30 novembre 2025. Nous avons sollicité votre avis le 19 novembre 2025 sur l'attitude souhaitable des gouvernants et des citoyens européens face aux derniers développements de la guerre en Ukraine. Vous avez été nombreux à nous répondre et à faire part de vos commentaires. Ceux-ci reflètent les débats qui agitent aujourd'hui les esprits en France et en Europe. En voici une sélection tout à fait instructive...
80 ans après la chute du IIIe Reich, est-ce le retour de la guerre au cœur de l'Europe ?
La guerre en Ukraine place les dirigeants européens et américains devant des choix cornéliens, où chaque option présente des risques élevés : forcer la défaite de l'agresseur russe en armant l'Ukraine autant que nécessaire ? Ne pas craindre d'entrer nous-mêmes en guerre contre la Russie, s'il le faut, comme nous y invite le chef d'état-major Fabien Mandon (note) ? Imposer une paix de compromis au mépris du « droit international » ?
Et si c’était vous qui deviez trancher ?...
Comment mettre fin aux hostilités dans le Donbass et à la saignée de l'Ukraine ?
Vous avez été 1803 à répondre à la question ci-dessus :
• 60% d'entre vous avez répondu : « Nous devons privilégier une paix négociée, sans exclure des concessions territoriales de la part de l’Ukraine. »
• 28,7% d'entre vous avez répondu : « Nous devons renforcer les sanctions contre la Russie et apporter aux Ukrainiens tous les armements dont ils ont besoin pour repousser l'envahisseur, sans toutefois engager nos propres enfants. »
• 11,3% d'entre vous avez répondu : « Nous devons nous montrer déterminés à abattre le régime russe, y compris en envoyant nos soldats et, s'il le faut, nos enfants, épauler les Ukrainiens dans les tranchées. »
Vos commentaires
À défaut de pouvoir publier vos commentaires, pour la plupart pleins de pertinence, nous vous proposons ci-après une sélection qui reflète aussi fidèlement que possible la diversité des points de vue.
Un site qui s'appelle Herodote.net doit savoir que l'expansion de l'Otan de 1989 à 2022 est la raison déterminante de cette guerre, de même qu'il doit savoir que la Communauté européenne sous l'emprise des nostalgiques de l'empire de Charles Quint ne rêve que de piller les ressources agricoles et minières de la Russie, et de l'Ukraine au passage (comme les USA), l'Ukraine qui appartient dans sa partie principale (centre et Est) au même monde culturel, slave et orthodoxe, que la Russie, par la langue et l'Histoire aussi. Comme l'Ukraine est aussi la ligne de contact entre le monde catholique et orthodoxe, l'Eglise de Rome est aussi à l'oeuvre depuis Jean-Paul II et depuis les Chevaliers Teutoniques. Ce qu'on présente comme une agression russe est en fait une simple résistance du monde slave et orthodoxe à une invasion occidentale de nature coloniale qui veut récupérer à l'Est ce qu'elle perd au Sud (les ressources minières et pétrolières de l'Afrique et du Moyen Orient) face au monde arabo-musulman en forte expansion, y compris en Europe, et au monde chinois. En résumé, l'agression est celle de l'Otan sur le terrain, et sur le plan financier et culturel, celle du monde catholique et protestant (USA, même si Trump a infléchi la stratégie d'une conquête militaire vers celle d'une conquête financière, économique). La conquête du monde slave sur le plan des modes de vie est presque terminée (consommation) mais pas encore tout à fait sur le plan culturel et des moeurs (refus partiel de la société progressiste occidentale, religion et patriotisme encore vivaces).
Toutes les guerres se terminent de la même façon, en négociant, laissant derrière elles d'innombrables pertes humaines. N'avons- nous rien compris? Risquer une 3e guerre mondiale pour un pays dont personne ne voulait vu sa corruption systémique? Encore bien visible récemment quand de très proches alliés de Zelensky ont pu quitter l'Ukraine malgré leurs fraudes, grâce à un décret de leur protecteur, le président lui- même! Et que dire de mon propre Premier ministre, Mark Carney, qui alla promettre terre et monde à l'Ukraine, dans les tous premiers jours de son mandat sans l'accord évident de son peuple?
