1er avril 2026. La Conférence des Ministres européens en charge du Patrimoine, qui s'est tenue à Cantorbéry ce lundi 30 mars a donné lieu à une annonce stupéfiante de la part des Anglais, selon le récit du Guardian. Il se pourrait en effet que la Tapisserie de la reine Mathilde, transférée à grands frais à Londres, ne soit plus en état de regagner son musée d'attache, à Bayeux...
L’actualité dramatique du Moyen-Orient a éclipsé la Conférence des Ministres européens en charge du Patrimoine, sous l’égide du Conseil de l’Europe. Cette année, pour la première fois, elle a traversé la Manche et s’est tenue en début de semaine, les 30 et 31 mars à Canterbury.
Le représentant britannique, Stephen Parkinson, sous-secrétaire d'État parlementaire aux Arts et au Patrimoine, a fait en ouverture un exposé sur la Tapisserie de Bayeux, ou « Tapisserie de la reine Mathilde » que relate le quotidien The Gardian daté du 31 mars-1er avril 2026.
Sur une idée du président de la République française Emmanuel Macron, on sait que cette œuvre unique et très fragile a été prêtée au gouvernement britannique en vue de participer en première ligne aux commémorations du millénaire de la naissance de Guillaume le Conquérant.
La broderie a en conséquence quitté en septembre 2025 le Grand Séminaire de Bayeux, où elle reposait en toute quiétude depuis 1983. Longue de 70 mètres et d’une extrême fragilité, elle a d’abord dû être pliée en accordéon et entreposée dans un lieu confidentiel avant de traverser la Manche. Elle sera exposée dès septembre 2026 en grande pompe au British Museum, au cœur de Londres.
Lord Parkinson of Whitley Bay a pu dire à ses confrères européens que la broderie avait enfin traversé la Manche et était arrivée dans une réserve secrète du British Museum.
Malheureusement, les craintes des conservateurs relatives à ce transfert, se seraient en partie vérifiées selon lui : « Nos spécialistes français et anglais ont pu déplier la broderie avec toutes les précautions requises », a-t-il déclaré. « Mais il semble que la résistance élastique des fibres de lin ait atteint le seuil de rupture, sans doute en raison de l’humidité éprouvée lors de la traversée de la Manche. » Et sa conclusion est tombée tel un couperet sur les fonctionnaires français présents à la conférence (la ministre de la Culture s’était faite excuser) : « Un nouveau transport transmanche serait fatal à la tapisserie et nous nous devons de la conserver sur place à Londres. »
La stupéfaction a gagné la centaine de conférenciers, réunis autour d’une grande table ronde. Dans le brouhaha, le sous-secrétaire anglais a repris la parole en se tournant vers la délégation française : « Si les rapports de nos experts devaient confirmer l’impossibilité de transporter à nouveau la broderie et la ramener à Bayeux, croyez bien que nous en sommes désolés et prêts à tout arrangement avec vous. »
L’un des fonctionnaires français, dont The Gardian n’a pas pris la peine de dévoiler l’identité, s’est alors levé et, s’adressant au baron Parkinson, lui a demandé sur un ton vif, en français : « À quel arrangement songez-vous donc ? »
- Nous pourrons en discuter si vous le voulez bien quand les experts auront livré leurs conclusions définitives sur le transfert de la broderie, lui a répondu en français et de façon aussi posée que possible Stephen Parkinson.
- Nous ne pouvons en rester là. La Tapisserie est un trésor qui revient à la Normandie !
- J’en conviens avec vous et nous avons pris les uns et les autres un risque inconsidéré en projetant son déplacement à Londres. Il nous faut en assumer les conséquences. Nous avons pensé à vous restituer en contrepartie la Pierre de Rosette, découverte en Égypte par des officiers français et grâce à laquelle votre génial Champollion a pu déchiffrer les hiéroglyphes. Au moins son transfert ne fera aucune difficulté.
Avant que les Français aient pu réagir, c’est la ministre grecque de la Culture Lína Mendóni qui a bondi de son siège : « Si vous convenez entre vous de cette restitution, alors, restituez-nous les frises du Parthénon ! » Là-dessus, ce sont les délégués italiens qui se sont agités sur leur siège, lançant à la volée les noms de toutes les œuvres qui leur avaient été enlevées qui par les Français, qui par les Anglais…
Brouhaha et tollé général, chacun y allant de ses revendications. Le président de séance a suspendu la discussion et donné rendez-vous aux participants ce jeudi 2 avril. Affaire à suivre…













Vos réactions à cet article
Recommander cet article
Voir les 37 commentaires sur cet article
Emmanuel CLÉMENT (11-04-2026 08:56:48)
Votre poisson d'avril ne m'a pas tellement fait rire. Je l'ai trouvé trop crédible. Je suis convaincu que les Anglais veulent cette tapisserie. Une fois qu'ils l'auront, ils voudront la garder et tr... Lire la suite
Guy HENNEQUIN (07-04-2026 17:05:07)
Bonjour, est-ce un hasard si cet article est sorti un premier-avril ?
Joël Tsin (06-04-2026 22:44:32)
Quelle importance ? Quelle valeur peut-on attribuer à la "Tapisserie de la reine Mathilde", puisque la culture française n'existe pas ? Encore bravo à Macron ! . . .