Venise - Un empire maritime entre Occident et Orient - Herodote.net

Venise

Un empire maritime entre Occident et Orient

[article en cours d'écriture]

Célébrée aujourd’hui pour ses canaux, ses ponts, ses églises et ses palais d'une beauté sans équivalent, Venise n’a pas toujours vécu du tourisme. a ville s'est développée entre Orient et Occident, pendant quinze siècles, dans une lagune de la mer Adriatique.

À l'abri des invasions et des tempêtes dans cet espace longtemps surnommé le « golfe de Venise », elle s'est progressivement étendue sur cent vingt îlots consolidés et élargis par des forêts de pilotis. Contrairement à toutes les autres villes de la chrétienté médiévale, Venise n'avait pas d'arrière-pays et l'essentiel de ses revenus provenaient du commerce maritime et du négoce international, de la mer Baltique à... la mer de Chine. Elle entra de la sorte dans le club très fermé des « villes-monde », selon l'expression de l'historien Fernand Braudel.

Au croisement des routes marchandes entre l'Occident, Byzance et le monde islamique, la « Sérénissime République » de Venise se constitua de la sorte une colossale fortune avant que la découverte de l'Amérique ne ruine son commerce. Elle n'en continua pas moins à étaler ses fastes et ses arts jusqu'à ce que le général Bonaparte la livre en 1797 à l'Autriche et devint dès lors le centre d'attraction préféré de tous les touristes et amoureux du monde entier...

Soline Schweisguth

Sa position géographique atypique comme principal atout

Les multiples invasions goths, huns et lombardes obligèrent les habitants de Venise à se replier progressivement sur les îlots où n’habitaient alors que des pêcheurs. Après l’invasion des Lombards en 568, douze villes furent créées dans les lagunes qui étaient plus difficiles à attaquer. Mais les menaces extérieures perdurèrent. Contre les Francs menés par Pépin d’Italie (fils de Charlemagne et roi d’Italie), les Vénitiens se réfugièrent sur l’île de Rialto et se placèrent sous la protection de l’Empire d’Orient. Cette île étant quasiment inaccessible, Pépin dut renoncer à les soumettre en 810. La géographie de Venise était alors son principal atout !

Le lion de Saint-Marc, symbole de Venise, est encore très présent en Istrie (photo : Fabienne Vignolle

Profitant de son accès direct à la mer Adriatique, Venise se spécialisa rapidement vers le commerce maritime et les marchands vénitiens allèrent de plus en plus loin : l'Adriatique d'abord, puis la Méditerranée au IXe siècle. En 827-829, les marchands vénitiens traversèrent la Méditerranée pour aller jusqu’à Alexandrie et ramenèrent avec eux les reliques de Saint Marc qui devint dès lors patron de la cité. L’église Saint-Marc fut construite en son hommage en 830-833, mais ce n’est pas celle que nous connaissons aujourd’hui. Elle fut en effet brûlée en 976 avant d’être rebâtie au milieu du XIe siècle.

Grâce au commerce, des familles de marchands vénitiens commencèrent à s'enrichir et bientôt, leur pouvoir économique envahit la vie politique. Les succès commerciaux, politiques et diplomatiques sont intimement liés dans l'histoire de Venise.

Le vol des reliques de Saint Marc

En 827, deux marchands vénitiens, Bonus et Rusticus, trompèrent les gardiens du tombeau de Saint Marc à Alexandrie et partirent avec les précieuses reliques. Leur ruse : faire croire que le gouverneur avait ordonné la destruction de l'église, et qu'ils venaient donc sauver les reliques en les emmenant en Italie, et non les voler ! En arrivant à Venise, les deux marchands remirent les reliques au doge, qui les garda jusqu'à la construction de la basilique Saint Marc.

