Le colonel Driant (1855 - 1916)

Un héros national

Le colonel Driant.L’engagement héroïque du colonel Émile Driant à Verdun est l’aboutissement, voire l’accomplissement, d’un parcours classique. Officier brillamment noté, il se voit affecté chez les zouaves en Tunisie avant de devenir instructeur à Saint-Cyr, puis chef de corps du premier bataillon de chasseurs à pied à Troyes.

Il a en fait plusieurs vies : officier d’ordonnance et le gendre du fameux général Boulanger ; romancier populaire de renom sous le pseudonyme de Capitaine Danrit ; journaliste engagé ; lanceur d’alerte ; enfin homme politique impliqué dans les luttes civiques, élu et réélu député de Nancy en 1910 et 1914. À l’entrée en guerre, il décide de s’engager à nouveau au service de la France...

Jérôme Driant

Une brillante carrière compromise par l’affaire des fiches

Lorsqu’il commença sa carrière d’écrivain, Driant était capitaine au 4e Régiment de Zouaves. Il fut ensuite nommé capitaine instructeur à Saint-Cyr où il laissa une forte impression aux élèves officiers qui le côtoyèrent, et dont certains combattirent durant la Grande Guerre sous ses ordres. C’est le cas notamment du commandant Renouard qui mourut et fut inhumé à ses côtés au Bois des Caures.

Driant servant au 4e Zouave. Agrandissement : le commandant Driant, chef du 1er B.C.P., 1900, Neufchâtel-sur-Aisne, musée Driant.Après un troisième séjour toujours en Tunisie, Driant revient en France et reçoit le commandement du premier bataillon de chasseurs à pied. « Les Chasseurs après les Zouaves, l’élite après l’élite! » s’écrit-il alors. Durant 6six ans, il fera de ce bataillon l’un des plus admirables de l’époque. Il y met en pratique la vision du commandement développée dans ses romans, et met en œuvre en particulier le rôle social de l’officier, vision développée à l’époque par Hubert Lyautey qu’il partage pleinement.

Il prend soin des hommes qui lui sont confiés, les met en garde par exemple contre les méfaits de l’alcoolisme, leur propose des conférences sur des sujets de société : les questions agricoles, les retraites et le mutualisme, etc. Il veille surtout à leur transmettre le culte du Drapeau et de l’Armée, s’appuyant notamment sur les traditions et l’esprit de corps particulièrement forts dans les bataillons de chasseurs à pied. C’est dans ce but par exemple qu’il prend contact et se lie d’amitié avec le vieux Clairon Rolland, le héros des combats de Sidi-Brahim, 55 ans plus tôt.

Malgré le travail effectué au bataillon, la satisfaction de ses supérieurs, ses excellentes notes qui lui valent d’être systématiquement proposé pour le tableau d’avancement, le commandant Driant se voit bloqué dans sa carrière en raison de sa foi catholique. C’est la période de l’affaire des fiches, et sur celle de Driant il est écrit : « va à la messe le dimanche, jamais le gendre du général Boulanger ne dépassera le grade de commandant ».

Émile Driant avec un enfant adopté par les chasseurs, Neufchâtel-sur-Aisne, musée Driant.

Lorsque ce scandale éclate, Driant prend position publiquement dans son bataillon pour dénoncer la délation, venin si contraire à l’esprit de camaraderie qui est pour lui l’ADN du soldat français et de l’officier en particulier.

Dans le contexte de séparation houleuse entre l’Église et l’État, il assume l’organisation d’un service funéraire à la cathédrale de Troyes, à l’occasion des commémoraisons des combats de Sidi-Brahim, qui crée une vive polémique. Il laisse fuiter ses notes dans la presse pour dénoncer l’injustice dont il est l’objet. Il enchaîne alors sanctions et jours d’arrêt.

