Jacques Chaban-Delmas (1915 - 2000)

Un demi-siècle de vie politique ardente

Jacques Chaban-Delmas en 1974 lors d'un entretien avec le journaliste Michel Bassi (INA).Il fut l’un de ceux qu’on a appelé « les barons du gaullisme ». De la Résistance jusqu’à ce que Charles de Gaulle quitte la scène politique en 1969, Jacques Chaban-Delmas a accompagné aux avant-postes la geste du Général en loyal mais ambitieux serviteur. 

Avec Michel Debré, Olivier Guichard, Roger Frey, et Jacques Foccart, il a constitué la garde rapprochée de De Gaulle, matrice du gaullisme au pouvoir de 1958 à 1969.

D’indéracinable élu sur ses terres bordelaises au candidat à la présidentielle en 1974, « Chaban » a occupé les postes les plus prestigieux de la République, notamment ceux de président de l’Assemblée nationale et de Premier ministre. Avec ardeur, opiniâtreté et habileté.

Jean-Pierre Bédéï

Le Résistant

Né à Paris en 1915, Jacques Delmas suit des études au lycée Lakanal de Sceaux et à la Fondation nationale des Sciences politiques ; il est licencié en droit et diplômé de droit public et d'économie politique. Dès 1933, il tâte du journalisme en collaborant à L’Information. Pendant son service militaire, en 1938-1939, il effectue une formation d'officier de réserve (EOR) et en sort major à Saint-Cyr.

Sous-lieutenant dans un régiment alpin, il refuse la défaite. Un soir d’août 1940, il entend pour la première fois la voix du général de Gaulle sur les ondes de radio Londres. Il tente alors de partir pour l’Angleterre. En vain. Il entre à Paris fin décembre 1940, dans le réseau de renseignements "Hector", organisation de résistance du Nord de la France commandée par le colonel Heurteaux.

Jacques Chaban-Delmas, général de brigade des Forces françaises libres en 1944, Paris, musée de l'Ordre de la libération. Agrandissement : Jacques Chaban-Delmas (de dos, au premier plan) avec le général de Gaulle. A la gauche du général de Gaulle, Philippe Leclerc de Hautecloque, Alphonse Juin, Henri-Rol Tanguy, à la gare Montparnasse le 25 août 1944.Il est spécialisé dans le renseignement sur l'industrie, et devient « Chaban » en 1943 tout en étant reçu au concours de l’Inspection des finances. Un an plus tard, il est nommé délégué militaire national chargé de transmettre les ordres du Haut-commandement interallié (général Koenig) à la Résistance intérieure et de veiller à leur application.

Promu général de brigade par décision du Gouvernement d'Alger le 15 juin 1944 (le plus jeune général que la France ait connu depuis le Premier Empire), il s’envole pour Londres le 7 août 1944 afin de rendre compte au Commandement allié des possibilités militaires de la Résistance.

Il en repart le 13 août, nanti des ordres du général Koenig. Transporté au Mans par les Américains le 14 août, il arrive à Paris le 16 à bicyclette. Il agit pendant l'insurrection parisienne de façon à permettre à la Résistance d'exercer une action d'une grande ampleur, tout en prévenant tout débordement de violence. Il accueille le général Leclerc à Arpajon le 24 août 1944 et entre avec lui dans Paris.

Le sportif

Après la libération de la capitale, Chaban est fait Compagnon de la Libération. Il sert au cabinet du ministre de la Guerre comme chef de la Mission de liaison et d'inspection mobile d'organisation de l'Armée. De la Résistance, il gardera des amitiés à vie, au-delà des clivages politiques, qui faciliteront sa carrière politique.

Jacques Chaban Delmas lors d'un entraînement du CA Bègles dans les années 1940. @ Archives Sud Ouest Agrandissement : Jacques Chaban-Delmas au cours d'une partie de tennis en salle dans les années 1970. @ Archives Sud OuestAvec la paix retrouvée, la vie civile reprend son cours et avec elle une passion : le sport. Mince, élancé, Chaban entame une carrière de haut niveau. Il porte le maillot de l’équipe de France de rugby une fois en 1945 contre l’armée britannique. Il pratiquera également le tennis jusqu’au début des années 1970.

