Être femme

Sensuellement vôtre

« Reste une femme ! », « Sois un homme ! » En 585, le concile de Macon interrogeait : « La femme est-elle un homme ? ». Aujourd’hui, au nom de la théorie du genre, on avance que « la virilité n’est pas plus naturelle que la féminité. » Décidément, il n’a jamais été facile ni agréable aux femmes comme aux hommes de se plier aux normes. Pour s'en tenir à la France, toutes les époques n'ont pas manifesté une égale tolérance à l'égard du sexe, tant s'en faut. Et les plus corsetées ne furent pas forcément celles qu'on croit ! Démonstration.

Alain Dag'Naud

« Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme » (slogan féministe de 1970)

Le brandon de Venus, Roman de la rose, Guillaume de Lorris et jean Meun, Paris, XIVe s., Paris, BnF. Agrandissement : Lancelot tentant d'échapper à une femme, Livre de Messire Lancelot du Lac, XVe s., Paris, BnF.

Elles font femmes libérées

On osait au Moyen Âge se carillonner les fesses en égrenant les gaudrioles, et avoir des relations sexuelles pour « faire avancer le schmilblick », expression reprise par Pierre Dac puis Coluche sans que les auditeurs en connaissent le sens (note).

Le Décaméron, Boccace, XIVe s., Paris, BnF. Forge de Nature, Roman de la rose, Guillaume de Lorris et Jean Meun, Paris, BnF.Les femmes étaient infiniment plus libres que l’image qu’en ont laissée quelques moines intégristes pissefroids qui justifiaient ainsi leur vœu de chasteté. 

À l’image de Brunehaut, de Clotilde et de Geneviève, elles furent nombreuses qui eurent un rôle de premier plan au gouvernement ou dans l’Église, reines et princesses bien sûr, guerrières comme Jeanne d’Arc, qui s’habillait en homme il est vrai, religieuses comme Hildegarde de Bingen, proclamée Docteur de l’Église.

Au mal-nommé Moyen Âge, lorsque les hommes partaient à la croisade, elles gouvernaient les fiefs souvent d'une main de fer et savaient se faire obéir des plus petits vassaux. Louis VI cosigna les actes officiels avec sa mère puis avec sa femme. Au XIIIe siècle, elles étaient commerçantes en villes ou directrices d’écoles. Paris comptait alors vingt et une cheffes d’établissements scolaires.

 Henri Ier fuyant devant sa mère Constance d'Arles, XIVe siècle, Paris, BnF. Agrandissement : Enluminure montrant une cavalière combattant auprès de chevaliers.Certaines, loin d’être soumises, sont restées célèbres pour avoir été pires que bien des hommes question violence, telle Constance d’Arles qui fit assassiner dans les années 1000 Hugues de Beauvais, le trop favori de son mari Robert le Pieux. La personnalité d’Aliénor d’Aquitaine ferait aujourd’hui figure de porte-étendard pour les féministes. En 1146, accompagnée d’une cohorte de femmes montant à cheval « à la façon des hommes » et munies de lances et d’armures, elle partit en croisade avec son époux Henri, et sema au passage en Terre sainte quelques amants, dont un seigneur arabe et son oncle Raymond.

On aurait donc tort de penser que les femmes étaient de pauvres êtres fragiles et sots, éternelles victimes de la gent masculine. Au XIIe siècle, si les hommes en courtoisie roucoulaient volontiers le grand amour idéalisé pour éviter de se confronter aux réalités, les femmes elles aussi se faisaient troubadours pour exprimer leurs désirs, et sans trop de fausses pudeurs.

Détail du linteau de la cheminée du Mans présentant un couple, s’échangeant des présents selon les codes de l’amour courtois, conservée au musée de Cluny à Paris.

Le franc-parler de ces dames

Dans leurs poèmes, les femmes savaient parler vrai pour mettre leurs compagnons face à leurs engagements :
« Bel ami, de toute mon âme
Je vous aimais, vous me plaisiez ;
Je sais maintenant ma folie
Car je vous ai peu vu, depuis. »
observe Castelloza, dame d'Auvergne.

Car ces dames reprochaient surtout aux hommes, non leur harcèlement, mais plutôt leur manque de zèle :
« Je voudrais à présent
Vous voir moins hésitant. »
(Garsende de Forcalquier, née vers 1170).

Si les hommes n’étaient pas de leur goût, elles affirmaient leurs préférences. La troubadour Bieiris de Romans chantait à une belle douce amie :
« C'est en vous que j'ai mis mon cœur et mon désir. Je vous prie, s'il vous plaît, de ne pas vouer votre amour à un amant trompeur. »

Mars et Vénus, vers 1530, Le Titien, Vienne, Kunsthistorisches Museum. Agrandissement : Le Concert champêtre, musée du Louvre, vers 1510, paris, musée du Louvre.

