Le dictionnaire de l'Histoire - ban, banalité, arrière-ban - Herodote.net

Le dictionnaire de l'Histoire

ban, banalité, arrière-ban

Ban vient d'un mot franc qui signifie proclamation d'un ordre ou d'une interdiction. Aujourd'hui, on ne l'applique plus au sens propre qu'à l'occasion d'un mariage : c'est la publication des bans (du mariage). 

Les personnes extérieures au ban seigneurial, autrement dit les étrangers, étaient au Moyen Âge qualifiés d'aubains.

Le ban désignait plus largement au Moyen Âge l'ensemble des vassaux directs que le suzerain pouvait convoquer pour le service militaire, celui-ci ne durant jamais plus de quarante jours d'affilée. Quant à l'ensemble des vassaux indirects (vassaux de vassaux), il constituait l'arrière-ban ; il n'était convoqué que dans les cas les plus graves. Éléments essentiels de l'armée féodale, le ban et l'arrière-ban disparaissent peu à peu à la fin du Moyen Âge, à mesure que se développe l'armée de métier.

L'enseigne du suzerain, qui symbolisait le droit de ban, prit en conséquence le nom de bannière.

Du mot ban dérivent aussi les banalités. Ce sont différents droits dus par les paysans à leur seigneur en contrepartie de l'usage de ses équipements (moulin, four, pressoir...). Le ban désigna enfin une peine d'exil, d'où nous viennent le mot bannir et l'expression : être en rupture de ban (rentrer d'exil). La banlieue était l'espace autour du château seigneurial sur lequel nul ne pouvait utiliser d'autres équipements que ceux-là sous peine d'amende.

Le verbe abandonner (« a-ban-donner ») signifie rien d'autre que donner quelqu'un ou quelque chose au ban, autrement dit au seigneur. Passé en anglais puis en américain, le mot, après transformation, est revenu en France dans les chansons de rap pour désigner la banlieue : bendo !

Voir : Les châteaux forts et la guerre

Des cadeaux
pleins d'Histoire

La boutique d'Herodote.net, ce sont des idées de cadeaux pour tous ceux qui aiment l'Histoire

Voir la boutique

Histoire & multimédia
vidéos, podcasts, animations


L'Antiquité classique
en 36 cartes animées


Nos utopies
Le blog de Joseph Savès