Érasme ? Bien sûr, ce nom n’est pas inconnu, mais que nous évoque-t-il vraiment ? On pense à l’humanisme (dico), au pacifisme, ou bien à l’Europe, au voyage et même au cosmopolitisme. Pourtant combien de ses œuvres serions-nous capables de citer aujourd’hui et combien sont encore lues par nos contemporains ? Il y a d’abord les écrits qui le rendirent célèbre comme son Éloge de la Folie et ses Adages ou encore ses Colloques, mais le reste de son travail ne nous dit souvent pas grand-chose.
Quel était donc ce moine vivant hors de son monastère, voyageant à travers l’Europe, malgré son corps chétif, à la recherche de manuscrits inédits et à la rencontre des grands érudits de son temps ? Que cherchait-il à accomplir lorsqu’il se constituait ce réseau de lettrés humanistes - la fameuse « République des lettres » - avec lequel il entretenait une vaste correspondance ? Pourquoi s’évertuait-il à critiquer le comportement de l’Église, n’épargnant ni le simple moine, ni le pape lui-même, au point qu’on l’accusât d’être à l’origine de la Réforme ?
Sans aucun doute, l’écrivain et moraliste hollandais Érasme de Rotterdam, ou celui qu’on appelle le « prince des humanistes » (du latin humanus, « instruit, cultivé »), eût une influence considérable dans l’Europe du début du XVIe siècle - le « beau XVIe siècle » - qui vit les règnes de François Ier, Charles Quint et Henry VIII.
Le « bâtard Érasme »
Érasme fut baptisé - et par conséquent naquit sans doute - le 28 octobre 1469, à Rotterdam, dans les Pays-Bas bourguignons. Il affirmait lui-même être né deux ans plus tôt, en 1467, date qui précédait l’année où son père prononça ses vœux de prêtre, ce qui lui permettait de dissimuler sa naissance « illégitime ». Car, loin d’être originale à la fin du XVe siècle, l’illégitimité restait tout de même lourde à porter et, le jeune Érasme, que certains appelaient le « bâtard Érasme », en développa une sorte de complexe tout au long de sa vie.
C’est en réalité son grand frère Pieter qui naquit en 1467. Leur mère, Margarete Rogers, était fille de médecin ; c’est elle qui choisit d’appeler son deuxième fils à partir du mot grec : Erasmos qui signifie « Désiré ». Leur père, Rotger Gerrit de Praet (Roger Gérard) faisait partie de cette dernière génération de prêtre copiste, travaillant pour les libraires de Gouda, ville où le commerce du livre était alors florissant. À l’âge de 9 ans, Érasme entra à la « petite école » locale où il apprit à lire et à écrire le hollandais.
Puis de 1478 à 1483, il étudia à l’école des Frères de la Vie commune, à Deventer (situé à 100 km à l’est de Gouda), l’une des meilleures écoles des Pays-Bas. C’est durant ces années-là que le jeune adolescent se prit de passion pour la littérature latine, notamment sous l’influence de Rudolph Agricola, l’un des premiers représentants de l’humanisme néerlandais.
Par ailleurs, il fut aussi très marqué par l’atmosphère qui régnait au sein de cette congrégation issue du mouvement mystique flamand. C’est elle qui, à la fin du XIVe siècle, contribua en grande partie à préparer la devotio moderna, ce mouvement spirituel qui encourageait plutôt la dévotion privée et la vie intérieure tout en critiquant l’aspect ritualisé et institutionnel de la religion. Cette nouvelle forme de sensibilité s’était répandue en Europe en partie grâce à l’Imitation de Jésus-Christ, l’ouvrage le plus lu à cette époque après la Bible, attribué à Thomas a Kempis qui fut également élève à Deventer.
