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16 novembre

Événements
16 novembre 767 : Mort de l'ermite Émilion près de Bordeaux

Le 16 novembre 767, l'ermite Émilion s'éteint dans son refuge des environs de Bordeaux. Autour de son tombeau se développe au Moyen Âge une cité qui porte son nom, avec en son centre une curieuse église monolithique dont la nef est creusée dans le sous-sol calcaire. La cité est célèbre aujourd'hui dans le monde entier en raison de la qualité exceptionnelle de son vignoble et de la beauté de ses paysages. Saint-Émilion est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité.

16 novembre 1532 : Pizarre s'empare de l'Inca Atahualpa

Le 16 novembre 1532, l'Inca Atahualpa, ou « fils du Soleil », se rend en grande pompe auprès de Pizarre en vue de négocier le départ de la petite troupe d'Espagnols qui a pénétré par effraction dans son empire. Son arrestation par traîtrise va livrer aux intrus l'immense empire des Andes, ses villes et ses mines...

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16 novembre 1700 : Le petit-fils de Louis XIV roi d'Espagne

Le 16 novembre 1700, Louis XIV prend la décision que toute l'Europe attend. Il entérine le testament du roi d'Espagne Charles II de Habsbourg, mort le 1er novembre sans héritier, et autorise son petit-fils, le duc d'Anjou, à relever la couronne d'Espagne sous le nom de Philippe V de Bourbon. « Il n'y a plus de Pyrénées », se serait alors exclamé l'ambassadeur d'Espagne Castel dos Rios...

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16 novembre 1805 : Mungo Park disparaît en Afrique

Du 16 novembre 1805 sont datées les dernières notes de voyage de Mungo Park. L'explorateur écossais disparaît peu après avec les derniers survivants de son équipe dans un naufrage sur le Niger. Ainsi s'achève l'épopée du premier Européen qui ait réussi à pénétrer dans l'intérieur du continent noir...

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16 novembre 1919 : Le Bloc national au pouvoir

Le 16 novembre 1919, les élections amènent à la Chambre des députés une majorité conservatrice, le Bloc national, avec beaucoup d'anciens combattants (la Chambre est dite « bleu horizon », de la couleur de l'uniforme).

Cette coalition est due à l'initiative du président du Conseil Georges Clemenceau et du président de la République Alexandre Millerand, avec deux objectifs : la lutte contre le bolchévisme et l'intransigeance vis-à-vis de l'Allemagne. Elle englobe quatre groupes parlementaires (l’Entente républicaine, l’Action républicaine et sociale, la Gauche républicaine démocratique et les Républicains de gauche) qui ont fait partie de l'union sacrée pendant la Grande Guerre. Mais les socialistes en ont été exclus en raison de leurs compromissions avec les bolchéviques russes et les radicaux s'en sont exclus du fait de l'absence des socialistes !

Atteinte dans sa vitalité par le carnage de la Grande Guerre et son contrecoup sur la natalité, la France peine à retrouver sa prospérité d'antan et compte sur les réparations allemandes pour la sortir d'affaire. Président du Conseil, Raymond Poincaré, fait occuper la Ruhr pour garantir leur versement. C'est un échec que le gouvernements successifs doivent compenser par de fortes augmentations d'impôts et que les électeurs sanctionnent lors du scrutin du 11 mai 1924 en remplaçant le Bloc national par le Cartel des gauches.

16 novembre 1920 : L'« Armée blanche » défaite à Sébastopol

Le 16 novembre 1920, la défaite de l'« Armée blanche » de Wrangel, à Sébastopol, met fin à la guerre civile en Russie et consacre la victoire des bolcheviques et de Lénine.

16 novembre 1940 : De Gaulle crée l'ordre de la Libération

Le général Charles de Gaulle, avec la croix de la Libération (Brazzaville, 14 juillet 1941), photo : chancellerie de l'ordre de la Libération De passage à Brazzaville, capitale de l'Afrique Équatoriale Française, le chef de la France Libre fonde l'ordre de la Libération.

Cinq mois après l'invasion de la France par l'armée allemande, il veut avec cet ordre honorifique «récompenser les personnes ou les collectivités militaires ou civiles qui se seront signalées dans l'oeuvre de libération de la France et de l'empire».

1 059 croix ont été ainsi décernées jusqu'à la cessation d'attribution en janvier 1946.

18 l'ont été à des unités militaires et cinq à des communes françaises : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l'Ile de Sein. 271 personnes ont par ailleurs reçu la croix à titre posthume. À titre exceptionnel, Winston Churchill et feu le roi George VI l'ont reçue en 1958 et 1960.

