150 ans d'élections présidentielles

Pas facile d'élire un monarque républicain !

C’est l’événement majeur de la vie politique française. Personnalisant à outrance le pouvoir, l’élection du président de la République au suffrage universel traduit à la fois une forme de démocratie directe et de monarchie républicaine.

Cette institution qui remonte à plus d'un siècle et demi reflète toute l’ambiguïté qui anime les Français à l’égard du pouvoir et de son exercice...

Jean-Pierre Bédéï

Le suffrage universel ? Merci Lamartine !

Les candidats à la présidentielle l’ont sans doute oublié, s’ils l’ont jamais su. C’est à Alphonse de Lamartine qu’ils doivent en grande partie l’élection du président de la République au suffrage universel (à l’époque uniquement masculin). 

À la fin de l’année sanglante de 1848, qui a renversé la Monarchie de Juillet et instauré la Deuxième République, l’Assemblée constituante vote une nouvelle Constitution et envisage la création de cette fonction, selon l'exemple donné par les États-Unis.

Des républicains s’inquiètent d’une telle institution indépendante du pouvoir législatif ; ils y voient un retour à la monarchie ou craignent l’avènement d’un nouveau Bonaparte. Mais Lamartine, ancien chef du gouvernement provisoire, fait basculer les représentants du peuple en faveur de ce type d’élection.

L'élection présidentielle en France en 1848. Gravure sur bois publiée dans « Illustrierte Zeitung ». Deux garçons se battent, un pour Louis-Napoléon Bonaparte et un pour Cavaignac.

La victoire de l’éloquence

Caricature de Lamartine, Cham, 1850, « Assemblée nationale comique », Auguste Lireux, Michel Lévy Frères, Paris. Une fois de plus son éloquence lyrique séduit ses collègues, en dépit d’une forme de désinvolture qui exempte le personnel politique de toute responsabilité :

« J’ai foi dans la maturité d’un pays que cinquante-cinq ans de vie politique ont façonné à la liberté (…) Oui, quand même le peuple choisirait celui que ma prévoyance mal éclairée, peut-être, redouterait de lui voir choisir, n’importe, alea jacta est ! Que Dieu et le peuple se prononcent ! Il faut laisser quelque chose à la Providence (…) Eh bien, si le peuple se trompe, s’il se retire de sa souveraineté après le premier pas… s’il veut abdiquer sa sûreté, sa dignité, sa liberté entre les mains d’une réminiscence d’Empire (…) eh bien tant pis pour le peuple ! Ce ne sera pas nous, ce sera lui qui aura manqué de courage. » 

Caricature de Jules Grévy, Honoré Daumier, 1849.Dans la foulée, l’Assemblée se prononce contre un amendement de Jules Grévy qui vise à supprimer l’élection présidentielle, puis contre un autre proposant la nomination du président de la République par l’Assemblée.

C’est ainsi que naît le 9 octobre 1848 l’élection du chef de l’État au suffrage universel, élu pour quatre ans et non rééligible.

Déjà, la question du rapport entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif est posée, autrement dit de la présidentialisation du régime.

Louis Napoléon Bonaparte, Franz Xaver Winterhalter, XIXe siècle, musée national du château de Compiègne.En attendant, Louis-Napoléon Bonaparte, que toute la classe politique prenait pour un personnage falot, devient le premier président de la République française.

Il écrase tous ses adversaires après avoir recueilli, le 10 décembre 1848, 5 587 759 voix (74,3% des suffrages exprimés et 56,2% des électeurs inscrits), l’infortuné Lamartine n’obtenant piteusement que 21 000 voix (0,28%). Sans doute le peuple a-t-il pensé « Tant pis pour Lamartine ! ».

Faute de pouvoir solliciter un deuxième mandat, le président organise le coup d’État du 2 décembre 1851.

Un an plus tard, il se mue en empereur et quitte l’Élysée pour le palais des Tuileries.

Le dimanche 4 septembre 1870, Jules Simon proclame la République sur la place de la Concorde, Paul-Louis Delance, RMN Grand-Palais, DR.

La résurrection sous la Troisième République

Après l'effondrement du Second Empire, la présidence de la République ressuscite avec l’avènement de la Troisième République. D’Adolphe Thiers à Albert Lebrun, quatorze titulaires de cette fonction vont se succéder à l’Élysée.

Gambetta proclamant la Troisième République à l'Hôtel de ville de Paris le 4 septembre 1870, Howard Pyle, XIXe siècle, Delaware Art Museum, États-Unis.À l’exception d'Adolphe Thiers, qui a été désigné le 31 août 1871 par l’Assemblée constituante, tous les présidents sont élus par la Chambre des députés et le Sénat réunis en « assemblée nationale » (note) au palais de Versailles.

