L'homosexualité : crime de droit et tolérance de fait (avant 1789)>>
L'homosexualité est aussi ancienne que l'humanité, rappelons-nous en introduction de notre livre numérique L’homosexualité au fil des âges. Ses pratiquants, quoique minoritaires et souvent victimes de violences et d'exclusion, ont toujours participé à la vie sociale.
L'anthropologue Maurice Godelier évoque ainsi des sociétés primitives qui inscrivaient la cohabitation homosexuelle parmi les rites de passage de l'enfance à l'âge adulte. Des tablettes et sceaux en argile témoignent d'une pratique banalisée de la sodomie entre personnes du même sexe dans les cités sumériennes de Mésopotamie, dès le IIe millénaire av. J.-C.
Autres temps, autres mœurs. Dans la Grèce classique, les notables, pédérastes plutôt qu'homosexuels, mettaient un point d'honneur et beaucoup de plaisir à partager la couche d'un garçon pourvu qu'il fut impubère. C'était leur façon d'amener le garçon à l'âge adulte et de faire son éducation.
Les citoyens d'Athènes avaient tout de même le souci de perpétuer leur lignée et se mariaient donc, passée la trentaine, avec une jeune fille d'une quinzaine d'années, aussitôt confinée dans le gynécée (équivalent antique du harem).
Les Romains adoptèrent sans difficulté les mœurs des Athéniens, y compris leur goût pour les adolescents. Mais, davantage que les Grecs, semble-t-il, ils réprouvèrent les hommes mûrs qui, tel Sénèque, le précepteur de Néron, affichaient une relation avec un homme de leur âge !
Entre compassion et condamnation
Dans les derniers siècles de l'empire romain, sous l'effet du puritanisme stoïcien, la pédérastie fut finalement condamnée de même que les relations entre adultes du même sexe, et l'on remit à l'honneur l'amour conjugal.
Influencés par les stoïciens païens et par la Bible hébraïque (« Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination », Lévitique, 18, 22), les Pères de l'Église sanctionnèrent à leur tour l'homosexualité et plus généralement les pratiques « sodomiques » qui valurent à la ville biblique de Sodome d'être détruite par Yahvé.
L'Église médiévale a rangé parmi les péchés mortels toutes les pratiques sexuelles non conventionnelles au seul fait que les hommes qui s'y adonnent se soustraient au devoir de procréation en gaspillant leur sperme.
L'homosexualité en tant que telle ne fut jamais sanctionnée par les autorités religieuses et civiles, du moins au début du Moyen Âge. D’ailleurs, les pénitentiels qui définissaient les sanctions attachées aux différents péchés se montraient très accommodants avec elle.
Dans le même temps, au XIIe siècle en particulier, les membres de l'aristocratie et des cours princières ne se gênaient pas pour afficher une grande liberté de mœurs. En cette époque d'amour courtois, l'adultère et les relations homosexuelles ne scandalisaient pas grand monde.
Sodomie, hérésie et sorcellerie
C'est essentiellement à partir du XIVe siècle que l'homosexualité tomba pour de bon sous les foudres de la loi. Avec ce siècle prit fin le « beau Moyen Âge ».
La surpopulation des campagnes, le début du « petit Âge glaciaire », la guerre de Cent Ans et l'irruption de la Grande Peste portent un coup fatal à l'optimisme médiéval. Pour ne rien arranger, l'Église, confrontée à la montée en puissance des États tel celui de Philippe le Bel, en vient à se diviser, du Grand Schisme à la rébellion des hussites de Bohême, qui précède d'un siècle la Réforme de Luther.
Dans cette atmosphère troublée, on voit émerger la chasse aux juifs. De leur côté, des homosexuels sont suspectés d’hérésie par assimilation avec les Cathares qui, comme eux, refusaient le mariage !
