Sébastien de Vauban (1633 - 1707)

Un Maréchal proche du peuple

Soldat courageux, ingénieur hors pair, visionnaire hardi, fidèle serviteur du roi Louis XIV... Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban fut tout cela à la fois. Les services rendus à l'État lui valurent d'être élevé à la dignité de Maréchal de France.

Mais cet homme de coeur n'en oublia pas pour autant ses origines modestes et il mit son franc-parler au service des paysans écrasés d'impôts et des protestants persécutés. C'est assurément l'une des plus nobles figures de l'Histoire de France.  Par sa droiture et son courage, on peut le comparer à Turenne, un autre grand soldat du Roi-Soleil.

André Larané
Le siège de Besançon par Louis XIV, mai 1674 (Adam-Frans Van der Meulen (musée du temps, Besançon)

Un jeune homme plein d'aplomb

Sébastien Le Prestre de Vauban est baptisé le 15 mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucherets (aujourd'hui Saint-Léger-Vauban), dans le Morvan, une région froide et dure de Bourgogne (on ne connaît pas le jour exact de sa naissance comme de la plupart de ses contemporains).

Issu de la petite noblesse, orphelin de bonne heure, il est instruit par son parrain, le curé d'un village voisin, et très tôt, semble-t-il, témoigne d'aptitudes pour la géométrie et les sciences. Au demeurant, le trait le plus affirmé de son caractère est un aplomb dont il fera usage tout au long de sa vie pour tracer son chemin et faire valoir ses vues envers et contre tout. À 17 ans, faute de mieux, il s'engage comme cadet dans l'armée du prince de Condé, gouverneur de Bourgogne. La France vit alors les heures terribles de la Fronde et le prince combat les troupes du jeune roi Louis XIV.

Un soldat respecté

Vauban a la chance d'être fait prisonnier. Mazarin, Premier ministre du roi, discerne le potentiel du jeune homme et le convainc de quitter la Fronde pour le service du Roi. Placé sous les ordres du chevalier de Clerville, commissaire général des fortifications, il révèle son courage lors du siège de Stenay, en Lorraine, où il est blessé et repart au combat sous les yeux du roi. Cela lui vaut un grade de capitaine. Quelques mois plus tard, il fait la preuve de son intelligence à Clermont-en-Argonne, ville assiégée dont il renforce habilement les défenses. C'est ainsi qu'à 22 ans, il devient ingénieur militaire responsable des fortifications.

Courageux, il ne craint pas de monter en première ligne ni de s'avancer au plus près de l'ennemi pour évaluer ses défenses. Il est plusieurs fois blessé (l'une de ces blessures lui laisse une marque sur la joue gauche, visible sur ses portraits).

Respecté de ses soldats, il se montre économe de leur sang et c'est toujours avec le souci de l'épargner qu'il conçoit ses plans d'attaque et de défense. « Brûlons plus de poudre, versons moins de sang », dit-il. Il a en horreur les charges téméraires des officiers peu regardants sur le sort de leurs hommes... et le leur. Il déplore ainsi que le roi ait ordonné contre son avis un assaut prématuré de Maastricht le 25 juin 1673, occasionnant la mort d'une centaine d'hommes, dont le célèbre Charles de Betz-Castelmore, comte d'Artagnan.

Louis XIV au siège de Maëstricht (1673) pendant la guerre de Hollande (Joseph Parrocel, château de Versailles)

Maître ès-fortifications

Dès le milieu du XVIe siècle, les ingénieurs italiens imaginent de protéger les places fortes contre les boulets métalliques, très destructifs, en les ceinturant de murailles basses, avec des talus, des fossés et des bastides d'angle. Navarrenx, dans le Béarn, est l'un des plus anciens témoignages de ce type de fortification.

Ces techniques de fortifications font l'objet de travaux théoriques par l'ingénieur Blaise François Pagan, comte de Mervilles (1604-1665). Celui-ci ne se contente pas de prendre part à toutes les batailles de son temps. Dès l'âge de 20 ans, il conçoit des plans de siège. Maréchal de camp en 1642, il perd son second oeil au cours d'un combat et, dès lors, malgré son handicap, publie différents ouvrages. Le plus célèbre est : Les fortifications du comte de Pagan (1645). Mais sa science restera toute théorique et il n'aura jamais l'occasion de construire des fortifications.