Exit l'élection au suffrage universel, qui a laissé un mauvais souvenir avec Louis-Napoléon Bonaparte !

Mandaté pour sept ans et rééligible, le président dispose de pouvoirs très étendus en théorie, suivant les lois constitutionnelles de 1875.

Au niveau exécutif, en plus d’assurer et de surveiller l’exécution des lois, il nomme à tous les emplois civils et militaires.

Il commande les armées, même si le droit de déclarer la guerre est réservé à la Chambre des députés. 

Il communique aussi avec les assemblées, les convoque, prononce la clôture de leurs sessions, les ajourne, et peut même dissoudre la Chambre des députés après avis du Sénat. Au niveau législatif, il intervient par le droit d’initiative qu’il partage avec les deux assemblés législatives ; il peut leur demander une nouvelle délibération ; il promulgue enfin les lois.

Au niveau judiciaire, le président a le droit de grâce, un reliquat de l'Ancien Régime et de la monarchie.

Dans les faits, ces pouvoirs vont se réduire drastiquement suite à un conflit violent entre la Chambre et le président Mac-Mahon, le 16 mai 1877.

Après cette Crise du « Seize Mai » qui contraint le président à démissionner deux ans plus tard, les présidents de la IIIe République vont renoncer à faire usage de leur droit de dissolution et abandonner à la Chambre le soin de désigner le chef du gouvernement ou Président du Conseil.

Vincent Auriol dessiné par René Brantonne, Archives départementales du Cantal, DR.En 1946, après l'auto-dissolution de la IIIe République et l'Occupation, les citoyens et citoyennes sont appelés à voter par référendum sur une nouvelle Constitution. Elle inaugure la IVe République.

En douze ans d'existence (1946-1958), elle n'aura le temps que de produire deux présidents de la République, Vincent Auriol et René Coty, avec au demeurant des pouvoirs beaucoup plus limités que sous la IIIe République.

Élu par le Parlement réuni en Congrès, le président est politiquement irresponsable, tous ses actes devant être contresignés par le Président du Conseil et les ministres concernés.

Il perd l'initiative des lois ainsi que le pouvoir réglementaire et le droit de dissolution, dévolus tous deux au Président du Conseil.

Certes, il préside le Conseil des ministres, le Conseil supérieur de la magistrature, le Comité de la défense nationale, l'Union française et le Comité constitutionnel mais sans y exercer de réelles responsabilités.

Son principal attribut réside dans la nomination du Président du Conseil. Encore faut-il que l'heureux nominé ait été préalablement investi de la confiance de l'Assemblée nationale.

De Gaulle monarque républicain

C’est avec la Ve République, que la fonction de président de la République acquiert tout son prestige.

La nouvelle Constitution, fortement inspirée par le général de Gaulle, aspire à mettre fin à l'instabilité ministérielle des républiques antérieures. Elle donne des pouvoirs étendus au président.

Celui-ci nomme le Premier ministre et, sur sa proposition, les autres membres du gouvernement. Le Premier ministre (on ne dit plus Président du Conseil) doit engager sa responsabilité devant l'Assemblée nationale. Si celle-ci lui oppose une motion de censure, le président est en droit de la dissoudre.

Le Président peut prendre l'initiative d'un référendum concernant l'organisation des pouvoirs publics. En vertu de l'article 16, il peut même exercer tous les pouvoirs « lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité du territoire » sont menacés.

En sus de cela, Charles de Gaulle voudrait conférer au président l'onction du suffrage universel. Il est convaincu que les Français ont besoin de se raccrocher à une figure protectrice semblable aux rois d'Ancien Régime. Un président banalement élu par les députés et les sénateurs réunis en Congrès à Versailles ne peut assumer ce rôle.

La fin de la guerre d'Algérie et l'émotion suscitée par l'attentat raté du Petit-Clamart lui fournissent l'occasion de bousculer les réticences relatives au suffrage universel, dont chacun se souvient qu'il fut fatal à la Seconde République...

Conférence de presse du général de Gaulle le 9 septembre 1965 à l'Élysée, Fondation Charles de Gaulle, DR.

1965 : de Gaulle descend dans l’arène

L’élection du président de la République au suffrage universel direct est adoptée lors d’un référendum le 28 octobre 1962 par 62,2% des suffrages exprimés, 37,8% se prononçant contre.

Au terme de cette consultation, deux hommes politiques comprennent immédiatement l’importance et la portée de cette nouvelle institution : Valéry Giscard d’Estaing qui l’a soutenue, et François Mitterrand qui s’y est opposé. L’un et l’autre deviendront présidents de la République…

Couverture du Paris-Match n°868, 27 novembre 1965. À gauche, François Mitterrand ; au centre, figure Jean Lecanuet, et au-dessous, Pierre Marcilhacy à gauche et Jean-Louis Tixier-Vignancour à droite. En 1965, pour la première élection présidentielle de ce type, cinq candidats affrontent le président sortant Charles de Gaulle.

