24 août 2025. L'Union européenne est plus présente que jamais dans nos médias avec les annonces de la présidente de la Commission et les rencontres au sommet régulièrement qualifiées d'« historiques ». Derrière les apparences, la réalité est toute autre : c'est une Union européenne en passe de quitter la scène...
Il y a des images plus parlantes que toutes les palabres des plateaux télé et des réseaux sociaux. En voilà deux qui nous racontent à elles seules l’histoire finale de l’Europe.
Les plus âgés d’entre nous se souviennent avec émotion du Mur de Berlin envahi par une foule joyeuse de jeunes Européens ; c’était il y a 36 ans, l’unification pacifique du Vieux Continent sous les auspices de la Liberté.
Et puis, ce 18 août 2025, il y a cette photo prise à la Maison Blanche (Washington) où l’on voit en premier lieu un homme à l’allure lourde et imposante d’un empereur romain. Il avance d’un pas décidé en entraînant le vassal qu’il se dispose à immoler. Derrière, à distance respectueuse, suit une volée désordonnée de tributaires, souriant tout heureux d’être invités au spectacle.
Tout est dit ici sur le nouvel ordre mondial et la soumission volontaire de l’Union européenne…

Donald Trump a convoqué Volodymyr Zelensky pour lui signifier ses intentions en présence de ses tributaires ouest-européens : Keir Starmer (Royaume-Uni), Friedrich Merz (Allemagne), Alexander Stubb (Finlande), Giorgia Meloni (Italie) et Emmanuel Macron (France), sans compter Mark Rutte (Otan) et Ursula von der Leyen (Commission européenne).
« It’s the economy, stupid ! » (Bill Clinton, 1992)
Le 1er janvier 1993, l'Union européenne a remplacé la Communauté économique européenne créée par le traité de Rome de 1957. Voyant dans le « doux commerce » et le libre-échange la clé de la paix et de l’harmonie universelle, les Européens ont inscrit ceux-ci dans les traités de l’Union européenne avec impossibilité pour les États membres d’y déroger, quelle que soit la conjoncture. C’est ainsi que le traité de Maastricht de 1992 a donné valeur constitutionnelle à « la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres… »
Prenant acte de la fin de la guerre froide, les dirigeants de la nouvelle Union européenne se sont aussi hâtés d'engranger les « dividendes de la paix ». Ils ont pris pour argent comptant la thèse du politologue américain Francis Fukuyama selon laquelle la victoire de la démocratie marquait la Fin de l'Histoire (1992). Ils ont réduit à moins de 2% la part de leur PIB consacrée à la défense et ont surtout délégué le soin de leur protection à leur grand allié américain, lequel a maintenu aux alentours de 3 à 5% la part de son PIB consacrée à la défense.
En 1994-2001, trop heureux de voir leurs principes triompher avec l’effondrement de l’Union soviétique, Américains et Européens ont voulu étendre le libre-échange au monde entier avec l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Le 11 décembre 2001, ils sont allés jusqu'à intégrer en son sein la Chine populaire et le 1er janvier 2005, ils ont démantelé les accords Multifibres qui limitaient les exportations chinoises de textiles.
Les industriels européens et américains entreprirent dès lors de délocaliser leurs usines dans les pays à bas coût de main-d'oeuvre, en premier lieu l'immense Chine post-Mao : aux Occidentaux, les tâches de management, conception, innovation, R&D, etc. ; aux Asiatiques, les tâche de production. Apple ou encore Nike s'engagèrent dans cette voie, suivis par la plupart des grands industriels occidentaux, à l'image d'Alcatel. Son Pdg, le très brillant Serge Tchuruk, déclare le 26 juin 2001, à Londres, dans un colloque du Wall Street Journal : « Nous souhaitons être très bientôt une entreprise sans usines. » On allait ainsi vendre aux Chinois des biens d'équipement et des biens à haute valeur ajoutée tout en leur achetant des produits basiques : vêtements, électronique, etc.