Vauban, comme les autres ingénieurs militaires de son temps, reprend et améliore ses techniques de défense et de siège, appelées en langage savant poliorcétique.

Un ingénieur hors pair

Construction de tranchées au cours d'un siège (Atlas de Masse)Les qualité d'ingénieur de Vauban s'épanouissent dans les nombreuses guerres de Louis XIV qui privilégient le siège des villes. Il n'est pas question en ce temps-là de batailles rangées, avec deux armées face à face, comme sous la Renaissance ou plus encore à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle.

Les sièges, généralement en présence de Louis XIV, se déroulent dans un grand déploiement de faste.

Après avoir mené les sièges de Gravelines, Ypres et Oudenaarde, Vauban renforce les fortifications de Dunkerque. Ce port des Flandres, entouré de dunes, apparaît indéfendable. Il réussit à en faire une citadelle inexpugnable en tirant parti de la nature, des marées, des courants et des dunes (notons que Dunkerque sera démantelée dès 1713, Anglais et Hollandais, signataires du traité d'Utrecht, ne tolérant pas cette menace à portée de leurs côtes).

La carrière de Vauban marque un tournant en 1667, lors de la guerre de Dévolution.

Il dirige alors les sièges de Tournai, Douai et Lille, trois villes qu'il réussit à prendre en 9 jours, non sans être blessé au cours du dernier siège. Il est récompensé de cet exploit par un titre de lieutenant des gardes de Louis XIV.

À propos de Lille, une cité de 45.000 habitants défendue par 5.000 soldats, qui se rend le 27 août 1667, le roi note avec satisfaction dans ses Mémoires : « Jamais le siège d'une place de cette étendue, de cette force et de cette importance, munie abondamment d'hommes, de vivres et d'armes, n'avait été mené si brusquement ».

Louvois, portrait de Mignard (musée de Reims)Là-dessus, le jeune ingénieur soumet à Louvois, le nouveau secrétaire d'État de la Guerre, son projet pour la fortification de Lille, ce qui lui vaut d'entrer en concurrence avec le chevalier de Clerville, son ancien protecteur.

Son projet, caractéristique du « système à la Vauban », avec une citadelle en forme de pentagone et des bastions pour en protéger les angles, est agréé par le roi. C'est ainsi que le 20 juin 1668, il devient gouverneur de la citadelle de Lille et s'occupe de fortifier la capitale des Flandres. Tirant parti, là comme ailleurs, de la topographie, il fait de Lille la « Reine des Citadelles ».

Satisfait, Vauban fait dresser un plan-relief de Lille et l'envoie à Louis XIV. Le roi, enthousiasmé, lui demande de semblables maquettes pour les autres places fortes des frontières et l'on continuera d'en produire jusqu'au XIXe siècle. Aujourd'hui, cette collection de plans-reliefs se partage entre Lille et Paris (musée de l'Armée, Invalides).

Un homme libre

Vauban se signale par une liberté d'esprit qui détonne à la cour et lui vaut l'estime du roi, tout autant qu'elle l'agace. On peut ainsi lire dans une lettre au ministre Louvois, le 23 novembre 1668 : « Je préfère la vérité quoique mal polie, à une lâche complaisance qui ne serait bonne qu'à vous tromper, si vous en étiez capable, et à me déshonorer.
Trouvez donc bon qu'avec le respect que je vous dois, je vous dise humblement mes sentiments dans cette matière.
Vous savez mieux que moi qu'il n'y a que les gens qui en usent de la sorte qui soient capables de servir un maître comme il faut »
.