François Mitterrand représente la gauche. Le centriste Jean Lecanuet, sénateur-maire MRP de Rouen ; il s’affiche comme le « Kennedy français » et s’adonne aux prémices de la communication politique. L'avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour ouvre la voie à une extrême-droite mal remise des défaites coloniales.

Le sénateur non-inscrit Pierre Marcilhacy fait de la figuration et Marcel Barbu se présente comme « le candidat des chiens battus » ! C'est le premier candidat farfelu mais il y en aura bien d’autres par la suite.

Sûr de lui, de Gaulle néglige de faire campagne et dédaigne le temps de parole qui lui est dévolu à la télévision et à la radio. Grave erreur ! Car les électeurs découvrent d’autres discours politiques que celui que leur servait chaque soir l’ORTF (la radio-télévision d'État) contrôlée de main de fer par le pouvoir gaulliste.

L’une des affiches de campagne du général de Gaulle face à François Mitterrand en 1965.Ce n’est que dans les deux dernières semaines précédant le premier tour que le Général consent à descendre dans l’arène. Trop tard !

Le 5 décembre 1965, après une campagne qui a révélé Jean Lecanuet et imprimé pour la première fois un visage sur une gauche unie, celui de François Mitterrand, de Gaulle est mis en ballotage par ce dernier avec 44,65% des voix contre 31,72%).

Dans l’entre-deux-tours, le Général prononce la fameuse phrase : « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe ! l'Europe ! l'Europe ! mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien. » Ce n’est pas le meilleur moyen de rallier les centristes.

Le 19 décembre 1965, le Général devient le premier président de la République élu au suffrage universel masculin et féminin avec 55,2% des suffrages exprimés (13 085 407 voix) face à Mitterrand (44,8% et 10 623 247 voix).

Il n’y a pas eu de débat télévisé entre les deux candidats mais des apparitions individuelles de l’un et de l’autre, de Gaulle oscillant entre la gouaille et la solennité, Mitterrand se montrant encore très mal à l’aise face aux caméras. 

Mais la campagne a passionné les Français et l’élection au suffrage universel ne pourra plus être remise en cause !

Campagne électorale de Georges Pompidou en 1969, archives de l'Ina, DR.

1969 : une élection toute en rondeur

Le général de Gaulle n’ira pas au bout de son mandat. Déstabilisé par les événements de Mai 68 et désavoué le 27 avril 1969, lors d'un référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, il démissionne dès le lendemain. Il a alors 79 ans. Selon les termes de la Constituton, il est remplacé au pied levé par le président du Sénat Alain Poher, devenu président par intérim en attendant une nouvelle élection dont le premier tour est fixé au 1er juin 1969.

Extrait de la profession de foi du candidat Louis Ducatel en 1969, Jean-Claude Autran, archives de la Seyne-sur-Mer, DR.On dénombre sept candidats, soit un de plus qu’en 1965. Parmi eux, encore un postulant atypique, Louis Ducatel, ancien résistant et entrepreneur. Lui se présente comme le « candidat des Français moyens » et obtiendra 1,28% des voix !

La droite se partage entre deux candidatures, Georges Pompidou l’ancien Premier ministre de De Gaulle, et Alain Poher qui incarne mollement les centristes. La gauche, elle, est divisée, affaiblie par les tensions nées de Mai 68. Mitterrand passe son tour. C’est Gaston Defferre qui représente les socialistes, flanqué de Pierre Mendès France.

Le communiste Jacques Duclos avec son accent rocailleux de la Bigorre, Michel Rocard du PSU avec son ton précipité et le trotskyste Alain Krivine à la logorrhée révolutionnaire complètent l’offre politique de la gauche.

À l’issue d’une campagne de premier tour sans éclat, la gauche est éliminée mais Duclos réalise le meilleur score que fera un candidat communiste (21,52%) ; Pompidou et Poher s’affrontent au second tour, une finale toute en rondeur.

Affiche de campagne de la gauche en 1969 qui, n’accédant pas au second tour, incite au vote blanc en soulignant les  similitudes entre les deux candidats Georges Pompidou et Alain Poher.Rocard, Krivine et Duclos demandent à leurs électeurs de s’abstenir ou de voter blanc au second tour, mettant en application la formule de Duclos qui refuse de choisir entre les deux candidats de droite : « C’est bonnet blanc et blanc bonnet »

Soutenu par les gaullistes et les giscardiens, Pompidou l’emporte avec 57, 58% des suffrages exprimés, face à Poher, 42,41%, 31% d’abstention et 4,5% de bulletins blancs ou nuls.

