ça s'est passé un... - 24 novembre - Herodote.net

ça s'est passé un...

24 novembre

Événements

24 novembre 885 : Les Vikings entament le siège de Paris

Très actifs durant le IXe siècle, les Vikings ont pris l’habitude de remonter les fleuves pour piller et rançonner les villes. Le 24 novembre 885, 700 bateaux et environ 30 000 guerriers danois et norvégiens se présentent ainsi devant l'île de la Cité, le coeur de Paris.

Le chef de l'expédition, un certain Siegfried, se voit refuser par l'évêque Gozlin (ou Josselin) le droit de remonter le fleuve. Il entame donc le siège de la ville, laquelle est énergiquement défendue par l'évêque et le comte Eudes pendant un an et demi.

Finalement, en mai 887, l'empereur Charles III le Gros accepte de payer aux Vikings un tribut de 700 livres d'argent et les autorise à piller la Bourgogne. Cette couardise vaut au piteux descendant de Charlemagne d'être déposé par les barons de Francie orientale (l'actuelle Allemagne) en novembre 887 à la Diète de Tibur. Et quand il meurt, le 13 janvier 888, c'est le comte de Paris Eudes que les barons de Francie occidentale (l'actuelle France) élisent à sa place.



24 novembre 1642 : Découverte de la Tasmanie

Le 24 novembre 1642, le navigateur hollandais Abal Tasman découvre une île qui portera son nom, la Tasmanie. Cette île des mers australes, à la faune et à la flore originales, fait aujourd'hui partie de la fédération australienne.



24 novembre 1793 : Naissance du calendrier révolutionnaire

Le 24 novembre 1793 paraît le nouveau calendrier républicain ou « calendrier des Français », une création originale du poète et révolutionnaire Fabre d'Églantine, qui s'est fait connaître avant la Révolution en composant l'immortel « tube » : « Il pleut, il pleut,bergère... ».

Les semaines sont portées à dix jours (primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et décadi) et prennent le nom de décades. Quant aux mois, ils ont chacun 30 jours. Dotés de belles sonorités, leurs noms évoquent les quatre saisons : vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor, fructidor. Pour s'aligner sur un cycle solaire, ces douze mois sont complétés par cinq ou six jours consacrés à des fêtes patriotiques, les « sanculottides ». Le principe n'est pas à proprement parler nouveau. Il était déjà employé par les pharaons !...

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24 novembre 1798 : Ramel crée l'impôt sur les portes et fenêtres

Dominique-Vincent Ramel, dit Ramel de Nogaret ou Ramel-Nogaret (Montolieu, 3 novembre 1760 ; Bruxelles, 31 mars 1829)Dominique Ramel, dit Ramel de Nogaret, député de l'Aude et ministre des Finances du Directoire, remet à plat le système fiscal hérité de la Révolution.

Après la « banqueroute des deux tiers », il instaure le 24 novembre 1798 un nouvel impôt sur les portes et fenêtres, qui a l'avantage de pouvoir être établi depuis la rue par les agents du fisc sans contestation possible. Il fait référence à un précédent britannique et mieux encore à l'ostiarum, un impôt créé par Jules César !

Croyant à une mesure temporaire, le gouvernement français réhabilite à cette occasion le nom ancien d'impôt au lieu du nom plus convenable de « contribution » introduit par l'Assemblée Constituante dix ans plus tôt. Dans les faits, le nouvel impôt ne sera aboli que par le Cartel des gauches, en 1926.

Très impopulaire en France comme en Angleterre et dans les pays européens où les armées révolutionnaires vont l'introduire, l'impôt sur les portes et fenêtres a pour effet de réduire le nombre d'ouvertures dans les habitations, au détriment de la santé publique. À Londres, une hausse de cet impôt en 1820 a pour conséquence le développement du rachitisme, aussitôt qualifié de « mal anglais ». Autre conséquence dommageable : les fenêtres à meneaux héritées de la Renaissance sont détruites en masse car, pour les agents du fisc, elles équivalent à quatre fenêtres !



