Guerres indiennes

L'impossible « vivre-ensemble »

L'expression « guerres indiennes » est le nom donné aux conflits qui ont opposé les Indiens autochtones aux colons européens venus occuper leurs terres, du XVIIème au XIXème siècles. Si l’expression laisse sous-entendre que les Amérindiens formaient un bloc uni contre les principaux envahisseurs (colons britanniques puis américains), c’est loin d’être le cas ! Sioux, Apaches, Cheyennes, au total environ cinq cents tribus, vivaient alors sur le territoire des actuels États-Unis. 

Estimés entre 6 et 12 millions à la fin du XVème siècle, les Indiens d'Amérique du Nord soufrirent en premier lieu du choc microbien (variole), puis des affrontements avec les colons. Ils ne furent plus que 600 000 environ en 1800 et 250 000 à la fin du XIXème siècle, quand prirent fin lesdites guerres indiennes...

Charlotte Chaulin

Représentation des différents Amérindiens 1. Aleut 2. Tlingit 3. 4. Inuit (femme et homme) 5. 6. Crow Indian 7. Blackfeet 8. Ojibwa 9. 10. 11. Shoshone 12. Dakota Sioux 13. 14. Mandan 15. Apache 16. Pueblo 17. Mexican Indian 18. 19. Omaguas 20. 21. Botocudo (homme et femme) 22. 23. Ticuna (homme et femme) 24. 25. Peruvian from Cerro de Pasco 26. 27. 28. 29. Moxos people 30. 31. Patagonian 32. Mapuche 33. Fuegians

État des lieux de l’Amérique du nord avant l’arrivée des colons

L’Amérique précolombienne n’a jamais été ce que le puritain William Bradford en disait en 1620 : « de vastes régions vides d’hommes qui, bien que fertiles et propices à l’habitation, sont dépourvues de tout habitant civilisé et occupées seulement par quelques brutes sauvages qui parcourent le pays en tous sens et diffèrent peu des bêtes sauvages qui font de même. » On estime sa population à quatre-vingt millions de personnes environ, du sud au nord, soit un total comparable à celui de l'Europe médiévale.

Diversité des peuples d'Amérique du Nord (illustration publiée en 1914). En agrandissement : dessin représentant un Sioux en train de chasser un bison à l'aide d'un arc.Qu'on les appelle Indiens d’Amérique, Amérindiens ou autochtones, les natifs vivent en tribus. Dans les plaines côtières de l’Est et du Sud-est, on rencontre des Indiens sédentaires, agriculteurs comme les Iroquois, Delaware, Cree, Cherokee. À l’ouest des Appalaches, dans la forêt orientale américaine, on rencontre les Potowatomi, Sauk ou Fox qui cultivent des céréales mais sont surtout des chasseurs semi-nomades. Encore plus à l’ouest, il y a les Indiens des plaines comme les Sioux, les Crow, les Cheyennes, les Pawnee ou les Arapaho. De l’autre côté des Montagnes Rocheuses, en Californie, les Yurok, Hupa, Pomo vivent de la pêche et de la chasse. Au sud-ouest entre les prairies du Centre et la Californie vivent des peuples agriculteurs sédentaires, les Hopi, Pueblos. 

Une majorité de tribus a en commun de vivre presque exclusivement du bison. En abondance à travers toute l’Amérique du nord, ces imposants ruminants que les Américains appellent « buffalos », migrent chaque année à travers les Grandes Plaines. Avec la peau du bison, les Indiens font des tentes, des vêtements d’hiver, des pirogues, des coffres, des courroies, des couvertures de lit. Avec leurs os, ils confectionnent des outils, des aiguilles, des pointes de flèches. Avec les tendons et les intestins, ils fabriquent des liens, des lacets et des cordes pour les arcs. La bouse séchée leur fournit un combustible. La cervelle sert à tanner le cuir. Bref, tout est bon dans le bison. 