Au-delà de la ruse des marchands, ce rapt des reliques témoigne des rapports conflictuels de Venise avec ses voisins. Les reliques ont été prises aux dépens des Byzantins, qui interdisaient le commerce avec les musulmans, des mamelouks d'Égypte, et surtout des coptes, habitants chrétiens d'Égypte qui attribuent la fondation de leur Église en 42 à Saint Marc. Les tensions avec les coptes durèrent jusqu'au XXème siècle, puisque ce n'est qu'en 1968 qu'une partie des reliques fut retituée aux coptes d'Égypte...

Mais pourquoi donc se faire autant d'ennemis ? Les reliques ramenées à Venise avaient bien sûr une valeur religieuse et symbolique, mais aussi financière. Elles encourageaient en effet des pèlerinages qui pouvaient se révéler très profitables pour l'économie vénitienne.

Navire vénitien caractéristique du XIIIe siècle (mosaïque : l'arrivée de Saint-Marc à Alexandrie)

La diplomatie au service du commerce

Cette position commerciale, Venise la doit à sa situation politique. Reconnue en 584 par l'Empire d'Orient et placée sous la protection de Constantinople, la cité devint progressivement indépendante. Pour l'historien Cyrille P. Coutansais, Byzance était assez éloignée pour être interventionniste, mais assez proche pour être protectrice. C'était donc une situation parfaite pour que la cité des Doges se développe ! Dès la fin du VIIe siècle apparaît la fonction de « doge » (terme qui a la même racine latine que « duc » : dux, chef). Élu à vie parmi les grandes familles, le doge a d'abord des pouvoirs très étendus. En 697, le premier doge Paulo Lucio Anafesto est élu par le conseil des Douze Tribuns.

Poussée par les grandes familles marchandes, comme les Parecipazios ou les Candiani, Venise passa ses propres alliances, y compris avec des États musulmans comme l'Égypte. Les protestations du pape n'y changèrent rien (ou presque)...

​La ville règlementait étroitement les activités commerciales. Elle déterminait les pays avec lesquels il était permis de faire du commerce, elle interdisait aux navires vénitiens de prendre des marchandises en direction d'un autre port que Venise, et surveillait étroitement les marchands. Elle organisait aussi les flottes de commerce, ou « caravanes », qui partaient ensemble vers l'Orient, ce qui assurait leur protection et la transparence des transactions.

Au XIe siècle, Venise était devenue assez puissante pour passer des accords marchands particulièrement intéressants avec l'Empire byzantin qui lui accorda des privilèges commerciaux en Orient. Surtout, les marchands vénitiens furent autorisés à faire du commerce où bon leur semblaient dans l'Empire - sans payer de taxes ! Ainsi, Venise était, durant le Moyen Âge, le centre où se rencontraient l'Orient et l'Occident : c'est là que les marchands d'Europe venaient acheter les soieries de Byzance et les épices du monde arabe...

En échange, elle n'hésita pas à vendre des armes aux pays musulmans, même lorsque la papauté et les autres puissances chrétiennes l'interdisaient. Les marchands étrangers disposaient à Venise d'entrepôts par nationalité, comme le fondacco dei Tedeschi, pour les Allemands, que l'on peut encore voir aujourd'hui.

Venise couvrit aussi ses arrière en se constituant un « empire colonial », en réalité surtout formé de points d'appui. Son but n'était pas de conquérir des territoires, mais d'y disposer de bons ports et d'obtenir des conditions favorables pour y commercer, comme en Grèce. Les territoires conquis lui apportaient aussi une main d'oeuvre considérable. Au début du XIe siècle, elle dominait les côtes d’Istrie (de l’autre côté de l’Adriatique, en Croatie actuelle) et de Dalmatie, plus au Sud. Son contrôle sur l'Adriatique était désormais total et elle pouvait instaurer un péage pour qui voulait y naviguer...