Les coutumes locales, qui édictent le droit, multiplient les peines contre la sodomie dans un souci de moralisation qui inclut aussi la lutte contre la prostitution, les jeux de hasard, le blasphème, etc. Les sanctions vont de l'amende au bûcher en passant par le pilori, la confiscation de biens ou encore la mutilation, les peines les plus lourdes étant réservées aux crimes tels que le viol d'un enfant.
Plus tard, sous le règne de Louis XIV, le juriste Jean Domat écrit : « Le crime de sodomie est un crime contre nature, digne de la plus sévère punition » (Les Lois civiles dans leur ordre naturel, 1689). Plus tard, un autre juriste, François Serpillon, présente la sodomie comme un « crime de lèse-majesté divine ».
À dire vrai, ces prescriptions furent rarement appliquées à la lettre et les condamnations pour fait de sodomie ou d'homosexualité demeurèrent exceptionnelles. L'historien Claude Courouve a dénombré ainsi une quarantaine de bûchers en France dans les cinq siècles qui ont précédé la Révolution. Une bonne partie des condamnés avaient commis des meurtres en plus de leurs pratiques homosexuelles, à l'image du sinistre Gilles de Rais.
Quoique peu nombreux, ces « bûchers de Sodome » sont à rapprocher de la « grande chasse aux sorcières » qui envoya 30 000 à 60 000 malheureuses au bûcher entre 1560 et 1630, essentiellement dans l'Europe protestante et germanique.
Quelle que soit la sévérité des lois, les artistes et les membres de l'oligarchie n'en gardent pas moins une grande liberté de mœurs. C'est tout juste si, à Florence, le jeune Léonard de Vinci, visé par une dénonciation anonyme, doit s'exiler pour deux ans en 1476.
Cette liberté de mœurs se retrouve au XVIIe siècle dans les cours princières où les adeptes du « beau vice » sont légion parmi les grands seigneurs qui entourent le roi de France. Le propre frère de Louis XIV, Philippe d'Orléans, était connu pour ses manières efféminées (il avait d'ailleurs été encouragé à se comporter en fille dès la petite enfance afin qu'il ne fasse pas de l'ombre à son aîné).
Cela n'empêche pas de condamner pour l'exemple quelques libertins coupables de relations contre nature mais aussi de propos antireligieux et d'écrits satiriques qui visent la Cour.
Quand survint la Révolution, le crime de sodomie était tout bonnement oublié. Les rédacteurs du Code pénal de 1791 l'ignorèrent tout comme le blasphème, le sacrilège et quelques autres joyeusetés des Pères-la-pudeur...
Eugénisme et puritanisme progressiste
Tout change à la fin du XIXe siècle. L’homosexualité en vient à tourmenter les scientifiques. Avides de progrès, ils se détournent de l’enseignement de l’Église et aspirent à « améliorer la race humaine » dans le droit fil du darwinisme social et des théories eugénistes en vogue. Ils considèrent la préférence pour les personnes du même sexe comme une maladie honteuse ou une tare. Même chose pour la masturbation. Ils préconisent au nom de l'eugénisme d'enfermer les personnes concernées dans des hôpitaux psychiatriques ou des prisons, voire de les « guérir » par des lobotomies (chirurgie du cerveau) !
À la même époque, les savants et les penseurs des sociétés démocratiques, se font fort de hiérarchiser les races humaines par des méthodes « scientifiques » comme la phrénologie (morphologie des cerveaux) ou encore de démontrer l'infériorité naturelle du « sexe faible ». Paradoxe des paradoxes, ces dérives surviennent à l'apogée de la civilisation européenne, quand ses artistes, ses lettrés, ses industriels, ses savants... et ses soldats convertissent le monde entier à la modernité.
L'Église catholique, qui faisait à la fin du XIXe siècle figure d'institution passéiste dans une société devenue massivement anticléricale, se trouve dès lors isolée dans son combat contre toutes ces formes d'eugénisme.
