19 septembre 1870 - 28 janvier 1871 - Siège de Paris - Herodote.net

19 septembre 1870 - 28 janvier 1871

Siège de Paris

Publié ou mis à jour le : 2018-03-19 16:16:48

Deux semaines après la défaite de Sedan, la capture de Napoléon III et la proclamation de la IIIe République, les armées prussiennes atteignent Paris. Le siège de la capitale débute le 19 septembre 1870.

André Larané

La queue devant une boucherie municipale pendant le siège de Paris en 1870 (Clément-Auguste Andrieux, musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis)

Paris meurtri

Près de deux millions d'habitants se voient pris au piège, bien que défendus par 150 000 soldats réguliers sous le commandement du général Louis Trochu et environ deux cents mille gardes nationaux. Ces derniers n'ont, il est vrai, aucune valeur combattive faute d'entraînement. Ils représentent à peu près toute la population masculine en âge de combattre, se voient remettre une modeste solde de 1,50 franc par jour. Elle ne compense pas, pour beaucoup d'artisans et de commerçants la perte de leur revenu du fait de l'interruption de nombre d'activités.

Le 7 octobre, le fougueux Gambetta, ministre de l'Intérieur, quitte Paris à bord d'un ballon. Sitôt à Tours, il organise l'armée de la Loire en vue de secourir la capitale et de mener une « guerre à outrance ». Son initiative recueille quelques éphémères succès mais elle inquiète les populations rurales qui rêvent surtout du retour à la paix. Les troupes hâtivement rassemblées par Gambetta vont être sans trop de difficultés battues par les Prussiens.

Pendant ce temps, à Paris, les combattants ne veulent pas rester inactifs. 300 francs-tireurs occupent sans coup férir le village du Bourget, au nord de la capitale. Mais les Allemands lancent une furieuse riposte le 30 octobre et, faute de renforts, les francs-tireurs doivent capituler.

Reddition des francs-tireurs de l'église Saint-Nicolas, au Bourget, le 30 octobre 1870 (1878, Alphonse de Neuville)

Les Parisiens, déjà éprouvés par un siège impitoyable et un hiver qui s'annonce des plus rigoureux, apprennent la nouvelle en même temps que la reddition honteuse de l'armée de Bazaine, à Metz, le 27 octobre. Ils ressentent avec rage cette trahison et leur impuissance à desserrer l'étau prussien.

Le 31 octobre, des gardes nationaux investissent l'Hôtel de Ville où siègent quelques membres du gouvernement de la Défense nationale aux cris de  « À bas Trochu ! Pas d'armistice ! Guerre à outrance ! » Monté sur une table, le jeune savant et révolutionnaire Gustave Flourens (32 ans) appelle même à la création d'un nouveau gouvernement. Des clubs et des comités révolutionnaires commencent à se former dans la ville et d'aucuns évoquent « La Patrie en danger », manière de rééditer la Grande Révolution 80 ans après...

Le calme revient mais les difficultés n'en finissent pas de croître. Les Parisiens se voient contraints d'envoyer à la boucherie les animaux du Jardin des Plantes ou même de manger des rats, vendus au prix de deux francs-or pièce...


 
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