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13 décembre 1937

Le « viol de Nankin »


Le 13 décembre 1937, remontant de Shanghai, l'armée japonaise entre dans la ville de Nankin (ou Nanjing), au centre de la Chine, après un pilonnage de trois jours.

Aussitôt commencent des massacres à grande échelle. Exécutions à la baïonnette, au sabre ou à la mitrailleuse. Viols et mutilations. Au total, sans doute plus de 100 000 victimes (les autorités chinoises affichent un chiffre d'au moins 300 000 morts, beaucoup de victimes étant décédées plus tard de leurs blessures ou n'ayant pas été signalées).

Le « viol de Nankin » figure en bonne place parmi les crimes contre l'humanité commis au XXe siècle même si le gouvernement japonais persiste à en nier l'importance.

Les tanks japonais à Nankin en janvier 1938

Vers la conquête de la Chine

Cinq mois plus tôt, le 7 juillet 1937, profitant de ce que les Chinois sont en train de se battre pour le pouvoir, avec d'un côté les nationalistes du Guomindang, sous l'autorité de Tchang Kaï-chek, de l'autre les communistes, sous celle de Mao Zedong, les Japonais prennent prétexte d'un incident sur le pont Marco Polo, près de Pékin, pour se lancer à la conquête de la Chine.

Les massacres, devenus la règle, vont atteindre leur maximum avec la prise de Nankin, ancienne capitale de la Chine et siège éphémère du gouvernement de Tchang Kaï-chek.

Terreur sur la ville

Le 10 décembre, les Japonais, qui occupent déjà Shanghai, à l'embouchure du Yangzijiang, envoient un ultimatum aux troupes qui défendent la métropole de la Chine centrale, sur le cours inférieur du fleuve.

Tchang Kaï-chek, les chefs de son parti, le Guomindang, et les officiers abandonnent illico la ville. La panique s'installe dans la population et chez les soldats livrés à eux-mêmes. Enfin, les Japonais entrent dans la ville. Confiants, les soldats chinois se laissent désarmer et se rendent par unités entières.

Le commandement nippon craint alors d'être submergé par la grande masse des prisonniers dans une ville a priori hostile. Il ordonne le massacre des prisonniers, contre toutes les lois de la guerre.

Ensuite vient le massacre des fonctionnaires, suspectés de collusion avec le parti de Tchang Kaï-chek. Dans les semaines qui suivent, la terreur devient endémique. Elle frappe indistinctement les habitants de la ville, au nombre d'environ 200 000, qui ont l'heur de déplaire aux vainqueurs. (...)

   Voir le document
Le Populaire, 26 décembre 1937, BNF (Retronews)
En Europe, où l'on se préoccupe surtout de la guerre d'Espagne (Guernica, Teruel), l'agression japonaise laisse l'opinion de marbre. Près de deux semaines après la prise de Nankin et le début des massacres, ceux-ci font l'objet d'entrefilets et leur ampleur est sous-évaluée dans un rapport de 100 à 1 !

Les journaux français, comme ici Le Populaire, journal de Léon Blum et des socialistes - alors au gouvernement -, insistent surtout sur les dommages subis par les Occidentaux de la ville.

Plus fort encore, dans L'Humanité du 16 décembre 1937 : « Une nouvelle note des États-Unis au Japon exige la garantie que le massacre de Nankin ne se reproduira pas ». En fait de massacre, il s'agit de la mort de deux marins lors du bombardement malencontreux d'un bateau américain sur le Jangze...

Source : BNF (Retronews).

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Publié ou mis à jour le : 2017-12-13 17:02:51

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Edgard Thouy (14-12-201717:17:23)

J'aime cette liberté de ton, quitte à écorner l'image de la neutralité et la mesure de l'historien. Ce site est vivant plus qu'académique. Souvent synthétique, il donne un point de vue, et non une vue exhaustive.
Donc, merci de l'article, y compris la liberté de ton.

ALBERT (11-12-201716:03:54)

Bonjour

Herodote:attention.

Des appréciations du genre "le lamentable Pu YI","l'accord de Hiro Hito", "attardé dans un bordel",ce n'est pas un langage d'historien mais des appréciations à partir de sources occultées.
Cordialement

ALBERT (11-12-201716:03:01)

Bonjour

Herodoate:attention.
Des appréciations du genre "le lamentable Pu YI","l'accord de Hiro Hito", "attardé dans un bordel",ce n'est pas un langage d'historien mais des appréciations à partir de sources occultées.
Cordialement

Louis (21-02-201109:07:02)

Aprés la capitulation du Japon, certains criminels de guerre japonais furent pendus.Mais ils furent peu nombreux. En revanche, les négociations furent âpres concernant la personne de l'Empereur Hiro-Hito quant à ses responsabilités voire sa culpabilité.
Sur les conseils du prestigieux général Mc Arthur, devenu le nouveau maître du nouveau Japon, il fut décidé de conserver intact le prestige de l'Empereur, tout en le désacralisant dans la nouvelle Constitution.
Mais la question deme... Lire la suite


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