Les Indiens d’Amérique partagent aussi une spiritualité forte. Ils croient en un être supérieur, le « Grand Esprit » ou Grand Manitou (c'est le nom que lui donne Samuel de Champlain en 1627) auquel ils rendent un culte et dont ils espèrent obtenir des visions. Animistes, ils vénèrent la nature, les saisons, la terre et donnent des noms d’animaux à leurs enfants. Chaque clan a son chaman (dico), un guérisseur dont le statut est aussi important que celui du chef. La monnaie leur est inconnue ; ils pratiquent le troc et le don. Mais peut-être mesurent-ils avec des perles ou des coquillages la valeur des choses.

Loin d’être pacifistes, les Indiens se livrent des guerres intestines permanentes. Chaque clan a son chef, lui-même fils de chef ou désigné comme tel après s’être distingué au combat. L’étendue du territoire nord-américain fait que certaines tribus ne se rencontrent jamais. À chacune sa culture, sa langue, ses coutumes, malgré les quelques similarités évoquées. 

Le vrai choc des cultures que vont connaître ensemble les Indiens d’Amérique est celui qui résulte de la rencontre avec la culture occidentale des Européens.

Tribus indiennes en Amérique du nord (Paul Coulbois pour Herodote.net, 2022)

Les Indiens, ces sauvages

« Bestial ou démoniaque, dépourvu de toute civilisation ou plongé dans une culture archaïque, l’Indien figure, dans la mythologie, le folklore et la littérature américaine, l’obstacle que la nature ou Satan a placé sous les pas du pionnier pour éprouver sa valeur, la mauvaise herbe qu’il faut arracher pour faire fructifier le sol ; il est, au mieux, le propriétaire abusif d’un territoire dont les États-Unis doivent se rendre maîtres » (Eloïse Marienstras, La résistance indienne aux États-Unis, Gallimard, 2013).

Et les Européens arrivèrent…

L'arrivée de Christophe Colomb en Amérique, gravure de 1893. En agrandissement : La colonisation espagnole vue par le peintre mexicain Diego Rivera, une fresque murale exposée au Palacio Nacional à Mexico. (Photo d'illustration).Au nombre de quelques centaines, les ancêtres des Amérindiens sont venus d’Asie environ 18 000 ans avant notre ère. Ils profitèrent de la dernière glaciation pour traverser à pied sec le détroit de Béring

Passons sur les Vikings qui accostèrent au Labrador au Xe siècle de notre ère mais n'y firent pas souche. Prolongeant la découverte de Christophe Colomb, les Espagnols débarquèrent sur le littoral nord-américain, en Floride, dans la première moitié du XVIème siècle mais sans parvenir à s’implanter. Les Français, de leur côté, pénétrèrent à l’intérieur du continent en remontant le fleuve Saint-Laurent. Depuis la Nouvelle-France (futur Québec), ils étendirent leur autorité sur un immense territoire, de la baie d’Hudson jusqu’aux Grandes Plaines centrales, qu’ils appellèrent Louisiane en l’honneur de Louis XIV.

C’est enfin en 1607 que les Anglais débarquèrent en Virginie. Ils fondèrent une première colonie qu'ils baptisèrent Jamestown en l'honneur du roi Jacques Ier. Ce fut le début de la colonisation britannique.

Le Mayflower dans le port de Plymouth peint par William Halsall (1882). En agrandissement : le chef wampanoag Massasoit et John Carver, passager du Mayflower, fumant le calumet de la paix.Débarquant à raison de quelques centaines par an (une broutille sans rien à voir avec un « grand remplacement »), les colons parvinrent à s’implanter durablement en signant alliances et traités avec les tribus locales, lesquelles firent bon accueil aux nouveaux-venus et leur apportèrent au besoin secours et nourriture.

John Smith, capturé par des chasseurs Powhatans, était épargné à la demande de la jeune Pocahontas en 1607. Quelques années plus tard, toutefois, celle-ci fut capturée à son tour par les colons de Jamestown et mariée en 1614 à un planteur de tabac veuf du nom de John Wolfe.

Plus au nord, dans ce qui sera la Pennsylvanie, le chef Massassoit de la tribu des Wampanoags contribuait en 1620 à sauver les Pères pèlerins de la famine en leur apportant de la nourriture pendant leur premier hiver sur le sol américain.

