ça s'est passé un... - 25 novembre - Herodote.net

ça s'est passé un...

25 novembre

Événements

25 novembre 1120 : Naufrage de la Blanche Nef

Le 25 novembre 1120, un navire, la Blanche Nef, fait naufrage en sortant du port de Barfleur, en Normandie. Parmi les victimes figurent les fils du roi Henri Ier « Beauclerc », ainsi surnommé parce qu'il avait fait des études, chose rare à l'époque parmi les chevaliers. Henri Ier, fils cadet de Guillaume le Conquérant, était devenu roi d'Angleterre en lieu et place de ses aînés Guillaume le Roux et Robert Courteheuse !

Désespéré par la perte de Guillaume Adelin, son fils et héritier, Henri Ier désigne pour lui succéder sa fille Mathilde, épouse du comte d'Anjou Geoffroy le Bel. À la mort du roi, le 1er décembre 1135, elle devient « dame des Anglais » (et non reine) mais les barons anglais ne reconnaissent pas sa légitimité et se tournent vers son cousin Étienne de Blois. Il va s'ensuivre près de deux décennies de guerres civiles jusqu'au renoncement d'Étienne et au couronnement d'Henri II, fils de Mathilde...



25 novembre 1174 : Saladin unifie les pays arabes

Le sultan Saladin entre à Damas, capitale de la Syrie, le 25 novembre 1174. Déjà maître de l'Égypte, il réunit les deux pays sous son autorité.

Ayant bâti un empire syro-égyptien, Saladin va désormais diriger ses coups contre les croisés de Palestine...

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25 novembre 1465 : Un pèlerin peu ordinaire

Le 25 novembre 1465, le seigneur tchèque Léon de Rosmital quitte son pays pour un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, aux extrémités de l'Espagne. Ses véritables visées se rapportent à une mission diplomatique originale, rien moins que de fédérer les puissances européennes contre la Turquie...

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25 novembre 1510 : Albuquerque conquiert Goa

Le 25 novembre 1510, Afonso de Albuquerque, surnommé le « Mars portugais », entre en conquérant dans la cité de Goa, sur la côte occidentale de l'Inde. La ville va devenir jusqu'en... 1961 la capitale des Indes portugaises.



25 novembre 1885 : Les Anglais annexent la Birmanie

Le 25 novembre 1885, les Anglais font la conquête de la Birmanie. Le royaume s'ajoute pour quelque temps à leur empire colonial des Indes. Il deviendra indépendant 60 ans plus tard.



25 novembre 1905 : Seconde indépendance de la Norvège

En 1814, la Norvège s'était émancipée du Danemark et avait fièrement proclamé son indépendance. Mais le rêve avait été de courte durée. Après quelques mois, elle avait dû accepter le roi de Suède pour souverain. L'union personnelle des deux royaumes, qui laissait une très grande autonomie à la Norvède, allait durer plus de 90 ans.

Une crise éclate en mai 1905 lorsque le Premier ministre norvégien Christian Michelsen annonce que les consuls norvégiens à l’étranger ne relèveront plus du ministère commun des Affaires étrangères mais du gouvernement norvégien. Le roi Oscar II use de son véto suspensif mais le 7 juin 1905, le Parlement norvégien proclame à l’unanimité la dissolution de l’Union.

En Suède, des manifestations appellent à une intervention militaire et des troupes sont aussitôt déployées le long de la frontière. Mais, sous la pression de l’Allemagne et de l’Angleterre, l’armée n’intervient pas et Stockholm se contente d’imposer un référendum. Organisé le 13 août 1905, celui-ci consacre sans surprise le triomphe des séparatistes avec 99,9% des voix !

L’indépendance de la Norvège est officiellement reconnue par la Suède deux mois plus tard et les Norvégiens se donnent un nouveau roi le 25 novembre 1905, sous le nom de Haakon VII.

 



25 novembre 1911 : Zapata publie le « Plan de Ayala »

Le 25 novembre 1911, le révolutionnaire mexicain Émiliano Zapata publie un généreux programme de réforme agraire, le « Plan de Ayala ».



