La guerre qui vient

L’Ukraine, tombeau de l’Union européenne ?

3 mars 2025. La guerre en Ukraine a déjà duré presque aussi longtemps que la Grande Guerre de 14-18. Moins meurtrière mais presque aussi lourde de conséquences, elle est en passe d'aboutir à la ruine de l'Ukraine mais également à la soumission de l'Europe aux États-Unis. Déconnectés des réalités, les gouvernants de l'Union européenne multiplient les appels à relancer la guerre commme pour mieux dissimuler leurs échecs intérieurs et leur effacement de la scène internationale...

Voilà bientôt quatre ans que sévit la guerre dans le Donbass, à l’est de l’Ukraine. Cette guerre ressemble en tous points à la Grande Guerre  avec un front étiré sur mille kilomètres et des combattants enterrés dans les tranchées, avec aussi des effectifs comparables mais des pertes bien moindres. Notons les drones en plus.

La Grande Guerre a duré jusqu’à l’effondrement militaire du principal belligérant, l’Allemagne, et s’est soldée par une paix humiliante pour cette dernière. La guerre en Ukraine est en passe de durer aussi longtemps que son aînée et tout indique que les dirigeants européens aspirent à une issue semblable : l’effondrement et l’humiliation du principal belligérant, la Russie, au nom de la morale, du droit international et du libre choix des Ukrainiens.

Emmanuel Macron (France), Friedrich Merz (Allemagne), Keir Starmer (Royaume-Uni) et Ursula von der Leyen (Commission) répètent ainsi sur tous les tons : « Pas de compromis avec l’agresseur russe ; pas de concession territoriale ». Notons que cette défense à tout crin du droit international contraste avec la tiédeur des Européens face au calvaire de Gaza ou à l'invasion de l'Irak en 2003.

Morale mise à part et si brutal que soit Vladimir Poutine, est-il pertinent d'un point de vue simplement humain de courir après sa défaite et celle de son pays, vaille que vaille ?
• Si le régime poutinien devait s'effondrer, l'immense Fédération de Russie éclaterait et deviendrait une Libye post-Kadhafi à la puissance 100 avec 3000 kilomètres de frontières communes avec l'Union europénne et l'Ukraine ! Ces dernières auraient tout à y perdre.
• À l'opposé, une victoire totale de la Russie sur l'Ukraine, improbable aujourd'hui, serait bien sûr une catastrophe pour l'Europe mais aussi une mauvaise affaire pour le Kremlin qui devrait assumer la reconstruction du pays et affronter la résistance intérieure.
• Le risque le plus probable, au stade actuel, est que s'éternise le conflit avec, dans le Donbass, une ligne de front ou de cessez-le-feu par-dessus laquelle on continuera de se canonner de temps à autre, comme aujourd'hui sur le 38e parallèle qui sépare les deux Corées. La Russie comme l'Ukraine et l'Europe y perdraient ce qui leur reste de sève vitale...

Reste le seul scénario pertinent, tel qu'il ressort de mon livre, publié en mai 2024 : Les Causes politiques de la guerre en Ukraine...

C'est celui d'une paix de compromis comme il en allait autrefois dans les conflits intra-européens. Donald Trump, plus sensé qu'on ne le dit, semble l’avoir compris, à la différence de ses homologues européens. Sans doute se dit-il aussi que les guerres, si brutales soient-elles, finissent par être oubliées et laisser place à des relations plus ou moins normales. Ainsi en a-t-il été après l'intervention des États-Unis au Vietnam et leur agression de l'Irak…

L’oubli de la diplomatie et du compromis

Entendons-nous : la guerre est toujours un drame collectif - le pire de tous - mais il ne sert à rien de rêver d’un monde sans guerre, sans convoitise ni rivalités. La diplomatie consiste en premier lieu à éviter la guerre en ne provoquant pas inutilement tel ou tel État… C’est pourtant ce que nous avons fait en entraînant l’Ukraine à rompre avec la Russie à laquelle elle est liée de source immémoriale.

En second lieu, à défaut d’avoir pu empêcher la guerre, en l'occurrence la tentative d'invasion de l'Ukraine par la Russie, il faut savoir l’arrêter.

