Thomas More (1478 - 1535)

7 clés pour décoder un rêve humaniste

Hans Holbein le Jeune, Portrait de Sir Thomas More, 1527, New York, La collection Frick.L’auteur de l’Utopie est l’homme du paradoxe : alors qu’il aspire au silence du cloître puis de sa maison de Chelsea, il fonde une grande famille animée et bruyante et accepte le poste de chancelier du royaume d’Angleterre. Toute sa vie est marquée par une tension permanente entre l’humour et la gravité, les élans du cœur et le sens du devoir, l’ambition et le désintéressement, le politique et la méditation, le silence et la parole… C’est d’ailleurs lorsqu’il est enfermé dans la tour de Londres, privé de toute liberté, qu’il explique, en ses derniers textes, faire l’expérience et l’apprentissage d’une liberté intérieure sans limites.

Thomas More oblige ceux qui l’étudient à pratiquer le sens de la nuance, à refuser les étiquettes réductrices (le saint, l’humaniste, le martyr) qui étouffent les personnages historiques au lieu de dévoiler leur épaisseur humaine. Souvent mal compris, réduit à un texte (l’Utopie) alors qu’il est le plus grand écrivain anglais de langue latine, Thomas More mérite d’être considéré d’un œil neuf. C’est l’objet de ce dossier, qui invite à redécouvrir More dans ses parts d’ombre et de lumière et à pénétrer dans la complexité d’un homme et les bouleversements de son siècle. Fidèle à son roi, mais d’abord à Dieu, l’ami d’Érasme a bâti un rêve humaniste sur une morale rigoureuse et a préféré la mort au compromis, car « le pilote ne quitte pas le navire devant la tempête parce qu’il ne peut maîtriser le vent »

Marie Barral-Baron, pour Codex
Thomas More : le choix de la liberté intérieure

Codex, 2000 ans d'aventure chrétienneCet article est tiré du dossier « Thomas More, l'homme qui résista à Henri VIII », Codex #25, automne 2022, 15 euros.
Toujours richement illustré, ce numéro plonge ses lecteurs au cœur de la capitale du roi Sargon II à Khorsabad, découverte en 1843 par l'archéologue français Paul-Émile Botta. Il nous livre aussi une interview éclairante de Laura Pettinaroli, directrice de la section moderne et contemporaine de l'École Française de Rome, sur le rôle du Saint-Siège face à la question russe.
Codex est disponible en kiosque, en librairie et sur internet. Un régal pour les yeux et l'esprit (feuilleter le magazine).

1 ★ L’Utopie, un pamphlet qui dénonce les abus ★

Le terme Utopia est, à juste titre, associé au nom de Thomas More, qui est celui qui a fixé à la fois le genre littéraire de l’Utopie et le sens de ce vocable : l’utopie est un lieu qui n’existe pas, un non lieu par définition. Formé à partir de la langue grecque, « topos » qui signifie « lieu » ou « région », associé au préfixe négatif « ou » qui se traduit par « non » ou « ne » ou encore « pas », le terme utopie désigne le lieu qui n’est nulle part.

Le lecteur ne doit jamais oublier l’acception précise de ce mot sous la plume de More, car l’écrivain anglais a sans cesse à l’esprit que l’île qu’il peint est un espace imaginaire qu’il n’appelle en aucun cas de ses vœux. Paru en décembre 1516 chez l'éditeur Thierry Martens à Louvain, ce texte redoutable, qui s’adresse aux contemporains humanistes de More, connaît un succès fulgurant au sein de la République des Lettres. Quatre éditions se succèdent avant que le texte ne soit définitivement fixé en 1518.

Gravure représentant la discussion entre R. Hythloday, P. Gilis et Th. Morus dans le jardin de la résidence de More à Anvers dans l'édition Utopia de 1518, Washington, The Folger Shakespeare Library.

Première carte de l'île Utopia imprimée dans l'édition 1516, Paris, BnF. Agrandissement : Seul exemplaire de cette carte réalisée par Abraham Ortelius d'après l'oeuvre de Thomas More et sur la demande expresse de ses amis J. M. Wackher et Jacobus Monau. L'abondance des navires et des détails topographiques suggèrent la prospérité de cette cité idéale, BnF, Gallica.Texte érudit et exigeant, le volume suppose une grande culture à la fois humaniste et biblique et met en scène, en un ballet parfaitement orchestré, des personnages historiques (Platon, Sénèque, ou Cicéron par exemple), des personnages de récits (Ulysse), des figures inventées (les utopiens, le bouffon), mais aussi des contemporains du chancelier (Henri VIII, Pierre Gilles ou encore Thomas More lui-même).

