La hanse, terme allemand synonyme du français «gildes», désignait au Moyen Âge une association de marchands ou d'artisans exerçant la même profession.
L'une de ces associations va prendre une ampleur inaccoutumée, jusqu'à devenir un véritable État et prendre une majuscule ! Il s'agit de la Hanse ou Ligue hanséatique qui regroupe à partir du XIIe siècle les marchands allemands établis autour de la mer Baltique et de la mer du Nord.
Ces marchands, dont beaucoup sont originaires des ports allemands de Lübeck et Hambourg, établissent des comptoirs sur l'île de Gotland, au coeur de la Baltique, comme dans le golfe de Courlande.
Ils fondent de futures métropoles : Riga, en 1158, (aujourd'hui capitale de la Lettonie), Dantzig... À Bergen (Norvège), Bruges (Flandre), Londres (Angleterre) et Novgorod (Russie), leurs comptoirs bénéficient de privilèges d'extraterritorialité et sont protégés contre l'arbitraire du souverain local. Ils prospèrent dans le commerce des peaux, du hareng, des laines, de l'ambre etc.
À la fin du Moyen Âge, au XIVe siècle, avec la déliquescence de l'autorité impériale, les villes marchandes de la Hanse, au nombre d'environ soixante-dix, livrées à elles-mêmes, se confédèrent et leurs représentants prennent l'habitude de se réunir à Lübeck, environ tous les trois ans, au cours d'une diète, pour unir leurs efforts face aux menaces extérieures.
Ainsi les villes sont-elles amenées à lever une armée pour combattre une attaque danoise. Avec la montée en puissance des États monarchiques comme la Russie, la découverte du Nouveau Monde et l'expansion maritime des Hollandais et des Anglais, les marchands de la Hanse perdent rapidement de leur superbe. Leur dernière diète se réunit en 1669.
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