Tout cela est le résultat des provocations américaines qui se sont bien amusés en Ukraine. Les relations Ukraine = Russie sont historiquement complexes. Les accords de Minsk en 2014 étaient une foutaise et personne ne les a respectés. Aujourd'hui, on se laisse manipuler par les Ukrainiens probablement par notre haine de Poutine. Pourquoi entrer dans un jeu dangereux pour lequel il n'y a rien a gagner ni contrepartie. Quant à notre Président, il ne cherche qu'a exister ou se réinventer tant sa situation hexagonale est dramatique... et d'ailleurs pour l'Ukraine où sont les considérations budgétaires? Mais j'oubliais... il y a un agresseur ! Alors on doit faire la liste des agressions dans le monde pour lesquelles on ne fait absolument rien...
L'Europe s'est elle même mise en rivalité avec la Russie qui ne demandait que des garantie de sécurité sur ses frontières et l'accès à la mer dont elle a toujours disposé dans le Dombass. Il est temps de réaliser que la Russie n'était pas notre ennemie à l'origine mais qu'elle pourrait le devenir. Certaines de ses revendications sont légitimes, il est temps de le reconnaître.
L'Europe est globalement responsable, par son laisser faire après les accords de Minsk, des actions militaires de Kiev contre le Dombas qui ont fait des milliers de morts. De plus l'OTAN avec les Americains ont voulu provoquer la Russie par le coup d'état de Midam. Est-ce que l'Amérique accepterait que la Russie implanté des bases militaires à Cuba ou en Amérique du Sud ?
Tout a été fait pour que la Russie s'engage dans un conflit qui la mènerait au même point qu'en Afghanistan. La promesse a bien été faite à Gorbatchev que l'OTAN n'avancerait pas d'un centimètre à l'Est, et que les anciens pays communistes ne pourraient donc rejoindre ni l'OTAN ni l'Union européenne (mémorandum de Jurgen Chrobog en 1991 à Bonn). La Russie a aidé les USA en Afghanistan mais n'a rien reçu en retour. Pire, ce qui a eu lieu en Géorgie où les USA ont tenté de s'immiscer.avec un americano-géorgien , tout comme avec un américno-polonais en Pologne pour coiffer au poteau Solidarnosc. De là le discours de Poutine en 2008.Ce qui n'a en rien arrêté les Occidentaux. La réalité tient à la convoitise des Occidentaux sur les terres à blé du l'Ukraine , les gisements pétrolifères sous-marins en mer Noire, sans oublier les terres rares de ces régions.
Soyons raisonnables et lucides : arrêtons l'escalade qui n'est pas uniquement motivée par de nobles sentiments mais des intérêts inavoués... au nom desquels aucun Européen ou même Ukrainien ne devrait mourir...Négocions un gel du front et une paix durable avec la Russie.Nous sommes ruinés par ce conflit et le soutien militaire à l'Ukraine. L'heure est grave il faut mettre fin à ce massacre.
Soyons réalistes : qu'on renforce notre aide ou pas, les Russes avancent à petits pas et envahissent l'Ukraine. L'OTAN a réussi à freiner le mouvement, pas à l'arrêter. Même si c'est injuste, même si les Russes nous mettent devant le fait accompli, l'essentiel pour ceux-ci est de grignoter ce territoire que les pays occidentaux ne parviennent pas à défendre.
Une paix à la finlandaise est sans doute la meilleure solution. N'oublions pas que la Russie est venue au secours des russophones du Donbass qui depuis huit ans subissaient les assauts de l'armée ukrainienne, contrairement aux accords de Maidan pourtant signés par Merkel et Hollande qui ont tous les deux reconnu qu'ils voulaient se donner le temps de réarmer l'Ukraine. Qu'a-t-on fait pendant les huit années où les Ukrainiens du Donbass ont souffert de la guerre civile ?
Poutine est loin d'être un ange, mais il a le droit d'exiger que l'OTAN ne vienne pas positionner d'armes stratégiques à ses frontières, tout comme Kennedy en son temps (1962) a refusé que Kroutchev livre des missiles à Cuba.
Nous payons aujourd'hui notre refus du rapprochement souhaité par l'ex URSS dans la années 90 Nous payons ce premier affront par l'arrivée au pouvoir d'un Poutine. L'expansionnisme vers l'Est de l'OTAN d'une part et de l'Europe d'autre part ne pouvait qu'envenimer les choses Enfin, l'interventionisme occidental en Ukraine avec plus d'une douzaine de bases de la CIA aux portes de l'ex-URSS ne pouvait que pousser le régime en place a Moscou à intervenir en Ukraine Nous payons TOUS aujourd'hui un aveuglement géopolitique Nous avons échangé une Europe pacifiée élargie de l'Atlantique à l'Oural contre un continent déchiré et au bord du suicide collectif.
