Vingt-cinquième président des États-Unis, William McKinley ne put arriver au terme de son mandat. Mortellement blessé le 6 septembre 1901 par un anarchiste italien, il mourut une semaine plus tard...
Proche des milieux d'affaires
Avocat originaire de l'Ohio et gouverneur de cet État, William McKinley débuta sa carrière politique nationale en 1885 en se faisant élire à la Chambre des Représentants sous l'étiquette républicaine (le parti d'Abraham Lincoln... et de Donad Trump).
Lors de ce mandat, il se signala le 1er octobre 1890 par la mise au vote d'une grande loi protectionniste qui porte son nom, le « McKinley Tariff » : elle élève en moyenne à 50% les tarifs douaniers sur les biens d'importation.
En cette fin du XIXe siècle, les États-Unis entraient de plain-pied dans l'ère de la grande industrie et les milieux d'affaires ne craignaient plus d'intervenir dans la conduite du pays.
C'est ainsi qu'en novembre 1896, l'énergique McKinley put être élu à la présidence des États-Unis avec l'appui d'un puissant homme d'affaires, Marcus A. Hanna.
Avant même l'élection, il avait eu l'insigne honneur de voir son nom attribué au plus haut sommet nord-américain, le Mont McKinley (6194 mètres), au centre de l'Alaska (ce territoire avait été acheté aux Russes le 9 avril 1867, sitôt après la guerre de Sécession).
McKinley entre en fonction à la Maison Blanche le 4 mars 1897, où il succède au démocrate Grover Stephen Cleveland.
Quelques années plus tôt, en 1893, les Étasuniens se sont glorifiés d'avoir mis un terme aux guerres indiennes. Le front pionnier (Frontier) étant clos, ils n'ont plus de terres à coloniser à l'intérieur de leurs frontières. Pöur McKinley, l'heure est venue de tourner l'énergie de la jeune nation vers l'étranger proche.
Il engage contre l'Espagne une guerre très profitable qui marque le début de l'impérialisme américain et lui vaut une réélection triomphale en novembre 1900.
Assassiné !
Le 6 septembre 1901, c'est l'esprit serein, impeccablement vêtu comme à son habitude, que le président se rend à Buffalo, capitale de l'État de New York, pour inaugurer une exposition, la Pan-American Exposition. Après un discours rituel, il assiste en fin d'après-midi à une fête au Temple de la Musique et serre les mains du public quand il tombe en arrière, frappé de deux balles en pleine poitrine.
McKinley en s'écroulant, murmure à son secrétaire : « My wife, be careful, Cortelyou, how you tell her - oh, be careful» (« Ma femme, faites attention en lui disant la nouvelle, Cortelyou, faites attention »). Il meurt après une semaine d'agonie.
L'assassin est un ouvrier anarchiste au chômage d'origine polonaise, Leon Czolgosz (28 ans), qui voyait dans le Président un « ennemi du peuple». Il est électrocuté le 29 octobre suivant.
La « diplomatie du gros bâton »
Le vice-président Théodore Roosevelt (42 ans) succède normalement à McKinley et poursuit sa politique avec une énergie redoublée.
Il va pratiquer ce qu'on appellera la « diplomatie du gros bâton » car lui-même avait coutume de dire : « Speak softly and carry a big stick » (en français : « Parlez avec douceur mais portez un gros bâton »).
L'assassinat de McKinley n'a rien de très exceptionnel en cette époque quelque peu instable que l'on a qualifiée a posteriori de « Belle Époque», bien qu'elle fut traversée par une flambée d'anarchisme. McKinley est, après Lincoln et Garfield mais avant Kennedy, le troisième président américain assassiné. C'est aussi l'un des trois chefs d'État assassinés en l'espace de 7 ans, avec Sadi Carnot (1894) et le roi Humbert Ier (1900).












Vos réactions à cet article
Pablo Ramirez (06-09-2026 12:08:24)
Article instructif, je relève néanmoins un hyatus. Pourquoi signalez vous que l'assassin de Mckinley est un anarchiste d'origine italien alors qu'il s'agit d'un homme d'origine polonaise du nom de L... Lire la suite
eric (29-01-2026 16:22:13)
la question initiale est une question de géographie "quel est le nom du plus haut mont..." alors pourquoi ne pas évoquer le nom retenu de 2015 à 2025: c'est à dire Denali, correspondant aux voeux ... Lire la suite