Cette politique dite néolibérale (dico) allait avoir des effets ravageurs sur l'industrie européenne, victime du « libre-échangisme » inconditionnel de Bruxelles, gravé dans l’article 206 du traité de l’Union européenne. Quant aux États-Unis, ils n'ont pas tardé à prendre la mesure de de la concurrence chinoise et de leur propre légèreté. La délocalisation massive des usines vers les pays à bas coût a conduit au désespoir les vieilles régions industrielles du Middle West. La conséquence politique en a été l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, en 2016 et 2024. Si imparfaite qu’elle soit, la démocratie américaine a fonctionné. Donald Trump a entendu le message de ses électeurs. Il est revenu à un protectionnisme vigoureux après une parenthèse libre-échangiste qui aura duré près de quatre-vingts ans. En matière géopolitique, il s’est plié à l’égoïsme sacré de la nation et a tout bonnement abandonné l’Europe à son sort.
Les États-Unis sèment la zizanie en Europe
Le décrochage économique de l’Europe remonte à 2008. Cette année-là, le gouvernement américain surmonta plutôt bien la crise des subprimes en n'hésitant pas à prendre des mesures très directives. De leur côté, les pays européens prirent la crise de plein fouet. Dans le même temps, les Jeux Olympiques de Pékin, ouverts le 8 août 2008, marquèrent l’irruption de la Chine populaire à l’avant-scène mondiale. Peu soucieux de se spécialiser dans les produits bas de gamme selon les recommandations de l’apôtre du libre-échange David Ricardo, les Chinois commencèrent à concurrencer les Occidentaux sur les produits à haute valeur ajoutée mais personne n’y prit encore garde.
Pour l’heure, les États-Unis se payèrent le luxe d’une confrontation avec la Russie, en dépit des excellentes relations de Moscou avec Berlin et Washington. Au sommet de l’OTAN, en avril 2008 à Bucarest, devant Vladimir Poutine, invité d’honneur, les Américains proposèrent à l’Ukraine et à la Géorgie d’entrer dans l’alliance atlantique ! La perspective de troupes américaines manœuvrant dans les plaines d’Ukraine, à proximité de Stalingrad et Koursk, hauts lieux de la Seconde Guerre mondiale, était inacceptable pour le président russe comme pour ses concitoyens ; c’était se soumettre à Washington et au Pentagone et perdre de fait leur indépendance stratégique.
Cet affront fait aux Russes pouvait s’expliquer par le fait que, devenus autonomes en matière énergétique grâce au pétrole et au gaz de schiste, les États-Unis n’avaient plus besoin des ressources de la Russie en hydrocarbures. Les stratèges de la Maison Blanche voulaient en profiter pour détacher Moscou de l’Europe occidentale et rompre en particulier ses échanges fructueux avec Berlin : gaz russe contre biens d’équipement allemands. Ainsi affaibliraient-ils leur principal concurrent industriel, à savoir l’Allemagne !
Le plan de Washington fonctionna comme sur des roulettes d’autant mieux que l’Allemagne, guidée par un écologisme radical, avait sacrifié son énergie nucléaire au profit de la combinaison énergie éolienne/gaz russe, ce qui lui valut de perdre sur tous les tableaux : stratégique, économique et même écologique.
Par une singulière inconséquence, tandis que Berlin et Moscou lançaient la construction du gazoduc Nord Stream 2 en vue d’intensifier leurs échanges, la Commission européenne proposa en 2013-2014 une aide financière conséquente à l’Ukraine de manière à la détacher de la Russie et rompre des échanges millénaires entre les deux pays !
Tout cela conduisit à une confrontation de Moscou avec l’Ukraine et l’Europe et, huit ans plus tard, à une guerre brutale dans le Donbass ainsi que je le détaille dans mon essai géopolitique et historique sur Les Causes politiques de la guerre en Ukraine (mai 2024).
L’Union européenne victime de ses dogmes
Les États-Unis ont en définitive atteint leurs objectifs au-delà de leurs espérances. L’Union européenne n’est plus un concurrent pour l’industrie américaine, encore moins pour les entreprises du secteur numérique, les fameuses GAFAM : de Google à Uber et Netflix, celles-ci règnent en maître sur le Vieux Continent. Elles génèrent d’énormes transferts financiers qui ne figurent pas dans le solde commercial des États-Unis mais n’en contribuent pas moins à leur richesse.
