Philippe de Commynes (1445 - 1511)
« La fin justifie les moyens »
Philippe van den Clyte, seigneur de Commynes, sert le duc de Bourgogne Charles le Téméraire en qualité de chambellan avant de prendre le parti de son rival, le roi de France Louis XI.
Ayant sauvé la mise du roi lors de l'entrevue de Péronne, il en est récompensé par le titre de sénéchal de Poitou et quantité de richesses.
Après une brève disgrâce sous la régence d'Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, il sert encore Charles VIII et se retire sur ses terres à Argenton (département des Deux-Sèvres), où il écrit ses Mémoires, qui constituent une source irremplaçable d'informations sur les règnes de Louis XI et Charles VIII. De ces Mémoires en forme de traité de morale politique est extraite la formule ci-dessus appelée à devenir un proverbe. Elle illustre une morale politique proche de celle de Machiavel.
Maximilien 1er de Habsbourg (1459 - 1519)
« Bella gerant alii, tu felix Austria, nube,
Nam quae Mars aliis, dat tibi regna Venus » (en latin)
« Que les autres fassent la guerre, toi, heureuse Autriche, contracte des mariages,
Car les royaumes que Mars donne aux autres, c'est Vénus qui te les assure. » (traduction)
On doit cette jolie formule à l'entourage de Maximilien de Habsbourg.
Hugues Capet (941 - 996)
« – Qui t'a fait comte ?
– Qui t'a fait roi ? »
Ce brutal dialogue, probablement imaginaire, aurait été tenu vers 990 entre Hugues Capet, nouvellement élu roi des Francs sous le nom de Hugues Ier, et l'un de ses vassaux récalcitrants, Adalbert de Périgord, qui refusait de lever le siège de Tours. Il témoigne à tout le moins de la fragilité de la dynastie capétienne à ses débuts. -








