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1963-1975

La guerre du Vietnam


En bordure de la mer de Chine, le Vietnam est une nation de deux mille ans d'âge, colonisée par la France à la fin du XIXe siècle et revenue à l'indépendance en 1954 au terme de la guerre d'Indochine. Mais le pays est alors divisé en deux États rivaux, le Nord-Vietnam pro-soviétique et le Sud-Vietnam pro-occidental.

Au Sud-Vietnam éclate une rébellion communiste activement soutenue par le Nord-Vietnam. Elle va déboucher sur une nouvelle guerre dans laquelle vont s'impliquer les États-Unis et leurs alliés d'une part, l'URSS et dans une moindre mesure la Chine populaire d'autre part.

D'une guerre à l'autre

Après les accords de Genève du 21 juillet 1954, la division du Vietnam s'est aggravée avec l'instauration au Sud d'une dictature sous la férule de Ngô Dinh Diêm et la création d'un mouvement insurrectionnel d'opposition, le Front national de libération du Viêt-nam du sud (FNL).

Ses combattants sont qualifiés péjorativement par leurs adversaires de Viêt-công (« communistes vietnamiens »). Ils bénéficient du soutien actif des soldats de l'Armée Populaire Vietnamienne (APV). Ces « Bô dôi » viennent du Nord-Vietnam selon un plan de conquête échafaudé par le gouvernement communiste de Hanoi.

À partir de 1961, le président américain John Fitzgerald Kennedy envoie quelques troupes déguisées en conseillers militaires. Il veut à tout prix sauver le régime de Diem pour éviter une chute en cascade des derniers régimes pro-occidentaux d'Asie, selon la « théorie des dominos » formulée par l'ancien président Eisenhower.

Mais le 11 juin 1963, un moine bouddhiste s'immole par le feu au centre de Saigon pour protester contre les « persécutions » à l'égard de sa communauté. D'autres moines suivent son exemple. L'émotion contribue au renversement de Diêm par une junte militaire.

Fatale escalade

Prenant prétexte de l'« agression » de l'agression de deux destroyers dans le golfe du Tonkin, le président américain Lyndon Baines Johnson lance dès le 4 août 1964 les premiers raids américains sur les positions communistes au Sud-Vietnam et obtient du Congrès les pleins pouvoirs militaires pour un engagement contre le Nord-Vietnam

Défense civile à Hanoi pendant les bombardementsAméricains et Vietnamiens commencent à bombarder le Nord-Vietnam le 7 février 1965. 

Mais ils n'arrivent jamais à couper la fameuse « piste Ho chi-Minh » et les navettes maritimes par lesquelles transitent, du nord au sud, hommes et matériels.

L'escalade atteint son maximum avec le bombardement des villes du Nord-Vietnam, à partir du 29 juin 1966.

Le général William Westmoreland, commandant du corps expéditionnaire, obtient dès 1965 l'envoi de marines combattants et non plus seulement de conseillers.

En 1968, on en arrive à compter plus de 500 000 Américains en uniforme au Sud-Vietnam. Ces soldats et leurs alliés (50 000 Sud-Coréens, 7500 Australiens, 500 Néo-Zélandais, 2000 Philippins, 8000 Thaïlandais) sont néanmoins en minorité à côté du million de soldats engagés dans l'armée sud-vietnamienne. 

Laos et Cambodge voisins sont bientôt entraînés dans la guerre malgré eux. Sur les trois pays indochinois sont lâchées trois fois plus de bombes que pendant toute la Seconde Guerre mondiale.

Fait nouveau, pour la première fois dans un conflit, des produits chimiques, le napalm et l'« agent orange », sont utilisés à très grande échelle.  L'US Air Force s'en sert pour brûler le couvert végéral, les habitations en bois et les récoltes, avec des effets ravageurs à très long terme.

La désescalade

En février 1968, cette deuxième guerre d'Indochine (après celle qui opposa les communistes vietnamiens aux Français) arrive à un tournant avec une contre-offensive massive du Vietcong, l'« offensive du Têt » (du nom de la grande fête du Nouvel An vietnamien).

Sur les campus de Californie et bientôt de tout le monde occidental, la contestation monte en flèche. Les désertions se font plus nombreuses... La révélation en novembre 1969 du massacre de My Lai n'arrange pas les choses.

Le président républicain Richard Milhous Nixon, élu en novembre 1968 et réélu quatre ans plus tard, fait preuve de réalisme. En 1970, il entame le retrait de ses troupes et, en 1973, il conclut les accords de paix de Paris par lesquels les États-Unis s'engagent à retirer toutes leurs troupes dans les 60 jours et le Nord-Vietnam à libérer tous ses prisonniers américains.

La guerre va se poursuivre entre Vietnamiens jusqu'à la chute de Saigon, deux ans plus tard, en laissant un bilan accablant du côté vietnamien. Les Américains déplorent 58 000 morts (environ deux fois moins que pendant les quelques mois de leur intervention dans la Première Guerre mondiale). Les Vietnamiens, quant à eux, auraient perdu un total de 3,8 millions de civils et militaires selon Robert McNamara, soit près de 8 % de leur population. À quoi s'ajoutent les blessés, les mutilés et les victimes du napalm et de l'« agent orange ».

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Publié ou mis à jour le : 2017-03-17 17:37:53

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