24 novembre 1832 : La Caroline du Sud se soumet

Le 24 novembre 1832, la Caroline du Sud rejette le tarif douanier défini par le gouvernement fédéral des États-Unis...

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24 novembre 1848 : Le pape chassé de Rome

Le 24 novembre 1848, à l'imitation des révolutionnaires français, le peuple de Rome fomente une émeute. Le pape s'enfuit à Gaëte.



24 novembre 1859 : Darwin publie L'Origine des espèces

Le 24 novembre 1859 sort en librairie, à Londres, un ouvrage au titre ambitieux qui résume à lui seul le contenu : De l'Origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie.

Son auteur est un quinquagénaire seulement connu des spécialistes, Charles Darwin. Pourtant, son ouvrage bénéficie d'un succès immédiat et le premier tirage (1250 exemplaires) est épuisé dans la journée. Les théories développées par Charles Darwin allaient bouleverser le dogme d'une nature immuable depuis la création du monde.

Richard Fremder nous raconte Charles Darwin.



24 novembre 1860 : Libéralisation du Second Empire

Le 24 novembre 1860, le Corps législatif acquiert le droit d'adresse. C'est une première atteinte au pouvoir absolu de Napoléon III. Sous la pression de l'opinion et aussi sous l'effet de ses propres penchants politiques, l'empereur entreprend de démocratiser le régime.



24 novembre 1883 : Apparition des poubelles

Le 24 novembre 1883, sous la IIIe République, Eugène René Poubelle, le préfet du département de la Seine, impose aux Parisiens l'usage de réceptacles fermés pour l'évacuation des ordures ménagères. Il s'agit d'en finir avec la crasse qui fait la mauvaise réputation de la capitale depuis le Moyen Âge et les premières dispositions royales...

Le préfet met en place un ramassage quotidien par des voitures tirées par des chevaux. Il prévoit même un tri collectif avec trois types de réceptacles (déchets organiques, verre, faïence ou coquilles d'huîtres...) mais cette mesure, mal appliquée, disparaîtra du deuxième arrêté relatif à la collecte des ordures, le 7 mars 1884.

Mal accueillis, les arrêtés du préfet suscitent l'hostilité de la grande presse et un journaliste du Figaro qualifie par dérision les réceptacles de «boîtes Poubelle». Le nom leur restera pour l'éternité.

Ces réceptacles se généralisent très vite dans la capitale française puis dans toutes les grandes villes. De façon très bénéfique, ils réduisent considérablement la saleté habituelle aux voies publiques depuis le Moyen Âge et facilitent le travail des éboueurs.



24 novembre 1890 : Branly expose le principe de la radio

Le 24 novembre 1890, Édouard Branly présente à l'Académie des Sciences, à Paris, les principes de la radioconduction à l'origine de la TSF (la télégraphie sans fil), ancêtre de la radio. L'invention se concrétisera dix ans plus tard à l'initiative de Nikola Tesla et Guglielmo Marconi...



C'est sa fête : Flora

Flora naît à Cordoue, sous l'occupation arabe, d'un père musulman et d'une mère chrétienne. Elle est emprisonnée et décapitée pour avoir voulu se rallier à la foi chrétienne.

Naissances

Baruch Spinoza

24 novembre 1632 à Amsterdam (Provinces-Unies) - 21 février 1677 à La Haye (Provinces-Unies)

Biographie Baruch Spinoza

En dépit de sa courte vie, Baruch « Benedictus » Spinoza est l'un des premiers grands philosophes de l'époque moderne. Il est issu d'une famille juive « marrane », chassée d'Espagne en 1492 et réfugiée au Portugal, chassée à nouveau de ce pays en 1593.

Il reçoit une solide formation hébraïque et la complète par l'étude des philosophes modernes, en particulier son aîné René Descartes. Son érudition fait scandale et il est violemment chassé le 27 juillet 1656, à 28 ans, de la communauté israélite d'Amsterdam qui lui inflige le herem (« excommunication »).