Mais sans doute par un reste de religiosité, les pays de culture catholique s’abstiennent de pénaliser explicitement les relations entre personnes du même sexe. En France comme en Espagne, au Portugal ou encore en Italie, y compris sous le fascisme, policiers et magistrats s’en tiennent à traquer les homosexuels sous le chef d’« outrage à la pudeur ».
Il en va différemment dans les pays de culture protestante, au Royaume-Uni, dans le Commonwealth et aux États-Unis, ainsi qu’en Allemagne, en Suisse et en Scandinavie. L’homosexualité y est explicitement sanctionnée, parfois de plusieurs années de prison. Notons que ces pays se confondent en bonne partie avec ceux qui ont pratiqué avec le plus de frénésie la « grande chasse aux sorcières » deux siècles plus tôt.
L’homosexualité est en Angleterre considérée comme un crime passible de peines de prison même pour des pratiques comme la masturbation entre hommes. Mais cela ne va freiner en rien les ardeurs des membres de la haute société ! Et si la loi conduisit en 1895 à l'incarcération de l'écrivain Oscar Wilde, ce fut moins en raison de son homosexualité que de ses offenses envers un membre de la haute aristocratie, le père de son jeune amant.
L’Empire allemand n’est pas en reste. Le paragraphe 175 du Code pénal de 1871 punit ainsi jusqu'à cinq ans de prison les « actes ressemblant au coït » perpétrés entre hommes.
Difficile retour à la liberté des mœurs
Après la Première Guerre mondiale, durant les « Années folles », les esprits se détendent. L’Europe est considérée comme un eldorado pour les mouvements homosexuels qui se multiplient notamment en Allemagne.
Côté scientifique, l'Allemand Magnus Hirschfeld, médecin et militant homosexuel, fait valoir que l'homosexualité n'est pas une perversion mais une forme de sexualité comme une autre, une « âme de femme prisonnière dans un corps d'homme ». Il tente d'obtenir l'abrogation du paragraphe 175 mais meurt en 1935 sans y être arrivé.
La situation dérape dans les années 1930, avec la crise induite par le krach de 1929 et la dictature stalinienne. En URSS, le Code pénal de 1934 introduit une sévère pénalisation de l'homosexualité dans son Article 121. S’alignant sur Moscou, les partis communistes européens, à leur tour, désignent l’homosexualité comme étant une « perversion fasciste ».
Le parti nazi exalte à ses débuts les vertus viriles des mythiques ancêtres germains et parmi celles-ci l'homosexualité entre compagnons de combat. Mais lorsqu'il accède au pouvoir, Hitler y met très vite le hola dans le souci de séduire lui aussi les familles allemandes. Ernst Röhm, chef des SA et homosexuel notoire, paya de sa vie son incompréhension du nouveau cours des choses.
Selon les estimations de plusieurs historiens, environ 50 000 homosexuels ont fait l’objet d’une condamnation par le régime nazi. Parmi eux, entre 5000 et 15 000 ont été envoyés en camp de concentration, où la plupart périrent en raison des conditions de détention inhumaines malgré l’absence de volonté explicite d’exterminer les homosexuels. Ce sont les tristement célèbres « triangles roses ».
Les théories hygiénistes perdurèrent jusqu'au milieu du XXe siècle comme le montre le sort odieux fait au mathématicien Alan Turing en Angleterre en 1952, et c'est seulement le 17 mai 1990 que l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) retira l'homosexualité de la liste des maladies mentales.
Retour à la normalité
À Vichy, derrière un discours volontiers moralisateur, diverses sommités d'extrême-droite se signalèrent par leurs penchants homosexuels. Parmi elles, Robert Brasillach, rédacteur en chef de Je suis partout, Abel Bonnard, ministre de l’Éducation de Vichy, Jacques Benoist Méchin, secrétaire d'État, ou encore Marcel Bucard, fondateur de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF).
