La Collaboration débute formellement le 24 octobre 1940, avec la poignée de main entre Hitler et Pétain à la gare de Montoire.
Pour Hitler, l'enjeu est essentiel. La France, en effet, est de loin la plus grande et la plus riche de ses conquêtes et il a besoin de ses ressources agricoles et industrielles afin de poursuivre la guerre contre l'Angleterre et plus tard l'URSS. Il attend de l'administration et des gouvernants français qu'ils mettent ces ressources à sa disposition sans trop de résistance
Les historiens distinguent d’une part la Collaboration d’État, entre le gouvernement de Vichy et les représentants allemands du IIIe Reich, d’autre part les « collaborationnistes », qui œuvraient pour la plupart à Paris.
C’est le 30 octobre 1940, dans le discours radiodiffusé qui suit l’entrevue de Montoire entre Hitler et Pétain, que ce dernier prononce les mots fatidiques : « J’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration. » Il ajoute, non sans panache : « Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsables que devant moi. C’est moi seul que l’Histoire jugera. » Le terme « collaborationniste » apparaît quant à lui pour la première fois dans un article de L’œuvre du 23 novembre 1940 sous la plume de Marcel Déat. Il désigne ceux qui, assurés de la victoire de l’Axe, poussent la France et Vichy à s’y associer de la meilleure façon possible...
Le film documentaire ci-dessous, Mémoires de civils, présente « Mémoires de civils : l'Occupation racontée par nos grands-parents ». Il a été réalisé en 2013 par Aladin Farré pour Herodote.net :
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Envahie en six semaines par les armées hitlériennes en mai-juin 1940, la France se résigne à l'occupation de la plus grande partie de son territoire.
Par la convention d'armistice du 22 juin 1940, le gouvernement du Maréchal Pétain, établi à Vichy, se voit reconnaître une autonomie de façade sur le reste du territoire : c'est la « zone libre ». Celle-ci est à son tour envahie par la Wehrmacht le 11 novembre 1942, suite au débarquement anglo-saxon en Afrique du Nord, ce qui réduit à presque rien les marges de manoeuvre du gouvernement de Vichy.
Les troupes allemandes chargées du maintien de l'ordre dans la zone d'occupation se montent à l'automne 1941 à 80 000 hommes. Elles sont rattachées au Militärbefehlshaber in Frankreich (« commandement militaire en France », MBF). Il s'y ajoute 320 000 soldats pour la surveillance des côtes ainsi que des troupes chargées de la répression, les Landesschützen. Ces effectifs vont dépasser les 600 000 hommes en novembre 1942, avec l'occupation de l'ensemble du territoire, et le million en 1944, à la suite du débarquement de Normandie.
Un ralliement quasi-consensuel au maréchal Pétain
Les gouvernants français ont mis le doigt dans l'engrenage de la Collaboration dès avant la signature de l'armistice, le 22 juin 1940.
Maxime Weygand, ministre de la Guerre dans le gouvernement de Paul Reynaud, milite alors pour l’armistice tout comme Pierre Laval et Philippe Pétain. Paul Reynaud préfèrerait une capitulation militaire qui laisserait la faculté de reprendre le combat.
Le 1er juillet 1940, quelques jours après l'armistice et l'occupation par la Wehrmacht de la moitié nord du pays, sur sa proposition, les ministres et les pouvoirs publics s'installent dans la zone dite « libre » (non occupée par les troupes allemandes), à Vichy, cité thermale d'Auvergne, où de nombreux hôtels sont à même de les héberger.
Le 3 juillet, la Royal Navy attaque la flotte stationnée dans la rade de Mers-el-Kébir, en Algérie, et fait 1.300 morts parmi les marins français. L'événement réveille la vieille rivalité franco-anglaise et semble donner raison aux partisans de la paix avec l'Allemagne. Le gouvernement français est à deux doigts de se retourner contre son ancien allié.