Mais cette campagne a fait émerger de nouvelles techniques. D’abord de nombreux meetings et des réunions, effectués plusieurs fois par jour par Duclos et Pompidou. Ensuite, la « pipolisation » commence à percer.

Duclos mobilise des intellectuels communistes ou des compagnons de route du parti : Louis Aragon, Robert Merle, Marina Vlady, Michel Piccoli etc, cependant que le lettré Pompidou obtient le soutien d’académiciens : Marcel Achard, Maurice Druon, François Mauriac, mais aussi d’intellectuels et d’artistes comme Jean Cau, Jean Dutourd, Eugène Ionesco, Sophie Desmarets, Jean Piat…

Premier débat télévisé sur l'ORTF le 10 mai 1974 entre Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand, archives de l'Ina, DR.

1974 : l’impact de la télévision

Une fois de plus, le mandat présidentiel est écourté, cette fois-ci par la mort de Georges Pompidou, le 2 avril 1974. Est-ce la fin du gaullisme ? En tout cas, c’est vraiment le début de l’impact de la télévision dans une campagne présidentielle (plus de 80% des Français sont équipés d’un téléviseur).

Les Français sont rompus désormais aux débats des émissions comme « Cartes sur table », les « Trois vérités ». Certes, les plans sont un peu figés, mais la politique entre de plus en plus dans la petite lucarne, sous l’effet d’une relative libéralisation de l’ORTF.

Le gaulliste Jacques Chaban-Delmas et Valery Giscard d’Estaing au coude à coude dans les sondages trois semaines avant le premier tour de la présidentielle de 1974, caricature de Tim, DR.Les sondages deviennent plus envahissants (vingt-quatre en quatre semaines), les affiches se multiplient. La campagne présidentielle coûte de plus en plus cher, mais on n’en connaît pas le prix car il n’existe aucune loi sur son financement ; les valises de billets circulent en toute liberté et en toute opacité. Il faudra attendre les années 1990 pour que les premières lois sur le financement de la vie politique et des campagnes électorales soient votées.

Au programme de cette campagne de 1974, on parle du pouvoir d’achat, des conditions de travail, de l’inflation et du Proche-Orient, mais dans ces années 1970, le pompidolisme n’a pas amené un grand souffle de modernité.

Contrairement à 1969, la gauche s’unit derrière François Mitterrand qui a pris le contrôle du parti socialiste en 1971, et s’appuie sur le programme commun signé par le PS, le PC et les radicaux de gauche.

La droite, elle, se débat dans une véritable pétaudière. C’est le ballet des candidatures : Jacques Chaban-Delmas, Edgar Faure, Pierre Messmer, Valéry Giscard d’Estaing. Au final, il n’en restera que deux : Chaban-Delmas et Giscard.

Mais à l’instigation de Jacques Chirac, un appel de 43 personnalités de l’UDR savonne la planche de Chaban qu’une frange importante de son parti juge trop « à gauche » et incapable de battre Mitterrand.

Affiche de la première campagne présidentielle écologiste en 1974 menée par René Dumont.Cette présidentielle est importante non seulement parce qu’elle marque la fin du gaullisme au pouvoir mais aussi parce qu’elle traduit une dynamique de l’opposition de gauche et fait apparaître pour la première fois une sensibilité nouvelle, l’écologie avec la candidature de René Dumont - il y en aura une à chaque présidentielle pour des scores qui ne dépasseront pas 5% -, une jeune candidate promise à une longévité tenace Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) : « Travailleuses, travailleurs ! » ainsi que Jean-Marie Le Pen qui représente le Front national.

On bascule donc dans une nouvelle phase de la vie politique française.

Parmi les douze candidats, Giscard et Mitterrand se qualifient pour le deuxième tour. Le premier incarne « le changement sans le risque » et se distingue du gaullisme par ses conceptions européennes. Le second met l’accent sur la libéralisation de l’ORTF, de la culture, propose un plan anti-inflation, « la défense des travailleurs », évoque la possibilité de nommer des ministres communistes.

Le sommet de la campagne est atteint le 10 mai lors du face-à-face télévisé Giscard-Mitterrand : 25 millions de téléspectateurs ! Un grand rite des présidentielles est désormais instauré définitivement. Giscard décoche une formule qui fait mouche : « Monsieur Mitterrand vous n’avez pas le monopole du cœur ».

Giscard l’emporte de justesse : 50,80% des voix contre 49,20 pour Mitterrand. Certes, Giscard nomme Chirac Premier ministre, mais pour la première fois depuis le début de la Ve République, la plus haute charge de l’État échappe à un gaulliste...

 

[suite : les élections présidentielles de 1981 à 2012]

source : INA

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• de 1981 à 2017
Publié ou mis à jour le : 2019-04-29 19:44:10

 
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