Une technique de siège imparable

Pendant la guerre de Hollande, en 1673, Vauban dirige le siège de Maastricht et prend la ville en 13 jours seulement en appliquant pour la première fois la technique d'approche des « parallèles » (un système de tranchées qui protège contre les sorties des assiégés) :
1- l'armée de siège s'installe à 2400 mètres, hors de portée des canons,
2- on creuse une première parallèle, à 600 mètres de la place, en zigzag pour éviter les tirs en enfilade,
3- on creuse une deuxième parallèle à 350 mètres, avec des batteries de tirs,
4- on creuse une troisième série de parallèles à 40 mètres,
5- on défonce les murailles et l'on donne enfin l'assaut, sachant qu'il faut pas moins d'un millier de coups de canon à bout portant pour percer une muraille...

Son triomphe asseoit sa réputation de « meilleur ingénieur de ce temps » et lui vaut une forte dotation du roi grâce à laquelle il s'achètera le château de Bazoches, à la lisière de la Bourgogne.

Le théoricien du « pré carré »

Dans l'année du siège de Maastricht (1673), Vauban formule la célèbre théorie du « pré carré ». Jusque-là, la frontière désignait une zone mouvante où s'entremêlaient les liens d'allégeance hérités du passé. Le roi de France, par exemple, possède d'importantes enclaves en Alsace où il n'a accès qu'à travers des routes réservées en Lorraine, terre d'Empire ! À cette notion, qui n'est pas sans rappeler la Frontière du Far West américain, Vauban préconise de substituer une ligne de démarcation bien définie. C'est la frontière comme nous la connaissons aujourd'hui !

Vauban envisage sa défense par la construction d'une « ceinture de fer », autrement dit une double ligne de fortifications placées à des endroits stratégiques. Et pour en faciliter la protection, il la veut aussi linéaire que possible, même s'il faut pour cela renoncer à tel ou tel village enclavé en pays ennemi.

« Sérieusement, Monseigneur, dit Vauban s'adressant à Louis XIV, le Roi devrait un peu songer à faire son pré carré. Cette confusion de places amies et ennemies pêle-mêlées ne me plaît point. Vous êtes obligé d'en entretenir trois pour une ; vos peuples en sont tourmentés, vos dépenses de beaucoup augmentées et vos forces de beaucoup diminuées ; [...] c'est pourquoi, soit par traité ou par une bonne guerre, si vous m'en croyez, Monseigneur, prêchez toujours la quadrature. Non pas du cercle mais du pré ».

La politique du pré carré va être menée jusqu'à la paix d'Utrecht de 1713. Elle va assurer à la France près d'un siècle de paix relative, jusqu'à la Révolution. Les révolutionnaires la pousseront au-delà du raisonnable avec l'ambition de donner à la France ses « frontières naturelles ». Il s'ensuivra 20 ans de guerres et le désastre final de Waterloo.

Après de nouveaux succès dans la prise de Besançon et Dole, Vauban mène le siège de Cambrai. A cette occasion, il s'oppose à Louis XIV en personne, considérant que son plan expose inutilement les hommes. Cette rebuffade lui vaut... le grade de maréchal de camp. C'est que Louis XIV, sans rancune, apprécie les hommes de tempérament !

Vauban devient commissaire général des fortifications en 1678, à la mort du chevalier de Clerville (en semi-disgrâce depuis l'affaire de Lille dix ans plus tôt). Mettant à profit l'accalmie d'une dizaine d'années qui suit la paix de Nimègue (1678), il multiplie les travaux sur toutes les frontières, y compris sur la côte méditerranéenne.

Plan des fortifications de Bayonne (photo : SHD-dist.RMN)

En bon ingénieur, il manifeste un très grand souci du détail. Il se préoccupe de standardiser les équipements, les armements et les outils. Mais il attache aussi beaucoup de soin à la qualité architecturale et à la munificence de ses réalisations car cela contribue au prestige de la monarchie (à preuve la porte monumentale de Strasbourg). Il n'empêche que ses dépenses lui valent de violentes critiques, les plus virulentes venant, cela va de soi, du contrôleur général des finances, le grand Colbert !

Pour la défense de Besançon, une cité enserrée dans un méandre du Doubs, il inaugure le principe d'une seconde ligne de défense dite « de sûreté » et destinée à protéger la ville avec ses tours à canons.

