Toute l'Histoire en un clic
Herodote Facebook Herodote Twitter Herodote Youtube
Ami d'Herodote.net
 
>> Georges Clemenceau (1841 - 1929)
Clemenceau
Georges Clemenceau âgé
• 18 mars 1871 : la Commune de Paris
• 20 mars 1893 : le scandale de Panama
• 13 janvier 1898 : l'Affaire Dreyfus
• 9 décembre 1905 : séparation des Églises et de l'État
• 10 mars 1906 : la catastrophe de Courrières
• 19 juin 1907 : la révolte viticole
• 2 août 1913 : les brigades du «Tigre»
• 17 novembre 1917 : un gouvernement pour faire la guerre
• 28 juin 1919 : le traité de Versailles
• 19 février 1919 : attentat contre le «Tigre»
• 17 janvier 1920 : échec à l'élection présidentielle
Toute l'Histoire en un clic
Publicité

Georges Clemenceau (1841 - 1929)

On l'appelait «le Tigre»


Fils d'un médecin vendéen, Georges Clemenceau (*) est la principale personnalité des débuts de la IIIe République.

Lui-même médecin, il « monte » à Paris où, après la défaite de Sedan, il est nommé maire de Montmartre par le gouvernement de la Défense nationale, en septembre 1870. Le 18 mars 1871, il assiste, impuissant, au massacre des généraux Lecomte et Clément Thomas, massacre d'où va sortir la Commune.

Clemenceau au format pdf

Clemenceau (par André Larané)Découvrez toutes les facettes du « Tigre » dans ce livre numérique : son parcours, ses passions et sa vie personnelle, ses bons mots et ses réparties.

Clemenceau a été édité par Herodote.net en partenariat avec le musée Clemenceau (mars 2014, format pdf, 38 pages et de nombreuses illustrations)... En savoir plus

Un leader radical

Georges Clemenceau, par Edouard Manet (1879, huile sur toile, 95x74cm, musée d'Orsay)Sous la IIIe République, en 1876, il est élu député de Paris et, grâce à ses talents d'orateur, prend la tête des députés de la gauche que l'on dit « intransigeante » ou « radicale »

Contestataire-né, il combat l'influence de l'Église catholique et dénonce les conquêtes coloniales, qui ont le tort à son sens de détourner les Français de la seule cause qui vaille : la revanche sur l'Allemagne.

Mais il s'en tient longtemps à un rôle d'opposant qui lui vaut le surnom de « tombeur de ministères ». Ainsi combat-il avec succès les gouvernements « opportunistes » de Jules Ferry.

Évincé de la politique par le scandale de Panama, il revient en grâce avec l'Affaire Dreyfus. Il apporte son soutien à Émile Zola et s'engage résolument dans le camp dreyfusard.

Le 13 mars 1906, à 65 ans, le « tombeur de ministères » accède pour la première fois à un poste ministériel, à l'Intérieur. Il est mis à l'épreuve en réprimant sans ménagement les grèves de mineurs consécutives à la catastrophe de Courrières du 10 mars 1906. Son action en matière policière lui vaut aussi le surnom de « Tigre ». 

Sept mois plus tard, Clemenceau forme enfin l'un des plus longs ministères de la IIIe République, du 18 octobre 1906 au 20 juillet 1909. Le président du Conseil confirme son sens particulier du dialogue social lors des manifestations de vignerons languedociens.

Il mène aussi à son terme la séparation des Églises et de l'État avec Aristique Briand, ministre de l'instruction publique et des Cultes. Son ministre des Finances, Joseph Caillaux, qui deviendra son ennemi inexpiable, propose l'impôt progressif sur le revenu. 

Jusqu'au-boutiste

De retour dans l'opposition, pendant les années dramatiques de la « Belle Époque » qui précèdent la Grande Guerre, Clemenceau s'affirme comme un revanchard et un va-t-en-guerre déterminé. Peu après la déclaration de guerre, son journal L'Homme libre devient L'Homme enchaîné, en guise de protestation contre la censure, et multiplie les attaques verbales contre le gouvernement et l'état-major.