L'Europe est en grande partie responsable de la situation en ayant soufflé sur le feu depuis 2014 et même avant. Laisser croire à l'Ukraine et l'inciter à rejoindre UE et OTAN, c'était agiter le chiffon rouge. Le résultat est ce qu'il est. L'Europe a voulu jouer, elle a perdu. Dont acte. Ce sont les Ukrainiens qui en payent le prix au plus au point. Il faut que cela s'arrête.Les USA et l'Europe ont provoqué cette guerre :
1) En essayant d'intégrer l'Ukraine à l'OTAN, ligne rouge pour la Russie.
2) En finançant une propagande anti-russe en Ukraine (5 milliards de dollars US selon Victoria Nuland) et en organisant une manifestation permanente et rémunérée sur le Maïdan (V. Nuland y a été trois fois ).
3) En proposant (Europe) contre ses propres intérêts un traité de libre échange avec l'Ukraine, tout en refusant de le coordonner avec la Russie qui en avait déjà un.
4) En signant tout en ayant l'intention de ne pas les appliquer les accords de Minsk qu'ils étaient censés garantir (Hollande, Merkel).
5) En armant l'Ukraine contrairement aux dits accords pour la préparer à la guerre.6) En autorisant le bombardement du Donbass, surtout à partir du 16 février 2022.7) En empêchant les accords de paix pratiquement conclus dès mars 2022 (mission B. Johnson). Craignant l'élargissement de la guerre et manquant de moyens, L'Europe (dont la France) a envoyé tous ses fonds de tiroir des préparations de guerre antérieures, ce qui était tout-à -fait insuffisant dans une guerre tout-à -fait nouvelle, où les vieux moyens sont fragilisés (chars) et inefficaces, et en envoyant les Ukrainiens de l'ouest à la mort. Cette guerre est maintenant perdue pour nous. Les hauts cris bellicistes sont à la fois ridicules et dangereux: ridicules parce que ni la Russie, ni l'OTAN n'ont les moyens de s'attaquer l'un à l'autre, sauf à provoquer une destruction réciproque. Les Etats Unis ont d'autres chats à fouetter, et ne s'intéressent plus qu'au commerce de armes: pas aux dons, et surtout pas à une guerre.
Nous n'avons aucun intérêt à entrer en conflit ouvert avec la Russie. Nous devont si nous sommes des hommes d'honneur mettre fin à la boucherie quoiqu'il en coûte à l'Ukraine, qui n'est et ne sera jamais un allié. C'est aussi une question de survie pour notre nation et ses valeurs !
Nous devons encourager une paix négociée, qui resterait la voie la plus réaliste pour mettre fin au conflit. Cela impliquerait que toutes les parties acceptent des compromis, y compris éventuellement des ajustements territoriaux du côté ukrainien, mais si et seulement si cela s'inscrit dans un accord durable, acceptable pour la population, et garantissant la sécurité à long terme. Une telle approche pourrait offrir à la Russie une sortie du conflit qui permette de préserver la face, tout en évitant une poursuite inutile des destructions et des pertes humaines.
Nous devons avant tout privilégier la paix. La guerre sera une catastrophe, un nouveau suicide européen. La France devrait avoir une diplomatie indépendante, qui défende ses propres intérêt et je ne pense être un Munichois en défendant la paix.
Pour négocier avec certaines personnes, il faut au préalable avoir discuté avec ses amis pour avoir le même avis, être unis et aller dans le même sens.Nous ne le sommes pas chez nous et encore moins en Europe et nous n'avons même pas d'accord avec nos alliés.
La Russie est en économie de guerre et Poutine a du mal à s'en sortir. Avoir fait tuer des milliers de ces concitoyens pour quelques bouts de terre ravagés par la guerre, et à reconstruire, n'est pas une victoire face à sa population. Il est obligé de continuer, tenant ainsi en haleine ses concitoyens. L'ADN des dirigeants russes étant de s'étendre encore et encore. Ainsi la Russie est le plus grand pays du monde. Demain ce pourrait être la Moldavie, les pays baltes... Mon père, ex-Belarus, avant de mourir en 2004, me l'avait dit. Je ne le croyais pas. Force est de constater qu'il avait raison.
