En France, suite à un fait divers tragique, la mort par électrocution de deux adolescents (Zyed Benna et Bouna Traoré) coursés par la police et qui s'étaient malencontreusement cachés dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois, le 27 octobre 2005, les banlieues pauvres à population majoritairement noire ou musulmane s'enflamment comme une traînée de poudre. À l'instigation du président Jacques Chirac et du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, contre l'avis du Premier ministre Dominique de Villepin, le gouvernement déclenche l'état d'urgence pour une durée de trois mois.
En trois semaines, des bandes incendient 9 000 voitures mais aussi des écoles, des gymnases et des casernes de pompiers. Les forces de l'ordre gardent leur sang-froid et la situation revient à la normale le 17 novembre 2005, au prix de 3000 interpellations et trois morts dans la population.
Les commentateurs étrangers voient dans ces émeutes la faillite du « modèle français d'intégration » et un avertissement pour tous les pays européens confrontés à une immigration massive, d'autant qu'elles s'inscrivent dans une succession de faits divers préoccupants : échauffourées ethniques lors de manifestations lycéennes en mars 2005, violences à répétition dans les collèges et lycées des quartiers « sensibles », pillage d'un train le 1er janvier 2006 émaillé de « propos racistes anti-Blancs » (Le Monde, 6 janvier 2006). Les commentateurs français préfèrent s'en tenir à une explication socialo-ethnique : les « jeunes » se révoltent en raison d'un chômage aggravé par les discriminations raciales.










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Perdo69 (03-11-2025 12:23:30)
"faillite du modèle français d'intégration" que nos politiques n'ont pas été capables d'admettre et qui nous a conduit à un état totalement déplorable actuellement
BRIVOT Pierre (26-10-2025 12:04:09)
Adolescent ? Adolescent ?
C´est vague, pourriez-vous préciser ?