En même temps, dans le souci de protéger la jeunesse, le gouvernement de Vichy édicta la loi du 6 août 1942 qui pénalisait les rapports sexuels d'un adulte (21 ans et plus) soit avec un mineur de l'autre sexe de moins de 13 ans, soit avec un mineur du même sexe de moins de vingt-et-un ans (article 331-2 du Code pénal). Par cet écart d'âge, il introduisit pour la première fois dans le droit français une distinction entre l'homosexualité et l'hétérosexualité.
Cette loi fut promulguée dans une totale indifférence, mais jusqu'à la fin des années 1970, policiers et juges y virent un motif supplémentaire de mettre à l'amende et éventuellement en prison des adultes reconnus coupables d'avoir eu une relation avec un mineur de leur sexe. Leur zèle fut encouragé par une ordonnance du 25 novembre 1960 « relative à la lutte contre le proxénétisme » qui créait une circonstance aggravante en cas d'outrage public à la pudeur lorsque celui-ci était commis avec une personne du même sexe.
Du fait de ces textes et des réserves de l'opinion à leur égard, les homosexuels demeurèrent confinés dans la sphère privée. Sur la place publique, ils étaient seulement représentés par la revue Arcadie fondée en 1954 par André Baudry.
Quoi qu'il en soit, Jean Cocteau, Colette, l'académicien Julien Green, les écrivains Roger Peyrefitte, Marcel Jouhandeau ou encore Henri de Montherlant, l'historien Pierre Gaxotte, les philosophes Roland Barthes et Michel Foucault, le Prix Nobel André Gide, les couturiers Yves Saint-Laurent et Karl Lagerfeld, l'acteur Jean Marais ou le chanteur Charles Trenet attestent que leur orientation sexuelle n'était pas un obstacle à l'ascension sociale et aux honneurs publics... sous réserve qu'ils ne l'affichent pas !
Charles Trenet, qui veillait comme tout un chacun à rester discret sur son homosexualité, n'en fut pas moins appréhendé le 13 juillet 1963 dans une brasserie d'Aix-en-Provence en compagnie de quatre mineurs (la majorité civile était alors fixée à 21 ans). Inculpé d'« outrage public à la pudeur », il fut incarcéré pendant un mois. Notons que le public ne tint aucunement rigueur de ses mœurs au « Fou chantant ».
D'autres, moins célèbres, n'eurent pas sa chance. Plusieurs milliers d'homosexuels furent appréhendés et parfois incarcérés pour plusieurs mois, toujours sous l'inculpation d'« outrage à la pudeur » et de relations avec des mineurs du même sexe.
Les homosexuels passent à gauche
Les homosexuels sortirent de l'ombre dans les années 1970 quand, aux États-Unis, une intervention musclée de la police dans un bar gay de New York aboutit à la création du Gay Liberation Front !
La gauche politique qui, jusque-là, les ignorait, s'empara de leurs revendications et l'homosexualité devint un marqueur du progressisme de gauche. En 1971 fut ainsi fondé le FHAR, Front homosexuel d’action révolutionnaire.
Le 23 décembre 1980, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, fut abrogée l'ordonnance de 1960. Enfin, l'ultime discrimination qui subsistait dans le droit français, à savoir la loi du 6 août 1942, fut abrogée dix-huit mois plus tard par la loi Forni du 4 août 1982, ainsi nommée d'après son rapporteur Raymond Forni, sous la présidence de François Mitterrand.
Tout s'accéléra au début des années 1980 avec l'irruption du virus VIH-1. L'épidémie de sida qui s'ensuivit, avec son effroyable cortège de victimes, entraîna un activisme sans précédent des associations et provoqua aussi un repli communautaire. Les homosexuels émergèrent sur la scène publique avec une presse magazine à leur intention, comme Le Gai Pied, fondé en 1979.
C'est en bonne partie grâce à leur mobilisation que l'épidémie de sida put être plus ou moins contenue et qu'une législation bienveillante permit aux homosexuel(le)s de trouver leur place dans les sociétés occidentales.