Fondacco dei Tedeschi, construit en 1228 puis reconstruit au XVIe siècle, il servait de maison de négoce pour les Allemands

Venise, une puissance internationale

Grâce à sa stabilité politique et à son commerce maritime, Venise devint ainsi une puissance internationale. En 1177, ce fut par son intermédiaire que la paix entre Frédéric Barberousse et le pape Alexandre III fut conclue. À Constantinople, un quartier extrêmement bien situé était réservé aux Vénitiens ; ils y avaient leur propre juge et leur administration. De vassale, Venise était en train de devenir la rivale de Constantinople !

Mais les Byzantins se rebellèrent à la fin du XIIe siècle contre les Vénitiens. Cependant, la quatrième croisade (1202) offrit une occasion à Venise de s'imposer comme un acteur incontournable. Elle prêta 4500 chevaux et cavaliers, 9000 écuyers et 20 000 fantassins aux croisés. Lorsque ceux-ci se retrouvèrent dans l’incapacité de payer pour ces services, le doge Enrico Dandolo proposa un compromis : les croisés iraient d’abord conquérir la ville de Zara en Dalmatie... et la donneraient à Venise ! Mais quand Zara tomba aux mains des croisés, les Vénitiens continuèrent à détourner l’expédition vers Constantinople. Après sa prise le 12 avril 1204, l’Empire byzantin fut partagé entre les Vénitiens et les croisés. Les Vénitiens s'adjugèrent une grande partie de ses territoires et de ses trésors (y compris les fameux chevaux de Saint-Marc !).Les chevaux de Saint Marc, enlevés à Byzance en 1204

Les croisades constituèrent donc une opportunité pour Venise de prospérer, grâce au commerce de soie, d’épices, de bois et de poissons mais aussi d’esclaves [expliciter : Slaves, quai des Esclavons].

Surtout, les territoires acquis lui permirent d'édifier un réseau de relais le long des routes commerciales.

L'Arsenal au service du commerce... et de l'empire !

Ces conquêtes ont été permises par la puissante marine vénitienne, mise au point dans le fameux Arsenal de la République Sérénissime, dont les magnifiques tours sont encore visibles aujourd’hui. Construit au XIIe siècle, il peut être considéré comme l’un des plus vieux sites industriels d’Europe. Les intérêts économiques, politiques et militaires s’y retrouvent : on y construit des galères, qui servaient au commerce en tant de paix et aux guerres en cas de besoin, ainsi que des canons. Au XIVe siècle, le site s’agrandit et devient quatre fois plus grand avec l’Arsenale Nuovo (le Nouvel Arsenal). En 1473, un Arsenale Novissimo (le Tout Nouvel Arsenal) est mis en chantier mais il ne sera jamais achevé.

Au-delà de sa construction impressionnante de navires, de commerce et de guerre, Venise se distingue par son organisation : les navires restent peu longtemps à quai, les cales sont remplies de manière optimale selon le poids et le volume des marchandises à transporter. Les navires ont même des cabines aménagées pour les pèlerins voulant se rendre en Terre Sainte ! Le sel, dont Venise obtient le monopole en 1280, est particulièrement précieux. Il lui permet de financer la construction et l’entretien de sa puissance maritime.

Par ces combines politiques (au moins autant que religieuses !), l’aristocratie vénitienne finit par imposer sa domination dans le monde politique vénitien, tout en refusant qu'une seule des grandes familles ne s'accapare de tout le pouvoir. À la fin du XIIe siècle, une nouvelle constitution fut mise en place. Son principe : diminuer nettement les pouvoirs du doge, au profit d'une série d'assemblées qui représentaient les grandes familles, comme les petit et grand conseils où sont élus des patriciens appartenant à l'aristocratie marchande.