Mais le malheur vint s’abattre soudainement sur la vie du jeune érudit. Un jour, il dut rentrer à Gouda pour assister à la mort de ses parents tous deux foudroyés par la peste à quelques mois d’intervalles. Orphelin à l’âge de 16 ans, il fut mis, avec son frère, sous la tutelle de Pieter Wincke, l’un des maîtres d’école de Gouda. Celui-ci, convoitant sans doute l’héritage, les encouragea à se faire moine. C’est ainsi qu’à l’âge de 21 ans Érasme entra au couvent augustin de Steyn (chanoines réguliers de saint Augustin), tandis que son frère entrait au monastère de Sion.
Ces années au sein du cloître de Steyn furent d’une importance capitale dans le développement de la pensée d’Érasme. Tout d’abord, il y reçut une solide formation au contact des classiques latins mais aussi des modernes de la Renaissance tant italienne qu’allemande ou hollandaise. Il s’enthousiasma entre autres pour les Elegantiae de Lorenzo Valla, découvrit Piccolomini et Le Pogge : tous bien sûr écrivaient en latin.
En revanche, le manque de spiritualité qui régnait au cloître fut vécu comme une véritable déception pour celui qui donnait déjà beaucoup d’importance aux formes de vie intérieure (des années plus tard, en 1521, il publiera le Mépris du Monde). C’est sans doute à cette première expérience que l’on doit attribuer l’origine de sa critique envers le monachisme de son temps qu’il développera en particulier dans l’Éloge de la Folie.
À cette époque, Érasme écrivit ses premiers ouvrages de jeunesse, notamment le Discours sur la paix et la discorde, dans lequel il exprimait sa haine de la guerre, mais aussi et surtout son Apologie contre les barbares ou Antibarbari, achevée en 1494. Celle-ci peut être considérée comme sa première véritable œuvre littéraire ; il y prend la défense des lettres classiques contre l’héritage de la scolastique médiévale, en accusant des auteurs comme Gratien, Thomas d’Aquin ou Duns Scot d’avoir corrompu le message chrétien en le faisant évoluer vers la sécheresse, vers une forme stérile de logique et de systématisation.
Lorsqu’il fut ordonné prêtre le 25 avril 1492, Érasme avait alors 25 ans ; il obtint l’autorisation de quitter le couvent pour aller à Cambrai où le nouvel évêque Henri de Bergues lui offrait un poste de secrétaire. Le prélat fut un mécène efficace pour Érasme ; auprès de lui, il apprit le français ainsi que l’italien, ce qui lui sera très utile pour ses futurs voyages.
Cependant, il restait convaincu que les langues vernaculaires étaient corrompues et ne les utilisera jamais dans ses écrits. En tant qu’humaniste, il affirmait sa volonté de maintenir le latin - la langue des savants - comme langue véritablement vivante et universelle. C’est donc un écrivain qui a la particularité de n’avoir jamais écrit un seul ouvrage dans sa langue maternelle !
La formation d’un humaniste : Érasme étudiant parisien
Dans la deuxième moitié du XVe siècle, des typographes venus de Mayence et de Bâle s’installèrent à Paris qui devint rapidement un centre important de l’édition européenne ; sur les pentes de la montagne Sainte-Geneviève, le marché du livre était alors en plein essor.
En 1495, le jeune Érasme, déjà passionné par le livre imprimé, arrivait justement à Paris afin de poursuivre ses études. Il se joignit d’abord à la communauté des étudiants du collège de Montaigu (actuel emplacement de la Bibliothèque Sainte-Geneviève), avant de s’inscrire à la Sorbonne où il obtint son baccalauréat en théologie.
Comme la plupart des hommes de lettres sans ressources financières, Érasme se fit précepteur en donnant des cours de latin. Il ne prit d’ailleurs aucun goût à exercer cette fonction, pourtant ces cours particuliers lui inspirèrent la rédaction des Formules d’entretiens familiers (1498), une sorte de traité d’art épistolaire qui devint un classique de l’apprentissage de la langue latine. D’abord publié sans l’assentiment d’Érasme (la propriété intellectuelle n’existant pas encore à l’époque), ce manuel sera republié par son véritable auteur dans une édition corrigée sous le titre de Colloques (Bâle, 1518).