Nos aïeux européens, au fil d’un millénaire d’expériences douloureuses, ont innové en ce domaine comme en bien d’autres. Ils ont inventé le droit international ainsi que la diplomatie, laquelle était fondée sur l’écoute de l’adversaire et la recherche du compromis. C’est ainsi que les plus grandes guerres comme la guerre de Trente Ans, la guerre de Succession d’Espagne ou les guerres de la Révolution et de l’Empire ont pu se conclure par des congrès au cours duquel vainqueurs et vaincus ne craignaient pas de festoyer ensemble. À chaque fois, il s’en est suivi une paix durable.

La Grande Guerre a mis fin à cette tradition. Elle a ouvert la voie aux guerres totales, jusqu’à l’extermination de l’ennemi.

Malheureusement, les dirigeants de l’Union européenne, dépourvus de la culture générale qui est la « véritable école du commandement » (dixit de Gaulle) et n’ayant jamais eu à connaître la guerre, ont oublié ces leçons du passé. On l'a vu quand l’armée russe a envahi l’Ukraine le 24 février 2022.

Le président Zelensky a entraîné son peuple dans une résistance héroïque tout en étant conscient qu’une guerre prolongée pourrait être fatale à son pays. Ayant prouvé à son homologue russe que la guerre ne serait pas la promenade de santé qu’il escomptait, il a aussitôt engagé des négociations en Turquie pour un cessez-le-feu. Très vite, les diplomates des deux camps s’orientèrent vers un compromis raisonnable que Zelensky se montra disposé à accepter : renoncement à l’adhésion à l’OTAN, autonomie pour le Donbass russophone, référendum en Crimée au terme d’une période probatoire de quinze ans (comme la Sarre allemande !). 

Las, les négociations capotèrent début avril du fait des violences russes (massacre de Boutcha) et plus encore du fait des sommations du Premier ministre anglais Boris Johnson et du Secrétaire d’État américain Antony Blinken à poursuivre le combat.  

Trois ans après, nous voilà de retour à la case départ. L’illusion d’un effondrement de la Russie s’est très vite évanouie et l’armée russe progresse dans le Donbass, quoique très lentement, avec l’objectif a minima d’occuper la totalité des oblasts ou régions administratives virtuellement annexés par Moscou au début de l’invasion. 

Le président américain Donald Trump, n’ayant rien à gagner à la poursuite de la guerre, veut en finir au plus vite. Comme toujours au fil de leur Histoire, les Américains, protégés par deux océans, savent qu’ils n’ont rien à perdre à une défaite de leur camp et qu’au contraire, celle-ci peut les renforcer en affaiblissant les belligérants !

De leur côté, au contraire, les principaux dirigeants européens (Royaume-Uni, France, Allemagne) revendiquent la guerre à outrance. Ils se disent eux-mêmes prêts à la faire aux côtés des Ukrainiens et, pour se justifier, n'ont de cesse de présenter le président russe comme un « ogre » (dixit Emmanuel Macron) qui ne souhaiterait pas simplement éloigner l'OTAN de ses frontières mais se disposerait à envahir l'Europe après l'Ukraine (au rythme auquel progressent ses troupes dans le Donbass, à raison d'une centaine de km2 occupés chaque semaine au prix de quelques milliers de morts, ce n'est pas de sitôt qu'il remontera les Champs-Élysées).      

À Washington, la délégation européenne a ainsi formulé trois exigences déconnectées de la réalité du terrain et des objectifs des belligérants :
• La première est un cessez-le-feu préalable aux négociations de paix.
• Vient ensuite le refus de tout compromis territorial et le maintien du Donbass et de la Crimée russophones sous la férule de Kiev.
• Enfin des « garanties de sécurité » pour l’Ukraine qui se traduiraient par la présence de troupes européennes sur son territoire destinées à prévenir toute nouvelle agression russe.

Ces trois exigences équivaudraient à une capitulation de la Russie :
• Le cessez-le-feu ferait perdre à celle-ci son avantage sur le terrain et démotiverait ses troupes tout en offrant aux Ukrainiens un sursis pour refaire leurs forces ; au mieux, il figerait la ligne de front pour un siècle comme en Corée.
• Pour les Russes, il est par ailleurs impensable de reconnaître le retour à l’Ukraine des oblasts de Donetsk, Kherson, Louhansk et Zaporijjia ainsi que de la Crimée. Ce serait admettre que la guerre et le sacrifice de centaines de milliers d’hommes n’ont débouché sur rien.
• Quant aux « garanties de sécurité », elles sont inacceptables pour Moscou. Elles reviennent à placer de facto l’Ukraine sous la protection de l’alliance atlantique. Jamie Shea, ancien secrétaire général adjoint de l'OTAN, en convient dans Le Monde (20 août 2025) : « Il semble improbable que Poutine accepte des garanties de sécurité similaires à l'article 5 (note), car cela serait équivalent à une appartenance à l'OTAN, ou mènerait à celle-ci. »