Dans sa chambre, aux arrêts, il médite Grandeur et Servitude militaire d’Alfred de Vigny avant de prendre, le 24 décembre 1905, la décision de quitter l’armée. Le 31 décembre suivant, il publie une tribune dans le journal L’Eclair, qui lui ouvrira dès lors régulièrement ses colonnes, intitulée « Un officier dans les luttes civiques ».

Un officier engagé dans les luttes civiques

Le commandant Driant, rendu à la vie civile, met alors toute son énergie à pourfendre ceux qu’il considère comme les ennemis de l’armée et donc de la patrie : la franc-maçonnerie. Il fonde la Ligue Anti-maçonnique avec quelques amis officiers qui ont connu le même sort. Celle-ci est devenue ensuite la Ligue Militaire.

Il se présente aux élections législatives de 1906 à Pontoise, où il échoue à quelques milliers de voix. Durant quatre ans, en complément de sa carrière de romancier à laquelle il a davantage le loisir de se consacrer, il enchaîne les conférences dans toute la France et les tribunes dans le journal L’Éclair.

Le journal L'Éclair, Affiche, Henry Atwell Thomas, 1897. Agrandissement : Article de Driant, Vers un nouveau Sedan.Il est envoyé comme reporter par le même journal couvrir les grandes manœuvres allemandes en Silésie. Il en revient marqué et inquiet, comparant le niveau de préparation de l’armée allemande et celui d’impréparation de l’armée française, alors que certains évoquent la suppression pure et simple de l’armée ou son remplacement par des milices citoyennes.

Driant journaliste se fait lanceur d’alerte et publie un cri d’alarme, « Vers un nouveau Sedan ». Il prend sa plume et son bâton de pèlerin pour mettre en garde ses compatriotes.

Les élections de 1910 lui offrent l’opportunité d’accéder à une nouvelle tribune, celle de la Chambre des Députés. Il se présente en Lorraine, dans la 3e circonscription de Nancy, au plus proche des territoires annexés. Il est élu et largement réélu en 1914. À la Chambre, il est en première ligne sur les questions militaires et invective régulièrement son opposant Jean Jaurès.

Il s'implique aussi dans les questions sociales : ardent défenseur de la liberté (d’enseignement, de culte, d’entreprendre…) mais aussi promoteur de la protection des ouvriers et d’un code du travail, d’un régime de retraite reposant sur la mutualité prévoyante et libre, et même de la participation des salariés au capital. En cela il s’inscrit dans le courant des catholiques sociaux ralliés à la République, dont Albert de Mun et Jacques Piou sont les représentants. Il est d’ailleurs élu sous l’étiquette de l’Action Libérale Populaire.

Émile Driant élu à Nancy, Neufchâtel-sur-Aisne, musée Driant.

Un député sur le front, mort pour la France

Lorsqu’éclate la Grande Guerre, Émile Driant aurait pu rester sur les bancs de la Chambre. Il a alors 59 ans et il est convaincu de son utilité en tant que parlementaire. Pourtant, dès l’entrée en guerre, le 4 août, il demande à reprendre du service dans l’armée et s’assure les bonnes grâces du général Foch qui commande la région de Nancy et qui est prêt à accueillir dans ses rangs celui qui a quitté l’armée 13 ans plus tôt.

Portrait du député Émile Driant.Une fois encore, la politique intervient, et c’est dans la région fortifiée de Verdun que l'envoie le ministre Messimy, avec qui il avait eu maille à partir à la Chambre. Driant est consterné, mais obéit. Il s’y retrouve sans réelle affectation ni utilité, sous l’influence d’un de ses anciens camarades de Saint-Cyr dont le parcours militaire et politique est diamétralement opposé au sien, le général Sarrail, qui d’ailleurs ne se prive pas de le brimer à l’occasion.

À l’heure tant attendue, Driant risque de se retrouver inutile et loin du front. Ce n’est pas comme cela qu’il avait rêvé sa Revanche… Finalement le général de Morlaincourt lui obtient le commandement d’un groupement de deux bataillons de chasseurs à pied, les 56e et 59e BCP. Ces deux unités sont composées de réservistes des 16e et 19e BCP d’autant plus résolus qu’ils proviennent en majorité des zones occupées et sont sans nouvelles de leurs proches.

