146 à 27 av. J.-C.

La République romaine dans la tourmente

Pendant quatre siècles, Rome, sur les bords du Tibre, s'est développée jusqu'à dominer toute l'Italie. Cette cité a été forgée par une communauté d'individus liés par la conscience d'une identité commune fondée sur des lois, des dieux et un territoire, la res publica ou « domaine public ».

La République (dico) est un régime politique à l'image des autres cités du bassin méditerranéen, où le pouvoir se partage entre le peuple, les magistrats et le Sénat, une assemblée qui réunit les représentants des familles patriciennes, ainsi dénommées en raison de leur supposé lien avec les patres, les « pères » fondateurs de la Cité. Cette assemblée a la primauté dans la gestion des affaires publiques mais à mesure que Rome étend ses conquêtes, elle se montre de plus en plus mal à l'aise face aux défis qui s'ensuivent.

Ainsi les autres cités italiennes, alliées de Rome et soumises à celle-ci, réclament-elles avec force un traitement équitable et l'accès à une citoyenneté pleine et entière. D'autre part, à l'intérieur même de Rome, la plèbe se montre de plus en plus vindicative et aspire à un meilleur partage des richesses. L'armée, de plus en plus professionnalisée, menace elle-même le pouvoir. Enfin, dans les familles sénatoriales, quelques fortes personnalités se disputent âprement le consulat, la magistrature principale de Rome.

À la fin du IIe siècle av. J.-C., pour toutes ces raisons, la République vacille sur ses bases et menace d'être renversée au profit d'un pouvoir personnel, une monarchie assez classique. Mais c'est une perspective qui fait horreur au Sénat...

André Larané

Une stabilité péniblement gagnée

Pendant quatre siècles, le Sénat et les Romains en général ont cultivé la détestation de l'ancienne royauté et de son dernier représentant, le tyrannique Tarquin le Cruel, chassé en 509 av. J.-C. Afin de prévenir le retour de la monarchie honnie, le pouvoir exécutif fut confié à deux consuls élus par le Sénat pour un an. Précaution supplémentaire : un consul ne pouvait être réélu qu’après un délai de dix ans au moins.

Bien entendu, la masse du peuple, la plèbe, ne supporta pas longtemps d’être écartée du gouvernement de la cité. Ainsi que le raconte l’historien romain Tite-Live, elle fit sécession et se retira sur l’Aventin en 494 av. J.-C. Elle se dota alors d’assemblées chargées d’élire ses représentants, les tribuns de la plèbe ou tribuns du peuple.

Les patriciens durent composer avec la plèbe dans un long et chaotique effort de réconciliation. En 445 av. J.-C. furent autorisés les mariages entre plébéiens et patriciens et en 286 av. J.-C., les résolutions votées par la plèbe, appelées plébiscites, acquirent valeur de loi pour l’ensemble des Romains. Il s’ensuivit un équilibre satisfaisant pendant un siècle et demi. Il permit à Rome d'unir toutes ses forces et de soumettre l’ensemble de la péninsule italienne et la quasi-totalité du bassin méditerranéen.

Le peuple privé des bénéfices de la victoire

En l'an 146 av. J.-C., le consul Scipion Émilien, petit-fils adoptif de Scipion l'Africain, s'empare de Carthage et la détruit jusqu'aux fondations. L'Afrique est transformée en province romaine, de même que la péninsule ibérique. La même année, la Macédoine devient province romaine et les légions s'emparent de Corinthe. L'ensemble de la Grèce se soumet... Elle se venge à sa manière en transmettant à Rome une part de sa culture, selon le mot du poète Horace (né en 65 av. J.-C., mort en 8 de notre ère) : Graecia capta ferum victorem cepit (« La Grèce conquise a conquis son vainqueur »).

Mais en dépit de sa puissance, la République continue d'être gouvernée comme aux premiers temps de son existence, quand elle n'était qu'une petite cité parmi d'autres. Les sénateurs qui siègent à la Curie, sur le Forum, se montrent incapables de gérer un ensemble territorial qui domine désormais les péninsules italienne et ibérique, le sud de la Gaule, l'Afrique (l'actuelle Tunisie), la mer Égée et la mer Adriatique. 

