Stalingrad 1942 - Le regard d'un journaliste - Herodote.net

Stalingrad 1942

Le regard d'un journaliste

Alexander Werth (Fayard, 263 pages, 19 euros,  2012)

Stalingrad 1942

Voici le livre d'un journaliste de guerre sur la plus grande bataille de l'Histoire.

Alexander Werth, reporter britannique d'origine russe, correspondant de la BBC en URSS, nous livre une description de la bataille, de l'été 1942 à la reddition des derniers combattants allemands en février 1943.

L'ouvrage a été traduit en français grâce aux bons soins de son fils, qui n'est autre que le grand historien Nicolas Werth. Lui-même l'a aussi annoté et en fait la présentation aux lecteurs français.

Dans la première partie, l'auteur évalue les forces en présence. Il cite de nombreux extraits des journaux soviétiques de l'époque et évoque ses entretiens avec les officiers et dirigeants soviétiques.

Ainsi le général Talanski explique-t-il la résistance russe à Staligrad, en dépit de la supériorité numérique des Allemands, par au moins six raisons :
- Le courage et l'endurance des Soviétiques, cela va de soi !
- Les conditions particulières du combat de rues, dans le centre-ville défoncé de Stalingrad, sans que les chars puissent manoeuvrer.
- L'excellente préparation des Soviétiques à ce combat.
- Un réseau dense de points de tir bien retranchés à l'intérieur de la ville.
- Une artillerie positionnée face à la ville, sur l'autre rive de la Volga, hors de portée des Allemands.
- Une logistique bien rodée.

L'auteur, plus analytique que lyrique, livre une prose plus proche du quotidien Le Monde que d'un Michelet. Il se livre toutefois dans la dernière partie, quand il raconte sa propre visite à Stalingrad et sa rencontre avec les généraux allemands capturés, aussitôt après leur reddition.

Alors, il évoque le froid, les gelures, les congères et la faim, l'extrême abattement des Allemands et le soulagement des Soviétiques, en bref tout ce qui échappe aux rapports d'état-major.

André Larané

Curieusement, tout au long de l'ouvrage, l'auteur (ou l'éditeur) persiste à donner du von au commandant de la VIe Armée allemande qui, en fait, s'appelait simplement Frierich Paulus.


Voir : Les Allemands capitulent à Stalingrad

Publié ou mis à jour le : 10/06/2016 09:42:47

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