Il va se fixer à Voorburg, près de La Haye, pratiquant avec brio le polissage des lunettes. Il poursuit en même temps ses études philosophiques avec le soutien amical du stathouder de Hollande Jean de Witt jusqu'à la mort tragique de ce dernier en 1672. Il correspond aussi avec le physicien Christiaan Huyghens.

En 1670, il publie anonymement le Traité théologico-politique qui fait l'effet d'une bombe. Il y est dit que chacun est libre de penser ce qu'il veut et que foi et raison n'ont rien en commun : « Le grand secret du régime monarchique et son intérêt majeur est de tromper les hommes et de couvrir du nom de religion la crainte qui doit les maîtriser » (extrait).

En 1673, Spinoza publie sous son nom Principes de la philosophie de Descartes (1673). Après sa mort est publié son ouvrage majeur : L'Éthique, traité de métaphysique qui assimile Dieu à la Nature (panthéisme) et recommande aux hommes de privilégier la réalisation de soi. De quoi scandaliser plus d'un de ses contemporains...

Charles-Michel Lespée, dit Abbé de l'Épée

24 novembre 1712 à Versailles - 23 décembre 1789 à Paris

L'abbé de l'Épée est à l'origine de la première école pour les sourds-muets. Il la destine à des enfants pour la plupart issus de familles pauvres ou indigentes...

Henri de Toulouse-Lautrec

24 novembre 1864 à Albi - 9 septembre 1901 à Malromé

Biographie Henri de Toulouse-Lautrec

Henri de Toulouse-Lautrec naît le 24 novembre 1864 dans l'hôtel familial du Bosc, à Albi. Victime des liens consanguins de son illustre lignée, il est atteint d'une maladie génétique qui fragilise ses os. Adolescent, il fait une chute qui lui fracture le bassin et interrompt la croissance de ses jambes.

Il se voue dès lors à la peinture et au dessin. Il va donner ses lettres de noblesse à la lithographie, à l'affiche publicitaire et à la butte Montmartre...

Décès

Jean Dunois

1403 à Paris - 24 novembre 1468 à château de l'Hay

Biographie Jean Dunois

Jean Dunois, comte de Longueville, est l'un des plus grands hommes de guerre du XVe siècle. C'est le fils illégitime du duc Louis d'Orléans. Surnommé le Bâtard d'Orléans, il se met au service du roi Charles VII contre les Anglais et leurs alliés bourguignons.

Fidèle soutien de Jeanne d'Arc, il délivre sa ville d'Orléans et poursuit le combat après la capture de la Pucelle...

Georges Clemenceau

28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée, France) - 24 novembre 1929 à Paris

Biographie Georges Clemenceau

Georges Clemenceau, médecin vendéen, entre en politique au début de la IIIe République. Orateur de talent, il prend la tête de la gauche que l'on dit «intransigeante» ou «radicale» mais s’en tient longtemps à un rôle d'opposant qui lui vaut le surnom de «tombeur de ministères».

Il fonde en 1901 le premier parti politique français, le «parti républicain radical» et entre pour la première fois au gouvernement en 1906 (à 65 ans !). Il mène à son terme la séparation des Églises et de l'État avant de revenir dans l’opposition où il s'affirme comme un partisan déterminé de la revanche sur l’Allemagne, vainqueur de la France en 1870-1871.

Quand éclate la Grande Guerre, en 1914, Clemenceau multiplie les attaques verbales contre le gouvernement et l'état-major. Du fait de sa détermination à poursuivre la guerre jusqu'à la victoire totale, il est appelé à la tête du gouvernement en 1917. Il y gagne les surnoms de «Tigre» et «Père de la Victoire». Avec affection, les poilus des tranchées l'appellent plus simplement «Le Vieux».

Par haine de l'Allemagne, Clemenceau introduit dans le traité de paix de Versailles des termes humiliants qui serviront plus tard les desseins d'Adolf Hitler. Pas plus que les autres chefs alliés, il ne peut empêcher l'éclatement de l'Autriche-Hongrie en une myriade de petits États vindicatifs et indéfendables qui se révéleront des proies idéales pour le IIIe Reich hitlérien.

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