ça s'est passé un... - 28 février - Herodote.net

ça s'est passé un...

28 février

Événements

28 février 1638 : « National Covenant » en Écosse

Le 28 février 1638, les représentants de l'Écosse s'engagent par le « National Covenant » à résister au roi anglais Charles 1er qui veut leur imposer une Église de type anglican.



28 février 1835 : Publication du Kalevala

Le 28 février 1835, Elias Lönnrot, un médecin de campagne finlandais de 33 ans, publie un recueil de 32 chants inspirés des contes traditionnels de Carélie, sous le nom de Kalevala (le Pays des héros).

Fait rare dans l'histoire, les 32 chants du Kalevala sont devenus le fondement mythique de la culture finlandaise. Deux grands artistes finlandais, le peintre Akseli Gallen-Kallela (1865-1931) et le compositeur Jean Sibelius (1865-1957), y ont puisé une bonne part de leur inspiration.

Célébration nationale

Le 28 février est commémoré chaque année en Finlande à l'égal de la fête nationale (celle-ci commémore l'indépendance du pays, le 6 décembre 1917).

Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), La Défense de Sampo (Turku Art Museum, 1896, DR)


28 février 1921 : Les marins de Cronstadt contre Lénine

Le 28 février 1921, les marins de Cronstadt se soulèvent contre la dictature bolchevique. C'est l'acte de désespoir de révolutionnaires bolcheviques, déboussolés par l'évolution du régime de Lénine vers une dictature brutale.

La révolte est noyée dans le sang. Son échec marque la fin de la période révolutionnaire ouverte en Russie en 1917 par la Révolution démocratique de Février et la Révolution bolchevique d'Octobre...

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28 février 1986 : Assassinat d'Olof Palme

Olof Palme (Stockholm, 30 janvier 1927 ; 28 février 1986)Le 28 février 1986, le Premier ministre suédois Olof Palme (59 ans) est abattu à bout portant par un inconnu alors qu'il sort paisiblement d'un cinéma de Stockholm, au bras de son épouse Lisbet. Son assassin ne sera jamais identifié.

L'émotion est immense en Suède et dans le monde démocratique car Olof Palme, leader respecté du parti social-démocrate, bel homme au demeurant, était devenu le symbole d'une société suédoise aussi prospère qu'égalitaire.

Tout juste lui reprochait-on, comme à ses concitoyens, de s'ériger trop souvent en « donneur de leçons », à l'abri dans son royaume des neiges, avec des prises de position progressistes sur tous les enjeux mondiaux : guerre du Vietnam, apartheid, colonialisme...

Il avait accédé pour la première fois au poste de Premier ministre le 14 octobre 1969 puis l'avait recouvré le 8 octobre 1982 après en avoir été chassé six ans plus tôt par une coalition « bourgeoise ».



28 février 2013 : Renonciation du pape Benoît XVI

Écrasé par l'ampleur des difficultés, les scandales qui agitent l'administration vaticane et le poids de l'âge, le pape Benoît XVI «renonce» à sa charge le 28 février 2013. Une première depuis Célestin V, le 13 décembre 1294...

Il est remplacé dès le 13 mars 2013 par l'archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio (76 ans), issu de la Compagnie de Jésus. Il devient pape sous le nom de François. Il est tout à la fois le premier pape non européen, jésuite et ayant choisi ce prénom.



C'est sa fête : Romain

Le saint du jour est né dans le Bugey au IVe siècle. Il est devenu ermite dans le Jura et a fondé un monastère à Condat, aujourd'hui Saint-Claude.

Naissances

Michel Eyquem de Montaigne

28 février 1533 à Saint-Michel-de-Montaigne (Dordogne) - 13 septembre 1592 à Saint-Michel-de-Montaigne (Dordogne)

Premier grand philosophe français, Michel Eyquem, seigneur de Montaigne, est conseiller à la cour des aides de Périgueux et au parlement de Bordeaux.

À 37 ans, il s'estime suffisamment avancé en âge pour préparer sa mort en philosophant comme savaient le faire les grands penseurs de l'Antiquité ; la matière de sa réflexion étant sa propre vie («Que sais-je ?»). Son œuvre maîtresse, Les Essais, naît de manière éclatante de ce projet.