L'engagement de nos troupes est acceptable dans des missions de soutien (logistique, technique, médical), sur la base du volontariat. L'engagement pour des missions de combat pourrait se faire individuellement, mais y aurait il des volontaires ? Cet engagement implique l'acceptation de pertes de notre part comme l'a justement dit le CEMA.
Le plan de capitulation de l'Ukraine qui vient d'être publié par Trump signifie pour l'Europe la pire catastrophe diplomatique quelle que soit la solution retenue. Poutine pour qui la Russie n'a pas de frontières sera encouragé à poursuivre ses invasions en Europe orientale et ses manoeuvres de sape vis à vis de l'Union européenne. L'Europe connaît une véritable crise existentielle car Trump et Poutine s'entendent pour négocier les affaires du monde dans une guerre idéologique qui les unit autour des valeurs de l'extrême-droite : culte de la force qui prime sur le droit, mépris de la démocratie, et refus de la vérité au profit du mensonge et du complotisme. La capitulation de l'Ukraine serait un pas vers de nouvelles guerres.
Donner raison à l'agresseur, c'est lui ouvrir l'appétit pour d'autres agressions. Il ne faut pas oublier l'Histoire des dernières grandes guerres.
La Russie a envahi l'Ukraine et poursuit son agression sans avoir obtenu d'ailleurs en plus de trois ans des avancées territoriales significatives. Les Européens doivent, me semble-t-il, manifester leur solidarité à l'Ukraine en excluant tout esprit d'abandon (Munich) et en rejetant la volonté illusoire d'abattre le régime russe, cela, c'est aux Russes de le faire. Reste l'hypothèse actuellement débattue: que feront la France et les pays d'Europe de l'Ouest si la Russie, en 2030 par exemple, agresse un des pays baltes, dans la mesure où ils se pensent moins vulnérables géographiquement?
1) Toutes les sanctions n’ont pas été mises en œuvre ; 2) En Europe nous n’en sommes qu’au début du réarmement ; 3) l’attitude des États Unis sera déterminante. Question : Dans un scénario de guerre conventionnelle, comment la Russie, qui est à la peine en Ukraine, peut-elle réussir à envahir l’Europe ?
Abattre le régime russe signifie destruction atomique. Majorer et contrôler l'application des sanctions contre l'économie de la Russie demandera autant d énergie mais cela pourra ouvrir une nouvelle ère.
Ce sondage est manipulateur car les questions sur l'aide à l'Ukraine se résument au fait d'envoyer ou non nos enfants sur le front. Cela ressemble aux débats sur l'aide à l'Espagne républicaine ou au soutien de la Tchécoslovaquie ! Déjà les Français refusaient d'envoyer des troupes (nos enfants) et on sait comment s'est terminée l'Histoire. En aucun cas un Plan de Paix ne devrait entériner une victoire territoriale de la Russie sans l'accord explicite de l'Ukraine !
J'ai bientôt 64 ans... Enfant j'ai été bercé par par les histoires de mon grand-oncle qui avait été prisonnier en Allemagne pendant la première guerre mondiale... On parlait facile de boche pour désigner les combattants allemands... J'ai connu dans les années soixante-dix de nombreux jeunes allemands, sur les plages de la Méditerranée (où je suis tombé amoureux d'une allemande) et lors de deux séjours près de l'Elbe organisés par les Francs et Franches Camarades qui m'ont énormément marqués... Mes rencontres, plus tard, à la fin des années 80, avec de jeunes artistes allemands (plasticiens)... J'ai conscience que nous sommes passé dans les années 60-70-80, (lentement) d'une société où l'idée de patrie, un certain respect de l'autorité, un sens de l'histoire et du sacrifice (lié à la révolution française) étaient très présents dans l'esprit de la plupart des français... à une société des loisirs, influencée par le monde anglo-saxon (culturellement), où l'idée de la mort, du sacrifice, du collectif (au sens de Nation issu de la Révolution) ont fini par disparaitre. Il est donc difficile aujourd'hui de concevoir "une détermination à battre le régime russe et d'envoyer de jeunes gens combattre auprès des ukrainiens", même si ce choix, pour moi, fut le premier.