25 novembre 1936 : Pacte anti-soviétique nippo-allemand

Le 25 novembre 1936, l'Allemagne nazie et les généraux qui règnent en maître au Japon signent un pacte anti-soviétique. L'Italie, déçue par l'attitude des Occidentaux après sa conquête de l'Éthiopie, y adhère le 6 novembre 1937. C'est l'amorce d'une alliance entre les trois dictatures.



C'est sa fête : Catherine

Confrontée à une cinquantaine de sages par l'empereur Maxence (début du IIIe siècle), la sainte de ce 25 novembre leur aurait si bien parlé qu'ils se seraient aussitôt convertis au christianisme.

Furieux, l'empereur aurait fait brûler les philosophes... et proposé à la jeune fille de l'épouser ! Sur son refus, il l'aurait condamnée au supplice et à la décapitation.

La tradition catholique a fait de sainte Catherine la patronne des philosophes. Le célèbre monastère du mont Sinaï lui est consacré.

Selon une légende tardive, Catherine se serait convertie au christianisme car elle voulait épouser le meilleur parti possible. Et ce fut Jésus ! Ému par sa ferveur, celui-ci aurait en songe passé l'anneau nuptial à son doigt. Nul ne sait s'il y a un lien entre ce mariage mystique et la tradition qui conduisit plus tard les demoiselles de 25 ans à coiffer la statue de la sainte.

Les jardiniers, quant à eux, connaissent bien le dicton : « À la Sainte Catherine, tout bois prend racine ». C'est le moment pour eux de planter arbres et arbustes.

Naissance

Jean XXIII

25 novembre 1881 à Bergame (Italie) - 3 juin 1963 à Rome (Italie)

Biographie  Jean XXIII

Né près de Bergame (Italie du nord) le 25 novembre 1881, dans une famille très pauvre de dix enfants, Angelo Roncalli se signale par une extrême bonté pendant toute sa vie consacrée à l'Église. Sa devise : «Dieu est tout, je ne suis rien».

Mais rien ne le prédispose à hériter de la chaire de saint Pierre. Sans éclat intellectuel, il mène une carrière diplomatique banale de Sofia à Paris en passant par Istanbul. avant d'accéder enfin au prestigieux patriarcat de Venise.

Délégué apostolique en Turquie pendant la Seconde Guerre mondiale, il manifeste toutefois un singulier courage en dénonçant l'antisémitisme devant l'ambassadeur allemand Franz von Papen.

Il est élu pape par le conclave le 28 octobre 1958, à 76 ans et onze mois. Les cardinaux, en portant leur choix sur lui, veulent se donner le temps d'une transition avant d'élire un pape d'action. L'opinion publique est quelque peu consternée par l'image de ce vieil homme replet qui a relevé le nom d'un antipape (Jean XXIII), par affection pour Jean le Baptiste et l'apôtre Jean.

Mais le nouvel élu ne tarde pas à séduire tout un chacun par une simplicité désarmante. Et il provoque d'emblée la surprise en annonçant un «aggiornamento» (mise à jour) de l'Église catholique, autrement dit un grand concile oecuménique en vue d'adapter l'Église au monde moderne...

Décès

Jacques Coeur

1395 à Bourges - 25 novembre 1456 à Chio (Grèce)

Biographie Jacques Coeur

Fils d'un riche marchand de peaux, Jacques Coeur manque de mal tourner en appliquant son génie de la finance à une affaire de faux-monnayage. Cette erreur de jeunesse pardonnée, il rend des services au roi Charles VII, réfugié à Bourges pendant la terrible guerre qui l'affronte à son rival anglais. À l'image des grands hommes d'affaires italiens de son époque, Jacques Coeur commerce avec le Levant et se rend lui-même en Syrie.

Sa fortune et son talent lui valent d'être nommé par Charles VII maître des monnaies puis argentier, enfin d'entrer au Conseil du roi. Il contribue au redressement du pays et de la monarchie après l'éviction des Anglais. Mais sa puissance, sa richesse et son orgueil suscitent des jalousies à la cour. Il se tire d'affaire tant qu'il bénéficie de la protection de la maîtresse du roi, la douce Agnès Sorel.