Le 16 novembre 2012, les Compagnons de la Libération, réduits à une vingtaine, transmettront aux cinq communes «compagnons» le soin d'entretenir leur souvenir ainsi que le musée installé aux Invalides. Il reviendra aussi à ces villes de désigner le successeur de l'actuel chancelier, le colonel Fred Moore, ancien de la 2 DB.

Deuxième après la Légion d'Honneur dans l'ordre protocolaire, l'ordre de la Libération n'a eu qu'un seul Grand-Maître, le général de Gaulle. Il se flatte de ne compter dans ses rangs que d'authentiques résistants (à l'exception peut-être du trop flamboyant André Malraux) parmi lesquels des hommes de grand mérite comme François Jacob, Prix Nobel de médecine 1965.

C'est sa fête : Marguerite

Fille d'un prince anglo-saxon chassé de son pays par Guillaume le Conquérant, Marguerite (ou Margaret) épouse le roi d'Ecosse Malcolm III en 1070. Elle introduit douceur et vertu dans son pays d'adoption.

Décès
Gustave II Adolphe Vasa
9 décembre 1594 à Stockholm (Suède) - 16 novembre 1632 à Lützen (Allemagne)

Biographie  Gustave II Adolphe Vasa

Roi de Suède à 16 ans, Gustave II Adolphe est le petit-fils de Gustave 1er, premier souverain de la dynastie Vasa et véritable fondateur de l'État suédois moderne. Il poursuit activement la modernisation de la Suède et intervient dans la guerre religieuse qui ravage l'Allemagne, et que l'Histoire a baptisé guerre de Trente Ans, avec le dessein de faire de la mer Baltique un «lac suédois»...

Voir : Le «Lion du Nord»
Karl von Clausewitz
1er juin 1780 à Magdebourg (Saxe) - 16 novembre 1831 à Breslau (Prusse)

Biographie Karl von Clausewitz

Karl von Clausewitz (1780-1831), théoricien prussien de la guerre, est connu par ses écrits posthumes, Vom Kriege (De la guerre), et une formule tranchante et quelque peu réductrice : «La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens».

Après une scolarité médiocre, il est cadet à 12 ans et presque aussitôt précipité dans les batailles de la première coalition contre la France. Lieutenant à 15 ans, en 1795, il se lance sur le tard dans les études et entre en 1801 à l'Académie militaire, où officient d'illustres théoriciens de la guerre : Gerhard von Scharnhorst et August von Geneisenau. Lui-même repart en campagne. Il est capturé en 1806 à Auerstaedt.

Plus tard libéré, il est chargé de cours à la nouvelle Académie de guerre de Prusse, la Kriegsakademie, fondée par Scharnhorst en 1810. Son mariage avec la comtesse Marie von Brühl lui ouvre les portes de l'aristocratie berlinoise. Refusant de faire allégeance à la France, il s'engage en 1812 aux côtés des Russes. En 1818, il est promu général et devient le directeur de la Kriegsakademie.

Chef d'état-major en 1830, il participe à la répression de la révolution polonaise et meurt à Breslau lors de la grande épidémie de choléra qui frappe l'Europe en 1831. Ses écrits sont alors rassemblés et publiés par sa veuve. On y lit la difficulté de modéliser les guerres et aussi une réflexion sur la «guerre totale».

Voir : Le héoricien de la guerre moderne
Charles Maurras
20 avril 1868 à Martigues - 16 novembre 1952 à Saint-Symphorien-lès-Tours

Biographie Charles Maurras

Charles Maurras divise encore la classe politique. Les uns lui reprochent ses propos antisémites, même si, à son époque, sous la République, on n'égorgeait pas encore les juifs comme aujourd'hui en France. Les autres rappellent son immense influence politique et intellectuelle (Antoine Blondin : « le sourd qu'on écoute »).

Poète et écrivain originaire de Martigues, devenu sourd pendant l'adolescence, il fut tout au long de sa vie le maître à penser de l'Action française.  Née de l'Affaire Dreyfus, cette revue réunissant des intellectuels antidreyfusards devint grâce à lui un journal quotidien de grande audience,  couplé à un mouvement politique de masse mais qui n'eut jamais d'influence notable sur la marche des événements.

Nationalistes par-dessus tout, l'Action française et son chef se convertirent au monarchisme et même à un catholicisme sans foi par une argumentation spécieuse qui faisait de la tradition le meilleur rempart de la France contre l'adversité...

Voir : La grande solitude de l'Action française
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