À l’appel du président François Hollande, la France communie dans la douleur après les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015. Dans un océan de drapeaux tricolores, quatre millions de Français, davantage révoltés par la mort des journalistes que par celle des clients juifs de l'Hyper Casher, descendent dans la rue pour clamer leur soutien à la liberté d'expression.
Un slogan revient en boucle chez les manifestants : « Je suis Charlie ». Le pronom personnel Je exprime ici la primauté de l'individu sur les références collectives (religion ou nation). Dans le même temps, dans le monde musulman, des contre-manifestations se multiplient et dénoncent les caricatures au cri de : « Nous sommes Muhammad » avec l'emploi du Nous collectif qui souligne l'esprit de corps des manifestants...
Cinq mois plus tard, un essai iconoclaste de l'historien Emmanuel Todd fissure le consensus national en assimilant les manifestants du 11 janvier à des « islamophobes » plus ou moins conscients...










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