Véritable pamphlet dénonçant les abus de la société anglaise sous Henri VIII, l’Utopia révèle la cruelle réalité historique de l’univers de Buckingham, les jeux de pouvoirs, les mensonges et l’hypocrisie des souverains, les exécutions infondées et la corruption des puissants, et propose, en contrepoint, une terre sagement protégée de tous les vices qui corrompent les institutions, sur laquelle vit un peuple innocent qui a conservé sa perfection d’origine…

Conscient que cette terre n’existe pas et n’existera jamais, Thomas More invite ses contemporains à méditer sur cette île insolite afin de marcher autant que possible dans les pas du Christ en un monde définitivement violent, corrompu et gouverné par l’argent.

2 ★ Avec Érasme, une amitié au service des belles lettres ★

Impossible de songer à Thomas More, sans penser à Érasme : ces deux amis inséparables ont écrit et rêvé ensemble à un âge d’or humaniste qui s’épanouirait en Angleterre, terre de leur rencontre, et qui permettrait aux idées chrétiennes de s’imposer.

Hans Holbein le Jeune, Portrait d'Érasme de Rotterdam écrivant, 1523, Bâle, Kunstmuseum. Eugène Siberdt, Erasme en compagnie du peintre Quentin Matsys, 1908, musée royal des Beaux-Arts d'Anvers.Leur amitié « morérasmienne », comme les spécialistes aiment la nommer, est très représentative de cette amitié humaniste du XVIe siècle, profondément nourrie de références à l’Antiquité et aux paroles du Christ. More et Érasme aiment comparer leur affection mutuelle aux grandes amitiés de l’Antiquité, celles qui unissaient Euryale à Nisus, Pylade à Oreste, Jonathan à David.

Ces deux humanistes se sont rencontrés en Angleterre, le jour de la Saint-Simon et de la Saint-Jude, en 1499, et ils ont été immédiatement éblouis l’un par l’autre. More n’avait que vingt-deux ans, Érasme était plus âgé d’une dizaine d’années. Ce dernier donne un portrait détaillé de son ami anglais, soulignant l’harmonie de l’esprit et du corps et son sens de l’humour : « Dès l’enfance déjà, il prenait tant de plaisir aux plaisanteries, qu’il semblait né pour elles : mais il n’allait jamais jusqu’à la bouffonnerie et il n’aima jamais la causticité. » Ce goût de l’humour raffiné plaisait à Érasme qui aimait tant jouer avec les mots et manier l’ironie. Ensemble, ils publieront Lucien en novembre 1506.

Illustration de Hans Holbein le Jeune en marge de l’édition Froben de L’Éloge de la Folie, 1515.L’Éloge de la Folie, l’œuvre la plus célèbre d’Érasme, a été rédigée dans la résidence londonienne de More, auquel elle est dédiée (Moria en grec signifie fou). Au XVIe siècle, le fou est un prophète à qui on demande de tenir un discours sur les hommes et sur les choses. L’amitié de More et d’Érasme devait durer trente-cinq ans, jusqu’à l'exécution du chancelier anglais. De leur commerce épistolaire, une cinquantaine de lettres a été conservée. Fortement affective, la relation entre les deux hommes se nourrissait d’un objectif commun, la défense des belles lettres. Érasme comptait sur More pour introduire et faire triompher l’humanisme en Angleterre.

3 ★ Un attachement viscéral à la foi catholique ★

Pour ne pas avoir reconnu la suprématie du roi d'Angleterre, Thomas More est, au terme de son procès, reconnu coupable de trahison. Le 6 juillet 1535, il est décapité. L’humaniste anglais se singularise par cette mort. Personnage de premier plan de son siècle, il accepte de payer ses convictions de sa vie. Dans ses dernières lettres, alors qu’il est emprisonné, il explique que son opposition au roi est essentiellement motivée par sa conscience. Dans une épître du mois d’août 1534, le mot même de « conscience » est répété plus de quarante fois.

Thomas More, Londres, Royla Collection and National Portrait Gallery.Pourtant, il faut se méfier de tout anachronisme : More ne souhaite pas mourir en martyr et il n’est pas non plus un martyr de la liberté de conscience au sens strict. Durant son procès, il expose ses motivations en rappelant tout d’abord que le royaume d’Angleterre, en tant que partie de la chrétienté, ne peut légiférer d’une manière « contradictoire avec la loi de l’Église catholique et universelle du Christ ». Il ajoute également que nul individu ni État ne peut décider en matière de religion.

More est très attaché à l’ordre et, pour éviter l’anarchie, il tient à obéir aux conciles. Il affirme de ce fait qu’il ne peut « lier sa conscience au concile d’un seul royaume, celui d'Angleterre, contre le concile général de la chrétienté ». Est-ce que ce propos répond à la définition de la liberté de conscience, conçue, entre le XVIe et le XVIIe siècle, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir ?