Fidèle à sa conception du commandement, Driant se fait très vite respecter de ses hommes qui l’appellent le « Père Driant ». Convaincu qu’à la guerre c’est le moral qui fait tout – et particulièrement pour le soldat français – il veille au bien-être de ses hommes en prodiguant ses attentions quotidiennement : multipliant les exemples de courage pour les galvaniser, arpentant les tranchées jour et nuit pour les encourager, distribuant tabac et vêtements chauds pour les réconforter.

Il fait préparer par sa femme, ses enfants et des proches, 2500 colis qui sont distribués à ses chasseurs à Noël 1914. Driant est surtout très soucieux d’économiser les vies de ses soldats et de ne les risquer que pour la bonne cause lorsqu’il y a un réel avantage à en tirer.

Le cavalier Driant, Neufchâtel-sur-Aisne, musée Driant.S’il est très présent sur le terrain, il retourne aussi régulièrement à la Chambre où il siège à la Commission de l’Armée. Il aura l’occasion d’être le rapporteur du projet de création de la Croix de Guerre et c’est à lui que l’on doit le nom de cette décoration qui permet de récompenser la valeur militaire au plus près du terrain.

Si en tant que militaire il aurait été plutôt enclin à défendre une certaine indépendance des autorités militaires par rapport au politique, en tant que parlementaire, il se rend compte de l’utilité d’une forme de contrôle que peuvent exercer les élus sur certaines décisions ou orientations des États-Majors et du Grand Quartier Général, notamment lorsqu’il pressent les risques qui menacent le secteur qu’il occupe avec ses hommes.

« Après s’être renseigné aux meilleures sources sur l’état de défense malheureusement identique au sein des secteurs voisins, nous rapporte Gaston Jollivet, son premier biographe, Driant se demanda par quel moyen il ferait connaître le péril en haut lieu. Simple Colonel ne pouvant que procéder par voie hiérarchique et uniquement en ce qui touche son secteur, sera-t-il écouté ? Si on prend bonne note de ce qu’il aura dit, quand des paroles passera-t-on aux actes ? D’autre part, il se rappelle qu’en sa qualité de membre de la commission de l’armée, il peut saisir les pouvoirs publics de la question. Mais quelle contradiction entre cette initiative et ses idées connues sur l’ingérence politique dans les choses de l’armée ! A quelles railleries ne l’exposeront pas ses concessions parlementaires ? Driant eut le courage d’être inconséquent. Il partit pour Paris. Et il fit bien. « Son intervention, nous écrit un membre de la Commission de l’armée, fut des plus significatives, surtout pour ceux de ses amis avec lesquels il s’était entretenu de ses craintes au sujet de l’attaque dont il nous savait menacés. » ».

Ceci dit, il  n’abuse pas de son statut de parlementaire et recourt à la voie hiérarchique sur les sujets strictement militaires. Dès l’été 1915, Driant pressent en effet une prochaine attaque allemande sur le secteur de Verdun, réputé plutôt calme. « Le coup de bélier sera donné sur la ligne Verdun-Nancy. Quel effet moral produirait la prise d’une de ces deux villes ou des deux à la fois! » écrit-il à Paul Deschanel, le 22 août.

Des écoutes effectuées sur place, les témoignages de prisonniers allemands et des renseignements provenant de différents réseaux, notamment la légation espagnole, lui laissent penser qu’une grande offensive se prépare. Ayant alerté alors le GQG qui ne veut rien savoir, il finit par s’adresser directement au président de la Chambre, ce qui provoque l’ire du général Joffre qui menace de démissionner devant ce qu’il considère des court-circuitages malvenus.

Driant au bois des Caures distribue des récompenses à ses chasseurs.

