Ernest Renan (1823 - 1892)
« Je suis le premier à reconnaître que la race sémitique, comparée à la race indo-européenne, représente réellement une combinaison inférieure de la nature humaine »
Ernest Renan, issu d'une famille traditionnelle de Bretagne, perd la foi en suivant les cours du séminaire de Saint-Sulpice, à Paris. Poursuivant des études de philosophie et de lettres, il élabore un système de pensée positiviste qu'il expose dans L'avenir de la science (1848) et dans son Histoire générale et système comparé des langues sémitiques (1855). C'est de ce dernier ouvrage qu'est extraite la citation ci-dessus.
Elle témoigne de la personnalité complexe et ambigüe du philosophe, ainsi que le souligne l'historien Pierre Birnbaum, rappelant que « Renan a donc été adepte des théories raciales avant de devenir la gloire de la République. La tradition républicaine a préféré oublier cet aspect de son oeuvre tandis que la droite nationaliste, fermant pudiquement les yeux devant le Renan rationaliste, se réclame du seul Renan raciste et s'en souvient encore explicitement à l'époque de Barrès comme durant Vichy. » (La France imaginée, page 144, Gallimard Folio/Histoire, 2003).








