ça s'est passé un... - 6 décembre - Herodote.net

ça s'est passé un...

6 décembre

Événements

6 décembre 1491 : Charles VIII épouse Anne de Bretagne

À l'aube du 6 décembre 1491, dans le château de Langeais, près de Tours, Charles VIII l'Affable épouse la duchesse Anne de Bretagne. Elle a 14 ans et le roi de France 21. C'est le début de la fin pour la Bretagne indépendante...

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6 décembre 1914 : Pancho Villa et Zapata à Mexico

Le 6 décembre 1914, Pancho Villa et Émiliano Zapata entrent ensemble à Mexico au terme de quatre ans de luttes révolutionnaires mais leur succès est éphémère et ils sont chassés de la capitale mexicaine par le dictateur Carranza.



6 décembre 1915 : Conférence de Chantilly

Le 29 novembre 1914, après la bataille de la Marne, le général Joseph Joffre, commandant en chef des armées françaises, installe son état-major à Chantilly, au nord de Paris. Le Grand Quartier Général (GQG), soit 450 officiers et 800 secrétaires et hommes de troupes, s'établit dans l’hôtel du Grand Condé. Le général lui-même loge à la Villa Poiret.

C’est là qu’il organise les 6-8 novembre 1915 une conférence avec les chefs des armées alliées : le maréchal French, commandant du corps expéditionnaire britannique, le lieutenant-général Murray, chef de l’état-major général britannique, le général Gilinsky, chef de mission militaire russe au Grand Quartier Général français, le général Porro, sous-chef de l’état-major général italien, le général Wielmans, chef de l’état-major général belge, le colonel Stephonovic, attaché militaire de Serbie en France.

La conférence prend acte des déconvenues de l'année écoulée : échec des offensives de Joffre en Artois et Champagne, défaite russe, repli de l'armée d'Orient à Salonique, repli serbe... Et par-dessus tout, usure des hommes. Joffre n'en décide pas moins de lancer une nouvelle offensive sur la Somme pour emporter la décision. Il sera pris de court par l'offensie de Falkenhayn, son homologue allemand, à Verdun, dès février 1916.

Joffre et les chefs alliés à la conférence de Chantilly (6-8 décembre 1915)



6 décembre 1917 : Indépendance de la Finlande

Le 6 décembre 1917, la Finlande s'émancipe de la Russie et proclame son indépendance en profitant des désordres occasionnés par la guerre de 1914-1918 et les Révolutions russes de 1917...

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6 décembre 1921 : Naissance de l'État libre d'Irlande

Après deux ans de guerre civile et plusieurs siècles d'oppression, les Irlandais obtiennent leur indépendance le 6 décembre 1921 par le traité de Londres...

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6 décembre 2008 : La jeunesse grecque se révolte

Le 6 décembre 2008, suite à la mort d'un adolescent de 15 ans, la jeunesse se soulève dans toutes les villes du pays. Elle manifeste son désespoir face à une classe dirigeante vieillissante, pourrie par la corruption et qui ne leur offre aucune perspective de mieux-être.

Les jeunes diplômés issus des classes moyennes et voués à des salaires de misère rejoignent les jeunes déshérités et avec eux enflamment les centres urbains. Cette jacquerie d'un nouveau genre rappelle irrésistiblement les prédictions de l'historien Emmanuel Todd dans son dernier essai, Après la démocratie (Fayard, 2008)...



6 décembre 2017 : Les États-Unis annoncent le transfert de leur ambassade à Jérusalem

Le gouvernement des États-Unis annonce le transfert prochain de son ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Cette décision très controversée résulte d’une promesse de campagne de Donald Trump à l’adresse des lobbies pro-israéliens et des fondamentalistes chrétiens.

Jusqu’en 1967, le gouvernement israélien résidait à Tel Aviv faute de pouvoir s’installer à Jérusalem, la capitale historique du pays étant aux mains des Jordaniens. Après la victoire israélienne dans la guerre des Six Jours, le gouvernement a érigé Jérusalem en capitale et s’y est installé sans attendre qu’un traité de paix en bonne et due forme lui en garantisse la possession. Aucune ambassade étrangère n’a de ce fait consenti à s’y installer jusqu’à la décision du président Donald Trump, aussitôt imitée par une poignée de petits États comme le Guatemala, alignés sur Washington.



C'est sa fête : Nicolas

SinterKlaas sur un timbre canadien

Évêque de Myre (Asie Mineure) au IVe siècle, Nicolas aurait ressuscité des enfants mis au saloir par un méchant aubergiste.

Ce saint est encore aujourd'hui très populaire en Russie, en Pologne, dans les pays germaniques ainsi qu'en Lorraine, en Alsace, en Belgique et aux Pays-Bas. Patron des enfants, il est connu dans ces pays sous les noms de Saint Nicolas, Sankt Niklaus, Saint Niclaus ou encore Sinter Klaas.

En Belgique et dans le Nord de la France, il est aussi le patron des passeurs d'eau et des bateliers.

Le jour de sa fête, saint Nicolas rencontre les enfants et distribue des bonbons aux plus sages... Les garçons reçoivent des cartes de saint Nicolas (tout comme les filles ont pu recevoir des cartes de sainte Catherine quelques jours plus tôt).