L’humaniste est mort pour défendre la foi catholique, à laquelle il est viscéralement attaché, et non pour la liberté de choisir sa foi et son Église. Toutefois, il est indéniable qu’en restant fidèle à sa conscience, en choisissant de mourir plutôt que de renoncer à ses idées, More participe pleinement à la lente construction de la liberté de conscience tout en s’inscrivant dans l’héritage de saint Jean, qui suggère que la vérité rend libre.

Sacrements et liturgies de l'église luthérienne, Augsburg, Allemagne, église Sainte-Anne.

4 ★ Une lutte sans merci contre l’hérésie luthérienne ★

C’est en 1517 que Martin Luther apparaît sur le théâtre européen. Obscur moine de la Saxe profonde, Luther n’est pas apprécié, dans un premier temps, à sa juste mesure par Érasme et Thomas More, qui ignorent la menace qu’il constitue. Érasme aurait même de la sympathie pour ce jeune moine qui ose dénoncer les abus de la papauté et qui a été formé, comme lui, au sein de la devotio moderna et de la pensée humaniste.

Martin Luther d'après Lucas Cranach l'Ancien. Agrandissement : Portrait de Thomas More gravé par Esmée de Boulonnois, 1682, Amsterdam, Académie des sciences et des arts.Pourtant, en quelques années, la nouvelle lecture de la Bible et de la Tradition que propose Luther fait des émules et conquiert bientôt une vaste étendue du Saint-Empire. Les fidèles adhèrent à cette nouvelle ecclésiologie qui les libère de l’angoisse du Salut et toute l’Europe menace de passer au protestantisme. Thomas More comprend très vite le pouvoir attractif des idées luthériennes. Informé au quotidien par sa vaste correspondance humaniste des progrès de la Réforme en Europe, il est profondément inquiet de la stabilité politico-religieuse de l’Angleterre qu’il entend défendre avec zèle.

Lorsqu’il est nommé chancelier, le 25 octobre 1529, la chasse aux hérétiques devient une de ses préoccupations majeures. Il ne se contente pas de donner des ordres, il participe lui-même aux arrestations et emprisonne même parfois des hérétiques dans sa maison de Chelsea. Pendant les deux ans et demi où il occupe la chancellerie, six personnes sont ainsi brûlées vives. Dans son épitaphe, More ne manque pas de s’enorgueillir encore de sa lutte contre les adeptes de la secte luthérienne.

Si ce zèle dans la lutte contre l’hérésie choque aujourd’hui et peut paraître en opposition avec l’image du saint Thomas More, le contexte historique donne la clé de cette conduite si violente pour celui qui a rédigé l’Utopie. Sans doute pleinement conscient que la religion catholique était à terme condamnée en Angleterre, More s’emploie avec l’énergie de celui qui a compris que tout est terminé, à défendre l'héritage romain en terre anglaise. Nul mieux que lui sait que l’île d’Utopie n’existe pas et que la violence est consubstantielle au genre humain.

La Famille de Sir Thomas More par Rowland Lockey d'après Hans Holbein le Jeune, 1594, Wiltshire, National Trust. Agrandissement : Version du tableau de Rowland Lockey au Victoria & Albert Museum.

5 ★ Un père pédagogue, une famille humaniste ★

Le nom de Thomas More résonne avec celui de pédagogue alors qu’il n’a jamais composé le moindre traité spécifique consacré à l’éducation, comme le firent ses contemporains Érasme, Budé, Vivès ou encore Jean Sturm. Comment expliquer alors son renom dans le domaine de la transmission des savoirs ? S’il est considéré comme une figure remarquable de l’histoire de l’enseignement, c’est du fait du modèle d’éducation domestique qu’il a offert à ses amis humanistes.

Condamné, Thomas More fait ses adieux à sa fille, XIXe siècle, Edward Matthew Ward.Père de famille, Thomas More a mis en œuvre, auprès des siens, les conseils pédagogiques défendus par le milieu de la République des Lettres et il a fait de sa maison un véritable « gymnase chrétien » selon la formule d’Érasme. À Chelsea, More entreprend en effet d’éduquer dans les lettres chrétiennes et païennes aussi bien son fils que ses trois filles et il encourage également son épouse à lire et à étudier. En bon humaniste, il ne sépare jamais la formation morale et religieuse de l’acquisition des connaissances. Avant tout, il souhaite que ses enfants grandissent en vertu et en sagesse. Il encourage la connaissance des langues anciennes, mais ne rejette pas l’idiome national et défend surtout le décloisonnement des savoirs, l’apprentissage des lettres, mais aussi de la médecine, des sciences et de la musique.

Plus que tout, Thomas More croit au rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants et demeure convaincu que tout enseignement requiert un climat d’amour : « C’est avec des plumes de paon, écrit- il à ses enfants, que je vous corrige par crainte de vous blesser. » Il considère lui-même sa présence auprès des siens comme son premier devoir : former un enfant ne se réduit pas à la transmission des savoirs, mais suppose d’avoir comme souci primordial la valeur morale du sujet et la conviction qu’on ne devient pleinement homme qu’en s’ouvrant à la communion divine.