De leur côté, établis en Acadie, dans la vallée du Saint-Laurent et dans la vallée de l’Ohio, du fort Détroit jusqu’en Louisiane à l’embouchure du Mississipi, les Français avaient pour seul objectif de faire commerce de fourrures avec les Indiens. Ils établirent donc  des relations diplomatiques et amicales avec les autochtones : les Algonquins, les Cris, les Eriées, les Pieds Noirs, les Illinois, les Miamis ou encore les Sioux. De Jacques Cartier (1534) au traité de Paris (1763), les relations franco-indiennes furent relativement apaisées.  

Dessin de John White représentant une danse rituelle des indiens Powhatan dans l'île de Roanoke (1585). En agrandissement : vendredi 22 mars 1622, les Amérindiens attaquent la colonie de Jamestown, tuant 347 colons lors des guerres anglo-powathan.

Les Indiens se soulèvent les uns après les autres

En Virginie, le « vivre ensemble » sombra soudainement en 1622 quand un chef indien de la confédération des Powhatans s’inquiéta de l’arrogance des nouveaux-venus, de leur rapide accroissement en nombre et de leur refus de s’intégrer à la société indienne, à ses valeurs et son mode de vie. Animé par une regrettable « anglophobie », le dénommé Opechancano, oncle de Pocahontas, attaqua avec ses hommes l’ensemble des établissements anglais de Virginie, tuant 346 colons et enclenchant ainsi le cycle des guerres indiennes. Lui-même fut tué vingt-et-un ans plus tard, à la suite d'une longue traque.

Gravure représentant un incident de la guerre des Pequots. En agrandissement : Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.

Plus au nord, prenant prétexte du meurtre d’un marchand de Boston, les Anglais s’attaquèrent aux Pequots, coupables de commercer avec les Hollandais. La chasse à l'homme fut lancée avec des récompenses pour les têtes d'ennemis ramenées aux autorités. Pour mener à bien cette éradication des Pequots, les Anglais s'allièrent à une autre tribu indienne, celle des Narragansett. Leur succès commun fut consacré par le traité de Hartfort du 21 septembre 1638 : l’emploi du nom « Pequot » devint hors-la-loi. Quarante ans plus tard, les Narragansett furent décimés à leur tour. 

Philip, King of Mount Hope, 1772 par Paul Revere. Revere représenta l'homme comme un pygmée en vue de le rendre repoussant. En agrandissement : La bataille de Bloody Brook lors de la guerre du roi Philip, le 18 septembre 1675.

En 1675-1676 se déroule la guerre du « roi Philip », surnom donné au chef indien Metacomet, fils du chef Massassoit, dont la tribu vit dans les actuels états du Massachusets et de Rhode Island. Elle fait suite à la pendaison de trois Indiens, qui ont eux-mêmes tué un Indien christianisé. La guerre éclate le 24 juin 1675. Les Wampanoags attaquent et tuent neuf colons et ravagent les plantations des puritains du Massachusets.

En décembre 1675, les Anglais remportent une bataille à la suite de laquelle les Indiens fuient vers le nord pour demander asile à la tribu des Iroquois, sans savoir que ces derniers sont alliés aux Britanniques. Trahi par des Indiens, Metacomet est tué et décapité en août 1676. Sa mort signe le déclin de la puissance indienne en Nouvelle-Angleterre. La guerre a coûté la vie à 800 colons anglais et 3 000 Amérindiens. Les survivants Wampanoags sont vendus comme esclaves. 

L'incendie de Jamestown par Howard Pyle, 1905. En agrandissement : le fort de Jamestown en 1607.Cette même année éclata la révolte de Nathaniel Bacon. Sans en référer au gouverneur William Berkeley, il mit en place des détachements armés pour combattre les Indiens. Le gouverneur l’accuse de rébellion et le fait emprisonner mais le libère rapidement car, pour soutenir Bacon, 2 000 colons de Virginie marchent sur Jamestown. Dès sa libération, Bacon reconstitue ses milices et harcèle les Amérindiens de Virginie avant de mourir à 26 ans de la dysenterie. 

