Citations et Mots d'Histoire

Apogée de l'Europe

Maréchal de Mac-Mahon    (1808 - 1893)

« J'y suis, j'y reste ! »

Le général Maurice de Mac-Mahon s'était acquis la gloire pendant la guerre de Crimée, en emportant après un combat acharné la tour Malakoff, qui défendait la citadelle de Sébastopol. Le général Pélissier, commmandant du corps expéditionnaire français, ayant appris que la position était minée, lui avait enjoint à cinq reprises de renoncer mais le général n'avait pas craint de lui désobéir et avait remporté la mise. Plus tard, ayant gagné son bâton de maréchal, Mac-Mahon fut fait prisonnier avec son armée et son empereur à Sedan. Après la chute du Second Empire, il fut désigné le 24 mars 1873 par l'Assemblée nationale pour succéder à Adolphe Thiers comme président de la République. En novembre 1873, lors d'un débat à l'Assemblée en vue de prolonger son mandat, un député rappela l'épisode de Malakoff en ces termes : Faites aujourd'hui pour la France ce que Mac-Mahon, il y a seize ans, fit pourl'armée. C'était à Malakoff ; le premier, il entre dans la citadelle, elle est minée, elle va l'ensevelir sous ses ruines, n'importe ! Il se jette sur le télégraphe et il écrit à son chef cette parole sublime dans sa simplicité : «J'y suis, j'y reste !» Ainsi naît une (belle) légende. Légitimiste, royaliste et conservateur, le président Mac-Mahon était aussi d'une insondable naiveté. On cite volontiers son exclamation devant une inondation dans la vallée de la Garonne : «Que d'eau ! Que d'eau !» Incapable d'imposer à l'Assemblée un gouvernement de son choix et sommé de «se soumettre ou se démettre», il choisit la première solution, réduisant la fonction présidentielle à l'impuissance.

Actualités de l'Histoire
Revue de presse et anniversaires

Histoire & multimédia
vidéos, podcasts, animations

Galerie d'images
un régal pour les yeux

Rétrospectives
2005, 2008, 2011, 2015...

L'Antiquité classique
en 36 cartes animées

Frise des personnages
Une exclusivité Herodote.net