La fin des guerres indiennes aux États-Unis est symboliquement associée à la proclamation de la célèbre « thèse de la Frontière » par l’historien Frederick Jackson Turner lors du congrès de l’American Historical Association, à Chicago, le 12 juillet 1893, dans le cadre de l’Exposition universelle. Cette date marque la reconnaissance officielle de l’achèvement de la conquête de l’Ouest, entamée avec l’achat de la Louisiane à la France en 1803 et conclue par la quasi-extermination des tribus amérindiennes.
Dans son discours intitulé The Significance of the Frontier in American History, Turner affirme que la front pionnier (Frontier) a disparu, car il n’existe plus de terres libres à coloniser. Il s’appuie sur le recensement de 1890, qui concluait déjà à l’impossibilité de tracer une ligne de Frontière continue. Mais 1890 est aussi la fin des guerres indiennes avec le massacre de Wounded Knee. L'historien proclame : « La Frontière a été le facteur le plus important dans la formation du caractère américain […]. Elle a engendré l’individualisme, l’égalité sociale et une démocratie rude mais efficace » (The frontier is the line of most rapid and effective Americanization […]. The frontier is productive of individualism, and individualism has from the beginning promoted democracy).










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