Afin de ne pas être importuné par les journalistes alors qu’il devient une personnalité politique nationale, il demandera au juge-arbitre de toujours programmer ses matchs aux aurores et de le faire jouer sous différents pseudos. 

Vainqueur du double vétéran (entre 1965 et 1970), il a disputé plusieurs fois le mixte et le double de Roland-Garros. La dernière fois à 53 ans… en plein mai 1968.

Ensuite, il s’adonnera au golf. Lui qui avait connu la guerre, il ne considérait pas ses adversaires comme des ennemis, sur un terrain de sport comme sur la scène politique. Cette manière de relativiser les enjeux le conduira à la modération et à l’ouverture d’esprit.

Le 8 mai 1949, match opposant Bègles à Tarbes sur le stade de Bayonne avec Jacques Chaban-Delmas à droite. @ Archives Sud Ouest.  Agrandissement : Jacques Chaban-Delmas jouant à la pétanque sur la place de la République à Bordeaux devant le palais de justice dans les années 1970. @ Archives Sud Ouest

Radical et gaulliste

En 1945, cet inspecteur des Finances se tourne définitivement vers la politique. Il entre au ministère de l’Information en tant que secrétaire général, sous l'autorité de Jacques Soustelle puis d’André Malraux.

En 1946, ce Parisien choisit de s’implanter en Gironde où il est élu député, puis l’année suivante maire de Bordeaux, un mandat qu’il assumera jusqu'en 1995 au point qu’il s’identifiera à sa ville... et réciproquement. Inscrit au parti radical et également gaulliste en tant que membre du RPF (Rassemblement du peuple français), il renonce à la double appartenance en 1951.

Sous la IVè République, il est plusieurs fois ministre y compris dans des gouvernements dirigés par des personnalités de gauche comme Pierre Mendès France ou Guy Mollet. En 1958, il est l’un de ceux qui œuvrent activement au retour du général de Gaulle au pouvoir. Il s’en trouve récompensé par son accession à la présidence de l’Assemblée nationale… mais contre l’avis de de Gaulle qui aurait préféré que ce poste échût à Paul Reynaud pour le remercier de la confiance qu’il lui avait accordée en le nommant sous-secrétaire à la Guerre en 1940.

Mais pour le fringant Chaban, il n’était pas question de confier le poste stratégique du « perchoir » à un « homme du passé » comme on ne le disait pas encore à l’époque. Avec la complicité de Michel Debré, Roger Frey, Olivier Guichard, Jacques Foccart et Georges Pompidou, il force le destin et se fait désigner par le groupe UNR (gaulliste) pour se porter candidat contre Reynaud, et finalement remporter cette joute au sommet du Palais-Bourbon.

Jacques Chaban-Delmas et le président John F. Kennedy à la Maison Blanche, le 10 mars 1961. Agrandissement : Sommet CEE à l'hôtel De Witte Brug à La Haye le 12 février 1969.  Au premier plan, Jacques Chaban-Delmas,  Katharina Focke, secrétaire d'État parlementaire à la chancellerie de Willy Brandt et le Premier ministre des Pays-Bas De Jong. Derrière, le ministre des affaires étrangères néerlandais Joseph Luns et le chancelier Brandt.

Président de l’Assemblée nationale

C’est par cet acte de résistance à de Gaulle que Chaban s’installe à l’hôtel de Lassay et devient une personnalité politique nationale. Car il occupera le perchoir pendant 15 ans et huit mois. Un record de longévité qui ne pourra plus être battu, découpé en trois périodes (1958-1969, 1978-1981, 1986-1988). Encore faut-il souligner qu’entre 1958 et 1969, il fut réélu à son poste en 1962, 1967 et 1968, preuve de son aura indiscutable au sein de son camp pendant une dizaine d’années.