Auprès des humanistes anglais : la naissance d’un grand épistolier
À Paris, Érasme put faire la rencontre des humanistes français de son temps, comme Robert Gaguin, Jacques Lefèvre d’Étaples et Guillaume Budé (qu’il appelait alors le « Prodige de la France ») ; mais il se fit aussi ses premiers amis anglais dont l’un de ses élèves : le richissime William Blount, IVe baron Mountjoy.
En 1499, Érasme découvrit la société anglaise grâce à ce gentilhomme qui l’invita dans sa propriété de Greenwich. Là, il fit la rencontre du futur Henry VIII alors âgé de huit ans, dont William Blount était le précepteur. Mais surtout, c’est à l’occasion de ce voyage que le jeune humaniste fit la rencontre à Londres, d’un avocat renommé, l’un des premiers orateurs de langue anglaise, et qui deviendra son plus fidèle ami : le célèbre Thomas More.
Enfin, à l’automne, Érasme fit la rencontre de William Grocyn et Thomas Linacre, deux futurs grands hellénistes anglais qui se formaient encore à l’université d’Oxford. C’est sans doute auprès de ces érudits qu’il comprit la nécessité de se lancer dans l’étude du grec ancien, l’un des deux pôles de l’Antiquité classique. Mais, de retour en France, lorsqu’il se lancera dans l’étude de cette langue morte, il aura du mal à trouver des professeurs, grammaires, et dictionnaires. En effet, le premier ouvrage en grec imprimé à Paris ne paraîtra qu’en 1507.
C’est à l’occasion de ces nombreuses rencontres qu’Érasme développa un réseau épistolaire qui put transcender les frontières grâce à l’emploi du latin en tant que langue européenne commune. L’Histoire retiendra l’expression de « République des Lettres » pour qualifier cet espace fictif voué aux échanges savants qu’Érasme, en tant que grand épistolier, alimenta tout au long de sa vie.
Sa maîtrise de l’art épistolaire était telle que, de son temps l’humaniste fut comparé à Cicéron, tandis qu’aujourd’hui on l’assimile plutôt à Voltaire. Ses longues lettres étaient prises pour modèle et certains recueils furent très répandus ; parmi eux les Epistolae ad diversos publiées en 1522 ne réunissaient pas moins de 621 pièces.
Les Adages & le Manuel du soldat chrétien
En 1500, Érasme dut quitter ses amis d’outre-Manche pour revenir à Paris surveiller l’impression de ses Adages : une compilation de 800 locutions et proverbes gréco-latins accompagnés d’explications assez courtes, dans la tradition des livres d’emblème alors très populaires chez les humanistes du XVIe siècle (voir les Emblemata de l’italien André Alciat).
Ainsi, il publiait là un ouvrage caractéristique de la Renaissance puisque les Adages contribuèrent à renforcer chez le public lettré de toute l’Europe la culture et le goût de l’Antiquité classique.
Mais en 1501 Érasme s’empressa de quitter Paris où des cas de peste commençaient à se déclarer. Sans doute encore terrorisé par ce fléau qui emporta ses parents quelques années plus tôt, il s’enfuit vers les Pays-Bas méridionaux. Son mécène Henri de Bergues étant décédé en 1502, il se mit sous la protection du nouvel évêque d’Arras Nicolas Le Ruistre, également chancelier de l’université de Louvain dont on sait qu’elle était encore une véritable citadelle de l’orthodoxie scolastique.
Grâce à cet important protecteur, il put se consacrer à de nouveaux travaux et dès 1504 il publia à Louvain l’Enchiridion Militis christiani (littéralement le « poignard du soldat chrétien » mais que l’on retient sous le titre de « Manuel du soldat chrétien »). Cet ouvrage est le premier et le plus important des écrits spirituels de l’humaniste dans lequel il expose ses conceptions du christianisme qu’on sait largement inspirées par son ami Jean Vitrier.