Au demeurant, on imagine mal aujourd'hui des bataillons européens dans les plaines d'Ukraine. Les armées du Vieux Continent sont étiques, très peu combattives et, à part l’armée française, aucune n’a l’expérience des combats. Qui plus est, en cas de provocation russe, elles ne pourraient compter de façon certaine sur le soutien américain et seraient réduites à l’impuissance si, pour une raison ou une autre, Washington décidait de suspendre ses fournitures de composants sensibles…

Il est à souligner que le président ukrainien Zelensky n’a repris que du bout des lèvres les exigences claironnées par les Européens. Courageux et inflexible face au président Poutine, il est aussi beaucoup plus réaliste et lucide que les Macron, Merz, Von der Leyen, Tusk, etc. Lui-même s’était montré au début du conflit disposé à un compromis raisonnable. Il ne veut pas d’une victoire à la Pyrrhus qui se solderait par une saignée à blanc de son pays et à sa quasi-extinction physique : sa population est tombée de 52 millions en 1991 à environ 35 millions aujourd'hui  (un « record » historique).

L’Union européenne tuée par ses contradictions

Si l'on n'y prend garde, le jusqu’au-boutisme affiché par les dirigeants de l’Union européenne et du Royaume-Uni pourrait conduire à une prolongation de la guerre et des massacres en ne laissant au président russe d’autre choix que la guerre à outrance, quitte à en arriver à de nouvelles extrémités comme l’emploi d’armes nucléaires tactiques.

Gardons à l’esprit que les guerres ne se déroulent jamais comme prévu. On part pour une guerre « rapide, fraîche et joyeuse » et l’on finit avec Verdun, Hiroshima et la Shoah ! Vladimir Poutine lui-même s’en est rendu compte : il a lancé une petite centaine de milliers d’hommes à l’assaut de Kiev pour une marche qu’il espérait triomphale et près de quatre ans plus tard, voilà son armée qui peine à conquérir les derniers arpents du Donbass.

Les dirigeants européens pèchent par la même ignorance des risques et, circonstance aggravante, n’ont pas la même détermination que le président russe. Avec une légèreté criminelle, les voilà qui plastronnent tant et plus et jouent les matamores sans en avoir, loin s’en faut, les moyens.

L’historien Emmanuel Todd voit dans l’attitude des principaux dirigeants européens à l’égard de la Russie et de la guerre un révélateur de leur propre nature : « La société anglaise est la plus russophobe, tout simplement parce qu'elle est la plus malade d'Europe. […] J'avoue attendre beaucoup de Friedrich Merz, dont le potentiel belliciste antirusse menace l'Allemagne de beaucoup plus qu'un effondrement monétaire. » Quant à la France, elle « va de plus en plus mal, avec son système politique bloqué, son système économique et social à crédit, avec une augmentation de mortalité infantile, » écrit Todd. « Nous coulons. Et hop, poussée russophobe. Macron, le chef d'État-major des armées et le patron de la DGSE viennent d'entonner en cœur la chanson. La France, ennemi numéro 1 de la Russie. On croit rêver. Notre insignifiance militaire et industrielle fait de la France le cadet des soucis de la Russie, suffisamment occupée par son affrontement planétaire avec les États-Unis » (Emmanuel Todd, La Russie est notre Rorschach, 17 juillet 2025).

Le Point, couverture du 21 août 2025La tonalité de la presse est à l'unisson des dirigeants (voir ci-contre la couverture du Point) et ceux-ci, semble-t-il, se disposeraient à passer aux actes.

Le chancelier Merz a pris acte de la ruine de son industrie automobile, suite à la décision de Bruxelles d’interdire dès 2035 la production de véhicules thermiques. Il suggère rien moins que de réorienter les usines vers la production de munitions à destination de l’Ukraine !

De son côté, le président Macron envisage sereinement d’alourdir la dette publique de quatre milliards d’euros en vue d'accroître les commandes d'armes et de munitions.