Les Tuscaroras mènent une guerre de deux ans, entre 1711 et 1713, contre les colons de Caroline du nord avec qui ils vivaient jusqu’alors en paix. Leur territoire est complètement envahi. En réponse à cette invasion, ils multiplient les raids. Mais en mars 1713, les colons alliés à des tribus indiennes (Yamasees, Cherokees, Creeks) attaquent plusieurs villages tuscaroras donc celui du chef Nohoroca. Ce massacre met un terme au conflit et chasse les Indiens  vers le nord-est. Les Tuscaroras se retrouvent au Canada actuel dans le territoire des cinq tribus confédérées aux côtés des Iroquois et deviennent la sixième tribu de cette confédération. 

Deux ans plus tard, les Yamasees s’attaquent aux colons de Caroline du sud, parviennent à tuer 7% d’entre eux avant que les Anglais ne reprennent l’avantage.

L’esprit de résistance du roi Philip

« Frères — Voyez ce grand pays qui s’étend devant nous : c’est celui que le Grand Esprit a donné à nos pères avant nous ; voyez le bison et le daim qui font notre subsistance. — Frères, voyez nos femmes et nos enfants qui attendent de nous la nourriture et le vêtement ; et voyez maintenant comment l’ennemi devant vous s’est fait fier et insolent; nos antiques coutumes sont méprisées; les traités conclus par nous et par nos pères sont violés; et tous nous subissons l’affront. [...]; nos frères sont tués devant nos yeux et leurs esprits crient vengeance. Frères, ces hommes venus d’un monde inconnu abattront nos forêts; ils détruiront nos chasses et nos plantations et ils nous éloigneront, nous et nos enfants, des tombes de nos ancêtres et des feux de nos conseils ; ils réduiront nos femmes et nos enfants à l’esclavage » (paroles du roi Philip rapportée par l’Indien William Apes en 1836, à Boston). 

La première guerre bactériologique de l'Histoire

Les Ouataouais (Ottawa en anglais) se soulèvent à leur tour dans la région de Grands Lacs. C’est la guerre de Pontiac, du nom de leur chef qui rejette l’influence des Européens et veut se défaire de la dépendance à l’alcool et au commerce. En 1755, avec un millier d’Amérindiens dont 300 Ouataouais, il aide les défenseurs français du fort Duquesne à mettre en déroute les Britanniques puis entreprend la destruction des forts des Grands Lacs. 

Vue d'artiste peinte par John Mix Stanley près de cent ans après la mort du chef amérindien. En agrandissement : Pontiac appelant à la rébellion devant le Grand Conseil du 27 avril 1763 Gravure d'Alfred Bobbet, xixe siècle.Pontiac se résout à faire la paix mais le général britannique Jefferey Amherst n’est pas de cet avis. En 1764, il ordonne à ses hommes de donner aux Indiens des couvertures infestées de petite vérole pour les exterminer. C’est la première guerre bactériologique de l’Histoire. L’épidémie de variole va faire des dizaines de milliers de victimes chez les autochtones. Pontiac est assassiné en 1769. La garnison l’enterre avec les honneurs dus à son rang sur les rives du Mississipi. 

Dans la seconde moitié du XVIIème siècle, la colonie de Charleston est fondée et la traite des Amérindiens de Caroline vers les Antilles s’accélère. En 1703, le scalp (mot d’origine scandinave apporté par les Anglais) d’un autochtone est rémunéré 40 livres. En 1750, le scalp d’un Indien adulte (de plus de douze ans) est rémunéré 100 livres et celui d’une femme ou d’un enfant 50 livres. Une chasse à l’homme ? Pas tout à fait. Les Anglais considèrent leurs ennemis comme des sauvages, voire même des créatures infernales.

En 1774 éclate la guerre de Dunmore, du nom du gouverneur des colonies de New York et de Virginie. Elle oppose les colons britanniques aux Shawnees et aux Mingos désireux de conserver le droit de chasser dans cette zone et se termine par la victoire des Virginiens à la bataille de Point Pleasant en avril 1774. Les Amérindiens perdent le droit de chasser et reconnaissent la rivière Ohio comme frontière entre terres amérindiennes et colonies britanniques. 

