Citations et Mots d'Histoire

Guerres mondiales

Charles de Gaulle    (1890 - 1970)

« Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas »

Charles de Gaulle au micro de la BBC pendant la Seconde Guerre mondialeCes mots magnifiques concluent l'Appel du 18 juin 1940. Ce jour-là, à la radio de Londres, le général Charles de Gaulle s'adressait aux Français de la métropole et aux combattants écrasés par le désespoir suite à l'invasion de leur pays par les armées allemandes.

Un mois plus tard, des affiches placardées à Londres renouvellent l'Appel à l'adresse des Français qui ont fui le Continent sous une forme plus ramassée : « La France a perdu une bataille mais la France n'a pas perdu la guerre ! Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l'honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant, rien n'est perdu ! Rien n'est perdu parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l'univers libre, des forces immenses n'ont pas encore donné. Un jour ces forces écraseront l'ennemi. Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. Tel est mon but, mon seul but! Voilà pourquoi je convie tous les Français, où qu'ils se trouvent, à s'unir à moi dans l'action, dans le sacrifice et dans l'espérance. Notre patrie est en péril de mort. Luttons tous pour la sauver ! Vive la France ! »


Philippe Pétain    (1856 - 1951)

« Une bonne messe n'a jamais fait de mal à personne »

Sous l'Occupation, le Maréchal s'oblige à assister régulièrement aux offices religieux, où des enfants l'accueillent en chantant : «Maréchal, nous voilà !». C'est ainsi que lui échappe la formule ci-dessus (*). Bien qu'ayant perdu la foi de son enfance, Pétain, du temps qu'il était officier, se refusait à entrer dans les querelles anticléricales. Comme un membre du cabinet du ministre de la Guerre André lui demandait de dénoncer les officiers assidus à la messe, Pétain lui avait répondu avec ironie : «Me tenant toujours au premier rang des fidèles, je n'ai pas pour habitude de me retourner durant la messe».


Charles de Gaulle    (1890 - 1970)

« Le 17 juin 1940 disparaissait à Bordeaux le dernier gouvernement régulier de la France. L’équipe mixte du défaitisme et de la trahison s’emparait du pouvoir dans un pronunciamiento de panique. Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur, de fonctionnaires arrivistes et de mauvais généraux se ruaient à l’usurpation en même temps qu’à la servitude. Un vieillard de quatre-vingt-quatre ans, triste enveloppe d’une gloire passée, était hissé sur le pavois de la défaite pour endosser la capitulation et tromper le peuple stupéfait »

Au Caire le 18 juin 1941, lors du premier anniversaire de l'Appel, le chef de la France libre exprime avec le talent oratoire qui est le sien tout le dégoût que lui inspire le gouvernement de la Collaboration.


Philippe Pétain    (1856 - 1951)

« Je tiens les promesses, même celles des autres lorsque ces promesses sont fondées sur la justice »

Philippe Pétain s'est hissé au-dessus de sa condition grâce à la IIIe République naissante. Républicain, laïc et agnostique, voire anticlérical, il reste fidèle à ses origines populaires y compris lorsqu'il devient chef de l'État français sous l'Occupation. Il est d'ailleurs rejoint à Vichy, siège de son gouvernement, par des socialistes pacifistes au premier rang desquels Pierre Laval et René Belin. Ancien dirigeant de la CGT (Confédération Générale du Travail), René Belin fut nommé secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement de Vichy. À ce titre, il instaure la Fête du Travail et met au point l'actuel système de retraite par répartition. C'est en présentant cette réforme à la radio, le samedi 15 mars 1941, que le Maréchal prononce la célèbre phrase ci-dessus.


Berty Albrecht    (1893 - 1943)

« La vie ne vaut pas cher, mourir n'est pas grave. Le tout, c'est de vivre conformément à l'honneur et à l'idéal qu'on se fait »

Extrait d'une lettre de Berty Albrecht à son mari, écrite en 1942, peu après son évasion. Berty (ou Bertie) Albrecht est née le 15 février 1893 à Marseille dans une famille protestante d'origine suisse du nom de Wild. Après des études d'infirmière, elle épouse un banquier hollandais et donne le jour à deux enfants. Berty Albrecht (1893-1943)Elle ne tarde pas à s'intéresser à la condition féminine et milite en faveur de la contraception, du droit à l'avortement et des aides à la maternité. Tout en travaillant comme assistante sociale dans une usine, elle s'occupe aussi des réfugiés de l'Allemagne nazie à la Ligue des Droits de l'Homme. Après l'invasion de la France et l'armistice de 1940, Berty Albrecht entre dans la Résistance et collabore avec Henri Frenay à la création du mouvement Combat. Elle est arrêtée deux fois par la police française aux ordres du gouvernement de Vichy mais arrive à s'échapper. De nouveau arrêtée le 28 mai 1943 par la Gestapo (la police allemande), elle meurt dans des circonstances inconnues trois jours plus tard dans la prison de Fresnes. Sa dépouille repose aujourd'hui dans la crypte du mont Valérien. -


Charles de Gaulle    (1890 - 1970)

« En Afrique française comme dans tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n'y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient s'élever peu à peu jusqu'au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C'est le devoir de la France de faire en sorte qu'il en soit ainsi »

Ce discours prononcé à Brazzaville, au cœur de l'Afrique, le 30 janvier 1944, par le chef de la France libre exprime sa vision d'une France paternelle, éduquant les peuples assujettis d'Afrique comme on éduque de grands enfants et les menant lentement à une relative autonomie (le mot lui-même, trop subversif au gré du général de Gaulle, n'est pas prononcé).

Cette conception du colonialisme est encore très proche de celle de Jules Ferry, le grand initiateur des conquêtes coloniales de la France. Elle paraît singulièrement attardée, survenant quinze ans après que les Britanniques aient entériné le principe d'une très large autonomie pour leur colonie des Indes, à l'égal de leurs dominions blancs d'Australie et du Canada.

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