Toute l'Histoire en un clic
Herodote Facebook Herodote Twitter Herodote Youtube
Ami d'Herodote.net
>> 21 juillet 1798

Vous avez accès à
deux dossiers complets
autour de ce sujet :

Toute l'Histoire en un clic
Publicité

21 juillet 1798

Bataille des Pyramides


Le 21 juillet 1798, non loin des pyramides de Gizeh, le général Napoléon Bonaparte défait les Mamelouks. Habilement exploitée par la propagande napoléonienne, cette bataille va magnifier l'image du général vainqueur en lui apportant une touche supplémentaire d'exotisme et d'épopée orientale.

Elle n'empêchera pas l'expédition d'Égypte de déboucher sur un fiasco militaire, le premier avant ceux de Saint-Domingue, d'Espagne et de Russie.

Origines de l'expédition

Cette expédition a été décidée en 1797 par le gouvernement républicain du Directoire après une série de victoires en Europe qui ont permis à la Grande Nation d'atteindre ses «frontières naturelles» sur le Rhin mais non de vaincre l'Angleterre.

Le général Napoléon Bonaparte, fort de ses victoires en Italie, caresse le rêve d'une expédition orientale qui permettrait de couper à l'Angleterre la route des Indes. Le ministre des Relations extérieures, Talleyrand, partage son rêve. En conséquence de quoi le Directoire décide, début 1798, d'envahir la Confédération suisse, alliée séculaire de la France, afin de financer la future expédition d'Orient avec le trésor de Berne.

Bonaparte, récemment nommé membre de l'Institut, rassemble une pléiade de jeunes scientifiques, ingénieurs, artistes et humanistes. Parmi eux, l'artiste aventurier Vivant Denon, qui recueille à 51 ans la chance de sa vie, le mathématicien Gaspard Monge, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire...

La conquête

La flotte appareille de Toulon le 19 mai avec au total 54.000 hommes ! Elle s'empare au passage de l'île de Malte. Trois siècles plus tôt, l'île avait été confiée par Charles Quint aux Chevaliers de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, dénommés ensuite de Rhodes puis de Malte.

Enfin, le corps expéditionnaire débarque à Alexandrie le 2 juillet après avoir échappé presque par miracle à la poursuite de la flotte britannique aux ordres de Nelson. L'Égypte, sous l'autorité nominale du sultan d'Istamboul, est alors dominée par une caste militaire, les Mamelouks

Pressé d'en finir, Bonaparte se dirige d'Alexandrie vers Le Caire, capitale de l'Égypte, par le chemin le plus court, à travers le désert.

Non préparés au soleil, les soldats endurent pendant trois semaines des souffrances épouvantables.

C'est enfin le heurt décisif avec les troupes de Mourad Bey au pied des Pyramides. La bataille dure à peine deux heures. Avec son sens de la propagande, le général invente à propos de cette journée la harangue célèbre : «Soldats, songez que du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent !». C'est le point culminant de l'expédition d'Égypte.

Trompeuse séduction de l'Orient

le général Louis Desaix poursuit les fuyards jusqu'en Haute-Égypte, complétant la soumission du pays. Bonaparte, quant à lui, joue le vizir au Caire, une ville bruissante de plus de 200.000 habitants dans un pays qui en compte trois millions (25 fois plus aujourd'hui). Mais ses illusions se dissipent lorsque sa flotte est détruite à Aboukir.

Prisonnier de sa conquête, Bonaparte ne songe plus dès lors qu'à s'en sortir. Ce sera chose faite le 8 octobre 1799 quand il débarquera à Fréjus... La malheureuse armée d'Égypte, quant à elle, se rendra aux Anglais le 31 août 1801.

Version intégrale pour les amis d

Publié ou mis à jour le : 2018-06-08 17:11:30

Suivez Herodote.net sur twitter
Offrez-vous quelques minutes d'évasion
avec Les Chroniques d'Herodote.net

Adhérez aux Amis d'Herodote.net

D'où vient le surnom d'«Immortel» donné aux membres de l'Académie française ?

Réponse
Publicité