A la tête de cette institution parlementaire, Chaban, séduisant et séducteur, imposera un style alerte, ardent, à la fois sportif et distingué. « Il présidait les séances en alternant trois tenues, se souvient Jean-Pierre Grand, l’un de ses anciens collaborateurs. Le matin, il était en tenue de ville, l’après-midi il portait la jaquette avec une cravate grise, et le soir il siégeait en habit avec nœud papillon. »

Il tenait à la régularité et à l’élégance de ce rite vestimentaire auquel il ne dérogeait que par accident comme le raconte le constitutionnaliste Didier Maus : « Je me souviens de la séance du 27 décembre 1979 lorsque le Conseil constitutionnel avait annulé la loi de finances pour 1980. Le parlement est convoqué en session extraordinaire -ce qui n’était pas tout à fait habituel entre Noël et le Jour de l’An-, Chaban-Delmas ouvre la session l’après-midi et s’excuse auprès de ses collègues d’être en tenue de ville et non en jaquette, ce qui était la coutume à l’époque car, dit-il, je ne pensais pas avoir à resiéger et donc j’ai donné ma jaquette au pressing pendant quelques jours ; donc vous m’excuserez d’être en complet veston. »

Cette prestance, cette classe conduiront ses rares anciens collaborateurs encore vivants aujourd’hui à proclamer que, de tous les occupants du perchoir de la Vè République, Chaban reste à leurs yeux LE président de l’Assemblée nationale.

Premier ministre

Mais au terme d’une dizaine d’années passées à l’hôtel de Lassay, l’ambitieux gaulliste vise plus haut. Il commence à lorgner d’autres palais nationaux. Lorsque Georges Pompidou succède au général de Gaulle en 1969, il appelle Chaban à Matignon.

Le choix du président de l’Assemblée nationale s’impose à lui en raison de son rang dans la sphère gaulliste, de ses bons rapports avec les centristes, de sa notoriété et de son parcours brillant au perchoir. « Je ne sais pas comment je pourrais faire autrement que de désigner Chaban », déclarait fréquemment Pompidou à la veille de son élection à l’Elysée.

Un choix plus de raison que de cœur. Entre les deux hommes, le courant n’est jamais passé. Bien que partageant l’entourage du Général pendant de nombreuses années, ils ne sont pas parvenus à créer une intimité entre eux en raison de leurs personnalités trop différentes.

Le nouveau président de la République ne détecte guère de qualités chez son Premier ministre comme il l’écrit : « Il travaille peu, ne lit pas de papiers, en écrit moins encore, préférant discuter avec ses collaborateurs il s’en remet essentiellement à eux qu’il choisit bien, pour ce qui est des affaires publiques, s’entend. Politiquement, il meurt de peur d’être classé à droite, il veut néanmoins plaire à tout le monde et être aimé (…) Ce qui m’inquiète le plus dans le personnage politique plus que ses habiletés (…) c’est l’impression que je ressens d’un homme tout entier centré sur sa carrière, et qui n’attache finalement que peu d’importance aux problèmes eux-mêmes. »

Au-delà de ce jugement, Pompidou voit aussi pointer en Chaban, un rival. Car celui-ci arrive à Matignon avec un projet en poche pour la France « La Nouvelle société » en partie concocté par deux de ses conseillers marqués à gauche : Simon Nora et Jacques Delors. Ce réformisme, sorte de gaullisme social, susceptible de s’accompagner d’une ouverture sur l’échiquier politique inquiète Pompidou et les gardiens de l’orthodoxie gaulliste, ses conseillers Pierre Juillet et Marie-France Garaud.

Ils n’auront de cesse de mener la vie dure à un Chaban qu’ils jugent trop superficiel, trop révolutionnaire, en clair pas assez gaulliste. Et qui, en outre, a l’audace de libéraliser l’ORTF tenue de main de fer par le pouvoir depuis 1958. Pis, Pompidou voit dans le comportement émancipateur et les projets de son Premier ministre une atteinte à sa prééminence au sein du couple exécutif. Les jours de Chaban à Matignon sont alors comptés.

Le présidentiable trahi

Au début de l’été 1972, la traditionnelle réception de fin de session parlementaire se déroule à l’Assemblée nationale. Chaban, flanqué de son directeur de cabinet Pierre Chancogne et de son jeune assistant parlementaire, Patrick Ollier, traverse la salle des Fêtes.

