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Berlin, capitale européenne
Berlin, la porte de Brandebourg en 1959
• 29 octobre 1685 : édit de tolérance de Potsdam
• 1er août 1936 : ouverture des Jeux de Berlin
• 24 juin 1948 : le blocus de Berlin
• 17 juin 1953 : insurrection ouvrière à Berlin-Est
• 12 août 1961 : édification du Mur de Berlin
• 9 novembre 1989 : chute du Mur de Berlin
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Berlin

Capitale de l'Europe future


Métropole spacieuse et vivante, turbulente et prospère, c'est la jeune capitale d'un pays jeune. Son architecture est disparate et sans grâce particulière. Ses principaux atouts sont dans ses musées, témoins d'un passé dynastique illustre.

La chancellerie, résidence officielle de la chancelière Angela Merkel à Berlin (photo : Fabienne Vignolle)Cette définition aurait pu être celle de... Madrid. Mais c'est de Berlin que nous vous entretenons ici.

Bien que trois fois moins peuplée que Paris et Londres, Berlin s'affirme en ce début du XXIe siècle comme la véritable capitale de l'Europe, où se fixent les orientations politiques et économiques du Vieux continent, où se décide le sort de ses populations.

Idéalement installée au coeur de l'Europe, elle attire en grand nombre des travailleurs tant de l'Europe méridionale que de l'Europe orientale ou de la Turquie. Elle n'en reste pas moins fidèle à sa culture et respectueuse de son Histoire.

Tranquilles bourgeois de la Hanse

Le nom de Berlin, ou plutôt celui de Cölln, sa soeur jumelle, apparaît pour la première fois dans un document en 1237. Berlin-Cölln n'est alors qu'une bourgade dans une marche orientale de l'Allemagne, le Brandebourg (en allemand : Brandenburg), un territoire anciennement slave et en voie de germanisation. 

L'église Saint Nicolas (Berlin), photo : Fabienne Vignolle, 2013La ville est sise au confluent de la Spree et de la Havel, des rivières de plaine au cours sinueux dont les eaux se jettent dans l'Elbe.

Une île facilite la traversée de la rivière et sert de refuge aux habitants (de même que Paris autour de l'île de la Cité). Un seul monument demeure de cette époque : l'église Saint-Nicolas (Nikolaikirche), aujourd'hui transformée en musée et salle de concert...

Bien que placée sous l'autorité du margrave de Brandebourg, la bourgeoisie locale bénéficie d'une grande autonomie et s'associe à la ligue hanséatique, une coalition de villes marchandes autour de la mer Baltique.

En 1356, par la Bulle d'Or de Nuremberg, l'empereur promeut le margrave de Brandebourg au rang de Prince Électeur (en allemand : Kurfürsten). En 1411, l'empereur Sigismond offre le margraviat héréditaire de Brandebourg à un énergique seigneur, le burgrave de Nuremberg Frédéric de Hohenzollern. Le concile de Constance y ajoute un peu plus tard le titre d'Électeur. L'heureux impétrant se voit conférer solennellement ce titre le 18 avril 1417, sous le nom de Frédéric 1er. C'est le début d'une prodigieuse ascension familiale qui va s'achever cinq siècles plus tard. 

Les Hohenzollern décident de fixer leur résidence à Berlin et, pour cela, mettent fin aux libertés municipales.

Le château de Berlin, un fantôme envahissant

En 1443 est posée la première pierre du château seigneurial sur l'île de Cölln. Le Stadtschloss, régulièrement agrandi, est en définitive détruit par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

Le gouvernement de la République démocratique allemande construit à la place un palais de la République dans un style architectural qui ferait passer le style stalinien pour un modèle de légèreté... L'immeuble est sans regret détruit après la réunification de la ville, dans les années 1990, au motif qu'il est entièrement tapissé d'amiante.

