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Citations et Mots d'Histoire

Antiquité

Paul de Tarse    ( - 67)

« C'est lui [le Christ] qui nous a rendus capables d'être ministres d'une alliance nouvelle, non de la lettre, mais de l'Esprit ; car la lettre tue, mais l'Esprit donne la vie »
Source : 2e Épître aux Corinthiens, 3,6

 Saint Paul, Église du Saint-Sauveur (Georgie, 17e siècle)Cette observation de Saint Paul est à l'origine d'une opposition devenue classique entre la lettre et l'esprit. Elle rappelle aux personnes en charge de faire appliquer une loi qu'il importe toujours d'en revenir à l'intention du législateur. Pour les chrétiens, l'observation de Saint Paul est d'une grande importance. Elle confère à ses apôtres, autrement dit à ses envoyés, la faculté de définir le dogme en conformité avec son enseignement. Les préceptes de la foi chrétienne n'ont pas été fixés une fois pour toutes par le Christ. Ils sont susceptibles d'interprétation par ses apôtres et leurs successeurs sous réserve de ne pas entrer en contradiction avec son enseignement. -


Vespasien    (9 - 79)

« non olet » (en latin)
« Il ne sent pas » (traduction)

Cette réplique est de l'empereur Vespasien, qui avait la réputation d'être très économe. L'historien Suétone rapporte dans «Vies des douze Césars» que Titus, fils de Vespasien, reprochait à son père d'avoir établi un impôt sur les urines que les foulons employaient pour le dégraissage des vêtements. En guise de réponse, l'empereur lui mit sous le nez la première somme rapportée par cet impôt et lui demanda s'il était choqué par l'odeur. Vers 1834-1835, en souvenir de cette lointaine anecdote, les latrines publiques prirent à Paris le nom de... vespasiennes !


« Decet imperatorem stantem mori » (en latin)
« Il convient qu'un empereur meure debout. » (traduction)

C'est en se levant, à l'instant de mourir, que Vespasien prononça cette fière formule.


Titus    (39 - 81)

« Berenicem invitus invitam Titus dimisit » (en latin)
« Malgré lui, malgré elle, Titus renvoya Bérénice » (traduction)

Cette citation de l'historien romain Suétone (in Tito, ch. 7) se rapporte à l'empereur Titus Flavius Sabinus Vespasianus, fils de Vespasien.

Il acheva la guerre de Judée qui nous est bien connue par la relation qu'en fit Flavius Josèphe. La Ville sainte fut ruinée et le deuxième Temple détruit en 70.

Titus ramena alors à Rome une princesse juive, Bérénice. Cette fatale beauté était la fille du roi Hérode Agrippa Ier et avait déjà atteint, semble-t-il, l'âge intéressant de 50 ans... Elle réveilla immédiatement les vieilles préventions des Romains contre les intrigantes.

En dépit de son pouvoir, l'empereur ne put venir à bout de l'opposition populaire et dut la congédier. De la citation de Suétone, Racine a tiré l'une des plus célèbres tragédies du répertoire français, «Bérénice». -


« Amici diem perdidi » (en latin)
« Mes amis, j'ai perdu ma journée » (traduction)

Titus, que l'on qualifiait d'«amour et délices du genre humain» aurait fait cette déclaration dans un moment de mélancholie pour souligner qu'il n'avait été d'aucun secours à personne ce jour-là (in Suétone, De vita Cæsarum, Titus divinus, 8). -


Lucius Accius    (-170 - -86)

« Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent. »
Source : Fragments

Fils d'un affranchi et auteur de tragédies aujourd'hui perdues, Lucius Accius met ces paroles dans la bouche d'Atrée, roi légendaire de Mycènes, père d'Agamemnon et grand-père d'Oreste.

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