La Russie a toujours et restera un pays expansionniste. L’ Ukraine est un pays ami, si nous ne les aidons pas, notre tour viendra. En tout cas, nous renouvelons les erreurs de 1939, ne pas venir au secours d’un pays ami et dangereux. (quitte à envoyer nos troupes, mes grands-parents ainsi que mon père se sont battus en 39-45 pour que leurs enfants et petits-enfants vivent libres). Si nous sommes attaqués un jour nous serons bien heureux que des pays viennent à notre secours. L’histoire démontre que rester les bras croisés n’amène rien de bon. Mais qui apprend l’histoire de nos jours ? et surtout qui retient les événements passés ?
Il faut convaincre la Russie de se montrer moins exigeante dans ses prétentions d’annexion. La pression économique et diplomatique tous azimuts peut y parvenir. Un réarmement et une mobilisation des opinions en font partie. Ce n’est qu'en cas d'agression russe vis à vis de l’OTAN et de l'Europe démocratique que des mesures plus coercitives et militaires devraient être prises.
Il y a une connivence entre les USA de Trump et la Russie pour affaiblir l'Europe, tant sur le plan économique que géopolitique. Certes l'effort financier nécessaire pour résister serait très important, mais il est pourtant tout à fait possible, l'effort serait bien plus important pour les Russes, la comparaison des PIB respectifs est éloquente, c'est la Russie qui a intérêt à écourter le conflit, pas l'Europe. Le nouveau plan Trump vient d'ailleurs à la rescousse de Vladimir Poutine pour cette raison.
Engager nos enfants, on a déjà donné et nous avons de moins en moins d'enfants. Alors comment répondre, autrement que par une ligne Maginot de paroles, à ceux qui nous désignent comme adversaire parce qu'ils ont absolument besoin d'une guerre ? Il faut d'urgence repenser nos alliances et notre industrie ( par exemple c'est bien de produire des Rafale, mais aujourd’hui ce sont les drones qui mènent la danse).
Pour une paix négociée, encore faudrait-il que Poutine y soit prêt lui-même. Et je doute que ce soit le cas ! Abattre le régime russe actuel relève du fantasme. Nous devons tout faire pour dissuader Poutine de poursuivre son action délétère !
Vu la façon dont la Russie agit de façon récurrente de puis toujours, il faut marquer une bonne fois pour toute un STOP à son hégémonie. Le droit aux peuples à décider de leur destinée. Actuellement, Poutine fait tout pour reconquérir les territoires qui ont été sous la coupe de l'URSS. Aujourd'hui, c'est une guerre de dénazification en Ukraine, demain ce sera en Géorgie, après-demain la Moldavie, et ensuite les pays Baltes etc... Et pourquoi pas l'Europe de l'Ouest. Il faut mettre un point d'arrêt très ferme et rapide à cette volonté d'hégémonie de Vladimir Poutine.
Trois missiles nucléaires sur Moscou et deux sur Saint-Pétersbourg et c'est réglé...
Tant et aussi longtemps que Poutine sera au pouvoir, l'Ukraine ne connaîtra pas de paix. Il faut éliminer ce criminel par un soulèvement des Russes eux-mêmes car le droit international ne compte pas pour lui. Et l'ONU ne peut imposer quoi que ce soit aucune résolution possible tant que des droits de veto sont en place. Il n'y a que ce dernier point qui est respecté par des jeux d'influence de puissance étrangère. Perdre le Donbass est priver l'Ukraine de ressources importantes et dan ce sens la seule solution consiste à refouler l'ennemi Russe. On sait très bien que des éléments étrangers participent à aider la Russie et qu'en intervenant pas l'Europe est voué à disparaître à long terme.
Si les Russes ne sont pas arrêtés en Ukraine, on subira leur carcan jusqu'à Brest avant longtemps.
Poutine, c'est Hitler, nous savons ce qu'il s'est passé. Pourquoi ces hésitations néfastes. Il faut utiliser sa méthode. Il en va de la vie de l'Europe toute entière. La seule solution : foncer dans le tas, sans s'occuper de ce qui se passe autour.
Ceux qui poussent à la conciliation avec la Russie devraient méditer l'éclairage de W. Churchill qui avait compris la vraie nature du totalitarisme et la manière d'y résister : «Un conciliateur c'est quelqu'un qui nourrit un crocodile en espérant qu'il sera le dernier à être mangé.»
Poutine est un héritier du système totalitaire soviétique, pour qui la vie des hommes n'a pas d'intérêt, et il ira jusqu'au bout de sa folie - en ce sens, il est comme Hitler en son temps, ou Staline avant lui. L'Histoire repasse les plats - bien sûr que tout le monde a peur ! mais quand va-t-on enfin faire changer la peur de camp ? à quoi ont servi les milliards investis dans les équipements, les connaissances, les hommes formés à affronter toutes les menaces actuelles, dans nos démocraties, depuis presque 3 générations, si on claque des dents avant la moindre action opérationnelle ?