Sauf à imaginer que nos dirigeants commettent l'irréparrable et poussent la Russie aux dernières extrémités, l'Ukraine en viendra à un compromis concocté par les présidents russe et américain ; ce compromis dépendant du seuil de résistance de la Russie aux pressions américaines.

Quant à l'Union européenne, déclassée en économie comme en diplomatie, elle risque de devoir se résigner à la tutelle américaine. Celle-ci est déjà manifeste : extraterritorialité du droit américain, dépendance militaire et stratégique à l'égard du Pentagone, droits de douane déséquilibrés, déréglementation de l'emprise des GAFAM (géants de l'internet) sur l'Europe, etc.

Les institutions européennes issues des traités de Maastricht et de Lisbonne ne disparaîtront pas pour autant. Elles subsisteront aussi longtemps que les États-Unis en auront besoin pour tenir en laisse les États européens (de la même façon qu'aux Indes, les Anglais ont maintenu en survie artificielle l’empereur moghol jusqu’en 1857 pour mieux soumettre les princes locaux).

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2026-01-10 14:15:41
Bernard (04-01-2026 17:02:41)

L'Union Européenne n'est pas l'instrument de la soumission de l'Europe aux États-Unis. Ses États-membres (Allemagne, Pays-bas, Italie, Danemark, Pologne...) se sont soumis tout seuls mais il est vr... Lire la suite

Christian (03-11-2025 09:33:06)

Le candidat officiel des États-Unis au prix Nobel de la paix a sans doute raison de dénoncer les terroristes islamistes qui se livrent à des meurtres de chrétiens au Nigeria, mais la menace d'une ... Lire la suite

Christian (30-10-2025 06:58:33)

Je voudrais être moins pessimiste, mais la "pax romana" de Donald Trump ressemble fort à l'état de guerre qui prévalait au Moyen-Orient et dans le reste du monde avant le pogrom du 7 octobre 2023.... Lire la suite

Christian (16-10-2025 14:25:22)

Alors que les menaces d’intervention américaine au Venezuela, dont je parle ici même depuis un mois, se précisent chaque jour davantage, le président vénézuélien Maduro proteste vigoureusemen... Lire la suite

Cochin (14-10-2025 21:41:09)

Contra factum, non fit argumentum. Le fait est que la Russie n'est pas capable militairement d'imposer sa loi aux Ukrainiens. Le fait bis est que les Ukrainiens n'ont qu'une capacité de résistance m... Lire la suite

Christian (24-09-2025 07:54:55)

Souvent Donald varie, bien fol est qui s'y fie (suite)... Il vient de déclarer devant l'assemblée générale de l'ONU que l’Ukraine pourrait «regagner son territoire dans sa forme originelle et p... Lire la suite

Christian (22-09-2025 07:20:08)

Si notre président est (parfois) capable de prendre des initiatives courageuses dans les deux principaux conflits en cours (mise en place d’une «coalition de volontaires» pour l’Ukraine, reconn... Lire la suite

jlb (21-09-2025 13:02:50)

".......l'Europe a oublié les leçons du passé..". ?! Je crois au contraire qu'elle n'a rien oublié !l'Histoire européenne récente nous a appris que satisfaire l'appétit territorial d'un dictat... Lire la suite

Coche (20-09-2025 18:54:56)

Excellent article, Monsieur Larané, comme votre livre. L'Union Européenne et ses dirigeants renvoient à la Parabole des aveugles, de Pierre Breughel l'Ancien. Problème, ces aveugles entrainent le... Lire la suite

Christian (20-09-2025 08:30:47)

Même si la Russie avait peut-être quelques raisons d'être mécontente des tentatives de rapprochement entre l'Ukraine et l'Union européenne (question qui était au centre de la "révolution" ou du... Lire la suite

Christian (18-09-2025 09:37:13)

Selon un rapport publié cette semaine par le laboratoire de recherche humanitaire de l'université américaine Yale, le régime de Poutine aurait mis en place un réseau à grande échelle visant à ... Lire la suite

Christian (16-09-2025 17:48:34)

Comme je l'ai écrit sur ce site il y a huit jours, les menaces d'intervention américaine au Venezuela semblent se préciser. Aux journalistes qui lui demandaient si des frappes en territoire vénéz... Lire la suite

Christian (14-09-2025 10:08:28)

