Juvénal (60 - 130)
« Panem et circences ! » (en latin)
« Du pain et des jeux ! » (traduction)
Source : Decimus Iunius Iuuenalis (Satire X - extrait)
Juvénal, bon observateur de la société romaine, est évidemment sensible à l'un de ses traits les plus marquants : la passion de la plèbe pour les jeux du cirque. La plèbe désigne la grande masse des citoyens pauvres de la ville de Rome. Cette population oisive est prise en charge par l'État qui pourvoie gratuitement à ses plaisirs (jeux du cirque) et à ses besoins matériels (distributions de blé et d'argent). Depuis les réformes initiées par les Gracques, au IIe siècle avant JC, la plèbe n'a cessé de gagner en importance, jusqu'à représenter 600.000 personnes sur un total d'un million. Aucun empereur n'ose s'y opposer. Tous préfèrent se l'attacher par l'assistanat érigé en droit acquis, au risque de compromettre la survie de l'État. D'où les récriminations de Juvénal...

Jésus-Christ (6 avant JC - 33)
« Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison »
Source : Évangile de Jésus-Christ selon Saint Marc (6, 1-6)
Au commencement de sa prédication, dans la province de Galilée où il a grandi, le Christ se heurte au scepticisme de ses auditeurs. Ces derniers voient en lui un voisin qu'ils ont côtoyé pendant de nombreuses années, d'où sa remarque acerbe, que l'on peut lire dans l'Évangile de Jésus-Christ selon Saint Marc (6, 1-6). Et l'évangéliste d'observer : «Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ?».
Notons que dans l'extrait ci-dessus, l'Évangile semble prêter à Jésus des frères et des sœurs, ce qui est admis par les protestants mais contesté par les catholiques. Le mot grec adelphos employé par les évangélistes pourrait en effet désigner aussi bien les frères que les cousins ou les proches du Christ.
Notons que la tradition catholique selon laquelle Marie, la mère du Christ, serait restée vierge et sans autre enfant est relativement récente. Notons aussi, pour en sourire, que les Galiléens désignent les frères du Christ par leur nom mais ne se soucient pas d'en faire autant pour ses sœurs...
Comme aujourd'hui encore, dans maints pays d'Orient, les femmes comptaient moins que les hommes.-
« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! »
Source : Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu (5,1-12)
Ce passage de l'Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu est connu comme le sermon des Béatitudes. Il figure au cœur de la prédication du Christ.
Le voici dans son intégralité :
Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
«Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés». -
« Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. »
Source : Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean (8,1-11)
La formule ci-dessus est extraite de l'un des passages les plus connus des Évangiles, dans lequel Jésus est sommé par les élites locales de juger une femme adultère conformément à la loi de Moïse :
Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ; de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer et disent à Jésus : «Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ?» Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol.

Allait-il se placer en contradiction avec son message de compassion ? Que nenni ! Il se tire du piège avec habileté :
Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : «Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre». Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui...
Plus important que cela, Jésus ne se contente pas de ruser avec les prétentieux scribes. Resté seul avec la femme adultère, il lui pardonne après avoir pris en compte le fait qu'elle avait réellement péché.
C'est le principe chrétien de la rédemption, selon lequel le pardon et la pénitence peuvent effacer le péché, qui s'exprime dans ce texte :
Il se redressa et lui demanda : «Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ?» Elle répondit : «Personne, Seigneur». Et Jésus lui dit : «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus».
« Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. »
Source : Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean (8,1-11)
La formule ci-dessus est extraite de l'un des passages les plus connus des Évangiles, dans lequel Jésus est sommé par les élites locales de juger une femme adultère conformément à la loi de Moïse :
Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ; de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer et disent à Jésus : «Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ?» Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol.

Allait-il se placer en contradiction avec son message de compassion ? Que nenni ! Il se tire du piège avec habileté :
Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : «Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre». Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui...
Plus important que cela, Jésus ne se contente pas de ruser avec les prétentieux scribes. Resté seul avec la femme adultère, il lui pardonne après avoir pris en compte le fait qu'elle avait réellement péché.
C'est le principe chrétien de la rédemption, selon lequel le pardon et la pénitence peuvent effacer le péché, qui s'exprime dans ce texte :
Il se redressa et lui demanda : «Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ?» Elle répondit : «Personne, Seigneur». Et Jésus lui dit : «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus».
Constantin 1er (280 - 327)
« In hoc signo vinces » (en latin)
« Par ce signe tu vaincras » (traduction)
Le 28 octobre 312, Constantin, prétendant au titre d'empereur romain, bat son rival Maxence au Pont Milvius, sur le Tibre, à la sortie de Rome.
Une légende postérieure, transmise par Eusèbe de Césarée, assure qu'il aurait vu avant la bataille une Croix dans le ciel, avec les mots ci-dessus !
Le futur empereur aurait alors fait peindre ces mots sur les boucliers de ses soldats et sur son étendard, le labarum, en les surmontant du chrisme, un symbole désignant Jésus-Christ et constitué de la lettre X et du R grec.
L'avènement de Constantin, élevé dans le paganisme et mort dans le christianisme, marque la conversion officielle de Rome à la nouvelle religion.
La légende du pont Milvius sera plus tard adaptée par les pieux chroniqueurs du règne de Clovis à la bataille de Tolbiac.