En Pologne, les enfants déposent la veille leurs chaussures à la porte de leur chambre. À leur lever, ils trouvent de petits cadeaux, surtout des bonbons et du chocolat. Ils reçoivent aussi un petit diable en fourrure de lapin, attaché à une fine branche dorée, symbole de punition. En Lorraine, dont il est le patron, ainsi qu'en Alsace, saint Nicolas a coutume de parcourir les rues le jour de sa fête avec le père Fouettard. Le premier récompense les enfants sages, l'autre menace d'emporter dans sa hotte les enfants désobéissants. À Fribourg, en Suisse romande, la Saint Nicolas donne lieu à un grand défilé.

Ces traditions ont pris aux États-Unis la forme du Père Noël (Santa Claus pour les Américains).
 

Naissances

Chrétien Guillaume de Malesherbes

6 décembre 1721 à Paris - 22 avril 1794 à Paris

Biographie Chrétien Guillaume de Malesherbes

Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes succède à son père comme premier président de la Cour des aides, en 1750, sous le règne de Louis XV.

Il est également nommé directeur de la Librairie, avec la responsabilité d'octroyer les autorisations d'imprimer. À ce poste, jusqu'en 1768, il protège les philosophes et soutient la publication de l'Encyclopédie.

Mais quand le garde des sceaux Maupeou fait arrêter et exiler les parlementaires, il prend le parti de ceux-ci, ce qui lui vaut d'être disgrâcié et contraint de se retirer sur ses terres, à Pithiviers.

Il est rappelé par Louis XVI pour s'occuper de la Maison du roi et de la police du royaume dans le gouvernement de Maurepas et Turgot. Il tente en vain de restreindre la pratique des lettres de cachet (détentions arbitraires sur ordre du roi).

Nommé en 1787 au Conseil d'En-haut (ou Conseil d'État), en charge de conseiller le roi, il fait adopter l'édit de tolérance du 29 janvier 1788, ou « Édit de Versailles », qui accorde l'état civil aux protestants et met fin à deux siècles de discriminations religieuses.

Ses initiatives témoignent de l'évolution des esprits et des mentalités vers davantage d'humanité dès avant la Révolution.

Sous la Révolution, à 71 ans, Malesherbes demande courageusement à prendre la défense de Louis XVI, aux côtés des avocats Denis Tronchet et Raymond de Sèze. Cela lui vaudra d'être à son tour guillotiné.

Le 22 avril 1794, traversant la cour de la Conciergerie pour monter dans la charrette qui doit le conduire à l'échafaud, il trébuche sur une pierre. « Oh, dit-il, voilà qui s'appelle un mauvais présage ; un Romain, à ma place, serait rentré ».

Jean-Frédéric Bazille

6 décembre 1841 à Montpellier - 28 novembre 1870 à Beaune-la-Rolande

Le peintre Jean-Frédéric Bazille figure parmi les fondateurs de l'école impressionniste. Il est l'inventeur de la peinture en tube métallique prête à l'usage, qui révolutionna le métier en permettant aux artistes de sortir plus aisément de leur atelier et de travailler en pleine nature (ce fut véritablement l'acte fondateur de l'impressionnisme). Jean-Frédéric Bazille sera tué au combat pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

Décès

Louis Blanc

28 octobre 1811 à Madrid (Espagne) - 6 décembre 1882 à Cannes

Biographie Louis Blanc

Né à Madrid dans la famille d'un inspecteur général des finances du roi Joseph Bonaparte, Louis Blanc connaît une jeunesse difficile avant de devenir journaliste, se rallier au socialisme et fonder à Paris, en 1839, La Revue du Progrès.

La même année, il se fait connaître par son livre L'Organisation du travail, dans lequel il dénonce la concurrence, néfaste pour les ouvriers car elle écrase les salaires et pour les patrons car conduit aux monopoles. « La concurrence tue la concurrence », dit-il superbement. Pour y remédier, il préconise un régime d'associations organisé par l'État, à charge pour lui de réguler la production et de créer des « ateliers sociaux », avec les mêmes salaires pour tous, des chefs élus et un partage des bénéfices en trois (primes aux salariés, fonds de solidarité et investissements). Ces associations ressemblent assez à des coopératives de production. 

En 1841, il publie un pamphlet historique contre le régime de Louis-Philippe : Histoire de dix ans. Le roi le compare « au feu d'une batterie de canons contre les bastions du loyalisme ».  Un peu plus tard encore, c'est une Histoire de la Révolution française dont il met en avant les aspects sociaux.

Quand le roi est renversé, en février 1848, les ouvriers imposent la présence de Louis Blanc au sein du gouvernement provisoire. Le meneur tente mais en vain de créer et obtenir un ministère du Travail. Mais le gouvernement l'écarte en lui confiant la présidence de la commission du Luxembourg, créée le 28 février en vue d'améliorer la condition ouvrière. Il limite les horaires de travail et fonde des bureaux de placement gratuits et tente aussi de mettre en oeuvre ses ateliers sociaux. Il en crée trois, dans la sellerie, la confection et la passementerie. Malgré la fermeture de la commission en mai 1848, les « ateliers Luxembourg » vont atteindre un total de 120 en 1851.

Le gouvernement provisoire va toutefois contrecarrer l'initiative en ouvrant les Ateliers nationaux. Leur échec dramatique va rejaillir sur le socialisme de Louis Blanc. Rendu à tort responsable des massacres de juin 1848, ce dernier va s'exiler en Angleterre et n'en reviendra qu'à la chute de Napoléon III.

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