Érasme avait rencontré ce théologien au couvent franciscain de Saint-Omer et avait découvert en lui un religieux authentique ainsi qu’un modèle de philosophie chrétienne, aux antipodes de ces moines du monastère de Steyn avec lesquels il avait vécu autrefois.
En effet, en utilisant le terme de « soldat », Érasme nous donne sa conception de la vie chrétienne qui est celle d’un combat spirituel permanent ; c’est pourquoi il énonce dans son livre un certain nombre de règles de vie qui nous rappellent que l’écrivain est aussi un moraliste. D’ailleurs, en tant que bon humaniste, il associe habilement les enseignements de la morale de l’Antiquité classique à ceux de la Bible, mêlant ainsi expérience littéraire et religieuse.
Il développe aussi une critique envers les responsables de l’Église qui ne semblent pas comprendre le sens profond des Écritures, incapables d’en atteindre la fameuse « substantifique moelle » que Rabelais évoquera trente ans plus tard. En outre, il dénonce les abus liés au culte des saints, à la vénération des reliques et aux pèlerinages, sans pour autant condamner ces pratiques. Érasme ne voulait pas choquer la société de son temps, mais il n’empêche que ses idées inspireront profondément Luther qui les reprendra bientôt avec plus de force.
Le Panégyrique de Philippe le Beau & les Annotations de Lorenzo Valla
Le succès d’Érasme commençait déjà à s’affirmer partout en Europe, mais comme nul n’est prophète en son pays, celui-ci restait encore à faire aux Pays-Bas bourguignons. Ainsi, lorsque son seigneur Philippe le Beau - fils de l’Empereur Maximilien et de Marie de Bourgogne - fut rentré d’Espagne en janvier 1504, Érasme composa à cette occasion un Panégyrique qui consacra les débuts de sa célébrité dans son pays natal.
Il eut par ailleurs l’opportunité de s’essayer à cet exercice littéraire grâce à la position qu’exerçait son protecteur Nicolas Le Ruistre au conseil du souverain. Cependant son Panégyrique prenait beaucoup moins la forme d’un éloge que celle d’une mise en garde. En citant aussi bien des auteurs de l’Antiquité païenne (Platon, Ovide…), que du christianisme (saint Paul, saint Augustin…), Érasme, tout en s’inscrivant dans la plus pure veine humaniste, proposait ainsi d’aider son seigneur à se corriger.
Puis en avril 1505, Érasme retourna à Paris pour publier chez l’imprimeur Josse Bade un texte inédit de la Renaissance italienne. En effet, l’année précédente, il avait découvert à l’abbaye des Prémontrés du Parc, près de Louvain, un manuscrit oublié des Annotations de Lorenzo Valla.
Cet humaniste italien du XVe siècle démontrait dans son ouvrage que la Vulgate, c’est-à-dire la version latine de la Bible connue et utilisée dans l’Occident chrétien, comportait un certain nombre d’erreurs de traduction qui pouvaient amener à des contresens. Il insistait ainsi sur la nécessité d’étudier les Évangiles dans le texte grec originel afin de contourner les insuffisances des premiers traducteurs et les inattentions des copistes. La publication de ce texte marquait une étape essentielle dans l’étude des textes sacrés et plus précisément pour l’exégèse biblique conçue comme une recherche tournée vers les sources.
Au cours de ses pérégrinations, son habit de chanoine lui attira bien des ennuis car les habitants le confondaient avec celui des religieux qui soignaient les pestiférés et qui ne devaient surtout pas approcher la population. Les habitants qu’il croisait dans la rue s’enfuyaient toujours en criant : « Tuez le chien ! » Alors Érasme demanda au pape l’autorisation de porter l’habit séculier, ce qui lui sera accordé en 1517 en plus du droit d’obtenir des bénéfices ecclésiastiques, en dépit de sa naissance irrégulière.
