Toute l'Histoire en un clic
Herodote Facebook Herodote Twitter Herodote Youtube
Ami d'Herodote.net
 
>> Gengis Khan (1155 - 1227)

Vous avez accès à
deux dossiers complets
autour de ce sujet :

Toute l'Histoire en un clic
Publicité

Gengis Khan (1155 - 1227)

Le plus vaste empire qui ait jamais existé


Le 18 août 1227 meurt Gengis Khan (on écrit aussi Genghis khan). Ce guerrier intelligent et d'une extrême dureté, est le fondateur d'un empire de la steppe, éphémère mais plus vaste qu'aucun autre empire ayant jamais existé.

Un enfant de la steppe

Gengis Khan est né dans les steppes d'Asie centrale sous le nom de Temutchin vers 1155, dans le clan mongol des Qyiat. Son père Yesügai, le chef du clan, négocie le mariage du garçon avec la fille d'un chef de clan voisin, Börte. Mais Yesügai meurt peu de temps après.

Orphelin, le jeune Temutchin mène une vie errante dans la steppe avec sa mère, ses frères et sa soeur. Ayant survécu jusqu'à l'âge d'homme, il va réclamer la main de sa fiancée. Chose promise, chose due. Le mariage consacre le premier rapprochement entre deux clans mongols.

Rassuré sur son avenir, Temutchin se fait bientôt proclamer Khan et prend la tête de plusieurs clans mongols. Dès lors, il ne va avoir de cesse de réunir sous son autorité tous les nomades de la steppe, Mongols et Turco-Mongols. C'est chose faite au printemps 1206. Agé d'une quarantaine d'années, il se fait reconnaître souverain par toutes les tribus et se voit conférer le nom de Gengis Khan («roi universel» en mongol).

L'événement a lieu au cours d'une assemblée plénière, un kuriltaï.

Peuple nomade vivant de l'élevage extensif des troupeaux dans les steppes d'Asie, les Mongols bénéficient en ce début du XIIIe siècle de conditions climatiques exceptionnelles qui leur assurent toutes les ressources en vivres indispensables à de lointaines expéditions. En contact avec les peuples sédentaires d'Europe et d'Asie, une grande partie des Mongols a renoncé aux religions chamanistes traditionnelles au profit du bouddhisme, du manichéisme iranien et surtout... du christianisme de rite nestorien.

La conquête du monde

Fort de son prestige, Gengis Khan rallie à lui deux autres peuples de la steppe, les Ouïghours et les Öngüt, installés aux confins de la Chine, et entame la conquête de celle-ci avec plusieurs centaines de milliers de cavaliers. En mai 1215, il occupe Pékin, massacre la population et rase la cité.

Gengis Khan revient vers l'Ouest, abat le royaume des Kara-Khitaï en 1218 et se retrouve dès lors maître de toute la Haute Asie ainsi que de la Chine du nord. En 1219, il franchit le Syr-Darya, entre en Transoxiane (l'Ouzbékistan actuel) et marche sur Boukhara. La prestigieuse cité, riche de trésors de l'art islamo-persan, est occupée en février 1220 et sa garnison massacrée.

Mais Gengis Khan s'abstient de mettre à sac la ville. Même indulgence pour Samarcande (ou Samarkand), le mois suivant.

Il ravage là-dessus l'Afghanistan. Des centaines de milliers de gens sont massacrés à Bactres comme à Merv, augustes cités de l'antique Bactriane qui ne sont plus aujourd'hui que ruines dans la solitude. Pour le chef mongol, cette façon de terroriser les populations ennemies en les massacrant sitôt qu'elles esquissaient un geste de résistance, était la seule manière de les maintenir dans la soumission. 

L'expansion mongole sous Gengis Khan et ses successeurs

Cliquez sur la carte
Grand khan des Mongols en 1206, Gengis Khan va entamer dans les 20 années qui suivent la conquête de l'Asie, de la Chine du nord aux frontières de l'Europe. 

Mais il reviendra à ses quatre fils (Oegoedaï, Djaghataï, Djötchi et Toloui) et leurs descendants de la compléter. De la Russie à l'Indochine, leur influence se fera ainsi sentir pendant un demi-millénaire...

Triomphe posthume

Reprenant le chemin de la steppe, le conquérant meurt vers 70 ou 72 ans des suites d'une chute de cheval. Il laisse à ses quatre fils légitimes le soin d'étendre les conquêtes vers l'Ukraine et la Hongrie aussi bien que vers la Perse et la Chine.

Le plus jeune, Toloui (ou Tolui) se voit remettre la Chine du Nord et exerce temporairement la régence suprême. Djaghataï, deuxième fils de Gengis Khan, se voit remettre le Turkestan avec notamment la ville de Samarkande.

En 1229, l'assemblée des chefs mongols porte à sa tête Oegoedeï, troisième fils du conquérant, qui a reçu la steppe en apanage et établi sa capitale à Karakorum, au nord-ouest de la Chine. Jusqu'à sa mort, en 1241, il va d'une part donner une base administrative à son empire, avec l'aide de son ministre chinois Yelü Chucai, d'autre part poursuivre la conquête de la Chine et développer ses attaques vers l'Europe, avec son général Subutèi. Sa mort sauve l'Europe in extremis.

Djötchi, autre fils de Gengis Khan, meurt trop tôt pour jouir du pouvoir. Ses fils reçoivent la Sibérie occidentale. L'un d'eux, Batou (ou Batu), va créer sur les bords de la mer Caspienne un puissant khanat qui va pendant près de trois siècles terroriser les Russes : le khanat de la Horde d'Or.

En 1251, le fils aîné de Toloui, Mongka (ou Mangu),  est élu grand khan. Jusqu'à sa mort en 1259, il va donner à l'empire mongol sa plus grande extension. 

Il confie à son frère  Kubilaï (ou Qubilay) le soin d'achever la conquête de la Chine. Kubilaï Khan va s'acquitter de sa tâche, réunifier la Chine et fonder la dynastie Yuan. C'est lui qui accueillera Marco Polo à Pékin.

Un autre frère de Mongka, Houlégou (ou Hulagu), se voit remettre les plateaux iraniens. Il se lance à la conquête de l'Irak et du Proche-Orient alors même que les croisés francs sont en voie d'en être chassés par les Turcs. D'aucuns rêvent un moment d'une alliance entre Louis IX (Saint Louis) et le khan mongol pour prendre à revers les Turcs ! Houlégou abat la secte des Assassins et aussi brûle Bagdad, consacrant la mort de l'empire abasside.

Version intégrale pour les amis d

Publié ou mis à jour le : 2015-10-09 22:46:13

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Danie Mirat (04-10-201605:27:59)

Au magnifique livre de René Grousset, on peut ajouter " L'histoire secrète des mongols "
Traduite du mongol et annotée par Marie-Dominique Événements et Rodica Pop dans la série Connaissance de l'Orient, collection UNESCO chez Gallimard.

kaczmarkiewicz (26-07-201222:00:34)

Je reviens d'un voyage de Moscou Pekin en passant par la Mongolie ou j'ai pu voir et visiter la statue de Gengis Khan ce documents a permis d'approfondir l'histoire de ce grand persoonage en dehors de notre histoire de France.


Les Amis d'Herodote.net peuvent envoyer un commentaire sur cet article.

Suivez Herodote.net sur twitter
Offrez-vous quelques minutes d'évasion
avec Les Chroniques d'Herodote.net

Adhérez aux Amis d'Herodote.net

A qui la chapelle Sixtine doit-elle son nom ?

Réponse
Publicité