Le chef Pontiac déterre la hache de guerre

Le 5 mai 1763, devant un conseil réunissant les émissaires de dix-huit nations indiennes, Pontiac dénonce l'ennemi anglais : « Il est important pour nous, mes frères, que nous balayions de nos terres cette nation qui ne cherche qu’à nous détruire. Vous voyez comme moi que nous ne pouvons plus recevoir d’approvisionnement des Français comme autrefois. Les Anglais nous vendent la marchandise deux fois plus cher et leur matériel ne vaut rien. À peine avons-nous acheté une couverture pour l’hiver qu’il nous faut la remplacer. Lorsque nous devons nous ravitailler avant nos quartiers d’hiver, ils ne nous font pas crédit comme le faisaient les Français. Lorsque je dis à un chef anglais que quelques-uns de nos camarades sont morts, au lieu de pleurer les morts comme nos frères les Français le faisaient avec nous, il se moque de moi et de vous. [...] Eh bien, mes frères, il nous faut jurer leur ruine! Nous n’attendrons pas plus longtemps et rien ne nous arrêtera. Ils sont peu nombreux et nous pouvons les vaincre facilement. Toutes les nations qui sont nos amies leur ont porté des coups, pourquoi ne pas faire de même ? Ne sommes-nous pas des hommes comme eux? Ne vous ai-je pas montré les ceintures de guerre que j’ai reçues de notre père très grand, le Français? Il nous a dit de combattre; pourquoi ne pas écouter ses paroles? Qui craignons-nous? [...] Combattons tous ensemble! [...] Rappelez- vous ce que le Maître de Vie a dit à notre frère, le Loup, à leur propos et au nôtre. J’ai envoyé un message et des ceintures de guerre à nos frères les Sauteux de la Saginaw et à nos frères les Ottawas de Michelimakinah, ainsi qu’à ceux qui habitent à l’embouchure de la rivière, pour qu’ils se joignent à nous. En les attendant, commençons l’attaque !»

1763, l’année charnière 

S’ils sont traqués, les Indiens sont aussi très appréciés en ce milieu du XVIIIème siècle car l’Europe dispute un de ses conflits majeurs, la guerre de Sept ans, que les Anglais dénomment « French and Indian War » (la guerre contre les Français et les Indiens). Cette première guerre mondiale voit s’opposer le royaume de Grande-Bretagne et ses alliés, le royaume de Prusse et le Portugal, et le royaume de France allié aux Saint Empire romain germanique et à la Russie.

Dessin représentant des Iroquois. En agrandissement : Le chef mohican Etow Oh Koam, gravure de John Simon.Les nouveaux empires coloniaux concluent des alliances avec différentes tribus et l’Amérique du Nord devient l’affrontement des combats. Les Français s’allient aux Iroquois et les Anglais aux Mohicans. Les clans se retrouvent embarqués dans les guerres des Européens. Les Indiens d’Amérique vont donc se massacrer au nom des guerres d’un autre peuple. 

En 1763, le conflit se conclut à Paris par la victoire de l’Angleterre et ses alliés. Son issue marque un tournant dans l’histoire de la colonisation américaine car les Britanniques deviennent maîtres de l’actuel territoire des États-Unis. La France renonce à ses possessions en Amérique du nord. Tout revient à l’Angleterre, sauf la rive gauche du Mississipi qui est aux mains de l’Espagne.

Après la guerre de Sept ans naissent les rêves d’indépendance des nouveaux colons américains. Le roi George veut à tout prix éviter un conflit avec les natifs américains, surtout ceux qui les ont aidés dans la guerre contre la France. Pour éviter les frictions et massacres dans les colonies, il interdit aux colons de s’établir au-delà des Appalaches en 1763. Une décision qui renforce bien sûr leur envie d’indépendance. 

C’est dans des déguisements d’Indiens que les colons montent sur les bateaux anglais lors de la Tea-Party de Boston. Alors, le mouvement des insurgents prend de l’ampleur. En 1776, les Treize colonies du Nouveau Monde, qui comptent trois millions d'Européens - et un million d'Africains -, proclament leur indépendance, au grand désarroi des Indiens qui vont faire face à leurs pires ennemis : les Étasuniens. 

Carte des opérations en Amérique du Nord de 1754 à 1760. En agrandissement : Carte des positions franco-britanniques à la veille de la guerre de Sept Ans en Amérique du Nord.


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Les États-Unis
Publié ou mis à jour le : 2022-08-24 09:59:35

 
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