La nobilitas (noblesse), qui réunit les familles patriciennes et quelques familles issues de personnalités illustres (nobilis), accapare les écrasantes richesses tirées des conquêtes et se dote d'immenses domaines dans les territoires gagnés sur les ennemis. Ces territoires dits « territoires publics » (ager publicus) sont censés appartenir à tous les citoyens mais dans les faits, une étroite minorité de privilégiés s'en empare et les fait exploiter par des esclaves, lesquels sont disponibles à profusion et à bas prix du fait de l’afflux de captifs.

À ces privilégiés s'oppose désormais la masse misérable des plébéiens : paysans chassés de leur terre et réfugiés à Rome ou esclaves affranchis. Entre les deux figurent les chevaliers. Ce sont des hommes d'affaires enrichis dans le gouvernement des provinces ou l'affermage des impôts. Leur nom (en latin equites) vient de ce qu'à l'origine ils étaient assez riches pour s'offrir un cheval. Ils veulent être mieux considérés sans pour autant accéder aux fonctions sénatoriales (car celles-ci interdisent la pratique du commerce et de toute activité qui ne serait pas liée à la terre).

La nobilitas, qui détient l'essentiel du pouvoir, se fracture dès lors entre deux factions qui vont s’opposer de façon violente pendant plus d’un siècle, jusqu’à ce que César et ses successeurs y mettent bon ordre :
• Les populares sont des patriciens qui croient à la nécessité d'une réforme pour préserver la paix sociale.
• Les optimates (ou partisans de l'aristocratie) voient le salut de Rome dans le renforcement du pouvoir du Sénat et le retour aux institutions anciennes.

Dans un climat de violences et de guerres civiles, plusieurs hommes d'exception vont alors tenter de réformer les institutions romaines : les Gracques et les Scipion, MariusSyllaPompée et pour finir César.

Cornelia, mère des Gracques, désignant ses enfants comme ses trésors (Angelica Kauffmann, vers 1785, Virginia Museum of Fine Arts)

La réforme impossible des Gracques

La colère de la plèbe est relayée en 133 av. J.-C. par le tribun du peuple Tiberius Sempronius Gracchus. Lui-même appartient à une illustre famille. Son grand-père n'est autre que Scipion l'Africain, le vainqueur d'Hannibal. Son père Tiberius Sempronius Gracchus fut deux fois consul et eut droit à deux triomphes. Il fit entrer la Corse et la Sardaigne dans la mouvance de Rome.

Sa mère Cornelia, fille de Scipion, est aussi une femme de très grande réputation, que les Romains ont érigée en modèle de vertu. À une voisine qui lui faisait admirer ses bijoux, elle montra les trois enfants qui lui restaient de ses douze maternités,  Tiberius, son jeune frère Caïus et leur soeur Sempronia, et laissa tomber : « Haec ornamenta mea » (« Voici mes bijoux à moi »).

Les Gracques (Eugène Guillaume, XIXe siècle, Musée d'Orsay, Paris)Dans de virulents discours à l’adresse des plébéiens, Tiberius Gracchus revendique un juste partage des territoires publics et l’octroi de terres aux citoyens pauvres qui se sont battus pour la patrie. Il tente de soulager le sort des citoyens sans ressources en leur allouant une partie du domaine public, l'ager publicus, constitué de terres enlevées aux peuples vaincus, voire aux alliés italiens ! C'est la lex Sempronia. Une dotation en capital puisée dans le trésor de Pergame est destinée à faciliter l'établissement de ces nouveaux paysans (comme toutes les cités antiques, Rome ignore l'impôt sur les personnes physiques).

