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12 mars 1264

Saint-Denis devient nécropole royale


L'abbaye de Saint-Denis, à une dizaine de kilomètres au nord de Paris, se voit octroyer par le roi saint Louis le statut de nécropole royale.

Déjà les premiers rois capétiens avaient pris l'habitude de se faire inhumer dans cette abbaye prestigieuse et dévouée à la dynastie. L'abbé Suger les y avait encouragés.

Le roi saint Louis (Louis IX) fait installer dans la croisée de l'abbatiale seize tombeaux destinés à accueillir les corps des premiers souverains, qu'ils soient mérovingiens, carolingiens ou capétiens. Ils entourent un somptueux monument dédié à Dagobert 1er, fondateur de l'abbaye et premier roi à s'y être fait inhumer.

La translation des premiers corps a lieu le 12 mars 1264. Louis IX lui-même, mort devant Tunis le 25 août 1270, sera inhumé dans la crypte de Saint-Denis le 22 mai 1271.

Du roi Dagobert à Louis XVIII, la nécropole des rois de France

Au fil des siècles, la crypte de Saint-Denis en vient à accueillir la dépouille de tous les rois capétiens, à l'exception de cinq : Philippe 1er et Louis VII, morts trop tôt, au XIIe siècle, Louis XI, inhumé à Cléry-Saint-André, sur les bords de la Loire (superstitieux, il pensait qu'il bénéficierait de davantage de prières en ce lieu que dans la nécropole, mêlé à tous les autres rois), Charles X, mort en exil sur les bords de l'Adriatique, Louis-Philippe 1er, inhumé à Dreux (Eure-et-Loir).

Au total, 46 rois de France, 32 reines, 63 princes et princesses et 10 Grands du royaume vont y reposer jusqu'à la Révolution et même au-delà.

Tous ces tombeaux consomment de la place, si bien que dès le XVIIIe siècle, les mones suggèrent au roi d'en détruire quelques-uns ! En 1786, Louis XVI accède à leur demande mais les événements ne lui laisseront pas le temps de les satisfaire... Les révolutionnaires s'en chargeront !

La violation des caveaux des rois dans la basilique de Saint-Denis en octobre 1793 (Hubert Robert, musée Carnavalet)

Profanations révolutionnaires

Pendant la Révolution, en 1793, les tombeaux sont profanés en deux temps.

Le 10 août 1793, à l'occasion du premier anniversaire de la chute de la royauté, un décret de l'avocat tarbais Bertrand Barère, porte-parole du Comité de Salut public à la Convention, ordonne de détruire les symboles de la royauté sur les sarcophages comme ailleurs.

Dans un deuxième temps, pour les besoins de la guerre, on entreprend de récupérer le plomb des sarcophages (tout comme celui des vitraux de la basilique). On ouvre à cet effet cinquante-et-un cercueils et l'on jette les ossements des souverains dans deux fosses communes, dans un terrain vague au nord du monument.

Les cercueils d'intérêt artistique sont néanmoins conservés en bon état. À l'initiative de la toute nouvelle Commission des Monuments, ils sont transférés à Paris, au dépôt des Petits Augustins.

À la fin du 1er Empire, avec la Restauration de la monarchie et le retour de Louis XVIII, les ossements sont pieusement réinhumés dans un ossuaire, dans la crypte.

Saint-Denis retrouve brièvement sa fonction de nécropole royale et accueille les dépouilles de Louis XVIII, du duc de Berry et de quelques princes et princesses de l'époque post-révolutionnaire. La crypte récupère aussi la dépouille du roi Louis VII qui a échappé aux profanations de la Révolution. Elle reçoit le 21 janvier 1817 les restes présumés de Louis XVI et Marie-Antoinette, en provenance du cimetière de la Madeleine, à Paris, où les monarques ont été jetés après leur exécution. En cet endroit de la capitale, une chapelle expiatoire est par ailleurs érigée.

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Publié ou mis à jour le : 2017-11-01 18:48:19

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