Comme dans d'autres villes d'Europe, cette évolution se fait au détriment du seul doge mais aussi des classes populaires, de plus en plus exclues de la vie politique : Venise devenait une oligarchie dominée par quelques grandes familles. Celles-ci finirent par se rebeller à Tiepolo le 15 juin 1310. Mais la révolte fut rapidement écrasée et le Conseil des Dix fut créé. Parmi l’aristocratie marchande étaient choisis les 120 patriciens qui siégeaient au Grand Conseil (créé en 1171) ainsi que les 26 élus du Conseil des sages. La domination de la vie de la cité par les grandes familles devait assurer assez de stabilité politique pour développer l’économie vénitienne.

Une domination contestée

Malgré sa domination économique en Méditerranée, la primauté de Venise était contestée par Gênes. Après avoir été défaite en 1258, Gênes s’associa avec l’empereur byzantin Michel VIII Paléologue et réussit à reprendre Constantinople (1261) ainsi que les privilèges des Vénitiens. À la fin du XIIIe siècle, Venise perdit aussi ses comptoirs du Levant qui lui offraient des avantages commerciaux considérables.

Face à ces difficultés, Venise qui n’hésitait pas à jouer sur plusieurs tableaux, commença à négocier avec les « infidèles » musulmans ! Elle étendit ainsi son influence à l'est, en gardant des contacts réguliers avec l’Asie centrale, l'Égypte des mamelouks et la Chine.  

Contestée sur son propre terrain, celui du commerce maritime, Venise fut encore plus déstabilisée par les grandes découvertes et le développement de nouvelles routes commerciales. En effet, les routes de la soie qui allaient de la Chine jusqu'à la Méditerranée et amenaient à Venise les produits de l'Orient furent concurrencées par de nouvelles routes maritimes et la situation géographique si profitable de Venise devint un point plus excentré sur la carte des échanges mondiaux...

De plus, son manque d’arrière-pays rendait Venise vulnérable en situation de blocus maritime. Au XVe siècle, la Sérinissime se lança - avec succès - dans des conquêtes terrestres. Au tournant du XVIe siècle, son territoire allait des Alpes au Pô et couvrait tout le nord et l’est de l’Adriatique, ainsi que plusieurs îles importantes comme Chypre et la Crète (essentielle pour ses richesses agricoles et pour sa position au croisement des routes maritimes). Les villes gardaient leur autonomie locale et le régime était assez stable pour perdurer jusqu’à l’arrivée de Napoléon en 1797.

Une ville de culture

Menacée sur le plan économique, Venise n'en resta pas moins incontournable en Europe. Sur le chemin du Grand Tour, ce pèlerinage destiné aux nobles anglais et français pour parfaire leur éducation, elle fut visitée par Goethe, Chateaubriand, Wagner ou encore Proust. C'était l'occasion de visiter palais et jardins, mais aussi de rapporter avec eux des vues de la lagune par Canaletto ou des portraits de la peintre vénitienne Rosalba Carriera.

Au XVe siècle, de vastes chantiers furent lancés, notamment la bibliothèque Saint-Marc en 1479 et le palais Vendramin l'année d'après. En peinture, l’école vénitienne naquit avec d’abord Giovanni Bellini puis Titien, le Tintoret et Véronèse au XVIe siècle.

Le Carnaval de Venise qui existait depuis le Xe siècle se développa encore. Pendant dix jours, les rôles s'échangeaient : les riches devenaient pauvres et les pauvres riches. Le masque apparu au XIIIe siècle permettait un assouplissement des contraintes sociales. Au XVIe siècle, le carnaval prit une nouvelle ampleur : la chasse aux porcs fut remplacée par la chasse aux taureaux (suivie d'une distribution de viande), il s'ouvrit à l'opéra et devint plus populaire auprès des princes d'Europe. Mais ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le mythe du carnaval de Venise se répandit définitivement en Europe, notamment grâce aux peintures de Canaletto.