Repérant Pierre Juillet qui discute avec des invités, il s’arrête à sa hauteur, le prend par le bras et lui demande : « Monsieur Juillet, puis-je savoir ce que je vous ai fait pour que vous me fassiez autant de mal ? » Sans se démonter, le conseiller de Pompidou, avec sa légendaire pipe à la bouche, lui répond, flegmatique : « Mais monsieur le Premier ministre, ce n’est pas à moi que vous faites quelque chose… » Sous-entendu : c’est à la France. Chaban s’éloigne.

Après la réception, dans la voiture le raccompagnant à Matignon, il confie à Chancogne et à Ollier : « Vous savez, je n’irai pas beaucoup plus loin. » Quelques jours plus tard, il était limogé par Pompidou.

Envisageant de se présenter l’année suivante à la présidence de l’Assemblée nationale, il y renonce finalement préférant se préparer pour la présidentielle prévue pour 1976. En attendant, il se replie sur son fief bordelais qu’il accroît en se faisant élire en 1974 à la tête du conseil régional d’Aquitaine, s’étant assuré de quelques voix radicales et socialistes grâce à son entregent et ses réseaux.

Cumulant trois mandats locaux, dominant le personnel politique du Sud-Ouest, il est alors au faîte de sa puissance régionale, au point de se voir attribuer le surnom de « duc d’Aquitaine ».

Si cette année 1974 est celle de sa plénitude de grand féodal en ses terres, elle est aussi celle de la grande désillusion nationale. Avec la mort prématurée de Georges Pompidou, le 2 avril 1974, la vie politique s’accélère. Chaban est-il prêt pour affronter un combat présidentiel aussi soudain ?

Dans son camp, les duettistes Juillet et Garaud intriguent pour ruiner sa candidature. Afin de ne pas se faire prendre de vitesse, Chaban se déclare trop tôt et se fait accuser de ne pas avoir respecté un délai de décence. L’UDR flotte avec l’annonce d’une candidature de Pierre Messmer qui finalement se retire.

Jacques Chirac, ministre de l’Intérieur, trois autres ministres dont deux UDR et 39 députés de droite en majorité des gaullistes, entrent en scène de manière spectaculaire. Ils lancent un appel en faveur « de la solution qui leur permettra le mieux de faire échec à toute candidature socialo-communiste ». En clair, ils ne croient pas en la victoire de Chaban face à François Mitterrand, et ouvrent ainsi une fracture au sein de l’UDR au profit de Giscard d’Estaing.

C’est un coup de poignard dans le dos de Chaban, qui mal à l’aise dans la campagne électorale de premier tour, termine troisième loin derrière Mitterrand et Giscard. Envolées les ambitions élyséennes du duc d’Aquitaine. Cette trahison de Chirac provoquera une inimitié irréversible entre les deux hommes qui laissera des traces.

Le retour au perchoir

Chaban prendra sa revanche quatre ans plus tard. En 1978, il se lance à nouveau à la conquête du « perchoir » contre le titulaire du poste depuis 1973, le madré et expérimenté Edgar Faure. Il s’agira de la bataille la plus acharnée à ce jour de la Vème République pour la présidence de l’Assemblée nationale.

Comme en 1958, et peut-être plus encore, Chaban sait qu’il devra se battre pour décrocher le perchoir. Car Chirac, devenu le chef du RPR en 1976, appuie Faure… après avoir affirmé à Chaban qu’il soutenait sa candidature.

Lors d’une réunion de la direction du RPR, le maire de Bordeaux laisse éclater sa colère : « Vous mentez, Chirac. Si vous voulez la guerre, vous l’aurez et vous la perdrez, mon vieux. » Il réunit quelques jeunes affidés qui font campagne auprès des parlementaires, des membres des cabinets ministériels avec le soutien de quelques personnalités du gaullisme comme Alain Peyrefitte.

Dans le camp d’Edgar Faure, Marie-France Garaud et Pierre Juillet sont à nouveau à la manœuvre. « Je croisais Marie-France Garaud qui était odieuse, brutale. Nous avions des relations détestables. Avec Juillet, ils étaient tous deux toujours aussi acharnés dans leur travail de démolition de Chaban », se souvient Patrick Ollieri.