Mais les nantis ne s’en laissent pas conter cependant que les Romains pauvres, il faut bien le dire, se soucient assez peu de quitter la Ville et reprendre le chemin des champs. Tiberius passe outre. Mais plutôt que de s'appuyer sur les nombreux appuis dont il dispose chez les populares influents, il préfère imposer sa loi au prix d'une entorse à la légalité, en faisant déposer son collègue et rival Octavius par le peuple. Cela lui vaut d'être assassiné en 129 av. J.-C. ainsi que des centaines de ses partisans. dont les corps sont jetés dans le Tibre.

Six ans plus tard, en 126 av. J.-C., son jeune frère, Caius Sempronius Gracchus est à son tour élu tribun du peuple au terme d'un cursus honorum sans faute. Il fait d'abord passer une loi judiciaire qui substitue les chevaliers aux sénateurs dans les jurys des tribunaux criminels (lex Acilia repetundarum) et une loi fiscale qui leur concède la perception de l'impôt (lex de provincia Asia). Assuré du soutien des chevaliers, il inaugure par une loi frumentaire la distribution mensuelle de blé à bas prix, voire gratuit, aux citoyens pauvres de Rome. Il reprend enfin la loi agraire de son frère avec plus d'habileté, en organisant la création de colonies agricoles dans les territoires récemment soumis, notamment sur le site de Carthage.

Mais Caïus entre en conflit avec le Sénat lorsqu'il projette d'élargir la citoyenneté romaine à l'ensemble des habitants du Latium, la province de Rome. Un autre tribun, Livius Drusus, complice du Sénat, propose des réformes encore plus démagogiques. Le peuple se laisse prendre à son jeu. Il se détourne de Caïus et celui-ci échoue à se faire réélire pour un troisième tribunat... Il ne reste plus qu'à abroger ses réformes. Le consul Opimius en fait la proposition et comme les partisans de Caïus se révoltent, Opimius obtient du Sénat des pouvoirs dictatoriaux et marche contre eux.

3 000 partisans de Caïus Gracchus sont acculés sur l'Aventin et tués en 121 av. J.-C. Lui-même, à bout de course, n'a d'autre recours que de demander la mort à un esclave. Ses projets de colonies agricoles tombent rapidement en quenouille et, au lieu que l'exode rural se ralentisse, il est au contraire accéléré par les distributions de blé gratuites qu'il a instaurées à Rome !

Des lois frumentaires pernicieuses

Les lois frumentaires (de froment ou blé) mises en place par Caïus Gracchus rendent les citoyens pauvres de Rome très vite dépendants de l'assistance publique en les accoutumant aux distributions gratuites de blé. Au fil des ans, malgré les efforts du Sénat, elles s'amplifient jusqu'à concerner plus de 600 000 personnes sur une population d'un million d'habitants (ne sont pas concernés les étrangers et les esclaves) : « L'un des effets les plus pernicieux du système était d'inciter les patrons à émanciper leurs esclaves, non pour des raisons morales ou sociales, mais par pur calcul économique : se décharger sur l'État du fardeau de leur entretien ».

Le peuple en quête d'un « homme fort ».

Tête d'homme, dite Marius, Ier siècle av. J.-C., Museo Chiaramonti, VaticanL’échec des Gracques va conduire les populares à changer de stratégie. Ils vont s’en remettre à un chef militaire prestigieux, un imperator, autrement dit un général doté des attributs de la victoire.  Ce sera Marius. Né en 157 av. J.-C. dans une famille modeste, il fait carrière dans l’armée et s’illustre au siège de Numance, en Espagne, en 133 av. J.-C. Les optimates n’en manifestent pas moins leur mépris à l’égard de cet « homme nouveau », réputé rustre. Cela n’a d’autre effet que de pousser Marius dans le camp populare.