Le 10 juillet 1940, dans le casino de la ville d'eau, la Chambre élue en 1936 sous les couleurs du Front Populaire vote les pleins pouvoirs au prestigieux maréchal Philippe Pétain. Le vainqueur de Verdun, militaire d'origine modeste, laïc et républicain, encore solide et séduisant malgré son âge (84 ans), est adulé par la très grande majorité des Français. Il va faire très vite l'objet d'un véritable culte de la personnalité.
L'illustre poète Paul Claudel se laisse lui-même séduire par le Maréchal auquel il adressera cette lettre le 10 mai 1941 :
« France, écoute ce vieil homme sur toi qui se penche et qui te parle comme un père.
Fille de Saint-Louis, écoute-le ! Et dis, en as-tu assez maintenant de la politique ? » (note).
C'est la fin de la IIIe République et le début de ce qu'on appelle le « régime de Vichy ». À la République française se substitue l'« État français » et à « Liberté, Égalité, Fraternité » la devise : « Travail, Famille, Patrie ». Si les Français demeurent attachés à la devise républicaine et à l'hymne national, l'un et l'autre chargés d'Histoire et d'héroïsme, il n'empêche que les trois mots de la nouvelle devise font consensus comme l'atteste le succès de La fille du puisatier, un film de Marcel Pagnol sorti après l'armistice mais réalisé avant l'invasion...
Abasourdis par la rapidité et l'ampleur de la défaite militaire, l'immense majorité de la population se raccroche à la figure du Maréchal comme à une bouée de sauvetage en lui faisant confiance pour sortir la France de ce drame à moindres frais.
« Attentistes », les Français jugent les occupants plutôt « corrects ». Ils ne font pas cas de la brutalité des nazis à l'égard des Polonais, des Tchèques et surtout des Juifs - que l'on songe à la « Nuit de Cristal » -. Il en ira autrement après l'invasion de l'URSS le 22 juin 1941, quand la victoire de l'Allemagne ne paraîtra plus aussi certaine et que les nazis commenceront à révéler leur vraie nature (Shoah par balles dans les plaines de l'Est, exécutions d'otages en France). Aussi l'historien Henri Amouroux a-t-il pu titrer son livre en 1986 : Quarante millions de pétainistes (juin 1940-juin 1941) !
En attendant, reste à décider quoi faire. À Vichy, Pierre Laval croit à la victoire définitive de l'Allemagne et il juge bon de s'en accommoder. Mieux, il croit souhaitable de donner des gages au vainqueur afin d'assurer à la France un rang honorable dans l'Europe à venir et, pour le moins, d'éviter au pays le sort tragique de la Pologne (« polonisation »), ce en quoi il se trompe comme le souligne l'historien Jean-Pierre Azéma (Vichy-Paris : les collaborations, André Versaille, 2012) : Hitler et les nazis placent la France au-dessus de la Pologne et des autres pays slaves dans leur représentation raciale du monde et se satisfont de la vassaliser et l'exploiter plutôt que de la détruire.
Le point de vue « collaborationniste » de Laval s'oppose frontalement à celui du général Weygand. Lui voit avant tout la défaite comme l'opportunité de régénérer la France. « Il espérait que les réformes intérieures de la France lui permettraient un jour de venger sa défaite comme la Prusse après Iéna, » note l'historien britannique Julian Jackson (La France sous l'Occupation, Tallandier, 2004).
Pétain lui-même partageait le point de vue « opportuniste » de Weygand. « De la Collaboration, il attendait avant tout qu'elle encourageât les Allemands à alléger les sanctions imposées à la France et facilitât ainsi les réformes de son gouvernement, » écrit Julian Jackson.
Confronté à un choix impossible, le dernier mot revenant à l'occupant, Pétain se résout en août 1940 à éloigner Weygand, trop raide et nationaliste à son goût, en le nommant délégué général en Afrique du nord. En sa qualité de chef de l’État français, il désigne Pierre Laval comme vice-président du Conseil. Mûs par des visions opposées, les deux hommes ne vont pas tarder à s'affronter dans un contexte de plus en plus brutal.