Lorsque meurt celle-ci, voilà que le marchand est accusé de l'avoir empoisonnée ! Il passe en jugement et ses malversations sont étalées au grand jour (comme tout grand ministre de la monarchie, il use en effet de son pouvoir pour accroître sa richesse personnelle). Après trois ans de forteresse, il trouve refuge auprès du pape. Il meurt à Chio le 25 novembre 1456 à la tête d'une croisade contre les Turcs lancée par le pape Calixte III. Il a été réhabilité par le fils de l'ingrat Charles VII, le roi Louis XI.

Jacques Coeur a repris à son compte la devise de la seigneurie de Saint-Fargeau : «A vaillans [cuers], riens impossible» («À coeur vaillant, rien d'impossible») lorsqu'il a été anobli en 1440.

Victor Duruy

11 septembre 1811 à Paris - 25 novembre 1894 à Paris

Biographie Victor Duruy

Fils d'un ouvrier des Gobelins, le jeune Victor Duruy est remarqué pour ses dons intellectuels et envoyé au collège. Il entre à l'École normale supérieure et obtient l'agrégation d'Histoire. Dans les années 1850, Napoléon III, qui désire écrire une Histoire de Jules César, consulte cet historien éminent aux sympathies républicaines ! Les deux hommes ayant de la sorte appris à s'estimer, Victor Duruy devient ministre de l'Instruction publique en 1863.

À ce poste, jusqu'en 1869, Victor Duruy va mettre en oeuvre un projet très ambitieux d'enseignement laïc, gratuit et obligatoire, que reprendra plus tard, sous la IIIe République, Jules Ferry. Il multiplie les bourses et crée la caisse des écoles pour venir en aide aux familles nécessiteuses.

Par la loi du 10 avril 1867, il contraint les communes de plus de 500 habitants à ouvrir une école primaire pour les filles. Il tente aussi d'ouvrir l'enseignement secondaire public aux filles malgré l'oposition des congrégations religieuses, attachées à leur monopole. À cet effet, une cinquantaine de « cours secondaires » pour les filles de plus de douze ans sont créés dans différentes villes. On y enseigne le français, les langues, les arts d'agrément, l'histoire et la géographie, un peu de sciences naturelles...

Il crée enfin en 1868 un enseignement secondaire « spécial » (on dirait aujourd'hui « technologique ») pour les besoins des entreprises.

Histoire de France (Victor Duruy, 1894)

Fidel Castro

13 août 1926 à Biran (Cuba) - 25 novembre 2016 à La Havane (Cuba)

Biographie Fidel Castro

Fils d'un riche planteur cubain, Fidel Castro se lance très jeune dans l'action politique. Désireux de renverser le dictateur Batista, il attaque le 26 juillet 1953 la caserne de Moncada, à Santiago-de-Cuba. Arrêté, il est condamné à 15 ans de prison.

Libéré dès 1954 à la faveur d'une amnistie, il se réfugie au Mexique où il fonde le « Mouvement du 26 juillet » ! Dès le 2 décembre 1956, il revient clandestinement à Cuba avec une troupe de fidèles. La plupart sont tués. Les rescapés, au nombre de douze, prennent le maquis dans la Sierra Maestra. Parmi eux le populaire Ernesto Guevara, un jeune médecin argentin surnommé le Che (l'Homme).

De plus en plus de jeunes Cubains, exaspérés par la corruption du régime, rejoignent les insurgés. L'insurrection s'étend jusqu'à contraindre Fulgencio Batista à la fuite le 1er janvier 1959. Fidel Castro et ses « barbudos » entrent à La Havane en triomphe et le 17 février 1959, Fidel devient premier ministre avec un pouvoir quasi-dictatorial...

Sans attendre, le guerillero nationalise les grandes plantations sucrières. Ses options socialistes lui aliènent la sympathie des États-Unis et l'amènent à s'aligner sur l'Union Soviétique. Cuba devient ainsi le premier pays communiste de l'hémisphère occidental. Castro lui-même va conserver le pouvoir jusqu'en février 2008, figeant l'île dans un système étatique et autoritaire d'un autre âge.

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