Pour paraphraser Winston Churchill, je dirais : nous Européens avons à choisir entre la guerre et le déshonneur, choisir le déshonneur n'évitera pas la guerre. Car les conditions que demande Poutine (concessions territoriales et diminution de l'armée ukrainienne de moitié) vont permettre à la Russie de bénéficier d'un répit pour renforcer son armée face à l'Ukraine affaiblie, et ainsi être en capacité d'envahir d'autres pays européens.
L'Ukraine n'est pas le premier État envahi par la Russie de Poutine : 2e guerre de Tchétchénie, Géorgie, participation cruelle à la guerre civile en Syrie pour maintenir une présence et une influence russe, déstabilisation et présence en Transnistrie (destabilisation de la Moldavie), invasion de la Crimée (Ukraine), puis attaque du reste de l'Ukraine. Comment croire que Poutine s'arrêtera parce qu'on fera la paix en Ukraine ? Lui ne verra qu'une pause lui permettant de reprendre ses forces.
L'Ukraine, c'est l'Europe. L'Europe est attaquée par la Russie. Moi et mes enfants devons la défendre coûte que coûte. L'impérialisme russe doit être enrayé à tout prix. Quand je dis « à tout prix », c'est bien au prix de la vie des Européens quels qu'ils soient. Une victoire russe serait une catastrophe majeure pour l'Europe et le monde, car elle serait le prélude à d'autres agressions sanglantes en Europe - une énorme prime à l'agression et à la violence Aucun Européen sensé ne peut se dire que la Russie va s'arrêter à l'Ukraine. Aucun Européen sensé ne veut d'une autre agression. Donc tout Européen sensé doit contribuer à la défense commune ou bien le jour venu regretter amèrement de ne pas l'avoir fait.
Le régime russe rappelle incontestablement celui du tragiquement célèbre dictateur Staline. Il n'existe hélas pas d'autre alternative pour neutraliser ce terrorisme étatique que l'emploi de la force armée (cf. les nombreux autres exemples qui jalonnent l'Histoire mondiale).
Le régime russe - Poutine - comme le régime nazi ne peut tombera pas si on ne l'abat pas militairement. Et donc malheureusement, il n'y a pas le choix si on veut éviter d'avoir à payer un prix encore plus élevé en se contentant d'attendre.
La Russie est l'agresseur et ne doit en aucun cas tirer bénéfice de cette agression. Céder serait nier tout le droit international. La Russie doit rentrer dans ses frontières et discuter des causes de son comportement à la table des négociations afin qu'une solution soit trouvé pour apaiser ses craintes d'un pays frontalier indépendant et libre.
Je vis au Québec (Canada) mais je n'y suis pas née. Mon pays d'origine est la Pologne que mes parents ont été forcés de quitter en 1943 pour échapper à une déportation en Sibérie. Mon pays a toujours été envahi soit par les Russes, soit par les Allemands auxquels ils ont toujours résisté. Les Russes, qui ont détruit le régime aristocratique, se comportent pourtant comme de vrais Tzars ! Les Russes ne céderont jamais ! Il FAUT détruire ce régime !
Il faut montrer au régime russe que ce conflit est uniquement lié à leur intervention... intervention totalement injustifiée. Il me semble que seul l'UE peut et doit faire preuve de tous les moyens pour faire cesser ce conflit et opposer au régime russe que l'UE est prête à intervenir en envoyant, au besoin, nos soldats et, si nécessaire nos enfants. Leur comportement est inqualifiable pour un peuple qui se prétend démocratique...
Accepter le diktat russe c'est renforcer son pouvoir face à sa population et à l'Europe et confirmer notre lâcheté devant les massacres de la population ukrénienne. L'Europe a trop attendu à réagir, son intervention aurait dû être presque immédiate. Poutine se met en agresseur permanent jusqu'à nos limites, il faut donc lui signifier nos limites.
Dans ce conflit, il faut soutenir et aider l'Ukraine par tous les moyens et enrayer l'avancée russe car Poutine et ses condisciples ne s'arrêteront pas à l'Ukraine. Il en va de l'avenir de toute l'Europe et surtout l'avenir de la démocratie.