Voici le premier cabinet Pétain constitué le 12 juillet 1940 à Vichy, après l'octroi des pleins pouvoirs au maréchal Pétain par la Chambre des députés. De gauche à droite : Pierre Caziot (ministre secrétaire d’État à l’Agriculture et au Ravitaillement), l’amiral Darlan (SE à la Marine), François Piétri (MSE aux Communications), Paul Baudouin (MSE des Affaires étrangères), Raphaël Alibert (MSE à la Justice), Pierre Laval (vice-président du Conseil), Adrien Marquet (MSE à l’Intérieur), Yves Bouthillier (MSE des Finances), maréchal Pétain (chef de l’État, président du Conseil), Émile Mireaux (MSE à l’Instruction publique et aux Beaux-Arts), général Weygand (MSE à la Défense nationale), Jean Ybarnégaray (MSE à la Famille et à la Jeunesse), Henry Lémery (MSE aux Colonies), général Pujo (SE à l’Aviation), général Colson (SE à la Guerre).
Premières compromissions avec l'occupant
L'Allemand Otto Abetz, jeune intellectuel francophile devenu ambassadeur du Reich à Paris, rassure ses interlocuteurs français sur les bonnes dispositions de Hitler. De fait, le Führer n'aura guère à se plaindre du gouvernement français. Celui-ci, avec le soutien explicite du maréchal Pétain, engage une politique ouvertement xénophobe au nom d'un patriotisme ambigu qui s'accommode de l'occupation étrangère. Le 27 juillet 1940, soit un mois à peine après l'armistice, le Maréchal charge une commission de réviser les naturalisations effectuées après le 10 août 1927.
Les lois des 16 août et 10 septembre 1940 réglementent les professions médicales et l'accès au barreau. Le 27 du même mois, est promulguée la loi relative aux « étrangers en surnombre dans l'économie française ». Elle conduit, en « zone libre », à l'internement d'environ 400 000 étrangers. Ils sont regroupés dans des Groupements de travailleurs étrangers sous l'autorité du ministère du travail et sous la surveillance de la gendarmerie ; les internés juifs sont regroupés dans des compagnies dites « palestiniennes » !
Le 3 octobre 1940 enfin, quelques semaines avant l'entrevue de Montoire, le chef de l'État français signe une loi portant sur le statut des Juifs. C'est une marque de soumission à ce que le régime nazi présente de plus abject. Mais le Maréchal ne va toutefois pas jusqu'au renversement des alliances et s'abstient de conclure un traité de paix avec Berlin.
La « Révolution nationale »
Le chef de l'État, qui conserve sa lucidité malgré son grand âge, tente de jouer un double jeu en s'accommodant des occupants. Ses proches mènent des tractations secrètes avec les Anglo-Saxons, en particulier avec le gouvernement du président américain Franklin Roosevelt, qui déteste de Gaulle et les gaullistes.
Exprimant l'opinon de nombreux concitoyens, un résistant de Londres, le colonel Rémy, croit voir en Pétain un « bouclier » et en de Gaulle une « épée », l'un et l'autre indispensables à la nation.
Le Maréchal repousse les demandes de plus en plus pressantes de Laval en faveur d'une collaboration active avec l'Allemagne. Il ne supporte surtout pas la place éminente que celui-ci s'arroge à ses dépens (Laval qualifie le Maréchal de « potiche »).
Au sein du gouvernement, les collaborationnistes plaident pour la création d'un grand parti unique qui porterait le projet d'un État totalitaire de type nazi ou fasciste. Mais les Français n'y semblent pas prêts.
À défaut de mieux, le 23 août 1940, à l'initiative de Xavier Vallat, un parlementaire proche de l'Action française, Vichy institue la Légion française des combattants. Elle résulte tout bonnement de la fusion forcée de toutes les associations d'anciens combattants et n'aura guère d'influence sur le cours des événements.
Le 15 décembre 1940, à la nuit tombée, la dépouille du fils de Napoléon Ier, précédemment inhumée en Autriche, est conduite aux Invalides. Ce transfert est une idée de l’ambassadeur Abetz pour se concilier l’opinion française.