La mauvaise météo est en faveur de Driant ; elle retarde l’attaque allemande et lui laisse un peu de temps pour poursuivre les travaux de fortification dans le Bois des Caures et préparer ses hommes au choc qui va venir. Le 20 janvier, il s’adresse à eux dans ces termes forts et prémonitoires : « L’heure est donc venue pour les gradés et les chasseurs des deux bataillons de se préparer à l’action et pour chacun de réfléchir au rôle qui va lui incomber. Il faut surtout qu’à tous les échelons on soit pénétré de l’idée que, dans une lutte aussi morcelée comme celle qui s’apprête, nul ne doit se retrancher derrière l’absence d’ordres pour rester inerte. Multiples seront les interruptions de communications, fréquentes les occasions où les fractions de tout effectif se trouveront livrées à elles-mêmes. Résister, arrêter l’ennemi par tous les moyens, telle doit être la pensée dominante de tous : les Chasseurs se rappelleront surtout que dans les combats auxquels ils ont assisté depuis 17 mois, ils n’ont laissé entre les mains de l’ennemi d’autres prisonniers que les blessés. Les Chasseurs ne se rendent pas ! ».

Le 20 février 1916, il se confesse au RP de Martimprey, aumônier des deux bataillons, remet son alliance et quelques courriers à son secrétaire, le priant de rapatrier en lieu sûr les archives personnelles et politiques qu’il avait dans sa casemate, ainsi que l’épée du général Boulanger qu’il avait emportée avec lui.

Le 21 février au matin, il est présent auprès de ses hommes du 59e BCP lorsqu’à 7 heures tombe sur le bois le premier obus allemand. Premier d’une liste innombrable puisque pendant deux jours c’est un déluge de feu et d’acier qui s’abat sur le Bois des Caures et les hommes chargés de le défendre. De son PC, le colonel Driant recueille les nouvelles, dispense ses ordres, donne l’exemple en faisant le coup de feu avec entrain, se lamente intérieurement du sort que vont connaître ses hommes qu’il avait réussi à préserver jusque-là.

En fin de journée, le 21, les chasseurs parviennent à ralentir l’avancée des troupes ennemies qui ne s’attendaient pas à voir surgir des tranchées et abris tant de rescapés après le bombardement. Les hommes de Driant reprennent même certaines tranchées cédées quelques temps à l’envahisseur.

Le lendemain, 22 février, après une nuit d’accalmie et d’attente où l’on tente d’établir difficilement le décompte des pertes et les orientations tactiques pour freiner une nouvelle vague, le 56e BCP en réserve vient renforcer ce qui reste du 59e. De nouveau, les Allemands déclenchent un bombardement qui oblige les chasseurs de Driant à se tapir dans leurs abris.

À la mi-journée, les troupes d’infanterie ennemies tentent une nouvelle avancée. Du côté français, on défend chèrement chaque mètre de terrain, en se battant comme on peut, sans ordre précis, souvent sans officier, parfois même sans munition, à la crosse ou à la baïonnette. Peu à peu, le Bois est tourné et l’ennemi commence à encercler les derniers combattants. Driant réunit ses officiers pour prendre conseil, et se résout, sur leurs prières, à commander la retraite pour sauver ceux qui peuvent l’être. Ils ont résisté autant qu’ils ont pu, l’honneur est sauf.

Trois colonnes sont formées. Driant accompagne la dernière, ferme la marche, s’arrête quelques instants dans un trou d’obus pour faire un pansement à un sous-officier blessé, et, en sortant du trou, reçoit une balle dans la tempe. Il s’écrie « Oh là ! Mon Dieu ! », fait un quart de tour sur lui-même pour tomber face à l’ennemi. Les survivants se retrouveront le soir, une petite centaine de rescapés sur les 1200 chasseurs, ne sachant ce qui est advenu de leurs camarades et de leur chef.

Monument funéraire dans le bois des Caures.