Érasme rencontre Alde Manuce et visite Rome
En août 1506, après un bref passage en Angleterre où il se consacra avec Thomas More à la traduction de quelques ouvrages grecs (Euripide et Lucien), Érasme put enfin se mettre en route vers l’Italie pour entreprendre ce grand voyage dans le berceau de la pensée humaniste. En passant par Lyon, l’érudit hollandais fut reçu par le bibliophile Jean Grolier dont on sait qu’il possédait une bibliothèque de plus de 3000 volumes !
En arrivant dans le Piémont, il découvrit une Italie en plein déséquilibre politique, où les guerres entre duchés, républiques et royaumes faisaient rage depuis des années dans la péninsule. Tandis que le roi de France Louis XII occupait le duché de Milan, Jules II le « pape-soldat » fraîchement élu, enchaînait les campagnes militaires pour maintenir la puissance de l’État pontifical ; autant de guerres entre Chrétiens alors que le Turc, depuis la prise de Constantinople en 1453, se trouvait maintenant aux portes de l’Europe.
C’était aussi un moment de crise morale sans précédent (le temps des Borgia !), où le mode de vie et l’incrédulité des élites italiennes choquèrent profondément l’humaniste hollandais. Malgré tout, c’était aussi l’Italie de la Renaissance et du plein épanouissement artistique, où l’on voyait progressivement apparaître les chefs-d’œuvre de Raphaël, Botticelli, Léonard et Michel-Ange.
Pourtant, Érasme semblait indifférent face à cette effervescence des arts et restait avant tout fasciné par les écrits. L’Italie avait été le lieu de la résurgence de la littérature antique dont beaucoup de manuscrits avaient connus leur première impression (on parle alors d’édition princeps). Par ailleurs on appellera « incunable » tous les livres imprimés avant 1500 (de incunabulum, « dans le berceau »), qui correspond donc à la période de balbutiement de l’art typographique et de l’instauration des premiers canons du livre imprimé.
Or, depuis quelques années, un imprimeur installé à Venise nommé Aldo Manuzio (Alde Manuce) était connu pour la qualité de son travail et jouissait d’une grande célébrité dans les milieux humanistes. C’est à cet helléniste et philologue que l’on doit les premiers textes imprimés en caractères aldins ou « italiques », les premières éditions en caractères grecs (1494) et l’introduction des caractères hébraïques à Venise (1501). Ainsi le véritable but du voyage d’Érasme était bel et bien de rencontrer Alde Manuce dans son atelier afin de lui confier la publication de ses traductions d’Euripide ainsi qu’une édition augmentée de ses Adages.
Mais avant cela, l’humaniste visita l’université de Turin où en septembre 1506 il fut reçu docteur en théologie, puis il passa par la République florentine où Nicolas Machiavel n’était encore qu’un secrétaire de chancellerie inconnu, et enfin on lui proposa une chaire à la prestigieuse université de Bologne qu’il refusa, n’étant toujours pas attiré par la fonction d’enseignant.
En 1507, lorsqu’il arriva dans l’atelier de l’imprimeur vénitien, l’entente entre les deux humanistes fut telle qu’Érasme s’installa chez le beau-père d’Alde Manuce. Il rejoignit l’ « Académie aldine » dans laquelle travaillaient une trentaine de personnes toutes passionnées par leur métier et conscientes de leur mission : faire revivre les lettres antiques.
Malheureusement en octobre 1508, la ligue de Cambrai avait entraîné la ruine de la cité des Doges et Érasme dut fuir la ville. En février 1509, il arriva à Rome alors que le pape lançait la construction de la basilique Saint Pierre, mais malgré le nombre de gens puissants et cultivés qu’il rencontra, il semblerait que l’humaniste ait été déçu par la Ville éternelle. En juillet, il décida de quitter l’Italie et de retourner en Angleterre où le roi Henry VIII venait de succéder à son père.
C'est alors, au mitan de sa vie, qu'il va composer les ouvrages qui vont lui valoir l'immortalité...





Érasme de Rotterdam : 









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