Entré en politique, il se fait élire consul en 107 av. J.-C. tout en poursuivant ses campagnes militaires. Il obtient de nouvelles victoires dans la conquête de l'Afrique avec sa victoire sur Jugurtha. À l'occasion de cette guerre contre les Numides, Marius éprouve comme les autres généraux de la difficulté à recruter des citoyens pour ses légions. Bénéficiant d'une fortune colossale, il élargit le recrutement de ses légionnaires à l'ensemble des citoyens romains, y compris ceux qui ne possèdent rien, quitte à leur verser une solde (dico) à ces derniers en échange d'un engagement pour quinze ans. Cette innovation se généralise très vite. Elle permet aux paysans des campagnes italiennes et aux citadins aisés de Rome d'échapper aux astreintes du service militaire. Mais elle débouche aussi sur une armée de métier, avec des soldats non plus dévoués à la République mais au général capable de leur assurer solde, butin, gloire et promotion !

Pendant le séjour de Marius en Afrique, Rome est affectée par une menace nouvelle autant qu'inattendue : deux peuplades venues de Germanie, les Cimbres et les Teutons, ravagent la Gaule romaine (la Provincia, actuelle Provence). Fort heureusement, les Germains se retirent en Espagne pendant trois ans plutôt que de se diriger de suite vers Rome. Ce répit inespéré permet à Marius de préparer la contre-offensive.

Se faisant alors réélire consul plusieurs années de suite, sans respect de l’intervalle obligatoire de dix ans entre deux mandats successifs, Marius écrase les Teutons près d'Aix en 102 av. J.-C. et l'année suivante les Cimbres dans la plaine de Verceil, sur les bords du Pô. Immensément populaire, il est qualifié de « troisième fondateur de Rome » (après Romulus et Camille, un général et dictateur du IVe siècle av. J.-C. qui chassa les Gaulois de Rome) et reçoit des honneurs quasi-royaux : tunique de triomphateur, couronne de laurier, statues à sa gloire, etc.

Marius est réélu une sixième fois consul en l'an 100 av. J.-C.. Il s'allie aux chefs populares, dont le tribun de la plèbe Saturninus. Mais celui-ci se rend coupable de menées factieuses et sème la terreur à Rome. Le général doit alors se retourner contre lui et le tuer. Désireux de se faire oublier après ce faux-pas, Marius part en mission en Asie. Il projette secrètement de susciter une guerre contre le roi du Pont, Mithridate, pour s'offrir de nouvelles victoires et retrouver sa popularité d'antan.

Guerre sociale

Cependant, en Italie, les alliés de Rome, au premier rang desquels les Samnites, réclament un statut d'égalité avec les citoyens romains. Les habitants de ces cités italiennes ne tolèrent plus d'être soumis aux mêmes obligations que les Romains en matière militaire et de ne pas bénéficier des mêmes avantages, en matière de droits civils (droit de se marier selon la loi, droit de passer des actes commerciaux) et de droits civiques (droit de vote, droit de se faire élire, exemption d'impôts). Ils se plaignent d'être assujettis à des obligations variables en fonction des traités conclus par Rome avec chaque cité. Ils s'inquiètent surtout des projets agraires, comme celui de Tiberius Gracchus, qui promettent aux citoyens romains des terres prélevées sur les domaines des... alliés !

Le tribun Livius Drusus tente bien de convaincre le Sénat d'accorder la citoyenneté aux alliés en 92 av. J.-C. mais il est assassiné. Faute d'être entendues, les cités italiennes préparent en secret un soulèvement. Elles échangent des otages les unes avec les autres pour consolider leur alliance. Elles se donnent aussi un gouvernement et des institutions communes calquées sur celles de Rome et même une capitale, Italica (ex-Corfinium) !

Le soulèvement éclate en 90 av. J.-C. Pris de court, le Sénat engage la guerre contre ses alliés (en latin, socii) et rappelle Marius mais celui-ci s'engage mollement dans cette guerre dite sociale. Après quelques premiers succès, les alliés, cantonnés dans les montagnes des Apennins, éprouvent de plus en plus de mal à coordonner leurs opérations. Mais les Étrusques, les Grecs du sud et même les Latins, jusque-là restés à l'écart, menacent de se joindre à la révolte. Celle-ci prend un caractère impitoyable : exactions et massacres se multiplient dans les deux camps, la péninsule est dévastée...