Mais du fait de sa détermination à poursuivre la guerre jusqu'à la victoire totale, il est appelé à la tête du gouvernement par son vieil ennemi, le président Raymond Poincaré. Il rassemble alors toutes les énergies du pays en vue de la victoire et y gagne un nouveau surnom : « Père de la Victoire ». Avec affection, les poilus qui combattent dans les tranchées l'appellent plus simplement « Le Vieux ».

Il fait aussi traduire en justice les partisans d'une paix de compromis, tel Joseph Caillaux, et torpille une négociation secrète engagée par l'empereur d'Autriche.

Lors des négociations du traité de paix de Versailles, Clemenceau fait en sorte de punir l'Allemagne pour sa déclaration de guerre et les destructions causées sur le sol national. Pas plus que les autres chefs alliés, il ne peut empêcher l'éclatement de l'Autriche-Hongrie en une myriade de petits États vindicatifs et indéfendables qui se révèleront des proies idéales pour le IIIe Reich hitlérien.

 Passée la guerre, Georges Clemenceau est élu par acclamation à l'Académie française et reste à la tête du gouvernement jusqu'au 18 janvier 1920.


Version intégrale pour les amis d

Publié ou mis à jour le : 2017-02-15 18:34:06

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Jacques (27-05-201411:17:58)

Merci de faire souvenir de Clemenceau. Une petite erreur: son gouvernement est tombé le 20 juillet 1909 et non juillet 1906 et a donc duré 29 mois et non 9. Avec De Gaulle, il domine le XXème siècle français. C'est un des plus grands dirigeants de toute notre histoire, un de ceux grâce à qui notre pays existe encore, et existe comme il est. Il ne s'est trompé dans aucun de ses grands combats: la république, la laïcité, l'affaire Dreyfus, la peine de mort, le colonialisme, où il était très en ava... Lire la suite

MASSICOT (21-05-201408:45:18)

Si Clémenceau a été un remarquable meneur d'homme pendant la guerre et qu'on lui doit en partie l'ssue victorieuse; il fut un très mauvais diplomate et négociateur après celle-ci.
Qu'on le veuille ou non le "diktat" infligé aux empires centraux faisait dès 1920 le lit de l'ultra nationalisme et le terreau de la vengeance où naquit et prospéra l'idéologie nazi.
Comme tel je le rend responsable de 2ème G.M. au moins au même titre que les politicards français de l'époque. ... Lire la suite

Claude Logette (04-12-201318:06:52)

Merci pour la vivacité de votre article . Même si l'on connaît le personnage, on découvre certains traits de son caractère qui ne sont guère sympatiques: son attitude envers son épouse si souvent bafouée en font un "machiste"peu reluisant. son manque de psychologie lors de rédaction du Traité de Versailles nous a coùté cher "on n'humilie pas un homme à terre"

Claude Logette (04-12-201318:06:52)

Merci pour la vivacité de votre article . Même si l'on connaît le personnage, on découvre certains traits de son caractère qui ne sont guère sympatiques: son attitude envers son épouse si souvent bafouée en font un "machiste"peu reluisant. son manque de psychologie lors de rédaction du Traité de Versailles nous a coùté cher "on n'humilie pas un homme à terre"

Marcel Lerat (12-06-201218:48:34)

"torpille une proposition autrichienne d'une paix de compromis"... Il a répondu : " je ne traite pas avec les papistes " . Cela a valu à l'Europe quelques dizaines de milliers de morts en plus...C'est un grand homme ??????


Les Amis d'Herodote.net peuvent envoyer un commentaire sur cet article.

Offrez-vous quelques minutes d'évasion
avec Les Chroniques d'Herodote.net

Adhérez aux Amis d'Herodote.net

À quand remonte l'expression « France » ?

Réponse
Publicité