Ainsi soient-elles

L’assujettissement des femmes s’enkyste dans les périodes troublées qui suivent l’épidémie de peste noire et à la Renaissance, grande époque des guerres de religion et des chasses aux sorcières qui culminent dans les années 1570 à 1630.

Marguerite de Valois, reine de France, anonyme,  vers 1572, musée de Blois. Agrandissement : Tapisserie dite de l'éléphant, appartenant à la série des « tapisseries des Valois », vers 1576, Florence, musée des Offices. Au premier plan, à droite, Marguerite de Valois et son frère le duc François d'Anjou.La femme, coupable de la pomme de la tentation, devient porteuse de maléfices et de corruption, une diablesse à désarmer par le mariage et les grossesses. Des théologiens mettent en valeur son infériorité puisqu’elle est issue d’une côte d’Adam ; à quoi les lettrées d’alors répliquent que Eve n’était pas née d’une côte mais « à côté d’Adam ». La reine Margot, leste gourgandine, soutient même que « la femme est supérieure à l’homme car elle a été créée après lui » et donc améliorée.

Quant au sexe, les maîtres en morale voulaient le réfréner, même dans le mariage. Le chaste Calvin accepte « l’honneste volupté » dans le couple mais refuse que le mariage soit « profané de lascivité déshonnête. » À d’autres lieux et en d’autres compagnies pour la lascivité !

Les épouses savent au besoin se venger. Si le mari est « défectueux », elles mettent en branle, si on peut dire, les Tribunaux de l’impuissance qui fleurissent au XVIe siècle. « On dit qu’un certain marquis dans Paris, ne fait que dormir au lit. Sa femme crie et tempête. » Une action judiciaire est engagée.

Le dit marquis doit se soumettre à une démonstration publique de son érection, avec la belle-mère au premier rang. Des paris sont lancés, bandera, bandera pas ? Les spectateurs s’agglutinent aux fenêtres. Le marquis, après un début prometteur, passe de vit à très plat. Il est déclaré impuissant et sa femme peut divorcer.

Luxure et dissolution charnelle, Le Livre des bonnes mœurs, Vallée de la Loire vers 1490, Chantilly, musée Condé.Sous le vocable de sexe faible, la femme s’est toujours pliée à de nombreuses règles (les hommes aussi d’ailleurs, sous le vocable de sexe fort). Aux canons de la beauté d’abord. Au XIIe siècle, elle devait avoir la taille mince, les jambes longues, les seins petits. Sous la Renaissance, on la voulait plantureuse.

Aux exigences de la procréation ensuite. Si l’épouse ne pouvait donner d’héritier mâle, elle risquait d’être répudiée et les bâtards de son mari légitimés. Catherine de Médicis, qui craignait d’être stérile, s’appliquait sur le ventre des cataplasmes de vers de terre et de fientes de vaches, conseillés par des bonnes femmes un peu sorcières.

Le problème de bien des femmes était leur manque d’éducation sexuelle. Quand Louis XII engagea une procédure de divorce et mit en doute la consommation de son union avec Jeanne de France, celle-ci, interrogée par un tribunal ecclésiastique, se troubla et avoua ne plus savoir très bien si elle avait eu une relation sexuelle avec son mari. Comme elle refusait un examen intime, le mariage fut déclaré nul en décembre 1498. Les hommes n’étaient pas épargnés par l’ignorance. Henri IV, en perpétuelle érection, fut persuadé jusqu’à l’âge de 40 ans, que son sexe était un os !

Psyché montrant à ses soeurs les présents de l'amour, Jean-Honoré Nicolas Fragonard, 1753, Londres, National Gallery. Agrandissement : L'heureuse fécondité, Nicolas de Launay, 1777, Londres, British Museum.

Vertu gadin

Toute norme a ses échappatoires, en témoigne la liberté d’actes et de paroles des unes et des autres. Dès treize ans, la future reine Margot reconnaissait avoir « forte chaleur au corbillon » ; Ronsard célébrait « le petit trou, trou mignard, trou velu » ; Catherine de Médicis s’entourait d’un escadron de jolies femmes bien dotées en godemichés.

Fou du XVI° siècle tenant un godemiché. Agrandissement : Une jeune fille essayant le matériel fabriqué à Murano. Estampe érotique de Marcantonio Raimondi, XVe s., Nationalmuseum, Stockholm.Dans les coulisses du « Grand siècle », Ninon de Lenclos « qui jamais ne dit non » forma la future marquise de Maintenon, épouse de Louis XIV, aux positions improbables, les femmes provoquaient les hommes trop réservés, « Baise-moi ! », annonçaient leur désir en disant « ressentir un je ne sais quel feu qui embrase mon intimité » et en montrant leur « guillery » avant qu’elles ne portent des culottes, des caleçons qui étaient en fait des « cale cons ».