La cérémonie devait être coprésidée par Pétain et Hitler en personne. Mais, deux jours plus tôt, alarmé par ses proches qui lui signifient que Laval pourrait le supplanter à la faveur de son déplacement, Pétain congédie brutalement son vice-président du Conseil et l'envoie en résidence surveillée dans son château de Châteldon.
L'opinion publique, dans l'ensemble, se réjouit de cette éviction mais il n'est plus question pour le Maréchal et le Führer de se retrouver aux Invalides... Il ne reste de la cérémonie qu’une remarque sarcastique des Parisiens : « Ils nous prennent notre charbon et nous rendent des cendres ! »
Furieux d’être dépossédé d’un partenaire accommodant, l’ambassadeur Otto Abetz se rend sans attendre à Vichy et exige la nomination du journaliste pronazi Fernand de Brinon à Paris en qualité d'« ambassadeur de France, délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés » ! Il ramène par la même occasion Pierre Laval à Paris avec lui.
Bercé d'illusions, le Maréchal, comme beaucoup de ses partisans, croit faire d'un mal (la défaite et l'occupation) un bien (la modernisation des institutions nationales à marche forcée) ! C'est la « Révolution nationale ». Elle va de fait laisser un héritage conséquent... mais de peu de poids en regard des compromissions de Vichy avec le IIIe Reich et son racisme.
Au gouvernement, après un bref intermède sous la direction de Pierre-Étienne Flandin, Pétain choisit de s'appuyer sur l’amiral François Darlan. Le 9 février 1941, celui-ci ajoute au ministère de la Marine celui des Affaires étrangères et la vice-présidence du Conseil. Il est aussi désigné comme « Dauphin » et remplaçant éventuel du Maréchal.
Partisan de la Collaboration d’État et d’un régime autoritaire et répressif, hostile autant aux Anglais qu’aux Russes, Darlan présente au chef de l'État un gouvernement essentiellement composé de techniciens apolitiques recrutés dans les milieux bancaires. « Mais vous nous amenez toute la banque Worms ! » lance le directeur de cabinet de Pétain, surpris.
Parmi les nouveaux-venus figurent l'essayiste Jacques Benois-Méchin et surtout Pierre Pucheu, jeune ambitieux qui se retrouve ministre de l'Intérieur. Il pousse les industriels à se mettre au service de l'occupant et engage la police et la justice dans la chasse aux communistes et à tous les opposants supposés.
Après le meurtre de l'aspirant allemand Moser par un jeune communiste (Pierre Georges, alias « colonel Fabien »), le 21 août 1941, il devance les désirs de l'occupant et décide de punir lui-même le crime en créant pour cela un nouveau tribunal, les Sections Spéciales, habilité à rejuger des condamnés en violation du sacro-saint principe de non-rétroactivité des lois (nulla poena sine lege).
Au milieu de l'année 1941, les événements s'accélèrent. Hitler attaque son ancienne alliée, l'URSS, tandis que les États-Unis et le Japon entrent à leur tour en guerre.
L'engrenage
Sur les instances de Hitler, Otto Abetz veille à diviser autant que possible les clans vichyssois et les opposer les uns aux autres afin de les rendre plus malléables. Il ne veut pas de l'avènement d'un parti fasciste dominant qui fédérerait contre lui tous les mécontents et résistants du pays comme cela s'est produit en Norvège avec Vidkun Quisling. En février 1942, il encourage Marcel Déat à fonder un nouveau parti, le Rassemblement national populaire (RNP), pour contrer le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, à ses yeux trop traditionnaliste.
Là-dessus, l'ambassadeur, qui a conservé son estime pour Laval, impose son retour au pouvoir le 17 avril 1942, en remplacement de Darlan. Il veut de la sorte obtenir un soutien sans équivoque de l'administration française.
Le nouvel homme fort de Vichy assume tout à la fois la direction du gouvernement et les ministères de l'information, des affaires étrangères et de l'intérieur. S'arrogeant la réalité du pouvoir, dans les limites très étroites accordées par les Allemands, il relègue cette fois pour de bon le maréchal Pétain au rôle de « potiche » et met au placard les jeunes ambitieux de la banque Worms (le « Groupe » ou la « Synarchie »).
