7 août 2018

L'affaire iranienne illustre la fin de la souverainet europenne

 

Le 7 août 2018, le président Donald Trump twitte : « Quiconque fait des affaires avec l’Iran n’en fera PAS avec les États-Unis ». Dans la foulée, après avoir dénoncé unilatéralement le traité de dénucléarisation conclu avec l'Iran, il édicte une première salve de sanctions contre ce pays : blocage des transactions financières et du commerce de matières premières, interdiction d’importer des voitures fabriquées en Iran… Une seconde salve de sanctions intervient le 5 novembre suivant et concerne le secteur énergétique et la Banque centrale iranienne.

Washington concède toutefois à la Chine, l'Inde et quelques autres pays le droit de continuer à commercer avec l'Iran. Il est douteux de toute façon que ces pays auraient accepté le Diktat américain. Par contre, Washington ne manifeste aucune mansuétude à l'égard des États de l'Union européenne, théoriquement ses alliés et ses « amis ». Les entreprises et les banques du Vieux Continent, qui n'a jamais si bien mérité son surnom, s'inclinent et renoncent au fructueux marché iranien.

Avant de se soumettre, comme les autres, le président français Emmanuel Macron, lucide, ne s'est pas mépris sur le sens de cette soumission : « Si nous acceptons que d'autres grandes puissances, y compris alliées, y compris amies dans les heures les plus dures de notre histoire, se mettent en situation de décider pour nous notre diplomatie, notre sécurité, parfois en nous faisant courir les pires risques, alors nous ne sommes plus souverains » (Aix-la-Chapelle, 10 mai 2018).

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