Mais les choses n'en restèrent pas là. Poussant leur avantage, les organisations communautaires firent de l'homosexualité un critère d'appartenance et chacun fut sommé de se définir dès l'adolescence comme homo ou hétéro.
• En 1973, dans Les Valseuses de Bertrand Blier, les héros pratiquaient sans complexe une sexualité débridée tant homo- qu'hétérosexuelle.
• En 2000, dans la comédie de Francis Veber Le Placard, le héros devait choisir son camp.
Entre les deux dates ci-dessus s'est imposé le principe d'enfermement communautaire au détriment du principe de non-détermination qui avait prévalu dans la culture occidentale, selon lequel on pouvait à un moment ou un autre, surtout dans l'adolescence, s'abandonner à des pratiques homosexuelles.
L'« outing » par lequel les activistes homosexuels dénoncent quiconque voudrait protéger son jardin secret renvoie à une forme inédite de « puritanisme inversé ». Il impose à chacun d'afficher son identité sexuelle (son « genre ») et abat le mur opaque qui séparait autrefois sentiments privés et vie publique. Il tend à réduire les sentiments à un choix d'orientation sexuelle.
L'ouverture du mariage aux couples homosexuels s'inscrit dans cette dichotomie (on est tout l'un ou tout l'autre). C'est là aussi une singulière rupture par rapport à la fin des années 1960 quand le mariage était considéré comme un archaïsme bourgeois tel qu'il n'y aurait bientôt plus que les curés pour en rêver !
Cela étant, dans les pays occidentaux, l'homophobie (« peur de l'homosexualité ») se cantonne désormais à quelques milieux marginaux. Elle n'en est que plus réprimée conformément au « paradoxe de Tocqueville » selon lequel un phénomène devient plus insupportable à mesure qu'il décline.
L'homosexualité oppose l'Occident chrétien au reste du monde
La réprobation de l'homosexualité demeure toutefois virulente en France dans les diasporas africaines ou musulmanes où elle est perçue comme un obstacle à la perpétuation de la famille. C'est au point que des églises évangéliques d'origine afro-américaines prescrivent des « thérapies de conversion » pour ramener les homosexuels dans le droit chemin. C'est en moins brutal une variante des traitements chirurgicaux destinés à « changer » de sexe.
Ce clivage au sein des sociétés multiculturelles du XXIe siècle reproduit l'opposition entre une chrétienté occidentale plus ou moins bienveillante à l'égard de l'homosexualité et le reste du monde. L'ennui est que celui-ci est devenu ultra-majoritaire (90% de la population mondiale) et prend le contrepied d'un Occident vieillissant et en voie d'appauvrissement, plus guère en mesure d'imposer ses principes.
En 2015, à la tribune de l'ONU, le président Mugabe (Zimbabwe) déclara tout bonnement que « l’Afrique ne voulait pas de gays sur son sol » car l’homme noir se devait de « perpétuer sa race avec des femmes. » Et en janvier 2024, quand, à Paris, Gabriel Attal devint Premier ministre, le magazine dakarois Dakar Times titra tout bonnement : « Le lobby homosexuel prend le pouvoir en France ».
Sur la carte ci-après, chaque région du monde est représentée par un cercle dont la surface est proportionnelle à son poids démographique (nombre de naissances en 2015-2020) :
• Le blanc figure les populations des pays bienveillants envers l’homosexualité (gay-friendly) ;
• le noir figure les populations des pays ouvertement hostiles à l’homosexualité et le gris les populations des pays modérément bienveillants.
Le texte ci-dessus est un condensé de notre livre numérique L’homosexualité au fil des âges . Vous retrouverez dans celui-ci les développements, citations, commentaires, sources et illustrations propres à répondre à toutes vos interrogations.




L'homosexualité au fil des âges :










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