Laval pratique un double jeu en devançant les désirs de l'occupant pour tenter de lui arracher des concessions, par exemple sur la libération des prisonniers de guerre. Le 22 juin 1942, jour anniversaire de Barbarossa, il prononce à la radio cette phrase qui lui collera à la peau : « Je souhaite la victoire de l'Allemagne... parce que, sans elle, demain, le bolchévisme s'installera partout ».
À la demande du Gauleiter Fritz Saukel, « ministre planificateur du Reich pour la main-d'oeuvre », il organise là-dessus la « Relève », autrement dit l'envoi de travailleurs volontaires en Allemagne en contrepartie de la libération de prisonniers. Puis, comme celle-ci ne suffit pas aux besoins de l'Allemagne, il institue le 16 février 1943 le Service du Travail Obligatoire (STO), cas unique en Europe d'un gouvernement qui impose à ses jeunes citoyens de travailler pour l'ennemi.
Entraîné dans des compromissions de plus en plus douteuses, le gouvernement Laval valide la formation d'une Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) pour combattre sur le front soviétique aux côtés des Allemands. Le 6 juin 1942, il entérine le port obligatoire de l'étoile jaune pour les Juifs de la zone occupée et plus gravement, organise des rafles de Juifs comme celle du Vél d'Hiv (16-17 juillet 1942). Il ordonne aussi aux troupes françaises d'Afrique du Nord de résister au débarquement anglo-saxon du 8 novembre 1942.
Mais l'occupation de la « zone libre » par la Wehrmacht le 11 novembre 1942, en violation des accords d'armistice, réduit considérablement ses marges de manoeuvre d'autant que l'ambassadeur Otto Abetz sur lequel il croyait pouvoir s'appuyer est rappelé à Berlin.
L'opinion française bascule contre la Collaboration pendant l'été 1942, du fait des rafles antisémites, des rationnements, des premiers succès alliés sur le front ainsi que de la répression policière.
La crainte de travailler en Allemagne est pour beaucoup de jeunes gens un motif supplémentaire de rejoindre les maquis. La Résistance intérieure prend de la consistance. Le gouvernement de Vichy tente de la circonvenir en lui opposant la Milice, une force paramilitaire d'une extrême brutalité créée le 30 janvier 1943 par Joseph Darnand. « Au total, on peut considérer qu’à l’automne 1943, la Milice, en combattants réels, ne rassemble pas plus de 10 000 hommes. Étendue en 1944 à la zone nord, elle a peut-être atteint 30 000 adhérents, sur lesquels un peu plus de la moitié environ sont en quelque sorte de plein exercice, » estime l'historien Jean-Pierre Azéma (Vichy-Paris, les collaborations).
Par ses sabotages et son travail de renseignement, la Résistance va se révéler d'une très grande utilité pour les Alliés, lors des débarquements de 1944 en Normandie et en Provence.
Englués dans des compromissions criminelles, les agents de Vichy résistent jusqu'à l'extrême limite, à la mi-1944, à la pression des Alliés et des résistants. Les responsables du gouvernement, parmi lesquels Pétain et Laval, sont transférés par les Allemands à Sigmaringen (Bavière), en août 1944, dans le vain espoir d'échapper à l'infâmie d'un procès.











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Micro83 (15-04-2026 16:31:17)
Le ton de cet article est un peu trop à charge. La dernière phrase (Les responsables du gouvernement, parmi lesquels Pétain et Laval, sont transférés à Sigmarigen en août 1944, dans le vain esp... Lire la suite
jbbron (02-03-2025 17:35:54)
bonjour
pourquoi si peu de noms. de collabos. merci
Leroux (31-01-2021 15:38:07)
Article très interessant(comme toujours) de Marc Ferro car très nuancé et honnête montrant bien l'ambivalence de l'opinion française dans les suites immédiates de la défaite et son évolution p... Lire la suite