L'Allemagne elle-même est en 2025 sur le point d’entrer en récession. Qui plus est, son industrie automobile est menacée de disparition par la faute de la Commission européenne qui s’est mise en tête de dicter aux constructeurs leurs choix techniques en leur imposant de renoncer au moteur thermique et de passer à l’électrique d’ici 2035.
Dans le même temps, adossés au statut privilégié du dollar et au caractère incontournable de leur protection militaire, les États-Unis usent comme jamais auparavant de l'extraterritorialité de leur droit commercial pour asservir les entreprises européennes. Ils les menacent d'amendes énormes sous les prétextes les plus divers comme la corruption ou le non-respect d'un embargo. En 2003 sont frappés d'amendes de plusieurs centaines de millions de dollars, voire de plusieurs milliards, le Crédit Lyonnais et le Crédit Agricole, en 2004 UBS, en 2008 Siemens, en 2014 Alstom et BNP Paribas... Lesdites entreprises courbent l'échine pour ne pas être écartées de la zone dollar et du marché américain.
La guerre en Ukraine a renforcé la dépendance des Européens à l’égard du Pentagone et des fabricants d’armes américains. C’est au point que l’avion de combat Rafale du Français Dassault ne trouve aucun preneur dans l’Union européenne (sauf en Grèce et en Croatie), les partenaires de la France préférant le F-35 de l’Américain Lockheed pour ne pas se mettre à dos Washington.
Cerise sur le gâteau, le président Donald Trump a fait savoir aux Européens que s’ils désiraient soutenir l’effort de guerre de l’Ukraine, ils devraient acheter aux États-Unis les armes destinées à ce pays, Washington n’ayant plus l’intention de dépenser quoi que ce soit dans cette guerre.
Ainsi que le rappelle l’historien Ludovic Tournès dans un lumineux article sur La menace américaine, les gouvernants américains se sont intéressés à l’Europe seulement lorsqu’il y allait de leur intérêt économique et stratégique, soit en 1915-1919 et en 1941-1991. Il n’y a pas de solidarité occidentale américano-européenne qui serait inscrite de toute éternité dans les gènes des Étasuniens et des Européens comme nous nous obstinons à le croire. Aussi les États européens seraient-ils bien inspirés de ne plus s’accrocher à l’OTAN comme à une bouée de sauvetage et de prendre leur autonomie stratégique.
Mais l’état actuel de l’Union européenne ne permet pas d’espérer un changement d’orientation. Les gouvernants se sont en effet rendus prisonniers des dogmes inscrits dans les traités de l’Union européenne. Ils s'empêchent d’agir en conformité avec leurs intérêts nationaux et les attentes de leurs électeurs (énergie, industrie, agriculture, immigration, etc.). Ils sont tiraillés qui plus est par des intérêts divergents. On le constate en matière d’énergie nucléaire ou d’armement comme en matière militaire. Ils en sont réduits à des rodomontades sans prise avec la réalité. Comme l'illustre la réunion du 18 août à Washington, l’Union européenne est réduite à l’impuissance. Ce n'est plus qu'une coquille vide seulement capable d’entraver la marche des États qui la constituent.













