François Mitterrand (1916 - 1996)
« Les fusées sont à l'Est, les pacifistes à l'Ouest »
Le 20 janvier 1983, à l'occasion du vingtième anniversaire du traité de l'Élysée, François Mitterrand, président de la République française, s'exprime devant le Bundestag, à Bonn (Allemagne Fédérale) : « Il faut que la guerre demeure impossible, et que ceux qui y songeraient en soient dissuadés. » Neuf mois plus tard, le 13 octobre 1983, lors d'un dîner officiel à Bruxelles, il lance : « Moi aussi je suis contre les euromissiles. Seulement, je constate des choses simples : le pacifisme est à l'ouest et les euromissiles sont à l'est. Et je pense qu'il s'agit là d'un rapport inégal » (source).
L'enjeu est de taille : les Soviétiques installent dans les pays satellites d'Europe centrale des missiles nucléaires (les SS-20) pointés vers l'Europe occidentale. Face à cette menace, les Américains et leurs alliés de l'OTAN se proposent de répliquer en installer en Allemagne fédérale des missiles tout aussi puissants (les Pershing) orientés vers l'Europe communiste et l'URSS. Les pacifistes et gauchistes occidentaux se mobilisent contre ce projet au nom de l'aphorisme : «Plutôt rouges [communistes] que morts !». Par ses prises de position énergiques, le président français va retourné l'opinion occidentale en faveur des Américains et contribué à la reculade soviétique, l'URSS se résignant à démanteler ses SS-20.








