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Les assassinats célèbres
• 15 mars 44 av. J.-C. : César : «Tu quoque, mi fili»
• 10 juillet 1584 : Guillaume 1er d'Orange-Nassau, dit le Taciturne
• 14 mai 1610 : Henri IV
• 13 février 1820 : le duc de Berry
• 14 avril 1865 : Abraham Lincoln
• 13 mars 1881 : Alexandre II Romanov
• 24 juin 1894 : Sadi Carnot
• 29 juillet 1900 : Humbert 1er : «les risques du métier !»
• 14 septembre 1901 : William McKinley
• 10 juin 1903 : Alexandre 1er Obrenovitch et Draga Machin
• 6 mai 1932 : Paul Doumer
• 9 octobre 1934 : Alexandre 1er de Yougoslavie
• 30 janvier 1948 : Mahatma Gandhi
• 22 novembre 1963 : John Fitzgerald Kennedy
• 4 avril 1968 : Martin Luther King
• 6 octobre 1981 : Sadate triomphe et meurt (vidéo)
• 31 octobre 1984 : Indira Gandhi
• 29 juin 1992 : Boudiaf, espoir trompé
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Assassins politiques

Tuer par fureur religieuse ou nationaliste


Les premiers fanatiques assassins de personnages illustres apparaissent en Europe à la fin du XVIe siècle, durant les guerres de religion. L’atmosphère apocalyptique de cette époque troublée où pour la première fois l’Europe chrétienne est religieusement fracturée, pousse à agir certains mystiques, prêts à éliminer de leur main ceux qu’ils jugent être des traitres et des hérétiques.

Assassinat d'Orange par Balthazar Gérard le 10 juillet 1584 à Delft, gravure sur cuivre par Franz Hogenberg, BnF, Gallica, Paris.

- Le pionnier : Balthazar Gérard

Originaire de Vuillafans (actuel département du Doubs), alors possession espagnole, Balthazar Gérard est un catholique fervent, fils de magistrat. Il voue dès son plus jeune âge une véritable haine à l’égard de Guillaume d’Orange, gouverneur de Hollande et rallié aux insurgés protestants en lutte contre Madrid pour obtenir leur indépendance.

Les relations entre le Taciturne et le roi d’Espagne n’ayant de cesse de se dégrader, Gérard prend la décision d’assassiner le gouverneur, d’autant que Philippe II a signé un édit promettant l’anoblissement et 25 000 écus à quiconque éliminerait son ennemi. Le franc-comtois se rend donc aux Pays-Bas pour accomplir son funeste dessein.

Le 10 juillet 1584, se faisant passer pour un protestant en fuite, il est reçu à Delft, dans la demeure du Taciturne et abat son hôte de trois balles de pistolet. Capturé, et condamné à mort, Gérard est torturé en place publique puis écartelé et décapité.

Assassinat du roi Henri III par le moine Jacques Clément. Détail d'une estampe gravée par Franz Hogenberg, BnF, Gallica, Paris.

- Jacques Clément, premier régicide

Cinq ans après Balthazar Gérard, un autre extrémiste catholique va à son tour passer à l’action : Jacques Clément. Ce moine dominicain fanatique dont le zèle à pourchasser les hérétiques lui vaut dans son couvent le surnom de « capitaine Clément », prend naturellement le parti de la Ligue catholique, mené par le duc de Guise, dans le double conflit qui l’oppose au protestant Henri de Navarre et au roi de France, Henri III.

L’assassinat de Guise et de son frère cardinal, sur ordre du roi lors des États généraux de Blois en décembre 1588, fait du souverain l’ennemi numéro un des ligueurs qui le considèrent dorénavant comme un tyran à évincer du trône par n’importe quel moyen.

Henri III mourant transmet le royaume à Henri de Navarre, tapisserie, XVIe siècle, musée national de la Renaissance, Ecouen.Le 1er aout 1589, Jacques Clément, se rend à Saint-Cloud où le roi commande le siège de Paris. Accompagné par le procureur général du parlement de Paris, il obtient une audience. Une fois introduit auprès du souverain, Clément s’approche de lui et faisant mine de lui remettre un message confidentiel, saisit le couteau qu’il avait dissimulé et poignarde Henri III dans le ventre.

Ce dernier parvient toutefois à repousser son assaillant et alerte les gardes en criant : « Le méchant moine ! Il m’a tué ! ». Le dominicain est immédiatement mis à mort. Quant au roi, grièvement blessé, il s’éteindra quelques heures plus tard, après avoir désigné sur son lit de mort Henri de Navarre comme son successeur.

Les nationalistes

Les fanatiques nationalistes sont des militants politiques qui agissent le plus souvent dans un contexte de guerre, en assassinant un leader d’opinion du camp adverse ou un dirigeant accusé de faire le jeu des ennemis. (...)


Version intégrale pour les amis d

Publié ou mis à jour le : 2017-11-26 00:53:02

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

aldo (27-11-201719:00:25)

mes excuses,j'ai trouvé Sadi carnot

aldo (27-11-201718:43:56)

et Sadi Carnot à Lyon ?

Michel (26-11-201723:04:53)

ce qui m'interpelle, c'est que les meurtriers sont trop souvent des fanatiques religieux.


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