Mais cendant que les arts prospéraient, Venise subit plusieurs revers militaires. Elle dut faire face aux conquêtes françaises, et notamment à la Ligue de Cambrai qui, en 1508, réunissait le pape, Louis XII, Ferdinand d’Aragon et l’empereur Maximilien. Si Venise en sortit intacte grâce à l’aide du pape Jules II, elle subit plusieurs guerres contre les Turcs, qui durèrent pendant tout le XVIe et le XVIIe siècle. Sur le plan extérieur, le résultat fut dramatique puisque la république vénitienne perdit l’île de Chypre en 1571 et la Crète un siècle plus tard.

1797, la fin d'une Venise indépendante

Le 12 mai 1797, à peine deux semaines après la déclaration de guerre, Venise se rendant à Bonaparte renonça à son indépendance. Cinq mois plus tard, le traité de Campoformio livra la Sérinissime à l’Autriche. Ce n’est qu’en 1805, avec le traité de Presbourg que Venise et la Vénétie furent rattachées au royaume d’Italie. Mais les mésaventures de Venise n'étaient pas terminées et l'ensemble revint encore une fois à l’Autriche en 1814. Il fallut attendre 1866 pour que Venise soit finalement rattachée (définitivement) à l’Italie, conformément au vote des Vénitiens.

Avec son indépendance, Venise perdit aussi de son dynamisme. Depuis l'épidémie de peste en Italie, autour de 1630, qui avait exterminé un tiers de sa population, ses activités maritimes avaient largement décliné. Au nord-est de l'Adriatique, la ville portuaire de Trieste en profita. Du point de vue de l'artisanat, les tissus vénitiens avaient été remplacés par ceux venus d’Angleterre et des Pays-Bas. De même, le sucre et le coton étaient désormais massivement importés des Amériques. Venise connaissait donc un déclin de ses activités maritimes et commerciales.

Le déclin démographique dû à la peste fut ensuite amplifié par une émigration massive. Entre 1876 et 1915, environ quatre millions de personnes abandonnèrent la lagune. La Première Guerre mondiale n'arrangea pas la situation puisque le conflit entre l'Autriche et l'Italie se déroula principalement en Vénétie. En 1918, le territoire et l'agriculture étaient dévastés...

Un potentiel touristique au défi du réchauffement climatique

Durant toute son histoire, la ville de Venise a réussi à renouveler ses activités pour s'adapter au contexte mondial. Au XIXe siècle, c'est naturellement vers le tourisme qu'elle se tourna. Depuis 1846, Venise était reliée à la terre ferme par un pont ferroviaire, le Pont des Lagunes, qui rendait son accès plus aisé. Le véritable coup de départ pour le tourisme vénitien fut lancé en 1895 avec la première exposition biennale. Pour s'adapter au nouveau tourisme de luxe, et au développement de l'automobile, un nouveau pont routier fut construit en 1933, le Pont de la Liberté.

4 novembre 1966, Venise est noyée sous deux mètres d'eauMalgré son potentiel touristique inégalé, Venise doit faire face à de nouveaux défis, notamment en raison de la pollution. En effet, la pollution atmosphérique endommagent les façades des bâtiments pluricentenaires qui font la renommée de la ville. Plus inquiétante encore est la question de la montée des eaux. En 1966, la ville lagnaire fut victime d'une inondation qui noya la place Saint-Marc sous deux mètres d'eau ! Le pompage de l'eau dans les nappes phréatiques alentours entraînent un affaissement des sols, dangereux pour une ville qui vit au niveau de la mer... Pour lutter contre ces marées exceptionnelles, le projet Moïse a été lancé en 2003.

De puissance maritime d’envergure internationale au Moyen-Âge à ville des arts à la Renaissance, Venise est devenue aujourd'hui une ville incontournable pour les touristes du XXIe siècle. Depuis sa position géographique a priori handicapante, elle a su tirer parti de ses atouts maritimes et jouer sur tous les plans, diplomatiques, économiques et touristiques.


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• 25 mars 421 : fondation légendaire de Venise
Publié ou mis à jour le : 2019-08-19 11:20:25

 
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