Inauguré le 12 juin 2013 par le président de la République Joachim Gauck, un immense chantier doit donner place en 2019 à un centre culturel contemporain, le Humboldt Forum. Trois de ses façades seront la réplique de l'ancien château, pastiche néo-baroque du XIXe siècle. Ainsi sera reconstitué l'ancien centre historique de Berlin, avec les musées, la cathédrale luthérienne et la mairie ; une « Athènes-sur-Spree » à la mesure du leadership allemand sur l'Europe.

Le château de Berlin en 1900

Une incroyable ascension

En 1511, le margrave Albert de Brandebourg (Albrecht von Brandenburg) est élu grand maître de l'ordreTeutonique, un ordre de moines-chevaliers sur le déclin mais doté de vastes possessions à l'Est de la Baltique. Quelques années plus tard, il adhère à la Réforme de Luther et, sur son conseil, en 1525, transforme l'État de Prusse administré par l'ordre Teutonique (Ordensstaat Preußen) en un duché héréditaire (Herzogtum Preußen). Joli coup (...).


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Publié ou mis à jour le : 2016-07-25 10:01:37

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Voir les 9 commentaires sur cet article

kanako san (19-10-201319:40:04)

après une première visite de Berlin en 2012, cette deuxième
a été aussi passionnante... et tellement parlante !

Pierre (24-06-201317:53:16)

Un tout petit point d' histoire récente: Il y a deux ans, ma femme (qui fut secrétaire du Ministre Plénipotentiaire Français à Berlin de 1963 à 1966) sommes retournés dans l' ancien Secteur Français;nous y avons eu l' agréable surprise de constater que les noms des rues des trois cités alors aménagées par l' Autorité Française, Foch, Joffre et Pasteur, gardent, plus de 20 ans après la réunification, leur noms: Rue Racine, Place Molière, rue Ambroise Paré, Avenue Jean Mermoz et même Avenue Charle... Lire la suite

Jean-Jacques Werling (19-06-201311:20:09)

Qui peut m'expliquer pourquoi Frédéric-Guillaume 1er, le roi-soldat, Soldatenkönig en allemand, devient tout d'un coup roi-sergent en français ? Les français l'ont-ils tellement apprécié qu'ils lui firent sauter trois grades (soldat de 1° classe, caporal, caporal-chef) ?

Jean-Jacques Werling (19-06-201311:19:28)

Quand le Grand Électeur fit venir des huguenots à Berlin, ceux-ci apportèrent des capitaux et un savoir-faire, sources d'un important développement de la capitale. Nombreux, parmi eux, étaient d'excellents artisans et se rendirent très rapidement utiles au développement. Cela entraina le fait que les Berlinois furent obligés de se mettre au français. Notre langue devint rapidement la langue officielle, surtout à la Cour où les talents des huguenots furent très appréciés.

Quand Fr... Lire la suite

Werling (17-06-201319:43:52)

J'ai toujours plaisir à lire votre résumé de l'histoire de Berlin. (voir mon commentaire précédent sur le Grand Électeur. 2 réflexions à présent : 1. Pourquoi le roi-soldat (Soldatenkönig) en allemand devient-il roi-sergent en français ? 2. Lors de l'arrivée des huguenots en 1785 Berlin a commencé à parler français, langue qui est devenue langue officielle à la Cour. Une des premières mesures prises par le jeune roi FG I a été d’imposer l'allemand comme langue officielle. Sans cette mesure, on p... Lire la suite

Werling (17-06-201319:32:52)

Votre résumé de l'histoire de Berlin est excellent. Lors d'une autre publication je vous ai indiqué quand l’Électeur Frédéric Guillaume est devenu grand.
Cette fois-ci je voudrais vous signaler que peu après l'arrivée des huguenots à Berlin, le français est pratiquement devenu langue officielle à la cour. Une des premières mesures prises pas le roi Frédéric Guillaume I a été d'imposer l'allemand comme langue unique et officielle. Sans cette mesure, on peut imaginer que toute l'Allemagne p... Lire la suite


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À qui doit-on cette injonction que les combattants d'aujourd'hui feraient bien de respecter : « En quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d'église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis » ?

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