Dans le conflit ukrainien, le candidat officiel des États-Unis au prix Nobel de la paix démontre chaque jour qu'il devrait plutôt concourir aux jeux olympiques de la mauvaise foi et de l'hypocrisie... Lire la suite

Jean-Luc (Drôme) (08-09-2025 10:59:04)

Je ne vois pas où le compromis annoncé dans l'article, je lis qu'il faudrait céder les oblasts de l'est sous prétexte qu'il y a une (plus ou moins grande) majorité russophone, refuser l'alliance ... Lire la suite

Christian (08-09-2025 06:33:42)

"La guerre qui vient", c'est peut-être celle du Venezuela qui risque de s'ajouter à celles d'Ukraine, de Gaza et du Soudan... Après avoir rebaptisé le "département de la défense" en "départemen... Lire la suite

Pierre-Yves (07-09-2025 17:10:47)

J’ai personnellement le sentiment que l’Allemagne voit actuellement dans cette "fenêtre belliciste " l’opportunité de revenir parmi les puissants (autrement que économiquement et financièrem... Lire la suite

Christian (06-09-2025 16:58:11)

Je crois qu'il est vain et même dangereux, en histoire, de s'appesantir sur les chaînes de causalité lointaines, qui sont souvent magnifiées et fantasmées pour servir de prétextes aux pires agre... Lire la suite

Christian (04-09-2025 08:28:13)

Si l'on peut reprocher à certains dirigeants européens leur "tiédeur" face au calvaire de Gaza, on peut remarquer que ceux qui se montrent le plus favorables à la politique belliciste de Nétanyah... Lire la suite

Jean (03-09-2025 12:58:51)

Les commentaires des lecteurs de Hérodote, pas impliqués directement dans le conflit je suppose , sauf moralement évidemment, et qui soutiennent des thèses différentes et contradictoires reflèt... Lire la suite

Edgard Thouy (03-09-2025 02:50:47)

Que de tristesse ! A lire cet article tout d'abord. Puis les commentaires. Toujours et partout, le droit a tenté d'exister pour contrer la "loi du plus fort". Le droit ? Mais qu'est-ce que c'est ... Lire la suite

Curieux 78 (02-09-2025 19:46:21)

Contrairement au titre de l'article, l'Ukraine n'est pas le tombeau de l'union Européenne mais bien au contraire son Renouveau, sa renaissance après s'être endormie sous le drapeau Américain. On l... Lire la suite

Christian (02-09-2025 19:43:39)

Sans remonter jusqu'à Hitler et Mussolini, les envahisseurs trouvent toujours de bons et (surtout) de mauvais prétextes pour envahir leurs voisins. Les Russes ont juré que le "socialisme" était me... Lire la suite

Le Bouille (02-09-2025 11:59:00)

Que la guerre soit , en règle générale, le chemin vers la non-guerre (je ne dis pas la paix): c'est un fait quasi constant . Qu'il faille s'y résoudre et l'accepter comme une fatalité assurée : ... Lire la suite

Dany (02-09-2025 11:28:40)

Commencer par parler d'une "invasion de l'Ukraine" c'est définir la Russie comme l'agresseur et donc la coupable ! Il serait préférable de parler de l'"intervention de la Russie en Ukraine" pour av... Lire la suite

Bernard (01-09-2025 19:30:52)

J'aurais envie de partager cette analyse distanciée. Malheureusement, il y manque une composante majeure : la disparition du Droit international chez Poutine comme chez Trump (ce qui les différencie... Lire la suite

Jeamos69 (01-09-2025 14:28:52)

Alors si Todd le dit ...!!!! Affligeant de bêtise défaitiste. Pour les Todd, père et fils, il n'y a toujours eu Pour la France qu'une seule voie : la capitulation ! Tristes sirs . ..