Louis-Joseph de Montcalm

28 février 1712 à Nîmes - 14 septembre 1759 à Québec (Nouvelle-France)

Biographie Louis-Joseph de Montcalm

Louis-Joseph de Saint-Véran, marquis de Montcalm, seigneur de Candiac, Tournemine, Vestric, Saint-Julien et Arpaon, baron de Gabriac, appartient à une famille ancienne et distinguée de la noblesse de robe, qui s'est tournée au XVIIe siècle vers la carrière militaire.

À 20 ans, il débute sa carrière militaire en Rhénanie, et ensuite pendant la guerre de la Succession d'Autriche. Il devient colonel du régiment d'Auxerrois et Chevalier de saint Louis, distinction accordée très certainement pour ses actes de bravoure...

La paix est signée en 1748 et pendant les sept années qui suivent, Montcalm vit la vie d'un gentilhomme de province entre son château de Candiac et la vie sociale de Montpellier. C'est alors qu'on lui propose de prendre le commandement des troupes qui combattent en Nouvelle-France. Il est à cet effet nommé maréchal de camp.

Pierre Clostermann

28 février 1921 à Curitiba (Brésil) - 22 mars 2006 à Montesquieu-des-Albères

Biographie Pierre Clostermann

Lorsque la guerre éclate, Pierre Clostermann a 18 ans. À l'ambassade de France, à Rio, où il se présente comme volontaire, il est refoulé. Déçu, il part aux États-Unis où il obtient un diplôme d'ingénieur en aéronautique et un brevet de pilote.

Là-dessus, son père l'ayant mis au courant de la présence à Londres d'un général français qui appelle à poursuivre le combat, il gagne l'Angleterre sur un paquebot et obtient un engagement dans les Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL). Il a 20 ans. Après plusieurs mois d'entraînement, il est nommé sergent dans le groupe de chasse Alsace, sous les ordres du commandant Mouchotte.

Commencent alors les missions au-dessus du Continent, qu'il racontera dans un livre à succès : Le grand cirque (1948). En l'honneur de De Gaulle, il nomme chacun de ses appareils «Le Grand Charles» et les agrémente d'une croix de Lorraine.

C'est ainsi qu'il arrive à la fin de la guerre avec le grade de capitaine, 33 victoires homologuées et cinq probables, sans compter les destructions de matériels au sol. Il entame ensuite une double carrière d'ingénieur et d'homme politique.

Décès

Alphonse de Lamartine

21 octobre 1790 à Mâcon - 28 février 1869 à Paris

Biographie Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine est l'un des principaux représentants de la poésie française et du romantisme. Il figure aussi avec Chateaubriand, Hugo et Tocqueville parmi les grands écrivains français qui jouèrent un rôle politique notable dans la première moitié du XIXe siècle. On ne connaît pas d'autres exemples au-delà de cette période à l'exception de Malraux, ministre des Affaires culturelles sous la présidence de De Gaulle.

Député de l'opposition républicaine sous le règne de Louis-Philippe Ier, Lamartine déclare en 1839 à la tribune de la Chambre des députés : « La France est une nation qui s'ennuie ». Le gouvernement plutôt tranquille et pacifique du « roi-bourgeois » lasse en effet les bourgeois libéraux et les jeunes gens de la génération romantique, autant qu'il irrite les ouvriers.

En 1847, il publie une Histoire des Girondins en vue, déclare-t-il, d'instruire le peuple « à la veille d'une révolution ». Cette révolution, qui va déboucher sur la Seconde République, survient l'année suivante. Lamartine, qui fait figure de visionnaire, est alors tiré de son lit par son ami et éditeur Pierre-Jules Hetzel, qui le traîne jusqu'à l'Hôtel de Ville de Paris. Retrouvant son inspiration, le poète porte la Révolution sur les fonds baptismaux et lui conserve le drapeau tricolore avec cette harangue mémorable aux ouvriers qui réclament le drapeau rouge : « Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang et vous devriez le répudier plus que moi : car le drapeau rouge, que vous-mêmes rapportez, n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 1791 et 1793, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie ».

En phase avec l'opinion de son époque, lui-même se montre confiant dans le progrès technique. « Plaignons les victimes et marchons [sous-entendu : continuons d'aller de l'avant] ! » déclare-t-il le 9 mai 1848 à la tribune de l'Assemblée, au lendemain de la catastrophe ferroviaire de Meudon... À la fin de la même année, il se porte candidat aux premières élections présidentielles mais il est très largement battu par Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III.

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