Mais dans cette bataille à couteaux tirés, l’activisme de Chaban s’étend bien au-delà du groupe gaulliste. « On a fait intervenir des réseaux d’amitié, notamment ceux de la Résistance », explique Jean-Pierre Grand. « On a récupéré quelques voix radicales et socialistes car Chaban avait des relations dans ces sphères-là, notamment dans le Sud-Ouest. La Résistance a joué un grand rôle, car il existait un réseau transpartisan à l’Assemblée, comme un club. C’était sacré ça pour eux, la Résistance. Alors ils ont voté pour Chaban, y compris des communistes, lors du scrutin dans l’hémicycle », affirme Pierre Charon, un ancien collaborateur aujourd’hui sénateur.

C’est ainsi que Jacques Chaban-Delmas retrouve son perchoir, vingt ans après s’y être installé. Il y restera jusqu’à ce que François Mitterrand dissolve l’Assemblée nationale en 1981 dans le prolongement de sa victoire présidentielle.

L’insubmersible

Chaban se replie alors sur sa ville de Bordeaux, après avoir perdu le Conseil régional d’Aquitaine en 1979 au profit du socialiste André Labarrère, maire de Pau. Pas pour longtemps : en 1985, il reprend la tête de cette institution. À la faveur de la cohabitation en 1986, l’insubmersible Chaban resurgit de sa province…

Son nom est évoqué pour être le Premier ministre de cohabitation de François Mitterrand, les deux hommes se connaissent depuis la Résistance, ont fait partie des cabinets Mendès France et Guy Mollet sous la IVè République et se tutoient. Le chef de l’État opte pour Jacques Chirac qui, cette fois-ci, donne son aval pour que Chaban postule à nouveau le perchoir.

Giscard d’Estaing tentera bien de lui disputer le poste mais battra en retraite après la désignation par acclamation du maire de Bordeaux par le groupe RPR. C’est la dernière victoire nationale d’un des grands fauves de la Vè République alors que le gaullisme palissant s’est effacé progressivement devant le chiraquisme dominateur au sein de la droite après la disparition de Georges Pompidou.

Mais en raison de sa longévité à l’hôtel de Lassay, des réformes qu’il a accomplies au Palais Bourbon et de l’esprit d’ouverture qui l’a toujours animé, Chaban a été élevé au rang de président d’Honneur de l’Assemblée nationale, le 12 novembre 1996, le second à recevoir cette distinction après Édouard Herriot.

À la tête de Bordeaux pendant quarante-huit ans, il a aménagé une ville de province pour en faire une métropole régionale, même si son dernier mandat s’est révélé celui de trop, laissant certains quartiers de la capitale girondine se dégrader, avant que son successeur Alain Juppé ne leur redonne un nouveau souffle. En 1995, Chaban se retire totalement de la vie politique, refusant tous les postes et mandats que lui propose le RPR.

Victime d’une crise cardiaque, il meurt le 10 novembre 2000, à l’âge de 85 ans.

Bibliographie

Jean-Pierre Bédéï et Annabel Roger, Au Perchoir, les secrets des présidents de l’Assemblée nationale, L’Archipel, 2024,
Georges Pompidou, Lettres, notes et portraits, 1928-1974, Livre de poche, 2012,
Jean-Pierre Bédéï, Sur proposition du Premier ministre, L’Archipel, 2015.


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Société française
Publié ou mis à jour le : 2025-04-14 14:42:12
Frapi (09-04-2025 19:09:15)

C'est un détail, mais "major de Saint-Cyr" ! ça laisse croire qu'il était officier de carrière. Non, il a juste fait son service militaire en tant qu'élève-officier (son parcours académique ... Lire la suite

florence mothe (09-04-2025 14:29:14)

J'étais la filleule de J.C.D. Votre article est intéressant mais ne rend pas compte de l'agilité intellectuelle, de la gentillesse, de l'imagination, du respect de l'opinion des autres,du charme p... Lire la suite

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