La naissance d’une légende

Il se passera un bon mois avant que la mort de Driant ne soit rendue officielle. Pendant ce mois, Mme Driant reçoit chaque jour des nouvelles contradictoires lui annonçant tantôt que son mari est mort, qu’il est blessé en convalescence, qu’il a été fait prisonnier ou qu’il a repris le combat sur un autre front.

Stèle à l'emplacement où est mort Driant au bois des Caures.C’est finalement un télégramme du roi Alphonse XIII adressé au président Poincaré et transmis à la colonelle Driant qui vient officialiser la mort de celui qui deviendra très vite, avec le secours de la presse et notamment de son ami Maurice Barrès, le Héros du Bois des Caures. Une lettre de la baronne allemande Schrötter dont le fils a combattu face aux chasseurs dans le Bois des Caures, annonce à la veuve que son mari a été enterré avec les honneurs par « ses camarades ennemis » et que sa tombe sera entretenue pour qu’on la retrouve au temps de paix.

Sa mort suscite un certain émoi dans la population dont beaucoup admiraient l’homme et l’écrivain qui avait une certaine renommée à de multiples titres. En 1922, sous le patronage d’André Maginot et du général de Castelneau, un monument sera édifié dans le Bois des Caures à équidistance du PC et de l’endroit où il est tombé ; la dépouille de Driant y sera déposée, entourée de 13 de ses chasseurs, inconnus.

Driant devient alors une figure emblématique, l’un des rares officiers supérieurs, avec le commandant Raynal, que l’on évoque aux côtés des grands généraux et maréchaux de la Grande Guerre.

Le colonel Driant représenté sur un vitrail de l'église de Vacherauville (Meuse).Après sa mort, ses livres continuent d’être réédités un temps, traduits à l’étranger, voire adaptés au cinéma, mais leur succès diminue rapidement : dans l’immédiate après-guerre, l’humeur n’est plus aux romans de ce type, la guerre d’hier ayant par certains côtés dépassé en horreurs La Guerre de Demain. Sa mémoire demeure toutefois vivante comme en témoignent le nombre de rues qui portent son nom.

Dans les bataillons de chasseurs à pied, son nom est souvent associé à celui du duc d’Orléans, du Clairon Rolland, du caporal Lavayssière, et plus tard de Tom Morel, les grands héros du Panthéon des chasseurs. En 1956, un timbre a été édité par La Poste à son effigie. En 1966, une promotion de Saint-Cyr l'a pris pour parrain. D’autres lui emboîtèrent le pas : une promotion de l’ESORSEM en 2016, une session régionale de l’IHEDN en 2018, une cohorte du Service National Universel en 2022.

Daniel David a soutenu une thèse d’État à l’Université de Montpellier en 1992 sur Driant et un Musée a été inauguré dans sa ville natale en 2008. Il met à la disposition des chercheurs et simples curieux le riche patrimoine lié à un parcours exceptionnel.

L’écrivain n’est pas non plus oublié qui fait l’objet de rééditions et de publications régulières notamment par l’Association des Amis du Roman Populaire (Le Rocambole) ou dernièrement, en décembre 2020, la revue littéraire Nord qui lui consacre un numéro spécial.

Cérémonie en hommage au colonel Driant, bois des Caures du 1ère BCP, février 2018.

Pourquoi se souvenir de Driant encore aujourd’hui ? Parmi ses contemporains il y eut des officiers qui ont connu des parcours plus brillant, des écrivains dont le succès et le renom le dépassent de beaucoup, des hommes politiques qui ont davantage influencé leur temps, des héros de la Grande Guerre qui ont bien plus marqué l’Histoire… mais il est peu d’hommes qui aient réuni toutes ces facettes, de soldat, d’écrivain, d’homme politique et de héros, en une seule personne. C’est en cela que la personnalité d’Émile Driant reste, plus de cent ans après sa mort, aussi fascinante.

Publié ou mis à jour le : 2022-09-03 21:50:29

 
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