Ces dames se satisfaisaient entre elles et la princesse Palatine, épouse de Monsieur dit Madame pour son goût des robes et des hommes, confessait : « Je fais de mon mieux comme quelqu’un qui joue seul du violon. » La toute jeune Marie-Thérèse applaudissait son royal époux après l’amour et l’on appréciait les turlupinades dans les bosquets de Versailles.

Les dispositions galantes étaient valorisées et au diable si la mère de Jeanne Bécu, future du Barry, se donnait aux plus avenants et se vendait aux plus offrants. Au XVIIIe siècle, elles étaient maîtresses des salons parisiens politiques et littéraires. Dans les années 1780, la très friponne Mademoiselle Guimard organisait dans sa demeure parisienne des soupers entre amis aux orgies épicées à faire frémir nos bien-pensants. « Nous étions des esprits libres dans des corps affranchis. L’amour était un art et nous avions bien du talent. »

Assemblée dans un parc ou La Déclaration d'amour, Jean-François de Troy, 1731, Berlin, Schloss Charlottenburg. Agrandissement : Deux hommes et une femme en train de faire l'amour, William Ward, vers 1787, Londres, British Museum.

Point trop nymphos

Tout change en 1793 avec la Révolution jacobine devenue une affaire d’hommes. Les femmes qui en étaient à l’initiative furent caricaturées et exclues. Olympe de Gouges, auteur de la « Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne », fut qualifiée d’hystérique et guillotinée.

Théroigne de Méricourt en amazone, gravure d'après un tableau d' Auguste Raffet. Agrandissement : Croquis d'après nature de Théroigne de Méricourt à la Salpêtrière en 1816, réalisé par Georges François Marie Gabriel à la demande du médecin Jean-Étienne Esquirol, Paris, musée Carnavalet.Théroigne de Méricourt, n’hésitait pas à prendre la parole dans les débats pour réclamer le droit de vote pour les femmes. Le 15 mai 1793, elle fut prise à partie par une troupe de furies avinées se disant « citoyennes républicaines », dénudée en public et fessée. La pauvre Théroigne en perdit la raison et finit internée.

Le Code civil de Napoléon en 1804 entérina le pouvoir masculin et renvoya les femmes au seul domaine domestique. On en revint à la tradition antique du sexe faible, « l’imbellicitas sexus ». La féminité est alors devenue « une sorte d’état d’enfance continue » constate le philosophe Auguste Comte.

Passé le bref épisode leste du Directoire, le XIXe siècle prétendit au romantisme amoureux et contrarié avec ses langueurs et ses états d’âme. La chambre conjugale devint un sanctuaire d’où les miroirs et la lumière étaient bannis. Madame encore vêtue éteignait la bougie avant de rejoindre Monsieur qui gardait sa chemise.

Femmes dans une maison close, Constantin Guys, 1860.

Pour la performance sexuelle et les écarts en tout genre, les hommes s’en remettaient aux savoir-faire des spécialistes des bordels, quitte à faire profiter, rarement, leurs épouses des connaissances acquises et à se vanter, souvent, de leurs exploits auprès de leurs amis.

Eugène Auguste François Deully, Ève, 1887, Collection privée. Agrandissement : La Bacchante, Gustave Courbet, 1844-1847, Fondation Rau, Cologne.Il y eut quand même d’innombrables exceptions. On connaît George Sand, moins la cantatrice Eléonore Brault, amante de Napoléon III, une gaillarde de 1,85 m, qui circulait à cheval à bride abattue, maniait le sabre ou le pistolet à la hussarde, et avait pour maxime : « Je n’ai jamais trahi que les serments de ma chair. »

Sous le Second Empire entraîné par les musiques d’Offenbach, les femmes revendiquent sous un slogan : « La femme est à l’homme ce que l’homme est au gorille. » avec pour mot d’ordre : « Tremblez, tyrans portant culottes ». Ces femmes libérées, qualifiées par ironie de « saucialistes » pour mieux les renvoyer à leurs fourneaux, défilent en pantalon, coiffées d’un képi, l’arme à l’épaule. Au nombre de cinq mille, elles réclament le service militaire féminin obligatoire et l’obligation pour les hommes de participer aux tâches ménagères.

Pour notre gouverne

Les moralistes de tout poil, pétris de leur bonne conscience religieuse ou laïque, ont voulu régenter l’intimité de leurs semblables, surtout les femmes, mais pas seulement. Dans le même temps, ils ne s’inquiétaient pas trop de ce qui se passait dans l’univers clos des familles populaires, violences et viols s’exerçant sur les gamins, filles et garçons, en toute discrétion et impunité.