Vos réactions à cet article
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Jean-Michel Duprat (02-09-2025 18:52:13)
Naissance de l'U E : Comment peut-on se montrer naïf au point de croire que les USA auraient laissé les Européens constituer une force concurrente sur des territoires qu'ils dominent depuis 1945 . ... Lire la suite
COCHE (31-08-2025 17:10:11)
l'Union européenne est à la perception visuelle et auditive de la Présidente von der Leyen: ectoplasmique. Malheureusement, cette présidente sème le malheur et la détresse à l'intérieur de l... Lire la suite
Guy (31-08-2025 13:15:16)
Pour que l’Union Européenne politique meurt encore faudrait-il qu’elle existe ! Or elle n’a jamais été. Cette union n’a jamais réellement oeuvré pour être autre chose qu’une union comm... Lire la suite
Louis (29-08-2025 18:04:41)
Merci pour cet article qui reflète les difficultés et faiblesses de l'U.E. Nous avons également quelques atouts heureusement ! Notre marché unique, l'euro et la facilité des échanges. N'oublion... Lire la suite
CHRISTIAN THIOLIERE (29-08-2025 00:24:31)
J'ai espoir que cette structure idéologique, qui démontre de plus en plus à beaucoup d'européens qu'elle n'est qu'une "dictature supranationale", arrive le plus vite possible à son effondrement !... Lire la suite
Christian (27-08-2025 08:36:37)
Je trouve que les termes de «vassaux» et de «tributaires» décrivent parfaitement la situation actuelle des dirigeants de l’Union européenne. Avant même la réunion du 18 août à Washington, ... Lire la suite
hadrien1000 (26-08-2025 16:19:29)
Pessimiste hélas mais assez juste et les commentaires , dans l'ensemble vont dans ce sens ! Comme aurait dit de Gaulle "on peut sauter comme un cabri en criant Europe ... , encore faut-il peser sur... Lire la suite
Niouf (26-08-2025 07:57:39)
Est-il possible de revoir le traité de Maastricht et de proposer un référendum a tous les pays européens sur un nouveau traité dominé par les seuls états responsables, soit environ 7 états ( A... Lire la suite
gemo10 (25-08-2025 19:25:00)
En résumé, nous avons reconstruit le Saint Empire Romain Germanique. C'est-à-dire un géant aux pieds d'argile composé d'une multitude d'états incapables de cohésion politique, économique et st... Lire la suite
Salgrev (25-08-2025 17:26:13)
Merci pour cet article, d’une grande actualité. Permettez-moi quatre remarques et une question : L’UE, au-delà même de ses statuts, n’a jamais travaillé dans l’intérêt des nations... Lire la suite
Alban (25-08-2025 16:30:18)
Cher Valdese, J'adhére tout à fait à votre point de vue : l'UE est mal en point et nous mène dans le mur et il faudrait la réformer et la fortifier. Mais c'est mission impossible comme le montr... Lire la suite
Valdese (25-08-2025 15:54:37)
J'adhère pleinement à ce que disent JJ et Alain Frouté. Affablir l'Europe ou la déconstruire ne ferait que faire le jeu de Trump et de Poutine. Il faut au contraire la réformer peut-être et la f... Lire la suite
jmk011 (25-08-2025 11:51:28)
Bravo et merci M. Larané pour cet exposé à la fois brillant et bien résumé sur l’UE et sa vassalisation grandissante vis à vis des USA. L’élection de Trump démontre parfaitement le fait qu... Lire la suite
Bergès (25-08-2025 06:37:54)
Une triste "histoire Belge" et un piège à loup "US" ! Frexit à court terme ?
Philippe MARQUETTE (25-08-2025 03:35:21)
Le général de Gaulle avait une expression pour désigner l'ONU « le Machin ô combien inutile et même dangereux », cela peut l'appliquer au monstre bureaucratique corrompu que constitue l'Union... Lire la suite
TARAR (25-08-2025 02:00:16)
Le sort de l'Europe a été, a mon avis, pensé par les États-Unis au lendemain de la révolution industrielle. Tous les accords qui ont été conclu depuis cette date (economiques, militaires et po... Lire la suite
Bertrand (24-08-2025 21:36:18)
L'UE, c'est l'Autriche-Hongrie en 1914.
