérément construit sur le même modèle, les Frères Musulmans, créé en 1928
PatrickAres (16-03-2025 12:27:46)
Merci pour votre éclairage sur les nuances entre le nazisme et le fascisme.. Je pense que Trump est un affairisme et Musk relève banalement de la psychiatrie...le cocktail des deux est explosif pou... Lire la suite
JMK (16-03-2025 12:21:49)
Merci pour cet excellent rappel historique. vous auriez pu rajouter le fascisme français avant et pendant la 2de GM, fascisme qui renaît de ses cendres avec la montée en puissance d’une droite bi... Lire la suite
Marc Blasband (16-03-2025 12:17:09)
Que faire? Je propose: - reconnaître que Trump nous fait la guerre (rien que les ennuis climatiques le justifie). - expulser tous les soldats américains du territoire européen. - reconnaître qu... Lire la suite
John Barleycorn (16-03-2025 12:12:24)
Devons-nous encore parler de parti républicain ? Les républicains "tradi" qui n'ont pas fait allégeance au trumpisme, ont été évincés des responsabilités politiques et sont frappés d'ostrac... Lire la suite
Kourdane (16-03-2025 11:48:17)
Trump est une conséquence de l’impérialisme que développe les Usa depuis 1919, renforce en 1945 avec cette croyance d’être la nation seule habilitée à imposer ses normes. Ils se sont dév... Lire la suite
Liger (16-03-2025 11:47:55)
On peut aimer ou non le style ou les actes de M. Trump, lequel, comme vous le rappelez justement, bouscule brutalement et sans complexe les habitudes régissant les relations internationales et la ... Lire la suite
Cepavrai (16-03-2025 11:40:10)
Poser la question c'est déjà y répondre, d'ailleurs Robert Paxton et Stephane Audoin-Rouzeau y ont déjà clairement répondu (Robert Paxton a 92 ans, d'accord: serait une tare?) je trouve cet arti... Lire la suite