ça s'est passé un...

7 août

Événements

7 août 1325 : Bataille de Varey entre Dauphinois et Savoyards

Un long conflit oppose de 1234 à 1355 les comtés de Viennois et de Savoie, émancipés du Saint Empire (dico) et dont les territoires sont imbriqués. Après de longues années de chevauchées et d'escarmouches sans résultats, le comte de Savoie Édouard profite de la minorité du Dauphin de Viennois, Guigues VIII pour tenter d'obtenir un avantage décisif.

Il lève une armée importante et met le siège au château de Varey, entre Lyon et Genève, dont le châtelain est Hugues de Genève, capitaine de la ligue anti-savoyarde et vassal du Dauphin. Celui-ci vient aussitôt à son secours. Avec ses vassaux et alliés, il repousse Édouard en trois batailles successives dans la plaine des Arpilles. Le comte de Savoie parvient à s'échapper mais ses alliés les comtes de Tonnerre et d'Auxerre et le sieur de Beaujeu sont capturés.

La guerre ayant ruiné les deux partis, le successeur de Guigues VIII, Humbert II de la Tour-du-Pin, vend le Dauphiné au roi de France Philippe VI de Valois, en 1349, à condition que le comté conserve quelque autonomie, garantie par la dévolution du Dauphiné au fils aîné du roi de France. Il appartiendra au nouveau Dauphin, le futur Charles V, de mettre fin aux hostilités avec son voisin savoyard. Il signe la paix en 1355 avec le comte Amédée VI de Savoie, le différend se réglant par des échanges de terres.

7 août 1786 : Première ascension du Mont Blanc

Le 7 août 1786, le médecin Michel Paccard (29 ans), passionné de botanique, entreprend avec Jacques Balmat (24 ans), son accompagnateur, la première ascension du Mont Blanc (le point culminant des Alpes - 4809 mètres - appartient à ce moment-là au royaume de Piémont-Sardaigne comme l'ensemble de la Savoie).

Les deux hommes mettront deux jours à réaliser l'ascension, inventant sans le savoir une discipline promise à un prodigieux succès : l'alpinisme. Leur statue trône en bonne place sur la principale place de Chamonix.

Nul n'avait encore songé à escalader le Mont Blanc, qualifié de montagne maudite par les Savoyards, jusqu'à ce qu'un jeune étudiant genevois, Horace Bénédict de Saussure, découvre en 1760 le village de Chamonix, à ses pieds, et se laisse séduire par les sommets. À 46 ans, devenu un savant et un notable, il offre une prime aux premiers hommes qui vaincraient le Mont Blanc. Lui-même attendra un an avant de réaliser le rêve de sa vie, avec 18 guides dont Balmat, chargés d'instruments scientifiques.

7 août 1830 : Les Chambres déclarent Louis-Philippe 1er « roi des Français »

Le 7 août 1830, tandis que s'apaise dans les rues de Paris la Révolution des « Trois Glorieuses », la Chambre des pairs et la Chambre des députés se réunissent malgré l'ordonnance de dissolution dont les a gratifiées le roi Charles X.

Les parlementaires, habilement manoeuvrés par Talleyrand, Thiers et le banquier Laffitte, écartent la perspective d'une République. Ils écartent de même le remplacement du roi par son petit-fils le duc de Bordeaux (10 ans) sous la régence du duc Philippe d'Orléans. Ce dernier se laisse convaincre d'accepter la couronne. C'est ainsi que les parlementaires, constatant la vacance du trône, décernent au duc d'Orléans le titre de « roi des Français » sous le nom de Louis-Philippe 1er.

Deux jours plus tard, en guise de sacre, le roi prête serment sur la Charte constitutionnelle au Palais-Bourbon. De cette trahison familiale va résulter une solide inimitié entre les royalistes « légitimistes », partisans du duc de Bordeaux, et les « orléanistes ».

7 août 1932 : La « loi des épis » et le génocide ukrainien

Le 7 août 1932, le gouvernement de l'URSS promulgue une loi qui punit de dix ans de déportation, voire de la peine de mort, « tout vol ou dilapidation de la propriété socialiste », y compris le simple vol de quelques épis dans un champ.