Ianus (01-09-2025 13:10:36)

Venant de lire cet article et contrairement à certains, je trouve que celui-ci, malheureusement peut-être, décrit bien la vérité de la situation et la facheuse tendance de quelques politiques à ... Lire la suite

hadrien1000 (01-09-2025 12:05:37)

L'analyse d'Hérodote me parait frappée au coin du bon sens , ce qui ne veut pas dire qu'elle est "parole d'évangile " . Mais il y a là une vision globale dans le temps . Hélas, si on ne se conten... Lire la suite

Custine (01-09-2025 09:47:13)

La France et l'Europe n'ont pas à rougir de leur action face à l'agresseur russe. L'Ukraine c'est nous. Les menaces sur les pays baltes, pays de l'UE et de l'OTAN ont été formulées de la manière... Lire la suite

Frouté (01-09-2025 08:39:11)

Je me désolidarise totalement de cet article aux relents défaitistes -- qui rappellent un peu ceux de la France profonde et résignée de 1940 -- et aux références historiques totalement dépassé... Lire la suite

Christian (01-09-2025 07:40:05)

L’un des tribuns les plus connus de la gauche française a fait savoir qu’il ne voulait pas de la signature de Zelensky sur un éventuel accord de paix en Ukraine car celui-ci serait «président ... Lire la suite

Marchesseau (01-09-2025 03:23:04)

Excellent Monsieur Chamberlain…!

Curieux 78 (31-08-2025 23:01:49)

J'apprécie ordinairement Herodote mais là je trouve cet article décevant par sa partialité pour un site devant servir l'histoire sans parti pris. Rien que le fait de citer Emmanuel Todd, discrédi... Lire la suite

alain (31-08-2025 17:46:22)

Article lumineux sur ce conflit tellement mal compris et mal interprété . En effet une meilleure connaissance de l'Histoire par nos dirigeants les aiderait dans leur appréhension des réalités d'a... Lire la suite

Maud (31-08-2025 16:34:34)

Je me permets d’émettre un avis différent sur les buts de guerre de la Russie. L’attaque sur Kiev vu le peu d’hommes engagés n’était pas doute pas une guerre de conquête de cet immense te... Lire la suite

Mirmillon (31-08-2025 15:53:54)

Je ne vois pas en quoi demander un cessez le feu cessez-le-feu préalable aux négociations de paix serait une capitulation de la Russie. Les allemands ont signé l'armistice en 1918. Le traité de Ve... Lire la suite

Desavoy (31-08-2025 15:25:52)

Article surprenant ! L’Ukraine ne serait pas une nation reconnue et n’aurait pas droit a l’independancet, la Russie ne chercherait pas a l’annexer? Cette guerre est genante, trouvez un compro... Lire la suite

Gilga (31-08-2025 15:21:03)

Article très intéressant, néanmoins je suis assez d’accord avec JM KAES. Zelinsky me semble plutôt une marionnette. Poutine est un président qui souhaite reprendre des territoires russophones. ... Lire la suite

Michel (31-08-2025 14:46:10)

La négation du Droit international par les US me paraît très inquiétante pour l’avenir et l’analyse d’Emmanuel TODD me semble une fois de plus pertinente. Avoir fait son service militaire n... Lire la suite

Yves Montenay (31-08-2025 14:01:42)

D'accord avec une bonne partie de l'article, je ne sens toutefois pas de volonté belliciste ou de désir de marginaliser la Russie par l'Europe. Que ce soit un fantasme russe, probablement, mais le c... Lire la suite

Torquemada (31-08-2025 13:12:23)

Marginalisation de la Russie dites vous. En ce moment se tient le sommet de l’OCS avec une vingtaine de présidents ou hauts responsables presents autour de la Chine et de la Russie. Comme margina... Lire la suite

Cren (31-08-2025 12:04:19)

Ça nous change des commentaires habituels…et ça nous fait réfléchir

Leroux (31-08-2025 11:45:24)

Un point seulement. Vous écrivez "marginaliser la Russie" .Oui peut être d'un point de vue occidental , encore que les affaires reprennent puisque Exon mobil est en passe de revenir sur le projet d'... Lire la suite

JM KAËS (31-08-2025 11:32:25)

Pour une fois je suis consterné par un article d’Herodote : présenter Zelensky, marionnette de groupes neonazis comme Azov, et par certains pays de l’UE France en tête, résistant héroïquemen... Lire la suite

Bergès (31-08-2025 11:27:33)

Ladite Ukraine n'est ni dans "l'UE", ni dans l'OTAN. Et “l'UE“ n'est pas un État, mais une succursale US de longue date. C'est la fin inéluctuable de l'utopie mitterrandienne à courte vue d'une... Lire la suite

Blumenthal Pierre (31-08-2025 11:21:46)

Que n'a-t-on un Jaurès aujourd'hui pour contrer les propos bellicistes d'un Macron ridicule.

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