Arrive la grande guerre de la Ligue d'Augsbourg. Il participe à la prise de Mons (1691) et Namur (1692). Mais la mort de Louvois, le 22 juillet 1691, le prive d'un ministre de grande envergure qui savait le faire marcher, non sans le remettre à sa place de temps en temps.

En mai-juin 1692 survient le drame de La Hougue. Le vice-amiral de Tourville résiste dans la Manche à une flotte anglo-hollandaise deux fois plus nombreuse mais douze de ses vaisseaux s'échouent sur le rivage de La Hougue et sont incendiés par l'ennemi. En attendant que soit reconstituée la flotte, Vauban préconise le développement de la « guerre de course ».

C'est ainsi que, de Saint-Malo et Dunkerque, des corsaires (parmi lesquels l'illustre Jean Bart) attaquent les navires de commerce anglais et hollandais. Obligées de protéger ceux-ci, voire de les escorter, les flottes de guerre ennemies ne seront pas en état de menacer les côtes françaises !

Siège de Cambrai (Adam-Frans van der Meulen, musée de Versailles)En 1694, Vauban fortifie les côtes bretonnes en vue de prévenir un débarquement anglais. Bien plus tard, pendant la Seconde Guerre mondiale, l'ingénieur Fritz Todt, concepteur allemand du mur de l'Atlantique, aura le culot de se poser en disciple de Vauban !

Au cours des 53 années passées au service de Louis XIV, Vauban aura au total réaménagé ou consolidé 300 places fortes, construit 33 places fortes nouvelles, participé à environ 140 batailles et 53 sièges. On disait de lui : « Ville assiégée par Vauban, ville prise ; ville fortifiée par Vauban, ville imprenable ».

Vauban a apporté trois perfectionnements à l'attaque des places : les parallèles, les cavaliers de tranchées et le tir à ricochet. Mais il ne veut pas pour autant s'ériger en théoricien. « L'art de fortifier ne consiste pas dans des règles et des systèmes mais uniquement dans le bon sens et l'expérience », dit-il.

À la demande du ministre de la Guerre, Louvois, il se contente d'écrire un Mémoire pour servir d'instruction dans la conduite des sièges (1673). Il y présente des principes tels que les feux croisés et la progression par tranchées... dont certains sont encore en application ! Mais le système bastionné « à la Vauban » sera remis en cause un siècle plus tard, en 1776, par l'officier de cavalerie Montalembert, du fait de son inefficacité face aux progrès de l'artillerie, aux bombes et aux obus. Il deviendra peu à peu obsolète.

Des dépenses somme toute profitables

Les travaux de fortification de Vauban - cette fameuse « ceinture de fer » tant critiquée par les financiers de son époque - ont en définitive protégé la France de l'invasion pendant près d'un siècle, de 1713 à 1792. Ils ont permis au royaume de prospérer dans cette période-là, le « Siècle des Lumières » si bien nommé, plus qu'en aucune autre période de son Histoire...

Doit-on en conclure que des dépenses apparemment superflues, surtout en ce qui concerne le domaine militaire, peuvent au final déboucher sur un plus grand bien-être général ? À chacun d'en juger.

Un réformateur visionnaire

Extrait des Oisivetés de M. de VaubanVauban a noirci des milliers de pages au cours de ses interminables déplacements à travers le royaume. Il les a réunies dans douze volumes modestement intitulés : Oysivetés de M. Vauban ou Ramas de plusieurs mémoires de sa façon sur différents sujets (ce recueil a été réédité à l'automne 2007).

Les Oisivetés réunissent des considérations tout à fait pertinentes sur les sujets les plus divers : forêts, monnaie, élevage des cochons (cochonnerie), standardisation des équipements militaires... C'est le fruit de ses contacts avec la réalité quotidienne des humbles, des artisans et des paysans.

Dans ses travaux d'ingénieur, Vauban ne se limite pas à la guerre. Pour complaire au roi, il dirige (contre son gré) l'absurde chantier de l'aqueduc de Maintenon, destiné à alimenter en eau le parc de Versailles et rapidement abandonné (on peut encore voir ses restes squelettiques dans la plaine de Maintenon).