En ce XIXe siècle bourgeois, l’irruption de la médecine dans l’univers moral a fait passer les transgressions du domaine du péché à celui de la pathologie. Un professeur de médecine, il y en avait déjà beaucoup, a cru bon de signaler que l’onanisme est source d’innombrables maux. Il a donc semblé nécessaire de le traiter par l’infibulation des filles, l’ablation du prépuce du garçon, au nom savant de « posthétomie », sans anesthésie « car la douleur peut avoir un effet salutaire sur le déviant », le tout sous couvert d’hygiénisme.

Il était loin le temps où des praticiens bienveillants exhortaient à évacuer régulièrement ses semences et soulageaient les « fureurs utérines » de leurs patientes impatientes par des orgasmes médicalement assistés !

La Salle de bain idéale, Affiche Raymond Tournon, XIXe siècle, Paris, BnF. Agrandissement : Le bain, Jules Scalbert, XIXe siècle.

La psychiatrie, la police, la justice et les médias ont pris le relais de l’Église pour créer un nouvel ordre moral, fondement de l’État, justifié par la science et contrôlé par le droit. Ce gouvernement des corps a touché tous les domaines de l’intime. Il a établi insidieusement l’infériorité légale de la femme qui ne pouvait disposer de son corps par l’interdiction de la contraception et de l’avortement.

Il a enrégimenté les garçons dans la conscription obligatoire qui en a fait « des hommes ». Il a écarté ceux qui n’entraient pas dans le moule, femmes célibataires devenues des « vieilles filles », mâles homosexuels qualifiés de sous-hommes.

Ce sont les guerres de masse de la fin du XIXe et du XXe siècle, qui ont bouleversé la situation de la femme. Les hommes au front, elles ont pris en main les emplois vacants. Les garçonnes des années folles portaient cheveux courts, pantalon, veste et cravate. Une suffragette de la Belle époque se fit accepter d’un club féministe en arguant du fait qu’elle avait assassiné son mari.

Il faudra quand même attendre le 21 avril 1944 pour que de Gaulle concède le droit de vote aux femmes (la gauche radicale socialiste a longtemps craint qu’elles ne votent comme leur confesseur), la loi Neuwirth de 1967 pour disposer de la contraception, et celle de Simone Veil en 1975 pour l’IVG.

Question de genre

Henri III avait bien de la chance, constate un chroniqueur de la Renaissance : « Il ne fut mâle ni femelle. Lequel des deux choisir ? Mais qu’importe à qui l’on ressemble, il vaut mieux les avoir ensemble, on en reçoit double plaisir. ».

Avec la banalisation de l’homosexualité en 1982 et le mariage pour tous en 2013, l’usage généralisé de la capote, les réseaux dits sociaux où des hommes et des femmes de tout âge espèrent se rencontrer, les interdits se sont déplacés mais n’ont pas disparu.

Ève avant et après le péché, Eugène Delaplanche, XIXe siècle, Paris, musée d'Orsay.La « majorité sexuelle » ou « âge de consentement » a mis à l’index la pédophilie, admise pendant des siècles comme vecteur de formation, mais devenue un crime. Le délit nouveau de harcèlement sexuel, intégré à la notion de sexisme en 2015, empêche désormais toute idée de « pelotage » et conduit les imprudents impudents devant les tribunaux.

L’écriture inclusive, autrement dit le « langage non sexiste ou dégenré », entend lutter contre la « pratique sexiste » qui fait que « le masculin l’emporte sur le féminin ». « Tous » devient « toustes », « ceux » devient « ceulles ». Un(e) universitaire s’intitule fièrement « autaire et cherchaire à Sorbonne.  »

Élue écologiste à la mairie de Paris en 2020, Alice Coffin entend résister à la domination des hommes : « Il faut les éliminer de nos esprits, de nos images, de nos représentations afin de se construire en tant que femmes. Je ne lis plus les livres des hommes. Je ne regarde plus leurs films. Je n’écoute plus leurs musiques. » Adieu Flaubert, Bergman et Mozart. L’écologique Sandrine Rousseau s’oppose à Yannick Jadot son rival pour l’élection présidentielle de 2022 : « Je rêve de les lui briser avec un marteau. » dit-elle dans L’Obs.

Avec le retour du politiquement correct et du tout judiciaire, Jacques Chirac pourrait-il encore révéler qu’il aimait « les femmes qui ont un frelon dans la petite culotte » ?

Bibliographie

Isabelle Grégor et André Larané, Les Femmes à travers l’Histoire. Avancées et reculs de l’Antiquité à nos jours, Éditions Hérodote.net, 2021,
Emmanuel Todd, Où en sont-elles ? Une esquisse de l’Histoire des femmes, Seuil, 2022,
Et bien sûr, Alain Dag'Naud, Les dessous croustillants de l'Histoire de France, Larousse, 2016.


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Le vote des femmes
Publié ou mis à jour le : 2022-05-08 14:19:16

 
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