
Officier saint-cyrien brillant et catholique fervent, Émile Driant est à plusieurs reprises sanctionné pour des articles publiés sans autorisation dans lesquels il défend la mémoire de son beau-père, le général Georges Boulanger, ou bien dénonce trop vigoureusement l'affaire des fiches. En 1905, sa carrière militaire étant définitivement compromise, il se lance en politique avec l'appui de Déroulède et Barrès. Il est élu député à Nancy. Il poursuit parallèlement son activité d'écrivain, sous le nom de capitaine Danrit, nom d’emprunt adopté alors qu'il était encore militaire. Talentueux, il écrit une vingtaine de romans d'anticipation ayant pour thème la guerre prochaine, remportant un vif succès à chaque parution.
Lorsqu’éclate la Grande Guerre, il est toujours député et, faisant fi de son âge, 59 ans, demande malgré tout son incorporation. À Verdun, dans les jours précédant l'offensive allemande, il prend conscience de ce que trame l'ennemi et adresse des suppliques à la Chambre des députés et au gouvernement pour leur demander de renforcer la place. En vain (note).
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