Le Sénat se résout à accorder le droit de cité aux alliés restés fidèles puis aux insurgés sous réserve qu'ils se fassent enregistrer à Rome dans les soixante jours. L'honneur de la victoire revient en définitive à Sylla en 89 av. J.-C. Marius va mal supporter la montée en puissance de son rival et la rivalité entre les deux hommes va entraîner Rome dans sa première guerre civile, brutale, tissée de proscriptions et d'assassinats...

De guerre civile en guerre civile

L'année suivante, en 88 av. J.-C., survient un nouveau drame : le roi du Pont Mithridate VI attaque les territoires romains d'Asie, massacre 80 000 Romains dans ce qu'on appellera plus tard les « vêpres d'Éphèse ». Il invite qui plus est les Grecs à se soulever à ses côtés. Dans l'urgence, le Sénat confie à Sylla le soin de le combattre. Cette décision contrarie le vieux Marius (69 ans) mais aussi ses partisans populares qui révoquent Sylla, mais celui-ci rentre à Rome et restaure l'autorité du Sénat avant de partir enfin pour l'Asie.

Bénéficiant de la complicité du consul Cinna, Marius rentre à son tour à Rome avec ses légions et, redevenu consul pour la septième fois, inaugure un régime de terreur dont sont victimes les optimates partisans de Sylla. En 83 av. J.-C., Marius étant mort, Sylla, qui a pu ramener la paix en Asie, chasse de Rome les marianistes (partisans de Marius) et ébauche une réforme du Sénat et des institutions. Lui-même abdique volontairement en 79 av. J.-C.

Un lieutenant de Sylla, Pompée, se voit confier par le Sénat le soin de rétablir l'ordre civil, à nouveau menacé. Indécis et au demeurant peu compétent, Pompée ne trouve rien de mieux que de conclure un accord avec deux autres hommes forts, le riche Crassus et un nouveau-venu sur la scène politique, Jules César.

Ce dernier, né en 100 av. J.-C., s'applique à recueillir l'héritage de Marius. Quand décède en 69 av. J.-C. sa tante Julia, qui n’est autre que la veuve de Marius, il prononce un discours funèbre à la gloire du grand homme. Quatre ans plus tard, élu pour un an à la fonction d’édile, en charge de la gestion de Rome, il fait restaurer les trophées de Marius sur le Capitole. C’est une manière de flatter les populares et ça marche !

Le triumvirat se défait rapidement. César, fort de sa popularité et de la gloire militaire qu'il s'acquiert en conquérant les Gaules, défie Pompée et le Sénat romain en entrant, avec ses légions, à Rome même. Il s'ensuit une deuxième guerre civile qui voit le triomphe total de César. Sans toucher aux institutions sénatoriales, il s'octroie différentes fonctions dont le cumul fait de lui le maître tout-puissant de Rome. Il entame de profondes réformes administratives mais n'a pas le temps de les mener à bien. Il est assassiné en 44 av. J.-C. par des partisans de Pompée et des sénateurs nostalgiques de l'ordre ancien qui le soupçonnent de vouloir rétablir la monarchie.

Son lieutenant Marc Antoine et son petit-neveu Octave se disputent sa succession. Contraints et forcés, ils forment avec Lépide, le maître de la cavalerie, un deuxième triumvirat en vue de traquer les assassins de César. Cela fait, ils en viennent à se battre entre eux. C'est la troisième guerre civile. Lépide mis hors jeu, restent face à face Octave et Marc Antoine, devenu l'amant de la reine d'Égypte Cléopâtre. La bataille navale d'Actium offre à Octave une victoire totale et définitive.

C'en est fini des guerres civiles et de la crise de régime. Comme César, Octave s'approprie à son tour les fonctions essentielles du pouvoir sans toucher à la forme républicaine du régime. Il reçoit du Sénat en 27 av. J.-C. le titre honorifique d'Auguste sous lequel il sera désormais connu.

Rome entre alors dans sa plus grande gloire...


Publié ou mis à jour le : 2021-08-15 21:40:31

 
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