Vauban est aussi envoyé dans le Languedoc pour réparer le canal du Midi, construit quelques décennies plus tôt par l'ingénieur Riquet. Il conçoit une cinquantaine de ponts-canaux qui permettent aux rivières en crue de s'écouler sous le canal sans en détruire les berges. A l'occasion de ce chantier, Vauban touche du doigt le malheur des protestants cévenols. Victimes des « dragonnades » et autres violences, ils se convertissent sous la contrainte, à moins qu'ils n'entrent en résistance ou ne choisissent d'émigrer.

Ému autant qu'indigné, Vauban rédige en 1690 un Mémoire sur le rappel des huguenots en vue de révéler au roi la réalité qui se cache derrière la révocation de l'Édit de Nantes, intervenue cinq ans plus tôt. Évitant le sujet délicat de la religion, il expose avec lucidité les conséquences néfastes de cette révocation pour la diplomatie, l'économie et la sécurité du royaume...

En 1693, Vauban convainc Louis XIV de créer une distinction destinée aux militaires et qui récompenserait les personnes selon leur talent et non selon leur naissance. C'est ainsi qu'est fondé l'ordre de Saint Louis.... dont Vauban sera l'un des huit premiers titulaires avec le grade de Grand Croix.

Portrait présumé de Vauban (musée de Versailles)Dix ans plus tard, à 70 ans, Il reçoit le titre prestigieux de Maréchal de France. Mais son temps est passé. Celui du roi aussi, d'ailleurs.

En cette fin de règne, la France, puissante et riche mais lasse des guerres, doit faire face à des accidents climatiques, des disettes et des épidémies, mais le pire reste à venir avec la guerre de Succession d'Espagne, la guerre la plus dramatique du règne.

L'ingénieur demeure actif. En 1704, il conduit le siège de Brisach et, six mois avant sa mort, inspecte les places fortes des Flandres !

Sa curiosité s'étend à l'économie et aux statistiques... Il s'indigne des conditions de vie pitoyables des paysans et de l'exploitation dont ils sont victimes et rédige un Projet d'une dîme royale où il expose l'idée proprement révolutionnaire d'un impôt universel qui serait prélevé directement par l'administration royale.

Le tombeau de Vauban aux Invalides, ParisCe faisant, le marquis, dévoué au roi et au principe monarchique, n'a d'autre objectif que d'améliorer le fonctionnement de l'État pour le plus grand bien de tous. Mais son mémoire suscite une levée de boucliers et le roi vieillissant doit le faire interdire et brûler en place publique.

Vauban meurt peu après, le 30 mars 1707, à Paris, néanmoins entouré de l'estime générale.

Il est inhumé dans l'église paroissiale de Bazoches, près de son château, au sud de Vézelay.

Sa sépulture sera profanée sous la Révolution mais Napoléon 1er trouvera moyen de faire transférer son coeur sous le dôme des Invalides, à Paris, en 1808.

Vauban entre à l'UNESCO

Le 7 juillet 2008, l'UNESCO a inscrit 12 forteresses de Vauban au Patrimoine mondial. C'est la première fois qu'est ainsi honoré l'architecture militaire.

Autant de sites qui valent le détour :
- la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais),
- la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs),
- les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde),
- l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes),
- la Tour dorée de Camaret-sur-Mer (Finistère),
- la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle),
- le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes),
- la citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales),
- la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin),
- la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime),
- les tours côtières de Tatihou/Saint-Vast-la-Hougue (Manche),
- l'enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales).

L'UNESCO a écarté de son classement deux sites supplémentaires. Mais Alain Monferrand, président de l'Association Vauban, à l'origine de cette initiative, n'en est pas pour autant affecté : « La France compte au total 150 sites aménagés par Vauban et nous prévoyons dans chaque région des routes Vauban qui rayonneront autour des 12 sites de l'UNESCO et permettront de les faire tous connaître », dit-il.

Publié ou mis à jour le : 2020-08-20 15:33:54

 
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