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Les présidents de la République française
• 15 mai 2012 : François Hollande
• 16 mai 2007 : Nicolas Sarkozy
• 21 avril 2002 : Surprises électorales
• 17 mai 1995 : Jacques Chirac
• 21 mai 1981 : François Mitterrand
• 27 mai 1974 : Valéry Giscard d'Estaing
• 20 juin 1969 : Georges Pompidou
• 8 janvier 1959 : Charles de Gaulle
• 16 janvier 1947 : Vincent Auriol
• 10 mai 1932 : Albert Lebrun
• 13 mai 1931 : Paul Doumer
• 13 juin 1924 : Gaston Doumergue
• 23 septembre 1920 : Alexandre Millerand
• 17 janvier 1920 : Paul Deschanel
• 17 janvier 1913 : Raymond Poincaré
• 17 janvier 1906 : Armand Fallières
• 18 février 1899 : Émile Loubet
• 17 janvier 1895 : Félix Faure
• 27 juin 1894 : Jean Casimir-Perier
• 3 décembre 1887 : Sadi Carnot
• 30 janvier 1879 : Jules Grévy
• 24 mai 1873 : Patrice de Mac-Mahon
• 31 août 1871 : Adolphe Thiers
• 10 décembre 1848 : Louis-Napoléon, premier président de la République
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150 ans d'élections présidentielles

Batailles pour l'Élysée


[précédent : les élections présidentielles de 1848 à 1974]

 

En 1964, dans Le Coup d'État permanent, François Mitterrand dénonce la Ve République et l'élection du président au suffrage universel.

Quinze ans plus tard le chef du parti socialiste remise ses critiques et se moule avec délectation dans les institutions gaulliennes. Après deux décennies de domination de la droite, il inaugure une alternance politique...

Place de la Bastille, le 10 mai 1981, après l'annonce de la victoire de François Mitterrand à la présidence de la République, Dominique Faget, archives, AFP, DR.

1981 : la double trahison

La présidentielle de 1981 s’engage dans une France qui a subi les chocs pétroliers de 1973 et 1979. Chômage, inflation, endettement plongent le pays dans « la crise ».

La droite se présente en ordre dispersé. À ses deux principaux candidats, Giscard et Chirac, s’ajoutent Michel Debré au nom du gaullisme historique, et Marie-France Garaud, l’ancienne conseillère de Chirac. À gauche, après la rupture de l’union de la gauche, le secrétaire général du PC Georges Marchais se présente en concurrent de François Mitterrand.

Comme en 1974, la finale oppose Giscard à Mitterrand. Lors du débat d’entre-deux tours, c’est Mitterrand qui a la formule assassine : « Vous êtes l’homme du passif ».

Durant deux ans, le président socialiste mettra en œuvre une partie de son programme mais dès 1983, c’est le « tournant de la rigueur » qui s’éloigne du socialisme promis et apporte les premières désillusions du « peuple de gauche ». Une politique qui conduira au retour de la droite au pouvoir en 1986 lors des législatives et à la première cohabitation de la Ve République.

1988 : la montée du Front national, la chute du parti communiste

L’une des affiches de campagne de Jean-Marie Le Pen en 1988.En 1988, après avoir ménagé un faux suspense et malgré sa maladie - un cancer - Mitterrand est à nouveau candidat. Il veut redonner le pouvoir à son camp après la défaite aux législatives de 1986. 

Chirac, son Premier ministre de cohabitation, croit enfin son heure arrivée. Mais il est largement battu. 

Cette élection voit le remplacement du PC dans sa fonction tribunicienne par le Front National.

Le parti de Jean-Marie Le Pen profite de la montée du thème de l'immigration depuis 1983, et des désillusions provoquées par la gauche au pouvoir pour capter une partie de l'électorat populaire.

1995 : le retour de la droite à l’Élysée

En 1995, au terme du long règne mitterrandien de quatorze ans, la droite revient au pouvoir.

On retiendra surtout de cette élection le duel entre Édouard Balladur, Premier ministre de 1993 à 1995, favori des sondages, et Jacques Chirac qui semblait désavoué par son propre camp et par les Français.

C'est pourtant lui qui conquiert enfin l’Élysée sur le thème de la « fracture sociale ». Mais deux ans après sa victoire, il dissout malencontreusement l'Assemblée nationale. La gauche gagne les élections législatives et Lionel Jospin est nommé à Matignon pour une nouvelle cohabitation.

2002 : le « séisme du 21 avril »

Fort logiquement, Jospin est candidat à l'élection présidentielle de 2002 face à Jacques Chirac et quatorze autres candidats.

C'est le « séisme du 21 avril » qui voit Le Pen coiffer Jospin sur le poteau (16,86% des voix contre 16,18%) derrière Chirac (19,88%).

Chirac est réélu président de la République avec 82,15% des voix face à Le Pen. Mais au soir du 21 avril, on peut dresser deux constats outre la qualification de Le Pen. Les deux extrémismes de droite et de gauche atteignent au total un niveau inédit jusqu'alors : près de 30% des suffrages.

C'est le début du rejet des partis de gouvernement de droite et de gauche. Une tendance confirmée par la progression de l'abstention : plus de 31% si l'on y ajoute les votes blancs ou nuls. Un grand nombre d'électeurs se placent désormais hors du système politique. C'est aussi le signe de l'affaiblissement du pouvoir présidentiel. Aux yeux des Français, le chef de l'État apparaît de plus en plus impuissant face à la mondialisation économique et de plus en plus contraint par l'Union européenne...


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Publié ou mis à jour le : 2017-02-09 14:39:59

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

gepetto (13-02-201711:33:54)

Aujourd’hui un mot semble naître " Dégagisme". Or depuis quelques élections dèjà l'électorat Français ne vote plus pour un programme ou un(e) candidat mais contre.C'est la classe politique qui est responsables de cet état de fait.Les politiques sont tellement dépendant d'un système financiers et des financiers eux même qu'ils ne dirigent plus notre Pays. Nous avançons à coup de "réformettes" qui n'ont de but que la paix sociale.Aucun courage politique n'existe en ce moment car les élus ne le son... Lire la suite

danielle (09-02-201717:41:31)

nous n'avons plus confiance dans cette débauche d'hommes et femmes politiques, ne visant le pouvoir qu'à leur fin personnelle- le peuple français, ils s'en moquent,ne savent pas ce qu'est le travail et faire tirer le diable par la queue par le peuple, c'est là leur seule volonté. décadence des politiques et des médias imbus de leurs pouvoirs, vivre dans les palais de République , profiter de faibles et des pauvres - pauvre France tu ne méritais pas ça! nous n'avons plus d'espoir et de confiance... Lire la suite


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