Cette « loi des épis » survient alors que les campagnes soviétiques connaissent un début de famine du fait des réquisitions forcées par le pouvoir et de la « dékoulakisation » (élimination des paysans considérés comme riches).

On estime qu'en Ukraine, six millions de paysans vont mourir de faim dans les mois suivants. Cette « Grande famine » (« Holodomor », « extermination par la faim » en ukrainien), intentionnellement entretenue et amplifiée par Staline, est assimilée à un génocide par la plupart des historiens ainsi que par les Ukrainiens...

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7 août 1945 : L'URSS déclare la guerre au Japon

Le 7 août 1945, au lendemain de l'explosion d'Hiroshima, l'URSS de Staline déclare la guerre au Japon. Mais ce dernier signera sa capitulation avec les Américains le 2 septembre avant que les Soviétiques n'aient eu à le combattre.

7 août 1947 : Arrivée triomphale du Kon Tiki en Polynésie

Le 7 août 1947, le radeau « Kon Tiki » de l'anthropologue norvégien Thor Heyerdal (32 ans) arrive en Polynésie après un voyage de 6900 km...

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7 août 1960 : La Côte d'Ivoire devient indépendante

Le 7 août 1960, la Côte d'Ivoire devient une république indépendante après avoir été colonie française pendant les 67 premières années de son existence. Son premier président est un médecin de 55 ans devenu planteur de cacao et militant syndical, Félix Houphouët-Boigny.

7 août 2008 : Offensive géorgienne contre l'Ossétie du Sud

Le soir du 7 août 2008, tandis que le monde a les yeux rivés sur Pékin, où s'ouvrent les Jeux Olympiques, l'armée géorgienne entame le bombardement de la petite république séparatiste d'Ossétie du Sud.

La Russie intervient au secours des Ossètes. Le dimanche 10 août, elle bombarde le port géorgien de Poti et un aéroport militaire de la capitale Tbilissi. Son armée reprend le contrôle de l'Ossétie du Sud. Dès le lendemain 11 août, le président russe Dimitri Medvedev annonce la fin des opérations militaires, satisfait d'avoir atteint son but : la mise au pas de la Géorgie.

Le 12 août, tandis que les forces géorgiennes battent en retraite, Nicolas Sarkozy, président de l'Union européenne, se rend à Moscou et à Tbilissi pour officialiser le cessez-le-feu. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le président géorgien Mikheïl Saakachvili, qui a péché par imprudence, reconnaît son échec et assume le retour de la Géorgie sous tutelle soviétique.

7 août 2018 : L'affaire iranienne illustre la fin de la souveraineté européenne

Le 7 août 2018, le président Donald Trump twitte : « Quiconque fait des affaires avec l’Iran n’en fera PAS avec les États-Unis ». Dans la foulée, après avoir dénoncé unilatéralement le traité de dénucléarisation conclu avec l'Iran, il édicte une première salve de sanctions contre ce pays : blocage des transactions financières et du commerce de matières premières, interdiction d’importer des voitures fabriquées en Iran… Une seconde salve de sanctions intervient le 5 novembre suivant et concerne le secteur énergétique et la Banque centrale iranienne.

Washington concède toutefois à la Chine, l'Inde et quelques autres pays le droit de continuer à commercer avec l'Iran. Il est douteux de toute façon que ces pays auraient accepté le Diktat américain. Par contre, Washington ne manifeste aucune mansuétude à l'égard des États de l'Union européenne, théoriquement ses alliés et ses « amis ». Les entreprises et les banques du Vieux Continent, qui n'a jamais si bien mérité son surnom, s'inclinent et renoncent au fructueux marché iranien.

Avant de se soumettre, comme les autres, le président français Emmanuel Macron, lucide, ne s'est pas mépris sur le sens de cette soumission : « Si nous acceptons que d'autres grandes puissances, y compris alliées, y compris amies dans les heures les plus dures de notre histoire, se mettent en situation de décider pour nous notre diplomatie, notre sécurité, parfois en nous faisant courir les pires risques, alors nous ne sommes plus souverains » (Aix-la-Chapelle, 10 mai 2018).

C'est sa fête : Gaétan

Ce prêtre né à Gaète (Italie centrale) en 1516, se voue au service des malades incurables, en précurseur de Mère Teresa.

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