Bernard 15 (24-08-2025 20:50:46)
C'est incroyable de lire que certaines personnes souhaitent encore plus d'UE. Comme s'ils ne voyaient pas la destruction de notre pays que cela engendre. Mais il est vrai qu'il n'est pire aveugle qui ... Lire la suite
Cochin (24-08-2025 19:25:29)
L’Union n’existe pas. Elle n’a jamais existé que dans les textes, et les traités, léonins pour les nations plus que millénaires qui constituent l’espace occidental européen, sont une caus... Lire la suite
Doran (24-08-2025 19:12:23)
Je trouve André Larané, trop gentil . Il n'y a pas une orientation qu'elle soit économique ou politique qui trouverait sa légitimité dans le bien fondé de ses résultats . Deux condamnations ... Lire la suite
Michel (24-08-2025 18:52:28)
Non,l’UE n’est pas morte, elle est seulement mal en point pour le moment. Si elle ne réagit pas fortement au plus vite sous les coups de boutoir étasunien, quitte à se réorienter sur un péri... Lire la suite
Louis Bisson (24-08-2025 18:49:55)
La mort de l’UE est une image comme celle de la mort de Dieu chez Nietzsche. Mais le constat amer de M. Larané est hélas une réalité. En 1914 le PIB des États Unis était équivalent à celui d... Lire la suite
Bernard (24-08-2025 18:40:51)
L’Union européenne avait suscité un immense espoir, renouvelé avec la chute du Mur de Berlin en 1989, puis par celle de l’URSS deux ans plus tard. L’UE, c’était la paix, la démocratie et ... Lire la suite
COCHE (24-08-2025 18:33:33)
Pourquoi voudriez-vous que l'Union Européenne puisse réfléchir et agir promptement comme une Nation ? Sans détenir la VERITE, permettez-moi de conseiller la lecture de deux livres éclairants : "E... Lire la suite
SORINI (24-08-2025 18:23:19)
Vous avez raison sur toute la ligne M. Larané, il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, l'U.E. s'effondrera dans un grand fracas puisque le petits coqs menés par Macron ne veul... Lire la suite
deruby (24-08-2025 18:21:12)
Certes, l'Europe s'enfonce sur le plan économique. Mais est-ce le pire des périls qui la menace ? Les problèmes d'ordre civilisationnel et sociétal me semblent bien plus graves encore. Voyageant u... Lire la suite
Pierrick HAMON (24-08-2025 18:21:11)
Excellente analyse qui nous change de la doxa aveugle entendue un peu partout sur les plateaux TV comme dans les médias. Certains des aspects de Maastricht furent plus positifs (reconnaissance des co... Lire la suite
Yves Blanc (24-08-2025 18:04:25)
Et si cette organisation ne s'était pas étendue au-delà des six membres réunis au départ, aurait-elle su mieux se développer économiquement, socialement, militairement ... et être devenir un a... Lire la suite
Nanasse47 (24-08-2025 18:01:54)
Cette UE prend des allures de technocratie en lutte contre les intérêts des peuples qui la compose. Elle est trop inféodée aux USA qui la considère comme leur chasse gardée/ paillasson et l'obli... Lire la suite
Bernard BELPAIRE (24-08-2025 17:58:34)
Le seul espoir pour l'UE est de se fédérer, il faudra pour cela minimiser nos nationalismes et nos ambitions de se dominer les uns les autres. Je ne pense pas que les membres fondateurs de l'UE se ... Lire la suite
Alain Frouté (24-08-2025 17:54:35)
Je souscris totalement au jugement de JJ. Cet article est inspiré du pire défaitisme que l'on ait jamais ressenti dans la longue construction de l'Europe et la difficile conduite des affaires et de... Lire la suite
Meunier (24-08-2025 17:42:26)
Cet article est du poil à gratter. Sans être exhaustif, je retiens que si Poutine se comporte en criminel de guerre en Ukraine, c'est la faute de l'Occident, plus précisément de L'Otan. C'est le ... Lire la suite
Hugo (24-08-2025 17:37:58)
Si, à Washington, la France aurait obtenu au moins quelque chose : que Donald Trump intercède auprès de Candace Owens pour qu'elle mette un bémol à son enquête dont bruissent les chancelleries e... Lire la suite
Jeanclement (24-08-2025 17:36:19)
C'est un remarquable article. Si l'UE n'est pas encore morte, son évolution montre bien dans quelle funeste direction nous allons. Pas question d'aller vers une "fédération" qui n'entrainerait que... Lire la suite
Liger (24-08-2025 17:18:45)
Il n'existe pas de peuple ni de nation européens : conçue par MM. Monnet et Schumann comme une photocopie agrandie de la France, l'UE ne saurait être un État et la vaine et néfaste obstination de... Lire la suite
JJ (24-08-2025 16:44:40)
Non, L'Union n'est pas morte, oui elle est fragile du fait de l'aveuglement des petits états qui la compose et qui se croient grands, bien secondés par quelques historiens a ce que je lis... Triste... Lire la suite