J'ai bientôt 64 ans... Enfant j'ai été bercé par par les histoires de mon grand-oncle qui avait été prisonnier en Allemagne pendant la première guerre mondiale... On parlait facile de boche pour désigner les combattants allemands... J'ai connu dans les années soixante-dix de nombreux jeunes allemands, sur les plages de la Méditerranée (où je suis tombé amoureux d'une allemande) et lors de deux séjours près de l'Elbe organisés par les Francs et Franches Camarades qui m'ont énormément marqués... Mes rencontres, plus tard, à la fin des années 80, avec de jeunes artistes allemands (plasticiens). J'ai moi-même fait mon service militaire en tant que moniteur de tir... J'ai conscience que nous sommes passé dans les années 60-70-80, (lentement) d'une société où l'idée de patrie, un certain respect de l'autorité, un sens de l'histoire et du sacrifice (lié à la révolution française) étaient très présents dans l'esprit de la plupart des français... à une société des loisirs, influencée par le monde anglo-saxon (culturellement), où l'idée de la mort, du sacrifice, du collectif (au sens de Nation issu de la Révolution) ont fini par disparaitre... Il est donc difficile aujourd'hui de concevoir une détermination à battre le régime russe et d'envoyer de jeunes gens combattre auprès des ukrainiens, même si ce choix, pour moi, fut le premier... Je pense que le majorité des personnes lisant votre revue ne sont pas loin d'avoir mon âge.
Les pays occidentaux, Merkel et Hollande en particulier, portent une responsabilité forte dans le déclenchement de cette agression en signant des accords de Minsk qu'ils n'entendaient pas respecter. Johnson porte, pour sa part, la responsabilité d'avoir dissuadé l'Ukraine de conclure un armistice sous l'égide de la Turquie, quelques mois après le début de l'invasion. Le découplage en cours de la Russie d'avec l'Europe est encore plus catastrophique que la perte de ces territoire par l'Ukraine. Le revanche viendra un jour, mais pour le moment il n'y a guère d'alternative qu'un compromis, aussi désagréable soit-il. L'erreur initiale de l'Ukraine est d'avoir fait confiance lors de la restitution des armements nucléaires.
En tant qu'Alsacien, je laisse les va-t-en-guerre assumer leurs fantasmes guerriers et préparer leur package pour sauver l'Europe!!! Une nouvelle fois le Pdt MACRON instrumentalise le conflit Russo-Ukrainien pour de basses visées politiques, soit son maintien au pouvoir. Déplorable!
Dans les années 2000 à 2006, nous accueillions un jeune ukrainien durant les étés en vacances chez nous, dans les Vosges. Il était de la région de Tchernobyl et il parlait russe, pas ukrainien, comme une bonne partie de l'Ukraine. Le Donbass est russe, pas ukrainien, c'est une contrainte géopolitique dont il faut tenir compte. Le cynisme, l'hypocrisie et les magouilles des USA depuis des décennies et les conneries de l'UE plus récemment n'y changeront rien, la Russie ne calera pas.
Cette guerre n'est pas la nôtre. Nous avons déversé beaucoup trop d'argent à ce pays qui est ultra corrompu. Ne jamais oublier que des millions de personnes ont quitté leur propre pays pour se rendre dans différents pays y compris la Russie. La France est dans une situation catastrophique. Que Macron aille combattre, ça lui fera du bien.
Accepter une paix avec concessions territoriales mais avec le retour de tous les prisonniers et enfants enlevés. Puis attendre le décès de Poutine (il n'est pas immortel) peut-être pendant encore 2 décennies et accompagner discrètement le changement de régime qui peu à peu donnera plus d'autonomie à ces régions du Donbass jusqu'à leur indépendance et retour à l'Ukraine. Par contre la Crimée était russe à l'origine donc la laisser aussi par référendum décider de son avenir.












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Voir les 20 commentaires sur cet article
Christian (10-12-2025 09:33:04)
Après une courte période d’accalmie, le candidat officiel des États-Unis au prix Nobel de la paix recommence à critiquer le président ukrainien Zelensky, qu’il accuse d'utiliser la guerre com... Lire la suite
Christian (09-12-2025 07:55:17)
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, commence enfin à faire preuve de fermeté, mais c’est malheureusement dans un domaine qui ne relève pas de sa compétence. Elle vie... Lire la suite
Christian (09-12-2025 06:28:22)
La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice (Baruch Spinoza).