La rencontre de Sir Thomas More avec sa fille après sa condamnation à mort, 1863, Guillaume Frederick Yeames, Collection privée.

6 ★ Chancelier, l’aventure politique inachevée ★

Le 25 octobre 1529, Thomas More devient chancelier du royaume d’Angleterre dans un contexte particulièrement troublé qui est celui de l’annulation du mariage royal. Pourquoi l’humaniste épris de paix et fin connaisseur de la vie politique accepte-t-il cette charge si délicate ? Nul doute que Thomas More éprouve une certaine fierté à l’annonce de cette grande promotion, même si son enthousiasme est de courte durée puisque, très vite, il avoue son inquiétude : « Moi qui depuis longtemps songe et aspire au repos, voici que, de façon imprévue, on me plonge dans les affaires, à la fois très nombreuses et très importantes. »

Thomas More, grand chancelier d'Angleterre, Claudius Jacquand, 1828, musée des Beaux-Arts de Lyon.Auteur de l’Utopie, More sait qu’il va devoir affronter la contradiction irréductible de toute vie politique : l’opposition entre la conception morale de l’existence et l’action qui vise d’abord le pouvoir, instrument au service de l’ordre. Mais l’humaniste anglais est attiré par une responsabilité politique qui lui permet de se mettre au service du bien commun. Dès le 26 octobre 1529, il inaugure sa fonction de chancelier dans le Great Hall de Westminster en prêtant le serment d’usage. Ce dernier, depuis le mois de mars de la même année, comporte l'engagement exprès de sévir contre l’hérésie au nom du roi. Intègre, More compte bien obéir fidèlement à son roi et à ses instructions. Il sait que les compromis seront inévitables et il est prêt à les assumer, même s’il compte bien se tenir éloigné de la « grande affaire » du roi.

Durant les trente mois de sa chancellerie, il se consacre essentiellement à la vie administrative, judiciaire et financière du royaume et évite de s’aventurer sur le plan ecclésial et diplomatique. Toutefois, après le synode ecclésiastique de Canterbury du 11 février 1531 qui reconnaît « Henri VIII comme seul et suprême lord, et autant que la loi du Christ le permet comme Tête Suprême de l’Église d’Angleterre », la situation s’envenime pour More. La soumission des évêques anglais conduit à une situation paradoxale : c’est le roi qui détient désormais le pouvoir spirituel tandis que le pape ne garde qu’un pouvoir temporel. Thomas More est scandalisé.

Fresque de Whitehall, Remigius van Leemput, d'après Hans Holbein le Jeune, 1667, Royal Collection. Au premier plan : Henry VIII et Jane Seymour ; en arrière plan : Henry VII et Elizabeth d'York

7 ★ Henri VIII sonne le glas du rêve humaniste ★

Inspirateur de la légende de Barbe Bleue pour s’être marié six fois et avoir fait exécuter deux de ses épouses, Henri VIII (1509-1547) est un souverain de la Renaissance célèbre, mais finalement fort peu connu, tant sa personnalité et son histoire ont été engluées dans de multiples fictions et grossières caricatures. On se plaît à le peindre comme un souverain sulfureux, obsédé par les femmes, obèse et odieux, alors qu’il a été, dans la première partie de son règne, le prince de la Renaissance le plus raffiné, le plus cultivé aussi et le plus proche des idéaux humanistes.

Henry VIII, d'après d'après Hans Holbein le Jeune, entre 1550 et 1650, Londres, Royal Collection. Face à lui, sur le terrain de la culture, de la connaissance des langues anciennes ou de la musique, ses contemporains Charles Quint et François Ier ne font pas le poids. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard qu’Érasme et Thomas More placent précisément en Henri VIII tous leurs espoirs d’avènement de l’âge d’or humaniste et font de l’Angleterre la terre d’élection de la République des Lettres.

Élégant, raffiné, cultivé, Henri VIII séduit et attire autour de lui les esprits les plus subtils, tel Thomas More, qui le connaît depuis sa plus tendre enfance et qui accepte de le rejoindre à la cour pour le soutenir dans son combat contre l’hérésie luthérienne.

En délaissant les lettres pour le politique, parce qu’il croit permettre la victoire de l’humanisme en se rangeant auprès du souverain européen qui incarne alors le mieux cet idéal, Thomas More scelle son destin. Privé de descendance masculine, empêché par Rome, le roi de l’humanisme se révèle être un tyran, violent et sanguinaire qui finira par exécuter le rêve humaniste en décapitant Thomas More.


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La Renaissance italienne
Publié ou mis à jour le : 2022-10-05 07:56:33

 
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